La MILDT : entre abstinence et complaisance (5/8)

lundi 28 janvier 2008
par  Augustin Milano
popularité : 1%

Au début des années 80, devant l’échec du sevrage simple, certains médecins ont saisi le gouvernement français afin que celui-ci développe une réelle prévention et prise en charge des toxicomanes. Il s’agissait d’aller plus loin que la proposition du simple sevrage (en milieu hospitalier ou en ambulatoire). En effet beaucoup de toxicomanes rechutaient rapidement après leur cure de sevrage de seulement quelques jours voire semaines. L’idée a alors été de créer des structures prenant en charge les toxicomanes après leur sevrage pour une durée de plusieurs mois (de 3 à 6) afin qu’ils puissent consolider leur sevrage.

Autre élément de poids, seul l’association « Le Patriarche », fondée en 1972 par Lucien Engelmajer et comptant près de 234 centres à travers le monde, semblait proposer aux toxicomanes une prise en charge de longue durée. Or cette « association » avait des allures de secte (enrichissement et mœurs douteuses du fondateur). Mr. Engelmajer s’est retiré de l’association en 1998. Il est poursuivi par la justice pour détournement de fonds et abus sexuels. Démantelée, l’association le « Patriarche » devient le réseau « Dianova ». Condamné en janvier 2007 à cinq ans de prison pour avoir détourné des fonds de l’organisme, Lucien Engelmajer serait décédé à l’âge de 86 ans à Belize d’un arrêt cardiaque dans une clinique de ce petit État d’Amérique centrale en septembre 2007.

Il était donc extrêmement urgent pour l’Etat français de proposer aux toxicomanes quelque chose de plus sérieux qu’un simple sevrage et de plus honnête que le « Patriarche ». C’est alors qu’en 1982 la M.I.L.D.T. a été créée.

La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie a pour objectif de coordonner l’action du Gouvernement dans les domaines de la prévention, de la prise en charge sanitaire et sociale, de la répression, de la formation, de la communication, de la recherche et des échanges internationaux sur les questions de drogues et de conduites addictives.

Elle a ainsi permis la création de tout un réseau de post-cures. La quasi-totalité de ces centres subventionnés par l’Etat ont, pendant les années 90, sur le conseil de la M.I.L.D.T., accepté et mis en place le programme de traitement de substitution. Apparus sur le marché français ces traitements se présentaient comme le remède « miracle » contre la drogue, comme le « médicament » de la drogue qui permettrait de l’éradiquer complètement. Avec le recul des années nous savons aujourd’hui que ce n’est pas si simple. Ces traitements présentent des effets secondaires très nocifs, le premier et le plus grave étant de remplacer la dépendance à l’héroïne par la dépendance à un « médicament » jumeau de l’héroïne. En fait on ne sort pas le toxicomane de sa toxicomanie, on le lui fait simplement croire. Il a l’illusion de guérir, en fait il ne fait que prolonger sa toxicomanie.

Les traitements de substitution ont cependant eu cet effet positif sur la santé publique de diminuer le risque d’overdose et donc le nombre de décès par overdose. Mais beaucoup d’usagers de substitution se l’injectent comme ils s’injectent de l’héroïne. D’ailleurs dès que leurs revenus le leur permettent ils retournent à l’héroïne. Or s’injecter un substitut peut entraîner des abcès plus graves.

La substitution alimente aussi le marché noir : tout un marché « underground » de la substitution, en « plein air » ou en prison ou encore en hôpital, s’est développé. C’est bien connu : celui qui réussit à avoir du substitut en cachet en prison est tranquille : il a un produit d’échange recherché !

Enfin, et ce n’est pas le moindre de ses désavantages, il est plus difficile d’arrêter la substitution que l’héroïne par exemple. La durée du sevrage est plus longue, le syndrome de sevrage plus important. C’est pourquoi le système médical français propose des cures de sevrage de la substitution ! On croyait guérir de la drogue, et voilà qu’on se retrouve encore plus dépendant d’un produit, qui, même s’il ne présente pas de risque de mort par overdose, n’en reste pas moins une véritable drogue.

En fait la substitution semble, dans le meilleur des cas, avoir « domestiqué » la drogue, en tout cas l’héroïne. Celle-ci semble avoir changé le pagne du sauvage pour revêtir le costume de la légalité. Elle se présente sous le masque d’un médicament inoffensif, censé guérir, et largement remboursé par la sécurité sociale.

Le redoutable piège de la substitution c’est de faire croire qu’on est guéri, qu’on n’est plus toxicomane. Du coup, le toxicomane se satisfait de cette situation officiel et légale et peut perdre de vue la suppression totale et définitive de toute drogue. A moins que la prescription se fasse dans un cadre très surveillé où on est attentif à la diminution rapide des doses, pour atteindre un sevrage complet en quelques semaines, véritable but, à l’origine, des traitements de substitution. En effet la substitution a normalement pour objectif d’accompagner le toxicomane vers l’abstinence totale, afin de lui éviter un syndrome de sevrage trop douloureux. Ce n’est que dans des cas extrêmes, pour des toxicomanes ayant échoué et replongé de multiples fois et commençant à prendre de l’âge, que la substitution peut prétendre être un moindre mal durable.

Mais, il faut le reconnaître, ce but légitime et efficace d’intermédiaire entre une toxicomanie « sauvage » et l’abstinence est dans bien des cas oublié et le toxicomane s’enlise dans la substitution, perdant complètement de vue l’abstinence totale de drogues. Les facteurs de cette dérive sont tout autant la manipulation du toxicomane que la complaisance de certains et l’incompétence des autres.

On se trouve donc face à une sorte d’impasse. D’une part les tentatives de sevrage, même rallongées par des post-cures, aboutissent le plus souvent à des rechutes, si tant est que le toxicomane est réellement arrêté toute drogue pendant cette période de sevrage. On sait malheureusement que le cannabis, par exemple, « tourne » dans les hôpitaux et nombre de post-cures, qu’il n’est pas rare que des médicaments soient introduits frauduleusement dans les centres par des pensionnaires ayant eu la permission de sortir, que les éducateurs eux-mêmes peuvent être consommateurs de cannabis. A moins de dire que le cannabis n’est pas une drogue, mais c’est là un autre débat, et une opinion qui n’est pas la nôtre…

D’autre part la substitution, comme accompagnement en douceur vers une abstinence réelle, s’enlise et se mord la queue.

On a alors, par moment, par désespoir, lâcheté, dépit ou fausse résignation, diminué l’exigence. L’objectif ne serait pas de ne plus se droguer du tout, mais de se droguer sans risque. C’est la politique de la réduction des risques, qui, pendant les années 90, fut celle de la M.I.L.D.T. et de nombreuses autres associations militantes. On alors vu les gendarmes encercler les rave-party pour éviter des débordements dangereux sur le voisinage (mais sans trop intervenir sur ce qu’il se passait réellement à l’intérieur : vente libre de produits illicites en tous genres) et des médecins vérifier la « bonne » qualité des drogues vendues pour éviter des conséquences parfois irréversibles sur la santé des consommateurs. Comme si on pouvait prendre de la drogue sans danger pour sa santé !

Là encore cette politique a eu ses bons côtés. Des morts ont été évitées, la propagation du SIDA endigué. Le problème c’est qu’on s’en est limité à cela. Il aurait fallu aller beaucoup plus loin et continuer à réfléchir à comment proposer l’abstinence, comme seule solution réelle et durable pour se sortir de la drogue.

Un doute, une ambiguïté s’est alors peu à peu installée et on a fini par penser que se droguer pourrait être légitime, à condition de ne nuire ni à sa santé, ni à celle des autres. Bref, il fallait gérer le risque…

L’abstinence, l’arrêt total des drogues (même des drogues de substitution), est et reste l’étape nécessaire de « guérison » du toxicomane. Durant ces trente dernières années, en France, nous avons quand même marqué des points contre la drogue. D’innombrables personnes se sont attelées à ce combat terrible. La France a fait preuve d’un grand dynamisme, d’une grande générosité. Beaucoup d’idées ont émergées, beaucoup de pistes explorées, de la répression, à la prévention, en passant par le soin. De nombreuses associations se sont créées, pour accompagner et prévenir. Nous avons fait de grands progrès dans la propagation du SIDA chez les héroïnomanes en leur fournissant par exemple des seringues neuves gratuites, ou dans la réduction des overdoses grâce à la substitution.

Cependant nous avons peut-être laissé trop vite de côté l’essentiel, le pivot central de toute ce combat contre la drogue, ce pilier incontournable sans lequel rien de tout le reste n’a de sens, en dehors duquel la substitution et autres traitements peuvent conduire à des impasses. Il s’agit, vous l’avez compris, de l’abstinence. Certes, pendant des années, on a cherché à l’exiger des toxicomanes, en vain semble-t-il. Est-ce une raison pour abandonner la partie, pour délaisser le combat et se rabattre sur des solutions de rattrapage ? Certes non ! Ayons un peu plus d’espoir, d’enthousiasme et de foi ! Croyons en ces jeunes : ils sont capables de beaucoup plus qu’on ne peut imaginer. Et même si nous avons connu de nombreux échecs, et bien, retroussons nos manches, pour explorer de nouvelles voies et faire de l’abstinence une réalité possible et envisageable. Ne nous résignons pas trop vite à une société où la drogue serait un mode de vie parmi d’autres. Ma foi, si on n’y peut rien, acceptons-là… Mais justement, on y peut quelque chose. De nombreux toxicomanes, ayant fait le pari de l’abstinence, en témoignent : l’abstinence c’est possible. Alors écoutons-les et allons chercher plus loin que ce que nous avons fait actuellement.

Aller chercher plus loin c’est sans doute comprendre qu’on a réduit la toxicomanie à la prise de drogue. Dans cette vue là, sortir de la toxicomanie se résumerait à s’éloigner un moment dans un endroit tranquille et protéger (une cure ou une post-cure par exemple) afin de ne pas prendre de produit pendant un certain temps. Cela paraît sensé, mais est largement insuffisant. Car la toxicomanie ne peut se résumer à la simple prise de produits. La toxicomanie est plus large que cela : elle est une attitude intérieure, une certaine manière d’être par rapport à soi, au monde, à la société, aux autres et au transcendant. Sortir de la drogue c’est donc, in fine, sortir de cette attitude intérieure, c’est opérer cette conversion intérieure.

Aller en cure ou en post-cure, oui, mais si c’est simplement pour se mettre au vert afin d’arrêter la consommation, s’il n’y a rien qui va plus loin, c’est normal que cela ne marche pas. Se mettre au vert et arrêter la consommation de toute drogue, oui, c’est nécessaire, bien sûr, mais il faut en profiter pour faire tout un travail sur soi, sur cette culture du toxicomane, ses valeurs, son mode d’être, sa manière de voir et de raisonner. C’est à tout un travail de restructuration qu’il faut s’atteler.

Alors l’abstinence à toutes les chances de se prolonger et d’être victorieuse de toutes les tentations. Car ce travail sur soi c’est tout simplement se permettre de découvrir un sens à sa vie. Pour cela il faut bien voir quels sont les fondements de la toxicomanie. Ils sont au nombre de trois :

- l’hédonisme, c’est-à-dire le plaisir comme souverain bien, clé du bonheur, but de la vie.
- l’individualisme, où la personne cède le pas à l’individu égoïste qui ne regarde que son nombril, son petit ou grand plaisir.
- Le matérialisme qui nie la dimension de l’esprit en l’homme pour le réduire à un rassemblement savamment organisé de molécules. Seul le corps existe, seul ce qui est matière existe. Ce que l’on ne voie pas, ce que l’on ne touche pas n’existe pas. L’intelligence, l’amour, la prière ne sont que de simples réactions chimiques.

La combinaisons de ces trois attitudes de vie débouche sur celle de le consumérisme, marque de fabrique éminente de nos sociétés occidentales !

Ces trois termes caractérisent très bien la personnalité du toxicomane, sa physionomie. Le toxicomane est en effet quelqu’un qui recherche son propre plaisir, et le plaisir maximum, le plus enivrant, le plus exaltant. Et il le cherche pour lui seul, finissant par tomber dans un égoïsme sans fond, qu’une solitude amère et destructrice vient signer. De plus le toxicomane éteint son esprit, il vit pour son corps, pour la drogue, ne sachant plus poser de choix raisonnable, oubliant père et mère, trahissant ses amis pour un peu de came.

Nous sommes donc persuadés que finalement le toxicomane fait sienne les valeurs de nos sociétés occidentales (et qu’en fait il en est le produit, en quelque sorte) et qu’on ne peut combattre légitimement certaines déviances graves et dangereuses de nos sociétés sans proposer l’abstinence totale face à l’épidémie silencieuse de la drogue.


Commentaires

Logo de rufus
La MILDT : entre abstinence et complaisance (5/8)
lundi 28 janvier 2008 à 10h45 - par  rufus

Il faut surtout prendre en compte un facteur très important : nous n’avons pas tous les mêmes idées, les mêmes envies, la même conception de la vie. Dès lors pourquoi vouloir tout normaliser (p.ex. : interdire), sous prétexte que certaines personnes ont une "déviance" (comprenez par là : ils ne boivent pas du vin, mais fument de l’herbe).

Qu’on le veuille ou non, le cannabis est traditionnellement ancré dans notre société. Tout comme le vin, qui lui l’est depuis plus longtemps encore, certes.

Il faut protéger la jeunesse et la population en général contre les abus, mais aussi contre la désinformation. A ce titre, vos articles ne vont pas dans le bon sens parce qu’ils sont "à charge". La cause pourrait en être, à ce que j’ai compris, la déformation professionnelle. Mais cela n’explique pas tout.

Selon moi, cette série d’articles aurait plus sa place dans les rubriques "La France de Sarko" ou dans "Délires scientifiques".

samedi 23 février 2008 à 12h14

de fait, le mélange alcool + cannabis est très dangereux, non seulement sur la route (il multiplie par quatre le risque d’accident) mais aussi notre santé mental : cela rend fou.
à propos de la compairaison alcool/cannabis c’est très délicat (voir l’intervention du Pr Trouvé au Sénat en 2003). Il faudrait comparer ce qui est comparable (pas seulement au niveau statistique) : sur un même individu, avec des doses similaires (encore faudrait il savoir exactement à quoi corresponde un joint : une bière ou un verre de whisky), avec une fréquence identique (régulier ou quotidien par exemple, le soir ou le matin) etc.
Et puis il faudrait voir sur la population qui nous intéresse ici : les jeunes.
Quant à l’aspect culture traditionnel, le cannabis ne fait pas partie de notre culture (c’est plutot les cultures indiennes et amérédiennes, entre autres), le vin oui.
Je pense que la grande différence entre les deux c’est que le cannabis on le prend toujours pour ses effets (de quitter le réel, de s’enfermer dans son nuage rose) alors que l’alcool on peut le prendre pour ces mêmes effets mais aussi pour son gôut. je n’ai jamais vu personne fumer du cannabis uniquement pour son gout. Par contre on trouve des gens qui prenne du vin par exemple pour son gout. Il y a donc là, me semble-t-il une réelle éducation possible : apprendre à boire du vin non pour ses effets mais pour son gpût.

samedi 23 février 2008 à 11h55

c’est ce que Baudelaire avait bien vu : "le cannabis est une arme pour le suicide. Cause de déchéance et de mort intellectuelle. Il fait partie des joies solitaires". Il ajoutait que cela permettait aux gens de moins réfléchir, d’être un peu plus avachis, et donc d’être plus facilement manipulable. vous trouverez cela dans son ouvrage : "du vin et du haschich".

Site web : Augustin Milano
mardi 29 janvier 2008 à 18h48

Le problème n’est pas le produit mais l’utilisation qui en est faite. Tout est poison, rien n’est poison. Ce que je voulais dire dans mon intervention c’est que dans un pays où l’on fait de la réclame pour l’alcool on stigmatisait à outrance les consommateurs de cannabis : prison, harcèlement policier et d’une manière générale marginalisation et exclusion. Et ceci uniquement pour consommation en absence de tout autre délit que celui-là même de consommer. Je ne crois pas que le tout répressif arrange quoi que ce soit. Je suis sûr par contre que la prison n’est pas un remède. Je suis père moi aussi et si l’interdiction pure et dure valait quelque chose cela se saurait et le cannabis ne se trouverait pas aussi facilement après 30 ans de prohibition. Par contre je crois à une information intelligente dans laquelle il serait prioritaire d’apprendre aux jeunes qu’il ne faut surtout pas mélanger alcool et cannabis. Dire cela serait d’une certaine manière ne plus interdire ce dernier et pour ne pas oser le dire, des milliers de jeunes se détruisent. Peut-être que notre tradition alcoolique et le fait que 600 000 personnes vivent en France des produits de l’alcool nous empêchent d’avoir un raisonnement plus objectif. La diabolisation ne passe pas car justement elle est extravagante et nuit à tout discours réaliste qui pourrait utilement réduire les risques. L’extrême sensibilité de l’opinion aux risques que présente le cannabis ne profite qu’à un état toujours plus policier mais pas à ceux qu’elle entend protéger. La comparaison alcool cannabis est légitime à mon sens car ces deux produits sont culturels : la bonne manière d’en user s’acquiert par la connaissance et le savoir. La modération y est encore plus qu’ailleurs indispensable.

mardi 29 janvier 2008 à 18h13

bonjour a vous monsieur.pour un medecin vous auriez pus verifier vos sources :
il me semble que le docteur gabriel nahas est pour le moins controverse(du moins ses experiences "scientifiques" avec le cannabis)il a des problemes avec les protocoles experimentaux ;cherchez le deroulement de son experience sur des singes:vous seriez surpris de la maniere dont il leur a administrer la substance(en les empechant de respirer pendant plusieurs minutes ce qui a provoque les lesions cerebrales).alors vous etes objectif ?

mardi 29 janvier 2008 à 16h05 - par  Jean Dornac

Bonjour Rufus,

Je suis d’accord, dans les grandes lignes avec vous, sur les raisons qui amènent des jeunes à se droguer, à boire, à avoir des conduites à risques et, pour certains, d’en arriver au suicide. Augustin, dans ses articles, ne fait pas l’impasse là-dessus, si vous lisez l’ensemble de ses cinq textes actuels.

Mais l’objet de son étude n’est pas l’effet de cette société de consommation, mais l’effet du cannabis, particulièrement sur les jeunes.

Je vous assure que j’ai été réellement témoin, chez plusieurs jeunes, d’un changement de personnalité très grave, suite à la consommation toujours plus grande de cannabis. Si j’avais le moindre doute quant à la dangerosité de ce produit, je n’aurais pas publié cette étude. Mais voilà, j’ai vu, et ça m’a glacé le sang.

Autre chose, quand je vois à quel point des jeunes sous l’emprise de cette drogue n’ont plus rien à faire de tout ce qui se passe autour d’eux, autre constatation que j’ai vue de mes yeux, je me dis que, dans le fond, ça ne doit pas déranger beaucoup le pouvoir, qu’il soit de droite ou de gauche, les deux prétendument libéraux. Ils n’ont pas grand chose à craindre de gens "couchés". Il ne craignent que ceux qui se tiennent debout et résistent...

Je vous remercie de la mesure dont vous faite preuve dans vos propos sur un sujet aussi délicat et polémique que celui du cannabis.

Logo de Rufus
mardi 29 janvier 2008 à 15h25 - par  Rufus

C’est très bien de vouloir informer et je suis certain que vos intentions sont nobles. Je ne suis pas père, non (pour des raisons personnelles que je n’évoquerai pas ici). Mais je peux imaginer que ça doit être un terrible chagrin de voir son enfant aller mal.

Cependant, je vous assure que le cannabis, comme l’alcool, ne sont pas les causes du mal. Ils n’en sont que les révélateurs ou un palliatif. Pour soigner le mal-être et la dépression, il est nécessaire de faire un travail sur soi-même avec l’aide d’un professionnel. Je pense à une psychothérapie, mais ce n’est certainement pas le seul moyen d’y arriver. De plus, on ne peut pas forcer un proche à faire ce travail sur lui-même. La personne doit vouloir s’en sortir et y être décidée.

Car même si on l’a mis au monde, on ne peut pas forcer un enfant à vouloir vivre et à profiter de la vie s’il n’a pas en lui les ressources nécessaires, s’il a eu une expérience traumatisante ou encore si quelque chose d’autre l’en empêche.

Que des parents soient angoissés par l’auto-destruction de leur enfant, je le comprends. Mais le vrai problème n’est pas le cannabis. Pour preuve, combien d’adolescents se suicident chaque année ? Dans ces cas-là, les parents n’ont rien pu voir venir. Et là encore, le cannabis n’y est pour rien.

Les apparences sont parfois trompeuses. Cherchez les vraies raisons. Proposez (sans forcer) une thérapie. Dialoguez. Cela en vaut la peine.

Logo de Rufus
lundi 28 janvier 2008 à 11h10 - par  Jean Dornac

Bonjour Rufus,

La contribution précédente est-elle également de vous ? Pour y répondre très rapidement, je signalerai que nous ne faisons aucune pub pour l’alcool sur altermonde.

