Implants dentaires en titane : l’allergie est une réalité

vendredi 7 novembre 2008
par  Estelle Vereeck
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Avec l’essor de l’implantologie orale et la démocratisation des techniques employant des dispositifs en titane, il devient de plus en plus difficile de nier l’évidence : l’allergie au titane est une réalité.
Présenté par un habile marketing comme un matériau doté d’une excellente biocomptatibilité en plus de sa capacité de s’intégrer à l’os (ostéo-intégration), le titane est en réalité un toxique cellulaire, comme expliqué dans titane, la fin du mythe de la tolérance parfaite.

Réalité de l’allergie au titane

Bien que nombre de professionnels affirment que c’est impossible, il existe bel et bien une allergie au titane. La question préoccupante de l’allergie au titane a été soulevée lors du dernier congrès de l’EAO (European Association of Osseointegration) à Zürich.
Une étude menée en Espagne et parue dans le journal Clinical Oral Implants Research (*) confirme la réalité de l’allergie au titane. Mené sur un échantillon de 1500 patients, porteurs d’implants en titane ou candidas à une implantation, ce travail a mis en évidence des tests positifs au titane chez 9 patients dont 3 avaient développé des symptômes d’allergie après la mise en place d’un implant et 5 avaient été victimes d’un échec d’implantation. "Même si la prévalence de l’allergie au titane est basse (autour de 0,6 % dans cette série), il faut y penser et la rechercher chez les patients souffrant de symptômes d’allergie après une implantation mais aussi devant un échec d’implantation inexpliqué" conclut l’article.

Intolérance au titane et protocole Melisa

De son côté le Professeur Skejdahl qui a mis au point le test Melisa, affirme que 4% des patients testés par le protocole Melisa se révèlent allergiques ou intolérants au titane. Celui-ci se comporte alors comme un perturbateur du système immunitaire. Les particules de titane se lient aux protéines du corps. Ainsi dénaturées, ces protéines sont identifiées par l’organisme comme des agents étrangers que le corps va tenter d’éliminer, générant des troubles tels qu’éruptions cutanées, douleurs musculaires, syndrome de fatigue chronique, voire maladie auto-immune.

Mieux vaut prévenir

Se préoccuper du problème une fois l’implant posé, revient à vouloir éteindre le feu alors que toute la maison brûle. En effet, l’implant une fois intégré à l’os, il n’est plus possible de l’extraire comme on le ferait pour une dent naturelle. Si elle reste possible, la dépose d’un implant ostéo-intégré est très coûteuse sur le plan osseux. Il est donc essentiel de tester la tolérance au titane avant toute pose d’implant. On peut recourir pour cela au test Melisa. Pour éviter les inconvénients liés au titane, il est possible d’employer des implants non métalliques d’une biocompatibilité supérieure. Voir à ce sujet la rubrique Implant du Pratikadent (fiche détaillée sur le site des éditions Luigi Castelli).

(*) Sicilia A et coll. : Titanium allergy in dental implant patients : a clinical study on 1500 consecutive patients. Clinical Oral Implants Research 2008 ; 19 (8), 823 – 835.


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Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire