Non au Traité de Libre Échange avec l’Union européenne !

L’UE encourage la désintégration de la Communauté Andine
samedi 22 novembre 2008
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Nous rejetons la trahison du Président Rafael Correa envers le peuple équatorien.
Nous, organisations indigènes nous appelons nos bases à une consultation.

Par CAOI - (Coordinadora Andina de Organizaciones Indigenas)

Le Président Rafael Correa est arrivé au gouvernement de l’Équateur avec la promesse d’une « révolution citoyenne » en ayant recueilli la demande des peuples indigènes de son pays pour une nouvelle Constitution dans laquelle a été consacré le Bien Vivre. Mais tout ceci n’est resté que dans le discours et sur le papier, avec sa décision de suivre ses collègues de Colombie et du Pérou et d’accepter une « négociation bilatérale » de l’accord d’association avec l’Union Européenne, en laissant la Bolivie toute seule dans la défense souveraine des pays andins et de l’intégration subrégionale.

Nous ne sommes pas surpris qu’Álvaro Uribe et Alan García concourent pour le poste déshonorant du plus servile aux intérêts de la globalisation néolibérale, de leurs traités de libre échange et de la soumission aux multinationales. Mais dans le cas de Rafael Correa, que nous considérions comme faisant partie de la nouvelle tendance politique en Amérique latine, il a fini par nous convaincre qu’il s’agit seulement de démagogie. Un fait de plus qui vient de le prouver, est son souci d’approuver une Loi Minière sur le dos et contre les intérêts des communautés indigènes sur les territoires desquelles se trouvent les ressources minérales.

Nous, organisations membres de la Coordination Andine des Organisations Indigènes, CAOI, rejetons catégoriquement la négociation et la signature du traité de libre échange avec l’Union Européenne, déguisée en « Accord d’Association » sous les fausses propositions de «  coopération » et de « dialogue démocratique ». Déjà, bien avant l’initiation des négociations, l’UE avait signalé qu’elle ne donnerait pas un centime de plus pour la coopération. Et de quel dialogue démocratique parle-t-elle lorsqu’elle s’assoit pour négocier avec des gouvernements comme ceux de la Colombie et du Pérou, lesquels bafouent les droits humains et collectifs de leurs citoyens et criminalisent systématiquement la protestation sociale ?

L’« Accord d’Association » qui se négocie avec l’Union Européenne n’est alors pas plus que la tête de pont de la Banque Européenne d’Investissement et des multinationales de ce continent, principalement les entreprises extractrices, pour faciliter encore plus le pillage de nos biens naturels, en rasant au passage les droits du travail et les droits collectifs, spécialement les droits territoriaux des peuples indigènes.

Pour accomplir cet objectif, l’Union Européenne n’hésite pas une seconde à contredire sa propre proposition initiale, celle d’une négociation entre blocs, pour dynamiter la communauté andine et favoriser sa désintégration. Uribe et García se sont prêtés avec joie à ce jeu dès le début, et maintenant, Correa les a honteusement rejoint.

Mais ils doivent savoir qu’il ne leur sera pas facile d’imposer un traité de libre échange. Nous peuples indigènes ne sommes pas seuls dans cette lutte, nos organisations s’articulent chaque fois plus avec les mouvements sociaux de l’Amérique latine. Et les mouvements sociaux européens nous appuient, nous coordonnons ensemble la résistance et la construction de propositions alternatives à la globalisation néolibérale.

POUR CELA

1 - La CAOI appelle les organisations du mouvement indigène et l’ensemble du mouvement social de la région Andine et d’Europe, à se prononcer contre la négociation du TLC avec l’Union Européenne.
2 - Elle appelle les bases à une consultation pour définir les mesures d’urgence contre la prétendue imposition de ce TLC et au fractionnement de la CAN.
3 - Nous rendons responsable l’UE de la division de la CAN. Les conflits qui seront générés seront de la responsabilité de ce type d’accord actés sous ses intérêts.
4 - Nous alertons l’Union Européenne et ses gouvernements marionnettes que nous sommes passés du stade de la résistance à celui de la proposition : Le TLC avec l’Union Européenne ne passera pas !

Lima, le 13 novembre 2008
Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas, CAOI
Confederación de Pueblos de la Nacionalidad Kichwa del Ecuador, ECUARUNARI
Consejo Nacional de Ayllus y Markas del Qullasuyu, CONAMAQ, Bolivia
Confederación Nacional de Comunidades del Perú Afectadas por la Minería, CONACAMI
Organización Nacional Indígena de Colombia, ONIC
Identidad Territorial Lafkenche, Chile
Organización Nacional de Pueblos Indígenas de Argentina, ONPIA
Confederación Campesina del Perú, CCP
Confederación Nacional Agraria, CNA
Unión de Nacionalidades Aymaras, UNCA
Federación de Mujeres de Yauli, FEMUCAY
Asociación Nacional de Maestros de Educación Bilingüe Intercultural, ANAMEBI
Consejo de Productores Alpaqueros del Norte de Ayacucho, COPUCA
Confederación Sindical Única de Trabajadores y Campesinos de Bolivia, CSUTCB
Federación Nacional de Mujeres Bartolina Sisa de Bolivia

Source : No al tratado de libre comercio con la Unión Europea
Traduction Esteban G., révisé par Fausto Giudice, commenté par Manuela Vittorelli
tlaxcala.es


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