Signer la paix quand il n’y a pas de guerre.

mardi 5 août 2008
popularité : 1%

Quel est le pays arabe en guerre contre Israël ?
Aucun dans son voisinage immédiat ou lointain n’ose seulement prétendre envisager en conflit armé avec l’appendice sioniste des US(a), et ce depuis 1973.

L’épisode très bref de quelques Scud maladroitement lancés depuis l’Irak lors de l’agression occidentale globalisée contre le pays d’entre les deux fleuves en 1991 a été une situation bien exceptionnelle tout au long de cette presque quarantaine d’années. Durant toutes ces décennies, Israël assuré de dominer militairement a continué de croître à l’ombre de sa Paranoïa érigée en religion universelle, au soleil des aides internationales directes et indirectes et grâce au ferment de sa propagande élevée au rang de production artistique et industrielle de pointe.
Depuis 1967, le Golan, région essentielle de la Syrie car elle est son château d’eau et le promontoire depuis lequel toute la plaine syrienne est contrôlée, est colonisé et déclaré annexé en 1981 par le régime de Tel Aviv, pourtant c’est la Syrie qui passe pour l’agresseur.

Plateau du Golan

L’ambassadeur de la Syrie aux US(a) aurait déclaré ce lundi à la branche américaine de Peace Now « Faisons la paix et mettons fin à l’état de guerre » , parlant de la probabilité que soient menées des négociations avec Israël.
Il y a de quoi être plongé dans la perplexité.
Quelle guerre mène donc la Syrie contre Israël ?
Économique ? C’est la Syrie qui subit un blocus depuis des années de la part des US(a) sur injonction israélienne au point que l’absence de pièces de rechange pour ses avions civils devient un vrai problème.
Militaire ?
Stratégique ?
Dans la bouche de Imad Moustapha , connu comme très proche de l’actuel Président syrien, si le propos est avéré (il a été diffusé sur la radio de l’armée israélienne) cela signe une simple acceptation de la colonisation du Golan, une pure capitulation. Il est à noter que Imad Moustapha a évoqué le Liban susceptible de signer une paix dans le même temps et pas la Palestine. Des contacts directs entre Israël et la Syrie, se passant de toute médiation turque ou européenne, ne seraient pas à exclure.

Tel Aviv se réjouit de son coup de division du front irano-syrien, Olmert le Premier ministre, l’archi-coupable de corruption accroché à son minable pouvoir de factotum pour l’AIPAC, authentique la bonne volonté syrienne. Des responsables israéliens confirment que des « gestes » concrets auraient été fournis ces dernières semaines comme gage sans préciser lesquels.
S’agit-il du niveau d’alerte de l’armée syrienne qui aurait été révisé à la baisse ?
Ou bien s’agit-il de l’assassinat du leader du Hezbollah Imad Maghnia exécuté à Damas en février 2008 ? La Syrie demeure l’un des rares pays au monde avec un fonctionnement socialiste, avec le ‘retard’ dans le mode de consommation, un égalitarisme de façade et surtout une police secrète d’une redoutable présence. Rien ne se fait ni se dit sans avoir été d’abord prévu par ses soins.
Était-ce là le cadeau fait à l’oppresseur et à l’occupant pour obtenir ses bonnes grâces ?

Une délégation diplomatique syrienne a été éconduite la semaine passée à Washington, elle n’a pas été reçue au Département d’État.
Le syndrome de Pétain affecte désormais ouvertement la bureaucratie ex-baathiste de Damas car faut-il le rappeler le régime syrien a été le premier des arabes à soutenir la première destruction de l’Irak en 1991 pour le plus grand profit d’Israël.

Le temps où la Syrie servait de base arrière aux Fedayins Palestiniens et aux opposants de gauche arabes n’est qu’un souvenir très lointain. Au contraire, la Syrie semble être devenue le lieu de tous les dangers.

Crac des Chevaliers in Syria

convergencedescauses


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Août

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois