Police = Sécurité... Ha bon ? C’te blague...

mercredi 14 décembre 2005
popularité : 2%

Plus de police serait égal à plus de sécurité... C’est le discours officiel... Voyons voir ce que ça donne sur le terrain, sorti des ministères feutrés pour ne pas dire calfeutrés... Quatre exemples...

Jean Dornac

Réseau Résistons Ensemble

Toulouse : Répression dans les banlieues. ÇA CONTINUE !

Un mois après les révoltes, les arrestations continuent ! Ce Week-End, un jeune de LA REYNERIE a été interpellé chez lui, sur la base d’informations receuillies par les flics. Ce n’est pas le seul ! D’autres vont suivre car l’état n’entend pas se contenter d’une 20 aines d’exemples/inculpés mais veut apparemment aller plus loin.

Pour le moment, 17 jeunes ont été inculpés dont 6/7 mineurs (il est plus dur dans ce cas d’avoir des infos). Les peines sont lourdes de 4 mois ferme à 8 mois et pour certains 7000 euros d’amendes. Rajouter à çà l’état d’urgence, et çà commence à prendre une teinte brunatre des plus inquiétante.

Si vous souhaitez participer à un soutien concret, venez aux AG du "Collectif PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX" qui se réunit le Mardi à 18h30 à la MDE (Fac du Mirail, Toulouse). Pour celles et ceux qui peuvent pas venir, vous pouvez envoyer des courriers de soutien aux inculpés mais aussi un soutien financier pour les aider à cantiner. Le collectif se charge d’envoyer les courriers et de faire parvenir l’argent.

* * *

Dérives policières en Provence

LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, section Istres Ouest-Provence
LE MRAP

soutiennent activement les victimes de violences policières injustifiées : interpellations musclées, gardes à vue illégales d’honnêtes citoyens qui n’ont rien à se reprocher et qui, en plus, sont condamnées par une justice partiale et expéditive.

Cette dangereuse dérive a de nouveau sévi devant la Mairie de Marseille où la police a matraqué les manifestants anti incinérateurs au premier rang desquels les élus de Ouest-Provence, blessant le Maire d’Istres Michel Caillat, le Maire de Fos René Raimondi, le Conseiller Général Jean-Marc Charrier, le Conseiller Municipal de Port Saint Louis M.Ferry, le Conseiller Municipal d’Istres Jean-Marc Einaudi.

La LDH et le MRAP dénoncent une logique qui oppose la violence et la répression comme seules réponses à la demande sociale et démocratique

Fos le 13 décembre 2005

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A Rennes : Ils chargent et gazent !

Salut à tous,
vous avez du avoir des échos lointains de ce qui s’est passé à Rennes. Voici brièvement des nouvelles en attendant plus. L’appel à manifester du Collectif contre les violences policières et sécuritaires samedi à 15H a été très largement diffusé pendant les transmusicales, et massivement relayé par l’association Kornheol organisatrice du Teknival.

En riposte à l’interdiction du Teknival, à la mobilisation de 1000 CRS et gendarmes par la préfecture, à la répression la nuit même, nous étions quelques cinq cent rassemblés samedi après midi devant la Préfecture.

Quand des renforts de CRS ont été mobilisés les premières canettes sont parties. Les CRS nous ont gazé et chargé, leur progression à été stoppé rue Victor Hugo par des barricades où les canettes répondent aux lacrymos. Le rassemblement à gonflé place du Parlement et nous étions bien deux milles rassemblés.

L’ambiance était très bonne et pour une fois, il s’agissait d’une riposte massive à la répression préfectorale. Une heure plus tard les CRS choisissent de gazer massivement la Place du Parlement. Il s’y tenait le marché de Noel où les parents faisaient leurs courses accompagnés de leurs gosses et des gosses jouaient sur le manège. Les CRS n’ont pas fait dans la dentelle, tout le monde s’est pris les lacrymos. Les parents prennent leurs gosses sur le manège en marche et tout le monde cours.

La répression continue dans la soirée contre des groupes éparses et les CRS se livrent à des démonstration de force, bloquant des rues sans aucune opposition présente devant les gens consternés alors que les rues se remplissent au rythme des transmusicales. Dans la nuit à six heure du matin, nouvelle opération policière contre une centaine de jeunes dégagés avec le char dôté d’un canon à eau qu’il n’avait pas sorti depuis un an à Rennes.

Bilan de la répression sur le WE : 48 gardes à vues, 28 comparutions immédiates. De l’autre côté, 2 CRS blessés. Nous avons assisté lundi à une quinzaine de comparutions. Le motif systématique des condamnation, c’est "jet de canette sur officier de la force publique en exercice de ses fonctions", etc. Les condamnés sont des ouvriers, apprentis, précaires,
chômeurs ou SDF
, ils ont entre 17 et 33 ans, ils venaient là pour les Transmusicales et le teknival et ont rejoins la manifestation sur le tas.

Les procureurs, condamnant la "guerrilla" et l’"insurrection" dans des séances surréalistes, demandent systématiquement : entre 1 et 3 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, entre deux et trois ans de prison ferme.

Ceux qui avaient déjà du sursis se sont pris de la prison ferme (surtout ceux qui ne travaillent pas), et les autres en général se prennent du sursis, une centaine d’heures de TIG et occasionnellement un "suivi médico-psychologique" pour alcoolisme que préconise les avocats. Certains des condamnés démantent radicalement les faits dont ils sont accusés et nous sommes convaincus que certaines accusations de jet de canette ont été montées de toute pièce par les flics. La mobilisation continue pour soutenir les personnes qui passent en proçès.