Concernant votre réaction Rufus, j’aimerais que vous compreniez une chose : J’ai accepté, et avec joie, cette série d’articles parce que j’ai vu de mes yeux, un proche et plusieurs jeunes, des ados, se détruire peu à peu à cause de la prise de plus en plus importante de cannabis souvent ajouté à l’alcool.

Alors, qu’un adulte se détruise s’il en a envie, certes je ne peux pas y faire grand chose, mais mettez-vous donc un instant à la place des parents, si nombreux aujourd’hui, qui voient leurs filles et leurs fils partir en dérive, au jour le jour !

Je ne sais si vous êtes père, Rufus. Moi je l’ai été de trois fils ; je peux vous assurer que j’aurais tout fait pour sortir mes fils de la drogue si tel avait été le cas. On ne peut rester insensible à l’auto-destruction de ceux qu’on aime et qu’on a mis au monde.

Alors non, ces articles n’ont pas leur place dans la France de Sarko, mais bien dans le produits qui nous veulent du mal !

Je persiste et signe ! Je soutiens totalement Augustin et le remercie de ses textes qui pourront, peut-être, aider quelques parents angoissés par l’auto-destruction de leurs enfants.

La MILDT : entre abstinence et complaisance (5/8)
lundi 28 janvier 2008 à 09h56

Pourquoi l’abstinence serait-elle la solution concernant le cannabis ? Pourquoi l’alcool qui tue fait-il le bonheur de, par exemple, M. Ricard avec des profits nets en hausse de 30%, et le malheur de 5 000 000 de français ?
Pourquoi stigmatiser toujours plus les consommateurs de cannabis et faire la pub de l’alcool ? A quoi sert-il de se prendre la tête sur la moindre consommation illicite alors que l’alcool est mis en avant de toutes les façons possibles ? Un buveur de vin modéré est possiblement heureux alors qu’il taquine un produit éminemment dangereux. Pourquoi le consommateur modéré de cannabis ne jouirait-il pas de la même tranquilité ? A quand des lois aussi sévères, mais pas plus, pour le cannabis et pour l’alcool ?

lundi 25 février 2008 à 10h52

Monsieur Dornac, au moins je dois reconnaître une chose, vous avez un site où il est possible de s’exprimer librement et ça c’est une rareté. J’espère ne pas en abuser. Maintenant, concernant le cannabis je dois dire que M. Milano ne fait que reprendre tous les poncifs des antis...Il ne répond en aucune façon à mes interrogations : pourquoi un tel acharnement aveuglément dirigé contre tous les usagers du cannabis ?
La comparaison alcool cannabis s’impose en France, 2ème exportateur mondial de cette saleté mais aussi un des seuls pays européens à ne pas avoir dépénalisé la consommation du cannabis. M. Milano je ne vous convaincrais pas. Les vrais morts de l’alcool ne vous font pas peur et la dangerosité de celui-ci ne vous amène pas aux mêmes conclusions répressives que pour le cannabis qui, vous en convenez, ne tue pas. Où est la logique ? Voici quand même quelques éléments de réponse pour nuancer vos propos. "Le cannabis peut faire d’un jeune un zombie en quelques années seulement" par exemple. Sur la base d’une enquête réalisée (en Suisse) auprès de 5’263 gymnasiens et apprentis entre 16 et 20 ans, l’Institut de médecine sociale et préventive de l’UNIL et du CHUV vient de publier un article dans la prestigieuse revue Archives of Pediatric and Adolescent Medicine, démontrant qu’une faible consommation de cannabis ne nuit pas aux performances scolaires des jeunes... Par rapport à ceux qui s’abstiennent de toute fumée (cannabis et tabac), les amateurs exclusifs de cannabis tendent à avoir des relations un peu meilleures avec leurs amis, une pratique sportive plus soutenue... mais des rapports un peu moins bons avec leurs parents. Toujours par rapport aux stricts abstinents, l’enquête ne relève pas davantage de problèmes psychologiques ou sociaux chez les amateurs exclusifs de cannabis...Dans un autre article sur le même sujet le journaliste s’inquiète de l’utilisation qui pourrait être faite par les pros cannabis, réponse des auteurs (Joan-Carles Suris, Pierre-André Michaud, Christina Akré et André Berchtold) de l’étude : "Il faut arrêter de se braquer sur les substances mais examiner plutôt les modes de consommation. Il y a dix ans, tous les fumeurs de joints consommaient aussi du tabac. Actuellement, et c’est un phénomène nouveau, il y a des jeunes qui ne fument que du cannabis de façon récréative. On a simplement voulu savoir s’ils allaient mieux ou moins bien que les autres. C’était notre question de départ."
Une étude d’envergure sur la relation causale entre le fait de fumer du cannabis et le cancer du poumon vient d’être présentée à San Diego à l’occasion du Congrès de l’American Thorax Society (Société américaine de chirurgie thoracique). Elle a suscité un grand intérêt auprès des médias. Cette même étude avait déjà été présentée en 2005 au Congrès international de la Société de Recherche sur le Cannabinoïdes. D’après les résultats obtenus avec 611 personnes atteintes d’un cancer du poumon, 601 personnes souffrant d’un cancer de la tête ou du cou et 1040 sujets sains, nulle augmentation de risque lié à la prise de cannabis n’a pu être observée, même en cas de forte consommation prolongée. « Nous nous attendions à ce que chez de gros consommateurs de marijuana (entre 500 et 1000 prises de drogue) le risque de cancer augmente plusieurs années, voire des décennies, après l’exposition à la substance », a déclaré le Dr. Donald Tashkin de l’université de Californie, directeur de l’étude, dans la revue Scientific American. Or les chercheurs ont découvert que même chez les participants qui ont fumé plus de 20.000 cigarettes de cannabis au cours de leur vie, aucune augmentation de risque pour le cancer du poumon n’a pu être observée.
(Sources : Scientific American du 24 mai 2006 ; Morgenstern H, et al. Marijuana use and cancers of the lung and upper aerodigestive tract : results of a case-control study. Presentation at the ICRS Conference on Cannabinoids, 24-27 June 2005, Clearwater, USA)
Bon, j’ai déjà été trop long j’arrête là. Une dernière chose, qu’est-ce qui vous fait croire que je suis nombriliste ? ou égoïste ? parce que je ne suis pas du même avis que vous ? Je dois dire que je ne comprends pas ce bizarre sous-entendu...

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 22h15 - par  Mrpolo

Toutes mes excuses Mr Dormac, votre discour portait effectivement sur l’égoïsme dans le monde en réponse au message de Mr Milano et n’avait rien, mais rien à voir avec un quelconque avis sur l’avortement, mea culpa et je demande humblement pardon pour cet amalgame commis en ne lisant qu’une phrase sortie de son contexte dans la discussion...
J’ai le tort de courir plusieurs forums à la fois et il est vrai que je milite pour le droit à l’avortement dans l’Europe entière...

le problème dans le monde à la base de tout les autres, existant depuis la nuit des temps est l’égocentrisme ! nous sommes d’accord sur ce point.

Mrpolo

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 19h06 - par  Jean Dornac

Faire volontairement un amalgame avec ce que je n’ai pas dit relève de la malhonnêteté ou d’un manque sérieux d’arguments valables.

Considérez-vous qu’il est normal dans nos société que le plus grand nombre vive dans le dénuement absolu, tant matériel que culturel ?

J’ai trop d’estime pour l’humanité pour accepter que le plus grand nombre soit laissé, volontairement, de côté.

Dommage que vous glissiez dans la mauvaise foi.

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 17h28 - par  Mrpolo

Alors là magnifique dérive, une argumentation antiavortement ! c’est bien sa place !

Si l’humanité entière bénéficiait des apports de la culture, d’un enseignement humaniste, combien plus belle pourrait être la vie ! A cause de cet égoïsme ravageur combien de "Mozart" n’ont pu naître ? Combien de Gandhi n’ont pu éclore ? Combien d’esprits magnifiques n’ont pu s’exprimer et faire grandir l’humanité de chacun de nous ?

Relisez Maupassant .... les nourissons qui dormaient la fenetre ouverte pendant les nuits glaciales et qu’on retrouvait bleu de froid au matin, ça remplaçais aussi l’avortement...

Horrible ?? Oui mais pour moi , imposer à une femme la grossesse et la naissance d’un enfant non désiré l’est aussi..

Ceux qui parlent d’interdire l’avortement sont ceux qui luttent aussi contre la contraception et la pilule du lendemain (enfin peut etre pas toi Aubépine, mais pour la plupart c’est le cas) alors que c’est la seule solution pour diminuer le nombre d’avortement..
C’est completement illogique, et montre bien que la finalité de se genre de discours n’est pas en fait de diminuer le nombre d’avortement mais aussi de contrôler les humains !!

Encore une fois :
On veut régir sa vie et lui retirer son libre-arbitre... parce que soyons honnête. Bien sur que l’avortement est terrible pour une femme , c’est un acte difficile (encore que moins qu’une grossesse non désirée) mais à part des lois liberticide dans un régime dictatorial la lutte est inutile et c’est là que l’on rejoint le "joint".

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 13h28 - par  Jean Dornac

Dans le même ordre d’idée, l’une des raisons qui m’ont fait créer altermonde, il y a bientôt 5 ans, c’est la constatation que le refus du partage des richesses et des ressources naturelles, tout comme le refus du partage de la culture, entraînait une perte considérable pour l’humanité.

A mes yeux, c’est une faute tragique que font les "puissants" en agissant de la sorte depuis des siècles pour ne pas dire depuis des millénaires.

Si l’humanité entière bénéficiait des apports de la culture, d’un enseignement humaniste, combien plus belle pourrait être la vie ! A cause de cet égoïsme ravageur combien de "Mozart" n’ont pu naître ? Combien de Gandhi n’ont pu éclore ? Combien d’esprits magnifiques n’ont pu s’exprimer et faire grandir l’humanité de chacun de nous ?

Si dans tant de domaines la misère est reine, c’est aussi par le refus du partage, un partage non pas pour les avantages de quelques privilégiés, mais un partage pour tout l’humanité, sans la moindre exception.

Logo de augustin milano
samedi 23 février 2008 à 12h41 - par  augustin milano

- quand on prend un produit pour ses effets (déshinibant, anxiolitique, euphorique, etc.) cela a toutes les chances de pouvoir dégénérer : on risque d’en prendre de plus en plus, pour sentir l’effet (qui disparait avec le temps car notre cerveau s’habitue).
- qu’un adulte est a priori plus de maturité pour gérer sa consommation, pourquoi pas, mais un jeune en pleine adolescence ?
- or, le cannabis est toujours pris pour ses effets. L’alcool peut être pris pour son gôut (un verre de vin avec une bonne viande par exemple). Et là normalement on peut apprendre à ne pas trop en prendre sinon on ne sentira pas le gout. Il faudrait donc développer le sens du gout, du plaisir du gout, et non de celui de la défonce. Cela marque pour moi la frontière entre cannabis et alcool.

Logo de augustin milano
samedi 23 février 2008 à 12h29 - par  augustin milano

- le cannabis est plus cancérigène que le tabac (en tant que plante fumée).
- le cannabis est souvent associé à la consommation d’alcool, il y pousse même, vu que l’alcool décuple les effets du cannabis
- le cannabis peut entraîner vers d’autres drogues plus violentes dont on peut mourrir par overdose.
- si on ne meurt pas du cannabis, il ne faudrait pas oublier que le cannabis tue la volonté, entraîne une mort intellectuelle (cf. Baudelaire qui le dit), favoriser la manipulation, tuer socialement. Le cannabis peut faire d’un jeune un zombie en quelques années seulement.
- enfin la comparaison alcool/cannabis sans distinction est très délicate et controversée scientifiquement.

Logo de augustin milano
samedi 23 février 2008 à 12h23 - par  augustin milano

- ce sont les gros bonnets de la drogue qui financent la promotion du cannabis : ils s’en mettront alors plein les poches (encore plus). Vous croyer qu’ils vont arrêter de monopiliser le marché du cannabis sous prétexte qu’il est légal ?
- le cannabis est la porte d’entrée vers les autres drogues. Quasi tous les héroïnonmes par ex ont commencé par un joint de temps en temps, puis avec le temps cela s’est dégradé. Dépenaliser le cannabis c’est prendre le risque d’une augmentation conséquente des toxicomanes.
- préserver son petit plaisir d’adulte face à une partie de la jeunesse qui se détruit au cannabis, est-ce vraiment légitime ?

Logo de augustin milano
samedi 23 février 2008 à 12h18 - par  augustin milano

j’espère qu’il n’y a pas que le Vatican et les cathos pour dire qu’on est plus heureux en étant tourné vers les autres que vers son nombril, que beaucoup de gens souffrent de solitude à cause de l’individualisme de notre société, que le partage des richesses par exemple vaut mieux qu’un individualisme qui ne fait jamais attention aux autres et ne partage rien, etc.

vendredi 22 février 2008 à 10h13

Vous écrivez : "Aujourd’hui, chacun est bien libre de faire ce qu’il veut."
Absolument pas en ce qui concerne le cannabis, il est même interdit à ceux qui l’apprécient de dire en quoi il est appréciable. Un débat où le positif est exclu n’est plus un débat. Il n’y a pas de liberté de débat sur le cannabis.

