Au nom de notre NON

mercredi 20 février 2008
par  Michel Peyret
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Au nom de notre NON piétiné à VERSAILLES !
Au nom de l’UNION POPULAIRE à CONSTRUIRE,
NON à la participation du PCF à des listes PS-MODEM !

Ils ont osé !
Versaillais unis dans la forfaiture, ils ont défait ensemble, sans vergogne, ce vote d’insurrection qui avait, le 29 mai 2005, donné espoir aux autres peuples d’Europe privés de ce pouvoir de rejeter un texte, pièce mortifère d’un édifice européen construit contre les besoins de démocratie, de progrès social, de paix, de souveraineté nationale.
Jamais dans l’histoire de la République, moins de mille citoyens, au prétexte d’un mandat électif, n’avaient pris la responsabilité écrasante de déclarer nul et non advenu le verdict souverain d’une consultation par référendum.
« Seul ce que peuple a fait peut être défait par le peuple » , voilà un des fondamentaux de la République.

C’est, unis, complices, qu’ensemble, députés et sénateurs de droite et du Parti socialiste ont accompli en catimini cette agression. Pour une raison simple : ces formations politiques sont, à quelques exceptions près, fondamentalement d’accord, depuis des décennies, sur cette construction d’un Etat européen qui, mettant les peuples à l’écart des processus d’« Union » et d’« élargissement », ne répond qu’à une volonté : affaiblir, démanteler, ligoter la Nation française, son histoire unique de luttes et de conquêtes de droits sans égal sur ce continent, pour la noyer dans un ensemble dominé par les capitalistes décideurs d’« harmonisations » par le bas de la vie sociale. Il s’agit d’enfermer dans un carcan supranational cette France rebelle du Front populaire, du programme social et démocratique avancé de la Libération, cette France de mai 68, cette France de la formidable lutte victorieuse de notre jeunesse contre la précarisation par C.P.E., bref cette France qui sans cesse remet en cause la domination du capital.

Alors, au diable les promesses de campagne électorale d’un Parti socialiste qui, pour ratisser les voix populaires tout en « draguant » les pro-européens du marais centriste, jurait de faire respecter les décisions souveraines des Français ! A Versailles, on s’allie sur l’essentiel ! On garde les soi-disant divisions subalternes pour les proches élections !

C’est scandaleux, c’est un déni de démocratie, c’est l’expression d’un profond mépris pour le peuple français. Car le Parti Socialiste et les Verts pouvaient permettre d’envisager de mettre Sarkosy en échec à Versailles. Le résultat du vote le prouve ; Il aurait manqué 12 VOIX à SARKOZY pour obtenir une majorité nécessaire à ce DÉNI de démocratie si ces Partis s’étaient opposés à ce coup de force.

Dans notre département qui a voté NON majoritairement , les députés et sénateurs socialistes ont , à l’exception notable et courageuse de Mesdames Faure et Lacuey (Socialistes), déroulé un tapis rose sous les pieds de Sarkozy. C’est leur abstention qui a mis en pièces notre NON de mai2005

Ce sont : Mmes Delaunay (PS), Pascale GOT (PS) , MM.Noël Mamère ( Verts), Michel Sainte Marie (PS), Alain Rousset (PS), Philippe Plisson (PS), Philippe Madrelle (PS) et Bernard Dussaut (PS) .

Ils ont préféré capituler à Versailles devant les prétentions du capitalisme qu’écouter, entendre etrespecter ceux qui leur avaient fait confiance !

Le texte du « Traité » dit simplifié entend s’en prendre à nos structures institutionnelles que sont les communes et les départements pour préparer des espaces semblables aux « landers » allemands, où l’on élaborera , en éloignant encore plus le « citoyen » des lieux de décision , les politiques de chômage, de précarité, de mal vivre . Nous voici depuis ce quatre février de lâche renoncement, à cause de la droite et de l’immense majorité des dirigeants et élus socialistes, devant un obstacle de taille pour empêcher encore plus de desserrer l’étau de la politique des puissances de l’argent et du gouvernement qui les sert.

Rien à voir ce calendrier de capitulation et de collaboration avec les votes en mars prochain ?
Allons donc ! Au contraire, voilà qui explique les convergences qui transforment les prochaines élections municipales et cantonales en grande foire de l’ouverture, du partage entre les listes dites de « gauche » ou de « droite » des militants du MODEM… Comme à Bordeaux et Mérignac, les deux plus importantes villes où les deux candidats socialistes ont voté avec leurs collègues centristes ou UMP lorsqu’ils se sont retrouvés loin des Bordelais et des Mérignacais...

Nous comprenons, nous partageons la colère de milliers de girondins, exaspérés de voir la direction du Parti Communiste français se prêter localement à des pratiques qui ne sont pas de nature à aider à ce que s’organisent, s’amplifient les luttes face au déferlement de mauvais coup de ce gouvernement.

Le mode de scrutin à deux tours permet, au premier, la constitution d’une liste de large rassemblement unitaire initiée par le Parti Communiste. Ce qui, à St Médard-en-Jalles, Parempuyre, St-Louis-de-Monferrand (Gironde), à Mantes-la-Jolie, Angers ou Dijon par exemple, évite à l’électorat populaire, aux militants communistes, de vivre la pitoyable situation d’alliances politiciennes où les travailleurs, les familles dans la souffrance, sont privés d’une possibilité d’expression claire, d’un vote de résistance et d’espoir.

Nous partageons leur exigence de construction d’une réelle alternative d’union populaire . Nous les appelons à le faire savoir par tous moyens à ceux qui tous les cinq ou six ans viennent chercher les voix qu’ils n’écoutent jamais , ou pire encore , qu’ils étouffent en duo avec la droite ! Ce peuple , notamment celui qui souffre le plus durement , ne veut plus être considéré comme les « supporters » que l’on déplace un ou deux dimanches de temps à autre pour départager ceux qui occuperont des places et qui , ensuite , mettront en œuvre les politiques dont les axes principaux sont décidés à Bruxelles, « grâce » à la forfaiture de Versailles !

Il faut en finir avec ce mépris des citoyens si l’on ne veut pas que s’élargisse davantage encore le fossé entre les « décideurs » et un peuple que l’on entend tenir à l’écart de ce qui détermine l’essentiel de sa vie , de son avenir et celui de ses enfants .

Michel PEYRET, ancien député communiste de la GIRONDE , ancien conseiller à la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) .
Paul LAGOURGUE, ancien conseiller municipal communiste de Bordeaux et conseiller à la C.U.B .
Alain CHANCOGNE, ancien conseiller municipal communiste de Mérignac et conseiller à la C.U.B.


Commentaires

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Au nom de notre NON
jeudi 21 février 2008 à 13h56 - par  S.R.

Dans mon département en 2005 : le "non" avait fait 65% des votes... En 2008 les 18 parlementaires de notre département ont fait réduire (ou laissé faire)... notre "non" à 27% !

QUI DIT PIRE ?!

Au nom de notre NON
mercredi 20 février 2008 à 17h22

en saône et loire les 3 députés PS ont voté pour le référendum !!!!!!

et à la chambre un seul pour le traité !!!

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jeudi 21 février 2008 à 08h23 - par  sam telam

le mien de dépité a fait encore mieux, il était absent à Versailles LOL !!!

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