La victoire de la manifestation, c’est d’avoir montré qu’on pouvait riposter très nombreux contre la politique répressive et d’avoir désignée la répression organisée par la préfecture comme seule fautive. Les gens qui étaient dans la rue ce jour-là, simples passants ou commerçants, n’ont pas vu les hordes dangeureuses dont on parle dans les tribunaux ou dans certains médias, mais des jeunes qui revendicaient un droit contre l’Etat répressif.

Quand aux "informations" parues dans un article de Ouest-France selon laquelle les flics auraient gazé pour protéger les badauds du "marché de Noël" contre les dangereux manifestants, il est peut probable que les gosses et les parents qui se sont fait gazé retiennent la même chose. Quelque chose s’est passé aussi dans la presse où on distingue de plus en plus nettement les journalistes qui continuent à attaquer le mouvement en se focalisant sur les "violences" et l’alcoolisme, et ceux qui ont donné une voix au mouvement.

Quant au maire, qui juste après l’interdiction du Teknival s’était contenté de déclarer qu’il "déplorait qu’on en soit arrivé ainsi", a radicalement condamné la décision de la préfecture en disant qu’"on en a subi les conséquences".

Le mouvement de ce week-end a remis au centre du débat, à Rennes, le rôle de la politique répressive, a élargi l’audience du collectif contre les violences policières et a renforcé les liens qui nous unissent avec d’autres réseaux. Nous comptons aller plus loin en élaborant un appel pour la démission de la Préfète sur la base du refus de toute les politiques répressives renforcées sous son mandat. La question urgente est aussi d’organiser la solidarité contre les condamnations en chaîne.
A suivre, plus de nouvelles bientôt.

M.

* * *

Région de Lyon : appel des collectifs de Vaulx en Velin...

Violences urbaines... violences sociales : ASSEZ D’HYPOCRISIE !

Ces dernières semaines nous avons assisté à la révolte des jeunes issus des classes populaires.

Face à cela, le gouvernement a répliqué par une surenchère sécuritaire et policière. Nous savons tous que cette révolte est le fruit d’une importante dégradation sociale, dont les conséquences se concentrent dans les banlieues, depuis de nombreuses années : chômage massif, accroissement inexorable de la précarité, appauvrissement d’une part toujours plus grande de la population, dégradation des conditions de logements, violences policières à répétition.

Qu’offrent ces politiques successives aux jeunes ?
Du mépris et un déterminisme social que l’école seule n’a pas les moyens d’enrayer.

La seule réponse concrète faite à ces jeunes est la multiplication des mesures sécuritaires avec notamment la réactivation d’une loi de 1955, utilisée pendant la guerre d’Algérie, permettant au gouvernement d’imposer des couvre-feux qui sont une véritable atteinte aux libertés individuelles, mais aussi d’accroître les pouvoirs de la police et des préfets (perquisition la nuit, interdiction de réunions, de soirées ....)

De plus, l’insistance sur les reconduites à la frontière (en charter) comme les discriminations au quotidien entretiennent les idées racistes.
Enfin les déclarations de Villepin sur l’école, au lieu d’être porteuses d’espoir pour ces jeunes, deviennent un prétexte pour appliquer les aspects les plus rétrogrades de la loi Fillon, unanimement rejetée par l’ensemble de la communauté éducative.

Le collectif "On Vaulx mieux que ça" a animé plusieurs débats sur des questions importantes pour nos vies comme la casse de la sécurité sociale, la marchandisation des services publics dont les populations défavorisées sont les premières bénéficiaires, ou encore le chômage de masse et l’accroissement de la précarité dans le travail (comme c’est le cas avec le Contrat Nouvelle Embauche). Toutes ces mesures ont conduit aux reculs des conquêtes sociales et à des coupures graves dans le système de solidarité. Une autre conséquence tout aussi grave est la perte de différentes formes de solidarités, de résistances et de mobilisation dans les quartiers de banlieue mais ailleurs aussi, notamment dans les entreprises où la répression s’exerce à l’encontre des militants syndicaux.

Les Vaudais en ont assez de l’injustice !

A l’issue de la réunion publique "les Vaudais en ont assez de l’injustice", organisée le mercredi 23 novembre à Vaulx-en-velin, nous nous sommes posées deux qusstions :
* comment arrive-t-on à cette situation et à ces explosions ?
* quels outils construire qui s’opposent à cette logique de désintégration des valeurs de solidarité et d’action collective ?

Dans ce sens nous appelons à se rassembler :

Rassemblement place Guy Mocquet à Vaux-en-Velin
samedi 7 janvier de 10h à 13h
(au Mas du taureau, devant le local du Collectif des privés d’emploi et précaires) pour dénoncer les violences sociales et les mesures sécuritaires (prises de parole, intervention théâtrale, projection vidéo, stand convivial thé/café...)

Collectif « On Vaulx Mieux que ça », Collectif des Privés d’Emploi et Précaires, CGT (Union Locale, Syndicat des Municipaux, ENTPE), SUD-EDUC, PAS 69, CNT-EDUC, AGORA, EPI, CNL, des Parents d’élèves et des habitants solidaires.


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Corrida pouah !

mercredi 14 janvier 2015