Plus loin vous affirmez : "Il est normal qu’un produit qui peut provoquer dans certaines conditions des troubles psychiatriques soit interdit et que sa commercialisation soit réprimée."
Dans ces conditions qu’attend-on pour interdire l’alcool dont on ne soupçonne pas mais dont on est sûr de son action irrémédiable sur le cerveau : En 2006, 7960 enfants ont été atteints du SAF, syndrome d’alcoolisation fœtale, première cause de retard mental non génétique de l’enfant. Des chercheurs de l’Inserm, du CEA, et de l’AP-HP viennent de montrer, in vivo, que l’alcool chez des personnes dépendantes altère de manière localisée la matière grise et la matière blanche (l’ensemble des connections entre les régions du cerveau). Les chercheurs mettent notamment en évidence que la consommation d’alcool à un âge précoce entraîne une diminution de la matière grise dans plusieurs zones cérébrales. Il y a même une schizophrénie dite alcoolique !
Je me demande donc par quelle aberration l’alcool, cette drogue sale, est-elle non seulement en vente libre mais promue publicitairement et pourquoi le moindre soupçon de dangerosité du cannabis est-il mis en avant pour justifier une répression féroce de ses consommateurs : harcèlement policier, prison pour usage simple et toute une panoplie de mesures qui vont de l’injonction thérapeutique au stage de sensibilisation à 450 euros en passant par des amendes exorbitantes ? Tout cela pour simple usage et en dehors de toute nuisance sociale constatée. Il me semble que le bon sens, la justice et la nécessité constitutionnelle d’une égalité de traitement des citoyens voudraient que l’on punisse les nuisances de l’un et de l’autre d’une manière égale avec ni plus ni moins de sévérité.

jeudi 21 février 2008 à 00h31

Je suis d’accord pour dénoncer les drames qu’entraînent l’abus de l’alcool et du tabac.
Beaucoup trop de morts, effectivement.
Mais ce n’est pas parce que l’alcool et le tabac tuent beaucoup qu’il faudrait fermer les yeux sur les dangers du cannabis.

D’une part, on lit que le cannabis peut provoquer des troubles de la personnalité. Donc, fumer du cannabis est fondamentalement différent de fumer du tabac.
D’autre part, je pense que les chiffres de la mortalité liée au cannabis sont encore réduits, parce que l’historique de la banalisation de la consommation est encore récent.

Que fera-t-on et que dira-t-on si dans 20 ans on s’aperçoit que de nombreux cancers sont en partie liés à une consommation régulière de cannabis, par exemple ?

Je crois qu’il serait sage d’appliquer le principe de précaution.
Il ne s’agit pas d’une question de morale.
Aujourd’hui, chacun est bien libre de faire ce qu’il veut.
Mais la liberté de chacun est bornée par la liberté de tous les autres, et donc aussi, de la collectivité, représentée par l’Etat.
Et il n’est pas bon pour la collectivité qu’une part non négligeable de la population meurt de manière prématurée, quelle qu’en soit la raison.
Il ne s’agit donc pas d’un problème de morale d’Etat, mais d’un problème de santé publique.
Comme l’amiante, ou comme, justement, le tabac.

Il est normal qu’un produit qui peut provoquer dans certaines conditions des troubles psychiatriques soit interdit et que sa commercialisation soit réprimée.
Et il serait indispensable que la vente de cannabis à des mineurs, plus fragiles et plus influençables que des adultes, soit très sévèrement réprimée.
De même qu’il est interdit de vendre de l’alcool à des mineurs.
(et la répression contre les bars qui n’appliquent pas cette loi pourrait bien être plus sévère à mon goût, pour justement éviter qu’il y ait deux poids, deux mesures)

jeudi 7 février 2008 à 14h23

« Le plus souvent le hachich est fumé mélangé à du tabac, beaucoup plus rarement injecté par voie intraveineuse ou utilisé sous forme de comprimé »… De telles inepties, vous en trouverez quelques-unes dans le rapport du Sénat « Drogue : l’autre cancer », à l’origine de la campagne de prévention dont le gouvernement s’enorgueillit aujourd’hui.

Après avoir proclamé que la vieille loi de 70 était inappliquée et qu’il fallait absolument la réformer. Après avoir préparé l’opinion publique à cette réforme : « remplacer la peine de prison ferme prévue pour simple usage par une amende et un tas de peines complémentaires dont la fameuse saisie du scooter », le gouvernement
a capitulé, sous prétexte qu’en finir avec cette incrimination d’un autre âge aurait « envoyé le mauvais signal à la jeunesse. »

Mais la France de droite « ne baisse jamais les bras face à la drogue ». C’est pourquoi le gouvernement a décidé de porter l’offensive sur le seul terrain permettant de zapper la question de la loi, celui de la santé publique.

Cette campagne, certes, met le doigt sur des problèmes réels liés à l’usage du cannabis, mais fait de quelques cas particuliers, une généralité.

Nulle part, elle ose dire que la grande majorité des fumeurs sont des adultes maîtrisant leur consommation et jamais elle n’aborde les avantages et les plaisirs rencontrés par les amateurs
de cannabis dont elle fait, au passage, un portrait caricatural.

Cette campagne n’a qu’un objectif : masquer l’échec de la répression.

La France qui mène une des politiques les plus dures en Europe est aussi le pays qui compte le plus de fumeurs parmi les ados. Une campagne qui cache l’incapacité du gouvernement à réformer la loi de 1970 considérée par tous, y compris par lui-même, comme obsolète, hypocrite et inapplicable.

Alors qu’à partir de 1999, la Mildt imposait, non sans difficulté, une politique pragmatique incluant le tabac et l’alcool, une politique où l’accent était mis sur la lutte contre l’abus plutôt que contre l’usage, le nouveau gouvernement, en tenant des propos alarmistes et des discours grotesques, nous ramène vingt ans en arrière.

Ce n’est pas notre faute si de toutes les drogues disponibles, le cannabis est une des plus faciles à gérer.

Attention ! sa consommation peut être problématique, mais est-ce vraiment honnête de le présenter comme un fléau. Après tout, l’alcool (45 000 morts par an) et le tabac (60 0000 morts) sont en vente libre et rien n’empêche ceux qui sont malades de leur usage de se soigner, ni le gouvernement de mener des politiques sanitaires visant à faire baisser la consommation et promouvoir
des usages raisonnables.

CHIFFRE DES INTERPELLATIONS :
En 2002, 81 254 usagers ont été interpellés, dont 73 449 pour simple
usage de cannabis, soit une moyenne de 225 par jour.

560 condamnations à de l’emprisonnement dont 158 fermes ont été prononcées pour des faits où l’usage était l’unique infraction.

Toujours en 2002, pour des faits d’usage en infraction principale, 4803 condamnations à de l’emprisonnement dont 1006 avec un quantum ferme ont été prononcées.

Logo de Dominique Buschi
mercredi 30 janvier 2008 à 14h10 - par  Dominique Buschi

Il n’y a pas de produit dangereux, il y a de mauvais usages. Il faut cesser de diaboliser dans la presse et de minimiser sur le terrain. Il faut dépénaliser pour taxer la consommation des adultes et financer la prévention pour la jeunesse.

Tous les rapports d’experts s’accordent sur la non-toxicité du produit, le problème de la consommation des mineurs représente environs 10% des consommateurs. Il ne faut pas pénaliser 90% des consommateurs adultes !

D’autre part, la dépénalisation du chanvre permettra l’explosion des multiples applications.

Vive la dépénalisation !

Dominique Buschi, mère de famille, 2 enfants maintenant adultes.

Logo de Mrpolo
mercredi 30 janvier 2008 à 12h39 - par  Mrpolo

Auditions de la commission d’enquête
sur la politique nationale de lutte contre les drogues illicites
Je vous propose de visionner l’audition de Maitre Francis Caballero, professeur à l’Université de Paris X, Avocat à la Cour de Paris, président du « Mouvement de légalisation contrôlée ».

Site web : audition
Logo de Mrpolo
mercredi 30 janvier 2008 à 10h38 - par  Jean Dornac

Il existe une autre morale, Mrpolo. Sous forme de loi, elle s’appelle "non assistance à personne en danger".

Si j’oublie la loi, je transforme cela en positif et parle "d’assistance à personne en danger". Nul besoin, dans mon cas, de lois, d’Etat ou je ne sais quoi, non le simple respect de l’autre qu’on peut aussi nommer l’amour de l’autre suffit à vouloir l’aider pour qu’il ne s’auto détruise pas, et en particulier dans le cas des plus jeunes.

Cette attitude qui est la mienne, justifie cette série d’article d’Augustin avec l’espérance que des parents la liront et qu’ils pourront, de ce fait, aider leurs enfants.

Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 23h55 - par  Mrpolo

Depuis une vingtaine d’années, la France a vécu de profondes mutations dans les modes de consommation de substances psychoactives. Les deux produits dont l’usage est le plus fréquent, le tabac et l’alcool, ont connu une importante tendance à la baisse. Parallèlement, l’usage de cannabis, produit illicite le plus fréquemment consommé, s’est stabilisé, après avoir enregistré une forte hausse.

Source : Le Monde

Tabac. Les quantités de tabac consommées par les Français ont augmenté jusque dans les années 1980, pour baisser ensuite de façon notable, surtout sous l’effet de l’augmentation du prix de vente des cigarettes. Aujourd’hui, parmi les 18-75 ans, plus d’un tiers des individus se déclarent fumeurs de tabac, dont 29 % de fumeurs quotidiens et 5 % d’occasionnels. Les hommes sont plus souvent fumeurs que les femmes (35,5 %, contre 27,5 %), même si la consommation de ces dernières a fortement augmenté, avant de se stabiliser depuis 2000.

La mortalité liée au tabac reste forte : en 2000, elle était estimée à 60 600 décès par an.

Premier indicateur de diminution de la consommation, la baisse des ventes des cigarettes a été continue depuis 1990, et est devenue particulièrement sensible en 2003 et 2004 (respectivement 14 % et 21 % de cigarettes vendues en moins), et ce sous l’effet d’importantes hausses de prix. La baisse est cependant stoppée depuis 2005, les ventes ayant même très légèrement augmenté en 2006.

Depuis le 1er février 2007, les pouvoirs publics font appliquer l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, à l’exception des bars, restaurants, discothèques et bureaux de tabac. Cette dérogation temporaire à pris fin au 1er janvier 2008, ainsi que l’a rappelé Roselyne Bachelot. "Il y aura évidemment la suppression du tabac dans tous les lieux de convivialité. Je souhaite qu’il n’y ait aucune dérogation", a affirmé la ministre de la santé le 7 novembre.

Alcool. Malgré une baisse continue de la consommation depuis quarante ans, l’alcool reste la substance psychoactive préférée des Français . Seulement 5 % déclarent n’en avoir jamais bu, 28 % en consomment régulièrement et 17 % tous les jours. Les consommateurs réguliers excessifs sont très nombreux : plus d’un homme sur cinq (20,2 %) et près d’une femme sur quinze (6,3 %) dépassent quotidiennement les seuils de consommation à risque.

Fixés par l’Organisation mondiale de la santé, ces seuils (trois verres d’alcool maximum par jour pour les hommes, deux pour les femmes) sont mal connus : un Français sur deux sous-estime le danger lié à une consommation excessive.

La mortalité liée à l’absorption d’alcool est ainsi estimée entre 40 000 à 45 000 décès par an.

Depuis quelques années, les politiques de santé publique visant à prévenir la consommation excessive semblent au point mort.

Depuis 2002, les pouvoirs publics ont surtout multiplié les gages en direction des lobbies de l’alcool. Un Livre blanc valorisant la place du vin dans la société française a été rendu public en 2004 et un "Conseil de la modération", où siègent les représentants de la filière alcool, créé. Les Etats généraux de l’alcool, organisés par le gouvernement Villepin en décembre 2006, n’ont débouché sur aucune mesure concrète. En revanche, un pictogramme déconseillant toute consommation pendant la grossesse figure sur toutes les étiquettes de bouteilles d’alcool depuis le 3 octobre.

Cannabis. La France figure parmi les pays européens les plus consommateurs tant chez les jeunes adultes que chez les adolescents. En 2005, 12,4 millions de Français de 12 à 75 ans déclaraient avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Parmi ces expérimentateurs, 3,9 millions en ont fumé dans l’année, 1,2 million sont des consommateurs réguliers (au moins dix fois par mois) et 550 000 sont des usagers quotidiens. Depuis le début des années 1990, l’expérimentation n’a cessé de se répandre, mais le mouvement semble toutefois se stabiliser depuis 2002.

Chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues, la consommation du cannabis s’est banalisée, au point que son usage régulier atteint presque le niveau de l’alcool. Un jeune sur deux de 17 ans (49,5 %) déclarait ainsi avoir expérimenté le cannabis en 2005. A cet âge, la moitié des consommateurs réguliers sont considérés comme problématiques.

La mortalité liée à l’absorption de cannabis est uniquement liée aux accidents de circulation qui lui sont attribués, il n’y à pas d’overdose mortelle observée à ce jour.

Malgré sa banalisation, la consommation du cannabis est toujours sous le régime de la loi de 1970 sur les stupéfiants, qui punit l’usage de produits illicites d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Le gouvernement, qui exclut toute dépénalisation de la consommation, devrait mettre en place, début 2008, une nouvelle sanction contre les usagers. Tout consommateur de cannabis ou de toute autre drogue, arrêté en flagrant délit, devra participer à des "stages de sensibilisation" payants, dont le tarif ne pourra excéder 450 euros. Ces stages seront imposés à l’usager dans un cadre pénal, un tribunal étant appelé à trancher en cas d’opposition du contrevenant à y participer.

Depuis une vingtaine d’années, la France a vécu de profondes mutations dans les modes de consommation de substances psychoactives. Les deux produits dont l’usage est le plus fréquent, le tabac et l’alcool, ont connu une importante tendance à la baisse. Parallèlement, l’usage de cannabis, produit illicite le plus fréquemment consommé, s’est stabilisé, après avoir enregistré une forte hausse.

Source : Le Monde

Tabac. Les quantités de tabac consommées par les Français ont augmenté jusque dans les années 1980, pour baisser ensuite de façon notable, surtout sous l’effet de l’augmentation du prix de vente des cigarettes. Aujourd’hui, parmi les 18-75 ans, plus d’un tiers des individus se déclarent fumeurs de tabac, dont 29 % de fumeurs quotidiens et 5 % d’occasionnels. Les hommes sont plus souvent fumeurs que les femmes (35,5 %, contre 27,5 %), même si la consommation de ces dernières a fortement augmenté, avant de se stabiliser depuis 2000.

La mortalité liée au tabac reste forte : en 2000, elle était estimée à 60 600 décès par an.

Premier indicateur de diminution de la consommation, la baisse des ventes des cigarettes a été continue depuis 1990, et est devenue particulièrement sensible en 2003 et 2004 (respectivement 14 % et 21 % de cigarettes vendues en moins), et ce sous l’effet d’importantes hausses de prix. La baisse est cependant stoppée depuis 2005, les ventes ayant même très légèrement augmenté en 2006.

Depuis le 1er février 2007, les pouvoirs publics font appliquer l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, à l’exception des bars, restaurants, discothèques et bureaux de tabac. Cette dérogation temporaire à pris fin au 1er janvier 2008, ainsi que l’a rappelé Roselyne Bachelot. "Il y aura évidemment la suppression du tabac dans tous les lieux de convivialité. Je souhaite qu’il n’y ait aucune dérogation", a affirmé la ministre de la santé le 7 novembre.

Alcool. Malgré une baisse continue de la consommation depuis quarante ans, l’alcool reste la substance psychoactive préférée des Français. Seulement 5 % déclarent n’en avoir jamais bu, 28 % en consomment régulièrement et 17 % tous les jours. Les consommateurs réguliers excessifs sont très nombreux : plus d’un homme sur cinq (20,2 %) et près d’une femme sur quinze (6,3 %) dépassent quotidiennement les seuils de consommation à risque.

Fixés par l’Organisation mondiale de la santé, ces seuils (trois verres d’alcool maximum par jour pour les hommes, deux pour les femmes) sont mal connus : un Français sur deux sous-estime le danger lié à une consommation excessive.

La mortalité liée à l’absorption d’alcool est ainsi estimée entre 40 000 à 45 000 décès par an.

Depuis quelques années, les politiques de santé publique visant à prévenir la consommation excessive semblent au point mort.

Depuis 2002, les pouvoirs publics ont surtout multiplié les gages en direction des lobbies de l’alcool. Un Livre blanc valorisant la place du vin dans la société française a été rendu public en 2004 et un "Conseil de la modération", où siègent les représentants de la filière alcool, créé. Les Etats généraux de l’alcool, organisés par le gouvernement Villepin en décembre 2006, n’ont débouché sur aucune mesure concrète. En revanche, un pictogramme déconseillant toute consommation pendant la grossesse figure sur toutes les étiquettes de bouteilles d’alcool depuis le 3 octobre.

Cannabis. La France figure parmi les pays européens les plus consommateurs tant chez les jeunes adultes que chez les adolescents. En 2005, 12,4 millions de Français de 12 à 75 ans déclaraient avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Parmi ces expérimentateurs, 3,9 millions en ont fumé dans l’année, 1,2 million sont des consommateurs réguliers (au moins dix fois par mois) et 550 000 sont des usagers quotidiens. Depuis le début des années 1990, l’expérimentation n’a cessé de se répandre, mais le mouvement semble toutefois se stabiliser depuis 2002.

Chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues, la consommation du cannabis s’est banalisée, au point que son usage régulier atteint presque le niveau de l’alcool. Un jeune sur deux de 17 ans (49,5 %) déclarait ainsi avoir expérimenté le cannabis en 2005. A cet âge, la moitié des consommateurs réguliers sont considérés comme problématiques.

La mortalité liée à l’absorption de cannabis est uniquement liée aux accidents de circulation qui lui sont attribués, il n’y à pas d’overdose mortelle observée à ce jour.

Malgré sa banalisation, la consommation du cannabis est toujours sous le régime de la loi de 1970 sur les stupéfiants, qui punit l’usage de produits illicites d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Le gouvernement, qui exclut toute dépénalisation de la consommation, devrait mettre en place, début 2008, une nouvelle sanction contre les usagers. Tout consommateur de cannabis ou de toute autre drogue, arrêté en flagrant délit, devra participer à des "stages de sensibilisation" payants, dont le tarif ne pourra excéder 450 euros. Ces stages seront imposés à l’usager dans un cadre pénal, un tribunal étant appelé à trancher en cas d’opposition du contrevenant à y participer.

« les usagers de cannabis arrêtés en flagrant délit devront participer à des stages de prévention pouvant coûter jusqu’à 450 euros ».

En effet qui parmi les dix millions de Français y ayant goûté pourrait bien défendre le chanvre au volant, si, comme on l’entend dans une l’actuelle campagne médiatique, il représente un tel danger sur la route ?

Mais des questions se posent : avec 3500 morts annuels directement liés à l’alcool au volant en France (soit infiniment plus que les accidents supposément dus au seul chanvre), on n’a pas entendu parler de « stages de prévention payants » en cas d’alcootest positif, ni en cas d’abus de Valium ou d’autres drogues légales dont la consommation bat des records en France.

Deux poids deux mesures ?

Il est vrai que la France produit plus de bière et de benzodiazépines que de haschisch…

D’autre part, le cannabis reste décelable trois semaines au moins après sa consommation. Le dépistage ne sera donc pas équitable : on fume un joint le samedi et on est arrêté quinze jours après ? Comment prouver que la consommation a bien eu lieu au volant si elle a eu lieu quinze jours plus tôt ? Chasse aux sorcières ?

je vous revoie à une interview par John Paul Lepers, Caroline Lançon de Bruno BLUM qui à récemment écrit un livre sur le sujet (encore un) non prosélyte cependant...

Site web : interview
Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 23h45 - par  Mrpolo

Bien des arguments donnés ici sont très bien pour une morale familiale, religieuse, pas pour une morale d’Etat. Car l’état a, vis à vis de ses citoyens, des obligations, notamment celle de respecter les droits de l’homme. Or, ce que l’on nous propose est une morale de l’abstinence. C’est très moral, l’abstinence : l’abstinent ne fume pas, ne boit pas, ne se ruine pas, n’est pas dangereux au volant, c’est le citoyen modèle, l’homme tel qu’il devrait être. Il s’agit là d’un "idéal moral chrétien", au demeurant fort louable, mais la question n’est pas là !

Elle est de savoir si l’Etat peut imposer à ses citoyens une morale de l’abstinence. Ma réponse est non, car dans une société démocratique, on n’a pas le droit de réprimer ce qui est nuisible à soi-même, seulement ce qui est nuisible à autrui.

Relisez l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme : " La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. "

Le législateur français est tenu de respecter ce principe. La seule morale concevable dans un Etat démocratique est donc celle de la modération : " Vous pouvez utiliser des substances à condition de la faire avec modération et de ne pas nuire à autrui. "

lundi 28 janvier 2008 à 19h21

Entièrement d’accord sur le principe. Sauf que dans la pratique, ce qu’en connais en tous cas, l’alcool et le cannabis, souvent associés et à forte dose, semblent correspondre bien plus à une sorte de thérapeutique pernicieuse d’un "mal être", - d’autres utilisent des anxiolytiques à cet effet -, qu’au petit plaisir qu’on pourrait s’octroyer de temps à autres en débouchant une bonne bouteille entre amis, autour d’un bon repas.

Quant à l’article, il faudrait sérieusement songer à revoir les définitions de l’hédonisme, de l’individualisme et du matérialisme (le pire ennemi !). Je crains que le Vatican ne soit pas très loin...

Agenda

<<

2017

 

<<

Avril

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire