Le cannabis : un poison pour l’homme ? (2/8)

mercredi 19 décembre 2007
par  Augustin Milano
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Je continue donc mon étude sur le cannabis commencé par un article publié le 8 décembre à propos d’un certain rapport de l’OFDT. Des chiffres, certes, qui ne sont rien à côté de la souffrance et du destin de personnes humaines. Mais il fallait commencer par montrer l’ampleur du phénomène et bien prendre conscience que le cannabis est présent partout, dans tous les milieux sociaux, dans toutes les régions de France. Ceci pour ceux qui croiraient que le cannabis n’est l’affaire que de quelques-uns. Non, il touche beaucoup de monde et fait partie dorénavant du quotidien de notre société. Bien qu’interdit il est très facile de s’en procurer et très difficile d’être « puni » par la loi qui en prohibe l’utilisation. Il est donc de fait dépénalisé, en ce qui concerne sa consommation (pour sa vente c’est plus délicat).

I) Avant d’analyser les conséquences médicales du cannabis, délimitons bien le cadre de notre analyse.

A) Notre réflexion, et cela est important à prendre en compte pour comprendre notre point de vue, se concentre sur les jeunes, c’est-à-dire sur les 12-18 ans, une population fragile, vulnérable, en pleine croissance. Comme nous l’avons déjà exprimé, fumer du cannabis pour un ado en pleine structuration mentale, neuro-chimique et sociale, en pleine construction de sa personnalité, en proie à de nombreuses questions existentielles, n’a, à mon sens, pas grand-chose à voir avec un adulte construit, structuré dans sa personnalité, inséré socialement et professionnellement.

B) Nous parlons du cannabis toxique : l’espèce sativa indica, et non pas le chanvre textile, excellent pour l’isolation par exemple, ou certains crépis ou encore les cordages.

C) Si nous abordons le sujet du cannabis, nous ne voulons pas non plus ignorer les autres problèmes auxquels la jeunesse est soumise aujourd’hui (chômage, peur de l’avenir, SIDA, destruction de l’environnement, logement, inégalités croissantes, etc.), mais ils ne sont pas l’objet de notre étude.

D) Nous distinguons bien le cannabis de celui qui en fume. Le fumeur de cannabis n’est ni à juger, ni à condamner, tout au plus à aider s’il le souhaite, à accompagner s’il est descendu aux enfers, à connaître, à dialoguer avec. Il ne s’agit surtout pas ici de faire son procès, mais de se centrer sur le cannabis pour voir en quoi il est ou non un produit nocif, en le distinguant bien de son producteur, de son fournisseur, de son consommateur.

E) Nous ne sommes pas égaux devant les drogues. Désolé, mais c’est une réalité. Certains verront leur personnalité déchiquetée et dispersée, perdant tout. D’autres prendront du cannabis sans que cela leur nuise en quoique ce soit. Faut-il en conclure que le cannabis n’est pas dangereux pour les jeunes parce que soi-même on en a fumé un peu ou parce que bien inséré dans notre vie nous pouvons apparemment sans danger fumer tranquillement notre bedo ? Mais avec un tel raisonnement plus rien n’est dangereux. Certains ont des accidents de voiture suite à une forte alcoolisation, mais beaucoup conduisent en ayant bu et sans avoir d’accident de voiture. Faut-il en conclure que l’alcool au volant n’est pas dangereux ? Allez dire cela à une mère qui a perdu son gosse fauché par un conducteur alcoolisé… Ou alors est-ce parce que certains vivent bien et très vieux en fumant un paquet de Gitane par jour que la cigarette n’est pas dangereuse et n’est pas cancérigène ? Mais alors que fait-on de tous ceux qui meurent du cancer des poumons ou de la gorge ???
On réagit différemment à tous ces poisons. Nous n’avons ni le même corps, ni la même sensibilité, ni les mêmes neurones.

F) Plus la quantité de poison qu’on ingère est grande, plus le risque d’être intoxiqué est grand (élémentaire mon cher Watson). Ainsi, en fumant un joint par mois, on ne risque pas de développer les mêmes symptômes qu’en fumant 5 ou 10 joints par jour. Est-ce à dire que le danger du cannabis est une question de quantité et qu’il suffirait de consommer modérément du cannabis ? C’est une bonne question, à laquelle nous répondrons plus tard. Pour l’instant nous regardons le cannabis en tant que tel et non pas relativement à sa quantité ou au taux de THC (variable de 1 à 10 suivant le type de cannabis).

G) Les questions pratiques, à savoir quelle attitude avoir face au cannabis, à ses consommateurs, aux enfants, faut-il prévenir, réprimer, ou proposer un autre style de vie que ce que notre société matérialiste de consommation propose aujourd’hui aux jeunes comme un soi-disant chemin d’épanouissement personnel, etc. seront abordées après avoir analysé les conséquences du cannabis sur la personne humaine, sa santé et sa croissance.

Le cadre de notre réflexion étant ainsi mieux délimité regardons maintenant si le cannabis est dangereux pour la santé de l’homme, son équilibre neuro-psychiatrique. Pour cela nous nous appuierons sur des études scientifiques sérieuses. Il ne s’agit pas ici d’en rapporter tous les détails. Nous pouvons cependant en donner un aperçu.

II) En quelques mots les conséquences du cannabis sur la santé physique [1] :

Sur le cerveau


Le cannabis altère l’équilibre délicat existant entre le centre du plaisir (cellules limbiques) et le centre du désir (néocortex). C’est ce qui explique le ralentissement de l’intérêt intellectuel, une certaine indifférence, l’éloignement de la vie sociale, des périodes d’euphorie mêlée d’agressivité suivies de périodes d’apathie et de dépression. 40 à 50% des redoublements en 4° et 3° sont dus à un usage du cannabis l’année précédente. Il entraîne également des troubles de la mémoire [2].

Sur le système respiratoire


L’usage excessif du joint (5 à 10 par jour) peut donner, en un an, des sinusites et des bronchites chroniques. Il prédispose 10 fois plus au cancer du poumon ou aérodigestif [3].

Sur la sexualité


Chez l’homme, il diminue le nombre et la mobilité des spermatozoïdes et une réduction des hormones mâles, ce qui peut amener à l’impuissance sexuelle.
Chez la femme, il peut entraîner une altération de l’ovulation. Il est toxique pour le fœtus et peut entraîner une diminution de poids et de taille, mais aussi du cerveau, chez le nourrisson.
Chez les deux sexes il peut altérer l’ADN des chromosomes porteurs du message génétique.
Le cannabis peut donc avoir des conséquences sur la fécondité et la santé de l’enfant procréé.

Sur le système immunitaire


Il l’affaiblit en inhibant la reproduction des lymphocytes, cellules blanches du sang portant des anticorps.

Dans sa thèse, le Docteur Chamayou [4] arrive aux mêmes constations et affirme que le cannabis est dangereux pour la santé de l’homme.

Voici quelques extraits de ses conclusions.
Le cannabis :
- entraîne la mort des neurones de l’hippocampe (structure du cerveau touchée dans la maladie d’Alzheimer), des troubles de mémoire.
- est à l’origine de certaines maladies cardiovasculaires
- entraînera une augmentation des cancers de la gorge et du poumon dans les années à venir
- diminue les défenses contre les microbes, les cancers, le sida
- entraîne des troubles de mémoire, une baisse de la capacité à s’organiser, un mauvais fonctionnement de la partie antérieure du cerveau (ce qui entraîne une incapacité à prévoir, une incapacité à coopérer, une incapacité à dire non à ses envies du moment)
- donne un syndrome amotivationnel.

C’est pourquoi le Docteur Chamayou conclue :
« Notre société doit réagir maintenant sans attendre une éventuelle catastrophe épidémiologique […]. Les milieux médicaux et politiques se doivent d’avoir un discours unique et cohérent. Il en va de notre responsabilité de citoyen et de professionnel. »

III) Cannabis et troubles mentaux

La question du lien entre la drogue et les troubles mentaux est complexe. En effet soit ils précèdent la prise de drogue et alors celle-ci est comme une auto-médication et son arrêt n’entraînera pas celui des troubles mentaux. Soit ils se déclenchent suite à la prise de drogue. Dans ce dernier cas ils peuvent apparaître de manière épisodique ou définitive (et donc demeurer malgré l’arrêt des drogues). Enfin le trouble mental qui apparaît à l’occasion de la consommation de drogue peut avoir été révélé, ou au contraire créé, par celle-ci.
Malgré cette complexité et les limites inhérentes à toute étude il s’avère évident qu’il y a un lien net entre les troubles mentaux et la consommation de drogue. Les troubles les plus souvent associés à la toxicomanie sont : une personnalité anti-sociale, état limite et dépression. La rencontre entre schizophrénie et prise de produits est aussi courante. [5] Les hypothèses aujourd’hui tendent à montrer que le cannabis aggrave, voir crée, la schizophrénie.
Le cannabis peut aussi favoriser l’apparition d’un trouble bipolaire. La maniaco-dépression est en effet un des troubles mentaux associés à la consommation de cannabis.

C’est ainsi que le Dr Chamayou écrit (dans la thèse citée plus haut) :
« Le cannabis multiplie par quatre le risque de maladie mentale grave. Certains cas existent avec une seule prise. Le problème peut survenir n’importe quand.  »
Et il continue :
« Le cannabis présente une variabilité imprévisible de ses effets psychiatriques dans le temps selon les personnes :
- schizophrénie : peut la créer, la révéler, l’aggraver
- idées paranoïaques […], dépression nerveuse, défenestration, chutes, suicides, bouffées d’angoisse, hallucinations. »

En France, parmi la population de schizophrènes, on a 60% de fumeurs de cannabis.
« C’est une certitude que le cannabis révèle et aggrave la schizophrénie.  » (Dr Patrick Mura, C.H.U. de Poitiers) [6].

IV) Cannabis et tabac : un joint serait-il moins dangereux qu’une cigarette ?

Il faut tout d’abord bien voir que le cannabis s’attaque au cerveau et le tabac aux poumons (et le joint – qui est un mélange de cannabis et de tabac - aux deux !). Et il vaut peut-être mieux avoir les poumons abîmés que le cerveau détraqué : sinon on risque d’abîmer sa mémoire, ses capacités de concentration, de réflexion, d’auto-évaluation, de motivation, etc. Le cannabis peut envoyer à l’hôpital psychiatrique, entraîner l’échec dans ses études, rendre à l’état de loque. Le tabac, jamais !
De plus, le joint est plus cancérigène que le tabac ! « Une cigarette de cannabis = 7 cigarettes de tabac (à cause de la teneur en goudron et de la bronchodilatation). » (Dr Chamayou).
N’en concluons pas cependant que le tabac n’est pas nocif. Non, il l’est, mais le joint l’est encore plus.

Cannabis et alcool

Le cannabis d’aujourd’hui titre souvent entre 15% et 25% (celui des hippies de 1968 : 4%) de THC. En transposant on est passé d’une bière de 250 ml à 250 ml de whisky ! Cela n’a plus rien à voir. [7]
De plus le cannabis entraîne vers l’alcool : « Le rat auquel on donne du cannabis se met à boire de l’alcool, alors que sans cannabis il n’en boit pas. » (Dr Chamayou ).
Evidemment cela n’amoindrit pas la dangerosité de l’alcool, mais situe le cannabis plus nocif qu’un simple verre de vin. D’ailleurs l’alcool fait bien plus de ravages aujourd’hui que le cannabis. Cela dit on boit de l’alcool en France depuis bien plus longtemps qu’on ne fume massivement du cannabis. On commence donc à peine à entrevoir les conséquences du cannabis. Attendons encore quelques dizaines d’années et avec le recul nous verrons certainement beaucoup mieux les dégâts du cannabis (mais pour ceux qui sont attentifs ils sont déjà perceptibles).

Objection : l’aspect thérapeutique du cannabis

Au sujet du soi-disant effet thérapeutique du cannabis, il ne concerne que les malades du cancer et du SIDA en phase terminale : l’effet euphorisant du cannabis semble alléger la douleur.
Sans doute, mais il existe pour cela de véritables médicaments qui, mis en concurrence avec le cannabis, se révèlent tous plus efficaces !
D’ailleurs les Chinois, de nombreuses années avant le Christ, avaient essayé le cannabis comme "médicament". Mais ils l’ont vite supprimé de leur "pharmacie", car ils se sont rendu compte que cela était très dangereux : "ça fait venir les esprits", disaient-ils (comprenons : les gens qui prenaient cela déliraient et hallucinaient !).

Dans notre prochain article nous aborderons les conséquences du cannabis sur le développement de la personne humaine, sur sa maturité, sa vitalité intérieure, son intelligence et sa capacité à aimer (appelée volonté). Nous passerons donc de la médecine à la philosophie, commençant donc à aborder certaines questions fondamentales de toute vie humaine : qu’est-ce que le bonheur, l’amitié, l’amour, le sens de la vie ? Est-ce que le cannabis, par rapport à toutes ces questions, est un obstacle, une aide, ou est-il tout simplement neutre ?
D’ici là merci de vos réactions pour continuer le débat !

Augustin Milano.


[1Selon le CNID : fiche sur le Cannabis « drogue piège ». www.CNID.org

[2Short-term memory impairment in cannabis-dependent adolescents, Swartz R.H., Gruenewald P.J., Klitzner M., Fedio P.

[3Marijuana and Upper aerodigestive tract malignancy in young patients in Physiopathology of illicit drugs : cannabis, cocaine, opiates. Advances in the biosciences, vol 80, Ed. G. Nahas, C. Latour (1990)

[4Thèse de la faculté de médecine de Rouen soutenue en septembre 2002 par le Dr Chamayou (2002), principalement les pages 109 à 111 et la conclusion www.lehavresante.com

[5Approche communautaire des toxicomanies, Florent Farges, P.U.F, 1988, pp. 23-30 (Comorbidité psychiatrique).

[6Lors du colloque « Réalités du cannabis », organisé par APT 85 à l’Assemblée Nationale le 24/10/02. Les actes de ce colloque sont publiés aux éditions Offset, 2003.

[7cf. le livret édité par les Unions Régionales des Médecins Libéraux de Haute et Basse Normandie.


Commentaires

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Le cannabis : un poison pour l’homme ? (2/8)
jeudi 16 avril 2009 à 04h06 - par  cheese

va reviser ta botanique

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Le cannabis : un poison pour l’homme ? (2/8)
jeudi 16 avril 2009 à 04h02 - par  cheese

lespece sativa indica ???

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Le cannabis : un poison pour l’homme ? (2/8)
lundi 18 février 2008 à 05h00 - par  François Foche

Bonjour,

votre étude reposent sur des données scientifique volontairement fausse (demandez-vous qui à commander tel ou tel étude avant de l’utiliser pour vos article). si vous vous interroger réellement sur les effets du cannabis sur le corps humain vous devriez lire des études objectives avant d’écrire vos articles (je sais c’est pas facil à trouver). je pense au reportage d’Arté nommé "drogue et cerveau" qui peut être une bonne première piste pour une recherche de sources récente et objective.

encore mieux, lisez également des ouvrages sur son histoire aux états-unis et en Europe, vous comprendrez que le cannabis festif à toujours exister et qu’il n’est mauvais que pour les catholiques bien pensant. pour le reste du monde le cannabis est un réconfort, voir une bénédiction.

aussi vous dites que le cannabis est coupable de dépendance et qu’il mène aux drogues dite "dure". je dirais que c’est absurde, chaque toxicomane a commencé par l’alcool !

j’ai surement l’air d’être remonté dans mes paroles mais cela peut se comprendre. En effet j’utilise le cannabis (thérapeutique) pour soulager mes douleurs (je suis obèse et mon surpoid ma détruit le dos ainsi que toutes mes articulations), pas besoin d’être en phase terminale du sida pour comprendre que le cannabis est bien moins dangereux que du paracétamol à haute dose ou de la morphine...

La partie "l’aspect thérapeutique du cannabis" de votre article est pas objective pour un sous, votre vocabulaire propagandiste me dégoute et je n’irai pas lire la suite de vos articles tellement ils montrent votre naïveté face à la propagande politique (catholique ?).

François Foche (65 ans, fumeur de cannabis auto-produit depuis 40 ans)

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samedi 23 février 2008 à 14h07 - par  augustin milano

- vous faites partie des gens qui peuvent fumer du cannabis et gérer sa consommation, comme ces personnes qui fument du tabac depuis des dizaines d’années et n’ont pas développé de cancer. Mais votre bonne étoile n’est pas celle de nombreux jeunes qui se font avoir par le discours de certains adultes voulant préserver leur electorat, ou leur droit de fumer tranquillement un peu de cannabis.
- vous dites que les études que je cite ne sont pas objectives. Je cite mes sources, quelles sont les vôtres pour affirmer cela ? L’université du Mississipi a 22000 références sur le cannabis. Toutes les études ont été faites et elles concordent toutes pour la plupart. La quasi totalité des scientifiques affirment aujourd’hui que le cannabis est dangereux pour l’homme.
- que le cannabis vous soulage c’est normal. Je parlais des malades du sida ou du cancer en phase terminale pour prendre l’exemple de malades souffrant atrocement. Si le cannabis peut soulager leurs souffrances combien plus peut-il le faire pour vous. Mais je suis sûr qu’il existe des traitements (à base d’un saine nourriture, de compléments alimentaires, de tisane, de plantes, etc. il faudrait aller voir chez les chamanes) qui seront tout aussi efficaces voir plus et qui n’auront pas les conséquences du cannabis sur votre cerveau.
- Ainsi, de même l’alcool est-il désangoissant et relaxant, et peut donner un certain soulagement. Mais il met un voile sur le cerveau, ralentit son fonctionnement, le décolle du réel. Il vaut mieux prendre autre chose que l’alcool ou le cannabis, comme je viens de le dire.
- il s’agit plus de notre responsbilité de citoyen face à un produit qui menace notre jeunesse, qu’à une prise de position éthique. C’est à la raison d’Etat face à une épidémie silencieuse (comme disent les médecins) qu’à une raison éthique quelquonque que je fais appel.

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Le cannabis : un poison pour l’homme ?
mercredi 19 décembre 2007 à 13h57 - par  Roms

A mon avis (je suis consommateur et entouré de consommateurs), le cannabis ne crée pas les maladies mentales, mais peut les favoriser.
Comme toujours, il faut faire la distinction entre les terrains fertiles et les gens mentalement plus solides. Une situation familiale et socio-économique saine, ainsi qu’un cursus scolaire sans encombre mettent à l’abri les ados des effets néfastes du cannabis.
Enfin, il faut tenir compte des tendances boulimiques engendrées par notre société qui fait quotidiennement l’apologie de la toute puissance, de la compétition, de la surenchère, de la démesure.
La lutte contre la drogue est inséparable de celle contre les excès en tout genre. Il faut remplacer les pulsions d’autodestruction par des notions de plaisir, pour que la drogue soit considérée comme un accompagnement et non une fin en soi.
Donnons à nos enfants la possibilité de créer, dans tous les domaines artistiques, de canaliser leur énergie dans les jeux et le sport, et je suis sûr qu’on verra chuter la consommation des drogues.

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jeudi 20 décembre 2007 à 10h53 - par  augustin milano

1) Oui, le cannabis peut favoriser l’émergence de maladies mentales sur un terrain fragilisé, mais, à la lecture des études scientifiques sur ce thème, de plus en plus de médecins pensent que le cannabis peut aussi créer certaines maladies mentales. A ce propos il faudrait d’ailleurs plutôt parler de troubles mentaux, faisant suite à la consommation de cannabis, selon les termes employés par la psychiatrie. Le trouble mental le plus fréquent est la dépression.
2) Il est évident à mes yeux que la consommation de cannabis et les dommages que cela entraîne sont dus en profondeur à un certain climat social, à certaines tendances de notre société niant les besoins profonds et fondamentaux de l’homme. J’aborderai cela dans un de mes prochains articles, montrant que le véritable problème est culturel et que c’est certainement plus à un changement de vie qu’à la repression, la médecine ou même la prévention que les jeunes nous invitent.

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Le cannabis : un poison pour l’homme ?
mercredi 19 décembre 2007 à 10h18 - par  Albert

Bonjour.

Amalgamme :

Joint/cannabis (il y a bien d’autres façons de goûter à la chose !).

Désinfo :

Le cannabis rend fou (« le cannabis aggrave, voir crée, la schizophrénie ») !
« Le cannabis entraîne vers l’alcool » : peut-être le rat dont vous parlez, mais moi, non, au contraire, et je parle en tant qu’alcoolique gravement atteint et dépendant... mais abstinent depuis seize ans.

L’un de vous a visiblement un proche qui a des problèmes avec le cannabis.

Ce n’est pas en pratiquant désinfo et amalgamme que vous l’en sortirez.

La projection incontrôlée n’a jamsis fait autrechose que tout agraver.

Désinfo & amalgamme, ce n’est pas ce à quoi Altermonde m’avait habitué !

Reprenez-vous les gars !

A.

Logo de Mrpolo
lundi 15 septembre 2008 à 01h14 - par  Mrpolo

Bonjour

Il faudrait comparer ce chiffre à une étude analogue à propos de l’alcool : parmi tous ceux qui touchent l’alcool, quelle proportion aura une consommation problématique d’alcool ???

L’alcool, une drogue qui veut s’ignorer !

Décidément, il est bien difficile dans un pays à forte tradition viticole d’admettre que l’alcool, au même titre que des produits illicites, mais au même titre qu’un produit licite comme le tabac, puisse être classé parmi les drogues. Pourtant, où classer un produit qui agit, entre autres, sur le cerveau et est susceptible de créer une dépendance si ce n’est dans la catégorie des drogues ?

Ce débat qui semblait clos a ressurgi durant l’été quand la Fédération nationale des boissons et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) ont fait distribuer 3 millions de ’ sous-bocks ’ portant le slogan ’ L’alcool, c’est pas la drogue. On n’est pas des dealers ’. Pendant que 30.000 cafés étaient copieusement arrosés en dessous de verre cartonnés portant cette mention, les députés recevaient de la part des instances précitées un courrier dans lequel elles déclaraient s’opposer à l’assimilation de l’alcool à la drogue : ’ Elle a suffisamment dégradé notre image. Les 50.000 cafetiers vendent un produit licite, taxé par l’Etat, dont l’usage modéré n’a jamais tué personne. Nous ne servons pas les mineurs et les gens en état d’ivresse. Alors que la drogue est néfaste, détruit l’organisme des jeunes à une vitesse qui leur laisse peu d’espoir ’ déclare Jean Biron, vice-président de l’UMIH, cité sur le site du journal Libération.

Les viticulteurs aussi sont montés au créneau, notamment par l’intermédiaire de l’association Vin et Société qui regroupe un certain nombre d’entre eux ainsi que des négociants. Sujet de la discorde : la campagne publicitaire réalisée durant l’été par la Sécurité routière. Sur près de 8.000 panneaux, on pouvait lire le slogan ’ Dès 0,5g/l, l’alcool réduit votre champ de vision ’. Rien de très choquant mais là où le bât blesse, c’est quand le fond de l’image montre l’étiquette d’une bouteille de vin occultant une partie du pare-brise !

Décidément, il est bien difficile de faire de la prévention dans ce pays où on oublie trop facilement que l’alcool est directement responsable de plus de 45.000 décès prématurés par an et que dans plus de 30% des accidents mortels, l’un des conducteurs a une alcoolémie supérieure au seuil légal de 0,5g/l. Comme s’il fallait être ivre ou alcoolique chronique pour être une victime de l’alcool…

En France, 3 millions de personnes seraient en difficulté avec l’alcool.
Article publié sur e-santé
’ Le lobby de l’alcool en pétard ’, Mathieu Ecoiffier, Liberation 9 août 2002. INPES, Alcool Actualités n°9, septembre-Octobre 2002.

Pour comparaison : Selon les données de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, en 2005 la France comptait 1,2 million de consommateurs réguliers de cannabis, dont 550 000 consommateurs quotidiens parmi les 12-75 ans. alors où commence l’abus ? par la régularité d’1 joint la semaine ou pour les fumeurs quotidiens de plusieurs par jours... en prenant large et avec 10% d’usagers problématiques le cannabis ne joue pas dans la même catégorie que l’alcool mais j’y reviens plus loin

J’aime mettre cet article en parallèle avec celui ci :

POLITIQUE DE DROGUE EN EUROPE : LA LIGNE DE FRONT
NR. 41 MAI 2008

La réforme de la politique des drogues est en marche, mais elle progresse lentement. Au lendemain de la réunion des Nations Unies qui a eu lieu à Vienne le mois dernier, il devient lentement mais sûrement de plus en plus clair pour les gens concernés que la prohibition est une politique en faillite. Même Antonio Maria Costa directeur exécutif d’UNODC a découvert que sa croisade peu judicieuse pourrait échouer quand sa boîte aux lettres s’est remplie de messages lui posant la même question que Fredrick Polak d’ENCOD a posé à Vienne : "pourquoi en Hollande, où la marijuana est accessible à n’importe quel adulte , l’utilisation de la marijuana est réellement inférieure aux nations environnantes autant parmi les adultes que parmi les 15/16 ans ?" Ce fait contredit évidemment la prétention que la prohibition diminue l’utilisation de ce qui est interdit.

Costa n’a pas répondu à cette question, soit parce qu’il ne pouvait pas, soit parce qu’il ne voulait pas . Mais au moins elle a pu l’inspirer pour se payer une visite de travail à Amsterdam le 22 avril , et inclure à son ordre du jour une visite au coffeeshop De Dampkring, au centre de la ville,où il a été dit par le propriétaire Paul de Dampkring :

"Oui vous pourriez me considérer comme un criminel, que je peux être selon la loi. Mais ce n’est pas comme ça que je me sens. Je me sens plus comme un vendeur de vin. Je suis fier de ce que je me vends aux gens, je suis un consommateur de cannabis moi-même et je veux que mes clients apprécient un produit sain."

Article source ENCOD

Mais continuons notre comparaison avec l’accidentologie

En 2006, 7 347 accidents corporels sont dus à l’alcool (Métropole + Dom).
Le nombre des accidents mortels avec alcool a diminué de 21% en 2006 par rapport à 2005.
Le bilan des victimes des accidents avec alcool est le suivant pour 2006 : 1 043 tués, 9 575 blessés dont 5 229 graves : soit 29,4% de l’ensemble des tués (dans un accident à taux connu), 15,4% des blessés graves et 9% des blessés légers.
En 2006, si aucun conducteur n’avait conduit un véhicule avec un taux d’alcoolémie positif, les nombres d’accidents mortels et de tués auraient pu être réduits d’environ 26,2%.
[extrait de « alcool et accidents de la route », in ONISR, La sécurité routière en France. Bilan de l’année 2006, Paris, La documentation française, juillet 2005, pp.151-160].

source ofdt

Notons au passage la diminution du nombre de victimes grâce aux campagne de sensibilisation et à une meilleure répression des conducteurs pris en faute ! Notons aussi que les accidents avec un taux inférieur au taux légal ne sont pas comptabilisés, alors que pour le cannabis...!

La grande campagne gouvernementale contre le cannabis au volant nous annonce 230 morts par ans, chiffre tirée de l’étude SAM (pourtant décriée par l’UMP à l’époque car elle démontrait un risque plus faible d’accidentologie du cannabis par rapport à l’alcool : x2 cannabis, x8 alcool, x15 en association)

Pour ce qui est du risque sanitaire :

Atrophie du cerveau pouvant mener à la démence, du cervelet, troubles de l’équilibre, des nerfs, paralysies et douleurs... j’arrète, il y en à trop :

allez jeter un oeil sur http://famla.67.free.fr/page6.html

et aussi sur :
http://www.doctissimo.fr/html/sante/hommes/sa_24_i_toxicoma.htm

Pour le cannabis vous trouverez les données sur : http://www.mutualite-francaise-gard.fr/sa/sa12/pict/ppt%20cannabis/pharmaco.pdf Pdf très bien illustré de graphiques dont un comparatif Alcool Tabac Cannabis Dépendance et syndrome de sevrage en fonction de la consommation (faible à élevée)

Passons au Tabac


- la cigarette attaque le poumon, le joint le poumon et le cerveau.

La cigarette attaque le poumon ET le cerveau aussi...

Si les conséquences néfastes du tabagisme sont établies pour de nombreux organes, les effets aigus de la nicotine, responsable de la dépendance au tabac, ont été initialement considérés comme bénéfiques sur le cerveau adulte, tel un effet neuroprotecteur. Cependant, une exposition chronique à la nicotine peut s’avérer nocive pour les fonctions cognitives. C’est ce que viennent de démontrer les équipes de Pier-Vincenzo Pizza et Djoher Nora Abrous, dont les travaux sont publiés dans The Journal of Neuroscience. (2002) source

Pour ce qui est le principe actif : La nicotine est l’un des poisons les plus violents qui existe. Ainsi, une dose comprise entre 30 et 50 milligrammes suffit pour tuer un homme. Inhalée en plus petites quantités, elle peut entraîner de nombreuses conséquences graves. Le fumeur cherche avant tout son effet sur le cerveau, qui peut être calmant ou excitant selon l’état d’esprit du fumeur et la quantité de nicotine absorbée. On pense que celle-ci est à l’origine de la dépendance envers la cigarette. Il a en outre été prouvé, par exemple, que la nicotine accélère le rythme cardiaque et qu’elle entraîne une baisse de la température cutanée due au rétrécissement des vaisseaux (cf. Elle favorise également la formation de thromboses (caillots sanguins) dans les artères par le biais de mécanismes hormonaux de régulation. A long terme donc, les effets nocifs de la nicotine se manifestent surtout sur le système cardiovasculaire.

Source


Substance psychoactive

à lire La Nicotine

Mais j’aimerai distinguer deux choses, les cannabis et son mode de consommation.
Actuellement le cannabis est majoritairement fumé en joints (souvent avec du tabac) ou en pipes, seulement il y a d’autre façon de le consommer, et sans aucun risque pour les poumons, avec un vaporisateur ou par voie orale (tisane, gâteaux, huile...etc).
Ce n’est pas le cannabis qui est mauvais pour les poumons mais le fait de le fumer (comme avec le tabac, sauf que là la nicotine crée une dépendance physique), c’est une question de culture et de moyens.

vous trouverez sur CE LIEN un comparatif des constituants de la fumée de tabac ou cannabis :

on sera contraint d’attribuer à une consommation excessive et précoce du cannabis un certain nombre de cancer (vous trouvez qu’on n’en a pas encore assez ?).



Vous avez raison il faut rendre le cannabis moins accessible aux mineurs !

c’est d’ailleurs le but de la "légalisation contrôlée" soutenue par Me Francis Caballero, président du MLC, depuis 15 ans déjà...
Réduire les trafics par un cadre contrôlé de production/distribution pour éviter les marges indues (une tva "luxe"pour la sécu tout de même)

Une légalisation contrôlée signifie pour moi :
- Un contrôle des produits et de leur qualité, de la production à la vente.
- Une répression axée sur les comportements à risque tels que l’abus, la conduite en état d’ivresse ou la consommation par les mineurs.
- Une prévention honnête et efficace faisant la différence entre les pratiques à risque et celles que l’on peut tolérer.

la légalisation contrôlée permet de confisquer les revenus du trafic de cannabis, et donc d’ôter à l’économie parallèle une importante source de revenus, sinon la principale.!

on peut se demander si l’interdiction n’a pas constitué, au début du développement de la consommation du cannabis, un puissant encouragement pour ses importateurs et distributeurs, ainsi que pour sa séduction de produit illicite pour une partie du marché. Il est vrai que c’est facile de supposer cela aujourd’hui, avec un monde dans lequel la libéralisation a favorisé partout les mouvements illégaux, ce qui n’était pas le cas il y a 50 ans, quand l’État exerçait un contrôle inimaginable aujourd’hui. Et la profonde dégradation de ce contrôle rend douteuse l’efficacité de l’éventuelle légalisation, comme la contrebande du tabac le démontre de nos jours.

Mais une efficacité « moindre » sur les volume, n’en supprime pas les effets positifs imparables sur les prix et sur la qualité, donc très favorables à la société « légale », qui de nos jours en a bien besoin. Sans compter l’entrée dans l’économie officielle d’une activité à forte valeur ajoutée.

Bien à vous
Mrpolo

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samedi 23 février 2008 à 14h31 - par  augustin milano

- pour répondre à Jospin, il faut comparer ce qui est comparable : le joint chez soi à un verre chez soi, et un joint au volant et un verre au volant, dans les mêmes quantités (mais à quoi correspond côté alcool un joint ???).
- la cigarette attaque le poumon, le joint le poumon et le cerveau.
- de fait parmi les jeunes qui essaient le cannabis la plupart (90%) n’aura jamais un usage problématique du canabis. Pour le reste (45 à 60 000 jeunes sur une classe d’âge) c’est la dégringolade. Il faudrait comparer ce chiffre à une étude analogue à propos de l’alcool : parmis tous ceux qui touchent l’alcool, quelle proportion aura une consommation problèmatique d’alcool ???
- nous avons plus de recul sur les effets de l’alcool dans la population que sur ceux du cannabis vu que le phénomène de généralisation du cannabis est très récent. Attendons de voir dans quelques années quand on sera contraint d’attribuer à une consommation excessive et précoce du canabis un certain nombre de cancer (vous trouvez qu’on n’en a pas encore assez ?).

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samedi 23 février 2008 à 14h22 - par  augustin milano

Merci pour cette importante contribution, richement documentée, qui permet d’aller plus loin dans le débat. Pour le continuer, je préciserai certains points :
- les Chinois qui utilisaient (bien avant nous, c’était av JC) le cannabis dans leur pharmacopé, l’ont retiré à cause de ses nombreux effets psychotropes néfastes. Ecoutons les anciens...
- peut on avoir un cannabis thérapeutique sans ses effets psychotropes ? La variété sativa présent-elle les mêmes effets thérapeutiques que la varitété sativa indica ?
- n’existe-t-il pas des plantes tout aussi efficaces que le cannabis mais sans ses effets secondaires psychotropes nocifs ?

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dimanche 3 février 2008 à 00h18 - par  Mrpolo

Propagande anticannabis
il faut dénoncer le manque d’exactitude de l’information transmise, l’utilisation sélective d’information, la manipulation de données, le manque de rigueur, d’équilibre et d’exhaustivité dans l’élaboration de les reportages à saveur sensationnaliste.

On peut s’inquièter avec raison, de ne jamais lire d’articles sur la majorité des fumeurs qui font un usage responsable du cannabis, n’ont jamais eu aucun problème et approuvent la légalisation. Alors que les cas problèmes font la Une, même s’ils ne représentent qu’un pourcentage infime des consommateurs.

À force de leur dire n’importe quoi pour démoniser le cannabis, les éducateurs perdent toute crédibilité. Il ressort d’une enquête nationale de Santé Canada sur la consommation d’alcool et d’autres drogues, qui vient tout juste de sortir, que « près de 70% des personnes agées de 18 à 24 ans en ont fait usage au moins une fois » dans leur vie. Ils sont donc aux premières loges pour savoir que le cannabis n’est pas la plante démoniaque qu’on leur décrit.

L’éducation des jeunes sur les drogues devrait être basée sur les connaissances scientifiques, la compassion, la santé publique, les libertés fondamentales et les droits humains, et non pas sur l’obscurantisme, le puritanisme, la déformation des faits, la démonisation et la répression, comme c’est le cas actuellement.

La prohibition fait obstacle à l’éducation, puisqu’elle accapare la presque totalité des budgets.

L’intolérance totale (tolérance zéro) nie l’existence de la consommation responsable et donc de l’éducation basée sur la connaissance et la modération. Les jeunes n’ont pas tous des problèmes. C’est plutôt l’exception que la règle. « Les études tendent à montrer que les jeunes qui font un usage problématique du cannabis ont aussi une consommation problématique d’alcool et manifestent une tendance plus élevée à adopter des « comportements à risque ». Il semble donc que la consommation problématique chez les jeunes soit un symptôme d’autres problèmes sous-jacents plutôt qu’une cause »

Notre société qui prescrit du xanax aux dépressifs jusqu’à en faire des accrocs, on va dire que ce n’est pas le produit mais l’abus... Notre société qui prescrit des camisoles de force chimiques tel la Ritaline (methylphénidate) aux élèves du primaire pour contrôler leurs débordement d’énergie, ne devrait pas se surprendre de les voir fumer du cannabis quand ils arrivent au secondaire.
Si on voulait être méchant et procéder par amalgame, comme font certains journalistes, on pourrait conclure que les jeunes fument avant les cours où ils s’ennuient., et que les professeurs ennuyeux se servent du cannabis comme bouc émissaire pour camoufler leur incompétence.

Il faut qu’une société soit gravement malade pour tenter de faire croire à ses citoyens qu’une plante, qui a fait partie de la pharmacopée traditionnelle de l’humanité depuis des millénaires, est soudain devenue la cause de ses problèmes sociaux. Le cannabis est là pour rester, quoi qu’en pensent les prohibitionnistes. Tant que la politique d’intolérance totale sera appliquée et que la propagande prohibitionniste tiendra lieu d’information en même temps que d’éducation pour les jeunes, les problèmes de consommation et de crime organisé risquent d’empirer. C’est le mauvais exemple étatsunien, à ne pas suivre.

L’abolition de la prohibition est le seul moyen de mettre fin à l’emprise du crime organisé. Le meilleur moyen de protéger les jeunes, c’est de consacrer à l’éducation et la santé, les centaines de millions d’euros dépensés annuellement en répression policière et les milliards engrangés par les mafia qui controlent les aprovisionnements et le traffic ; plus important encore, d’un point de vue sanitaire avec des controles qualité pour garantir des produits, herbe ou résine, non trafiqués et dangereux tout en indiquant les teneurs en THC CBD etc... avec des informations et mises en gardes.

Les partisans de la légalisation devraient disposer de plus d’espace médiatique pour exprimer leurs opinions, car celui ci reste exclusivement consacré aux prohibitionnistes.

Les Hommes Politiques ?
Les leaders des grandes formations agissent contre nous plus par opportunisme électoral que par conviction. Mais ils ont persuadé leur base que la prohibition est une politique morale et efficace à condition d’y mettre les moyens et d’appliquer une tolérance zéro.

« Fumer un joint chez soi est certainement moins dangereux que boire de l’alcool avant de conduire, pour soi et aussi pour autrui ».

Cette phrase a été prononcée par Lionel Jospin, en 2002.
source
Que de chemin parcouru depuis à grand coups de campagnes pour effrayer les gens.

Ces bien pensants croient qu’un Etat Policier avec lois d’exception, colonies pénitentiaire pour mineurs, camps de travail et centres de sevrage forcé sera un paradis sans drogues illicites. Pas moi, un exemple en apporte la preuve évidente : les Etats-Unis.

Les Américains appliquent intégralement cette stratégie depuis cinq ans et ont testé des versions à peine plus light depuis Nixon. Les USA restent pourtant dans le peloton de tête de la consommation de drogues, de la production, du deal, de l’importation, du blanchiment, du crime organisé, de la violence urbaine et policière. Malgré les milliards gaspillés et les millions de vies brisées, les théoriciens de l’abstinence et de la guerre à la drogue conservent leur influence.

Mais là je m’éloigne trop du sujet.

Prenons un exemple récent avec la dernière étude comparative Cannabis/Tabac

Rappelons le résultat du match précédent, juste avant les présidentielles...
1 joint = 7 clope, une étude sérieuse avec des articles partout etc...
et paf ! Il y a quelques jour une étude néozélandaise qui nous affirme :

1joint = 20 clopes

si si vous avez bien lu...
mais jusqu’où iront nous ?

Un des résultats de l’étude montre que dans le groupe de consommteurs fréquents de cannabis (un joint par jour durant dix ans ou deux joints quotidiens pendant cinq ans), le risque de cancer du poumon est 5,7 fois plus élevé que chez les autres patients. Les auteurs en concluent que fumer du cannabis est aussi dangereux que de griller vingt cigarettes.
RTL info
J’ai lu cet article et ce que j’en retiens c’est que cette pseudo-étude est basée sur un questionnaire ciblant les habitudes de consommation de personnes atteintes du cancer du poumon.

Bref, rien de scientifique là-dedans, aucune réelle étude, aucun protocole, tout ceci n’est qu’une farce et cette affirmation et totalement gratuite puisqu’il n’y a aucun contenu pour l’étayer.

voila un début d’explication du pourquoi et du comment ,tiré de l’ouvrage ;la dangerosité des drogues (rapport au secrétariat d’état à la santé)...

Effets sur le système respiratoire :

les effets toxiques les plus prévisibles du cannabis sontreliés à son utilisation excessive par inhalation.En effet les mêmes concentrations de substances cancérigènes ( phénol, nitrosamines substances polyaromatiques,etc)sont retrouvées dans la fumée provenant des cigarettes ou des joints.
Ce sont les effets les plus dangereux en cas d’usage tres fréquent du cannabisdu fait du risque de tumeur pulmonaire, d’autant que sa consommation ne diminue pas celle du tabac,par ailleurs,des inflammations bronchiques ont été observées chrz les très gros consommateurs (+ 10 cigarettes / jours),ainsi que des troubles asthmatiques et une altération des fonctions respiratoires.
un des dangers de l’inhalation de cannabis tient au fait que celle-ci est plus profonde et l’air inspiré plus chaud.
bon comme le texte fait des pages j’ai juste pris le passage qui nous concerne...
Le cannabis est aussi "vaso dilatateur" et va plus profondément dans les poumons...
Il n’y a pas de fumée sans feu...

de savoir l’équivalence d’un joint par rapport au clopes,n’y changera rien....
Fumer n’est pas anodin,nos amis hollandais, dont le taux de consomateurs est inférieur au notre, avec leurs vapeurs cannabique ne s’y sont pas trompés, et l’étude n’avertit en rien sur les dangers d’un space cake ou d’un bon beurre...
Bien à vous tous
Mrpolo

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samedi 2 février 2008 à 23h50 - par  Mrpolo

A voir pour comprendre

reportage arte

bien à vous

samedi 2 février 2008 à 23h26

Aujourd’hui de nombreux malades fument du cannabis, pour se libérer de douleurs ou de nausées, pour retrouver l’appétit, pour se détendre, pour dormir.

Beaucoup sont porteurs du VIH. D’autres sont atteints d’hépatites, de cancer, de sclérose en plaque, d’arthrite, souffrent de crise d’épilepsie, ou encore d’autres maladies.

Il est clair que le cannabis ne permet pas de soigner aujourd’hui des affections aussi complexes et qu’il n’est pas efficace notamment contre le sida, mais il permet à beaucoup de soulager des effets secondaires, de la maladie ou des traitements.

Ses vertus thérapeutiques ont à tel point été démontrées par leur utilisation qu’un certain nombre de pays ont fini par faire évoluer leur législation pour tolérer son utilisation à des fins médicales.

C’est le cas par exemple du Canada, de la Suisse, de la Belgique, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne, mais aussi d’un certain nombre d’Etats américains (la Californie, l’Arizona, l’Alaska, Hawaï, le Maine, le Nevada, l’Oregon, Washington), aujourd’hui en conflit avec la Cour Suprême des Etats-Unis, qui entend faire respecter son interdiction totale.

En France en revanche, la situation paraît largement bloquée. Mais il nous a semblé utile quand même de faire un rapide état des lieux, non seulement des indications thérapeutiques ou des formes d’utilisation (illégales) qui semblent se dégager au fil des années, mais de la loi française et de la jurisprudence, et des initiatives associatives qui se font jour.

Ce tour d’horizon trop rapide ne remplacera pas ce dont nous avons besoin : un cadre législatif susceptible de valider l’usage médical du cannabis au lieu de le rejeter dans l’ombre ; un marché qui nous garantisse des produits à teneur stable, qui ne soient pas coupés de toutes sortes de substances ; un contexte qui favorise la recherche et la formation des médecins à son utilisation rigoureuse.

Il n’a pas non plus pour but de faire sous quelque forme que ce soit la promotion d’un usage illégal d’une drogue illégale.

Mais il est temps de commencer à faire état des pratiques de bon nombre de malades et des résultats de bon nombre de chercheurs étrangers. Depuis quinze ans, la liste d’indications thérapeutiques de cette plante ne cesse de s’étendre.

Notre idée est plutôt de vous aider à établir un dialogue fructueux avec votre médecin, pour qu’il puisse vous conseiller sur la meilleure démarche thérapeutique.

Les indications thérapeutiques

Jusqu’en 1954, le cannabis est considéré comme une plante médicinale.

Il possède des vertus analgésiques (il apaise des douleurs), anti-spasmodiques (sclérose en plaque), anti-convulsives (épilepsie), anti-inflammatoires, anti-vomitives, broncho-dilatatrices (asthme), vasodilatatrices (glaucome), relaxantes et somnifères. Les dernières recherches le mentionnent comme possible agent thérapeutique contre des maladies neuro-dégénératives (maladie de Parkinson).

Ses qualités anti-prolifératives ont été démontrées en permettant la rémission de tumeurs cancéreuses au cerveau. Il n’a aucune activité antivirale ou antirétrovirale, et ne peut donc pas soigner à proprement parler le sida, mais il peut améliorer grandement la qualité de vie en diminuant de manière remarquable les symptômes et/ou les effets secondaires des traitements lourds.

Sa propriété la plus reconnue depuis longtemps est de stimuler l’appétit, et de redonner plaisir à manger. De nombreuses études mettent en évidence depuis longtemps un lien entre consommation de cannabis et augmentation de l’appétit et ce, même à long terme. Il permet donc de lutter contre la cachexie (une maigreur extrême) et de favoriser la prise de poids.

Les dernières recherches de GW Pharmaceutical (un laboratoire anglais qui travaille uniquement sur le cannabis thérapeutique) ont permis de prouver qu’il est possible d’annuler l’effet psychoactif tout en préservant l’intégralité des effets thérapeutiques.

Beaucoup de personnes ne voulant pas en subir les effets psychoactifs pourraient quand même bénéficier des effets thérapeutiques. Il ne faut pas croire que plus on est « stone », plus « cela soigne ».

Les contre-indications

La plupart des effets du cannabis sont facilement gérables ; aucun décès n’a été constaté à cause d’un surdosage de cannabis. En théorie, le rapport entre dose efficace et dose létale est de 1 à 40 000 ; comparé à l’aspirine, pour laquelle ce rapport est de 1 à 9, cela fait du cannabis un produit qui pourrait être prescrit par un médecin.

Le cannabis peut favoriser cependant des crises d’anxiété ou de paranoïa pouvant nécessiter dans certains cas (rares) une prise en charge psychiatrique lourde (on parle de psychose au cannabis).

Précisons bien qu’il y a des périodes de fragilité (dépression, etc.) où le cannabis peut être plus risqué à utiliser.

Il est important, avant d’envisager un usage thérapeutique régulier, de bien connaître ces risques afin de les prévenir ou de les minimiser.

Toutefois, le cannabis est souvent aussi utilisé par les usagers de drogues comme « stimulant de la bonne humeur », et c’est là le paradoxe.

Fumé, et à plus forte raison mélangé à du tabac pour le consommer sous forme de « joint » ou de cigarette, il présente les mêmes types de risques ou de contre-indications que l’usage du tabac.

Il existe des formes galéniques et /ou des modes de consommation qui permettent de pallier cet inconvénient, mais ils ne sont pas toujours accessibles en dehors des essais thérapeutiques menés par des laboratoires.

Galéniques et formes d’utilisation

Le cannabis est le plus souvent utilisé sous forme de résine (haschisch, « shit ») ou de feuilles séchées (« herbe »). Il peut être fumé, mélangé à du tabac ou non. La pipe permet de fumer du cannabis en petite quantité sans le mêler à du tabac. Sous forme fumée, le produit agit très rapidement, pour une durée moyenne, ce qui peut s’avérer adéquat pour soulager des nausées ou des douleurs.

Sous forme ingérée (tisanes, thé, gâteaux), le produit agit plus lentement mais pour une durée beaucoup plus longue. Attention, les effets psychotropes sont différents et beaucoup plus puissants à dosage égal que consommé fumé. Contrairement à la formule fumée, les hallucinations sont fréquentes, difficiles à gérer et parfois redoutables.

Certaines personnes recourent à des vaporisateurs utilisés en aromathérapie, mais de façon expérimentale. Ce mode d’administration, comme celui des spray actuellement développés dans les essais thérapeutiques, permet d’exploiter toutes les propriétés de la plante, sans pâtir des problèmes liés à la fumée.

Les essais thérapeutiques

En France
En juin 2001, Bernard Kouchner, alors ministre délégué à la Santé, annonçait des expérimentations thérapeutiques sur le cannabis en France.

Deux programmes hospitaliers de recherche clinique ont depuis été attribués au service de médecine interne du centre Monte-Cristo (Hôpital européen Georges-Pompidou), dirigé par le Pr. Le Jeune, et au service de neurologie du Pr. Catherine Lubetzki à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Ces essais sont en cours et sont toujours ouverts (voir Protocoles 28 qui sortira début mai).

En Grande-Bretagne
Début mars 2003, le laboratoire britannique GW Pharmaceuticals et le fabricant d’aérosols français Valois ont annoncé leur intention de mettre sur le marché anglais, dès la fin de l’année, le premier médicament à base de cannabis.

Ce produit est dans sa dernière phase d’étude en Angleterre et attend son autorisation de mise sur le marché. Il s’agit d’un spray sublingual faisant l’objet d’une dizaine d’essais cliniques.

Que dit la loi en France ?

Le cannabis est classé parmi les stupéfiants depuis la convention de Genève en 1925, il s’agit donc d’une substance dont l’usage, la cession (le don), l’incitation, la vente et la production sont interdits.

La loi française en matière de drogue est inspirée des conventions internationales qui classent le cannabis parmi les substances vénéneuses dépourvues de tout intérêt médical.

C’est pour cette raison que l’utilisation du chanvre à des fins thérapeutiques reste si difficile en France.

Actuellement, la législation française, qui date du 31 décembre 1970, punit l’usage de cannabis de deux mois à un an de prison et jusqu’à 3 800 euros d’amende, et la cession ou l’offre en vue d’une consommation personnelle de cinq ans de prison et environ 76 000 euros d’amende. La cession est également punie par la loi.

Se fournir en cannabis en France, au marché noir, ou bien à l’étranger vous met donc en situation d’illégalité.

L’autoproduction (la culture de plants de cannabis à la maison ou dans votre jardin) n’est pas non plus autorisée. Au minimum, elle peut vous faire tomber sous l’accusation d’usage ; si les quantités cultivées paraissent importantes, vous risquez d’être accusé de trafic.

Il faut noter que le trafic est punissable d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, ce qui place, en droit, la question des drogues au même niveau que celles du terrorisme et du proxénétisme (lois d’exception). Ce genre de condamnation peut donc être un motif de refus de suspension de peine.

Enfin, il faut rappeler une mesure législative toute récente, qui n’est pas sans conséquence pour les personnes faisant usage de cannabis ou de n’importe quel stupéfiant : en janvier 2003, l’Assemblée nationale a adopté une loi punissant la conduite automobile « sous l’influence de stupéfiants » de deux ans de prison et 4500 euros d’amende. Or il est important de savoir que la consommation de cannabis peut laisser des traces dans les urines jusqu’à sept semaines.

La jurisprudence

En mai 2001 le Tribunal administratif de Paris rejetait une requête déposée par le MLC (Mouvement de Légalisation Contrôlée), concernant l’importation de dix kilogrammes d’herbe de cannabis destinés à soulager les douleurs de dix personnes atteintes de maladies incurables. Le rejet invoquait une incompatibilité avec la Convention internationale de 1961 qui réprime l’importation de substances classées comme stupéfiantes, et déniait d’autre part au MLC la capacité à exercer un « contrôle scientifique et administratif » sur l’usage de cannabis à des fins médicales.

Le 12 septembre 2002, un Marseillais de 50 ans, séropositif depuis dix-sept ans, a été condamné par le Tribunal correctionnel de sa juridiction à dix mois de prison avec sursis et cinq ans de mise à l’épreuve pour avoir cultivé du cannabis. Ses 34 plants ont été saisis et détruits par la police. Epuisé par un traitement de vingt comprimés par jour, il fumait tous les deux ou trois jours pour retrouver l’appétit. Il a fait appel.

Le 27 juin 2002, un arrêt qui fait jurisprudence a été rendu par la Cour d’appel de Papeete, en Polynésie française. Celle-ci a relaxé un homme de 55 ans, paraplégique, qui confectionnait des tisanes au cannabis pour calmer ses douleurs. Le Tribunal de Grande Instance l’avait condamné à six mois de prison pour avoir détenu 305 pieds de cannabis dans son jardin. Mais la Cour d’appel s’est appuyée sur l’article 122-7 du code pénal qui spécifie « n’est pas pénalement responsable la personne qui face à un danger actuel accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne » pour relaxer sa « consommation de cannabis [...] nécessaire à la sauvegarde de la santé ».
Lundi 19 Novembre 2007

Jurisprudence 1001 jardins : l’« Apologie du cannabis » est un droit inaliénable !

La Cour de cassation avait recadré les tribunaux de Lons-le-Saunier et de Besançon en leur rappelant que l’Article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme garantit un droit inaliénable, celui de la liberté d’expression.

En effet, selon ces juges à l’origine de la jurisprudence 1001 jardins, le fait de présenter le chanvre (y compris le cannabis indica sativa L.) sous un jour favorable ne constitue en aucun cas, un acte concret d’aide à autrui d’usage illicite de produits classés au tableau des stupéfiants !

Rappel des faits :

En 2003, à Lons-le-Saunier, « Mille et un jardins » association loi 1901 est condamnée pour « Apologie du cannabis », alors que les membres de cette association s’imposaient une autocensure afin de respecter la loi française et diffusaient principalement des informations et des publications ainsi que du matériel pour le jardinage en intérieur, le tout bien légalement admis sur le sol français.

En 2005, la Cour d’appel de Besançon confirmait la condamnation des responsables de l’association à 1000€ d’amende et la dissolution de l’association !

Janvier 2007, la Cour de cassation casse la procédure et annule le jugement ! La jurisprudence 1001 jardins confirme l’exception culturelle française en matière de chanvre, en particulier de celui qui est classé comme stupéfiants.

Le 22 novembre 2007, l’association est à nouveau convoquée par la Cour d’appel de Lyon qui reprend le dossier à son point de départ, tandis que la boutique est close depuis la première condamnation en 2003 et qu’aucun fait nouveau n’est porté au dossier.

Une jurisprudence qui dérange !

L’arrêt « Mille et un jardins » fait jurisprudence et il a déjà permis la relaxe d’autres gérants de magasins similaires, ce qui de fait représente une entrave à la politique actuelle du gouvernement totalement aveugle et partiale en matière de consommation de psychotropes, alors qu’en France l’usage de produits psycho actifs, quels qu’ils soient, atteint des sommets.

Mais l’hypocrisie règne. Si les statistiques sérieuses en France évaluent à 6 millions le nombre d’usagers qui usent de produits illicites, les consommateurs du cannabis psychotrope sont toujours considérés comme une minorité négligeable, et traitée comme telle.

Jean-Christophe Memery rappelle « En dépit de toutes les campagnes d’informations plus ou moins alarmistes sur le cannabis, l’opinion publique s’est forgée sa propre opinion en la matière, basée sur des faits concrets. Une grande majorité admet qu’en comparaison l’alcool est bien plus dangereux et le tabac plus délétère. Que justifie cet acharnement à l’encontre d’un militant associatif, qui ose affirmer la nécessaire réforme de la Loi du 31 décembre 1970. Y-a-t-il un délit d’opinion pour une fraction de la population ? »
Bien que socialement et professionnellement insérées, ces milliers de personnes par crainte restent dans l’ombre, tandis que des citoyens courageux (et d’autres malchanceux) écopent de lourdes sanctions, affrontent des contrôles plus draconiens tel le fichage ADN, subissent des pressions aux conséquences dramatiques sur leur vie quotidienne.

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lundi 28 janvier 2008 à 22h17 - par  Raph

Pour tempérer, ou rééquilibrer, la description faite dans cet article à propos du cannabis - les "spécialistes" cités sont loin d’exprimer une vérité universellement reconnue -, je citerai un rapport excellent sur le sujet, exhaustif, synthétique, hélas quasiment inconnu en France, rédigé en 2003 par les sénateurs (conservateurs) canadiens du Comité Spécial sur les drogues
illicites, et disponible à http://www.parl.gc.ca/drogues-illicites.asp ("Rapports").

Ces parlementaires se sont donné l’objectif de « dépasser préjugés et préconceptions dans ce domaine », en menant leurs travaux de « manière rigoureuse » - ce qui est « d’autant plus impératif qu’en matière de drogues illicites, les opinions des uns et des autres sont fortes, souvent tranchées ».

Guidé « par un principe de transparence », ce Comité a procédé à l’audition de nombreux experts internationaux, a préparé des rapports de recherche et de synthèse multidisciplinaires, et a analysé des commissions d’enquête ayant examiné les politiques sur les drogues de plusieurs pays.

Soucieux de faire preuve d’une grande ouverture d’esprit, ils ont ainsi réalisé une analyse approfondie, qui met à mal de nombreuses idées reçues.
Bonne lecture.

jeudi 20 décembre 2007 à 13h32

Désolé, vos arguments ne tiennent pas. Moi aussi, je bosse depuis de TRÈS longues années dans le domaine. Et alors ?

Et le fait d’être « Professeur » n’est aucunement une garantie (voir au sujet du nucléaire, et pas que Tchernobyl, au sujet de l’amiante, etc.).

Que le THC — qui procure une sorte d’exagération de la sensation présente — n’arrange pas certaines psychoses, sans doute, mais qu’il provoque la psychose, c’est une absurdité et un grave mensonge. Je ne fais l’apologie de rien, je veux la vérité, et rien que la vérité.

Je me répète : « L’un de vous a visiblement un proche qui a des problèmes avec le cannabis.[...]
La projection incontrôlée n’a jamais fait autrechose que tout agraver. »

Voilà...

Salut et bonne continuation.

A.

jeudi 20 décembre 2007 à 13h10 - par  Jean Dornac

Bonjour Renaud,

Vous dites : "un tel discours sur le cannabis sera crédible quand nous saurons la vérité et toute la vérité sur Tchernobyl, AZF, les OGM, les essais nucléaire, les armes de destructions maSSives"

C’est pour cela qu’ici, sur altermonde, vous trouverez dans la rubrique " les produits qui nous veulent du mal " des dossiers sur la plupart des toxiques dont vous parlez. Notamment la question des amalgames dentaires...

Le cannabis en est un de plus qui se rajoute aux autres.

Bon courage

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jeudi 20 décembre 2007 à 10h59 - par  Renaud Vernhes

BonJouRs :)

"désinformation et amalgames ??"

une étude au canada parlait du "THC pur" de synthèze pour la reproduction de certains neurones... si le cannabis tue, il faut savoir exactement comment (pour moi, détruire le cerveau== mortel)

"désinformations, amalgames" ??
(ceci n’est pas une apologie du cannabis, j’aimerais arrêter, et le tabac, "naturellement")

ces études sur le cannabis ne prennent pas tout en compte :

c’est "facile" d’accuzer le cannabis, le tabac , ou les "drogues", et de ne pas mentionner les poisons (plomb, mercure : utilisé pour les "AMALGAMES dentaires" ou le strontium, le plutonium, l’uranium, césium, américium, etc : qui sont aussi des produits toxiques en plus d’être radiotoxiques)

- j’ai fais quelques recherches : (!google amalgames dentaires mercure ) et j’ai trouvé des tas d’informations notamment celle là :

"A tous les scientifiques, les journalistes scientifiques, les citoyens soucieux de la santé publique : L’Appel du Luxembourg pour l’interdiction des amalgames dentaires au Mercure" http://nonaumercuredentaire.free.fr/

(le mercure "attaque" tout le corps, les organes, et le cerveau (alzaimer)

on ne me fera pas croire qu’une plante comme le cannabis, utilisée depuis des siècles, et des millénaires est toxique, en tout cas pas en comparaison avec un morceau de mercure, dans la bouche, que l’on suce 24H/24, dont on respire les vapeurs et qu’on avale, petit à petit, au fil des jours, des semaines et des mois, jusqu’à ce qu’il soit quaziment "fondu" ! et qu’il tombe (ce qui tombe, au moins, on le jette, on ne l’avale pas, on ne l’assimile pas, on ne l’intègre pas dans notre métabolisme... ouff ! c’est déjà ça de moins...

à mon avis, il peut y avois plusieurs grammes de mercure dans une bouche, pendant des années... des décénnies...

moi, j’ai commencé à fumer des joints un an après ma première visite chez un dentiste. (j’ai posé la question sur le "plomb des plombages ?" ; il a voulu me rassurer en me disant que non, qu’on ne mettait plus de plomb dans les "plombages", mais du mercure (il était content, il souriait, fier... et moi la gueule ouverte, je me suis laissé contaminer au mercure ! j’n’ai pas su réagir, j’avais utilisé toute mon énergie, pour poser la question : est-ce qu’on nous met du plomb dans la bouche ? (j’avais 18 ans, j’en ai 37, j’étais en première S, mon papa est mécano, et connaissait les atomes, les molécules, et le plomb, et le mercure !)

un gout de métal dans la bouche en permanence... des chauchemards que je perdais toutes mes dents (tout ça, est seulement deux ans après Tchernobyl, je n’avais jamais eu de problème de dents avant (1988)
j’ai commencer à fumer des joints à 20 ans... ça merdait total avec ma petite amie et de plus en plus avec ma famille...

ça fait 20 ans que je me fais une parano sur ce mercure, tout seul dans ma tête... et que j’accuze le cannabis aussi... mais beaucoup de choses restent à prouver !!
pour le mercure, faut-il encore "prouver" sa toxicité ???

l’étude prend-elle en compte "tout ce qui peut nuire au cerveau et aux neurones" ??
qu’est-ce qui détruit quoi ??

si j’arrête de fumer, j’aurai toujours une intoxication au mercure, ça durera des mois, des années, jusqu’à ce que tout tombe, et que j’en meurs.

le mercure ça tue.
le cannabis, c’est peut-être ça qui me tient encore en vie, qui me permet "d’allumer" encore quelques neurones pour vous parler, vous écrire, pour être encore en état de sa poser des question sur ce qui peut détruire le cerveau !!

- impossible pour moi de trouver un dentiste qui veut m’enlever ce mercure !!
ils peuvent me conseiller d’arrêter de fumer, je sais que ce serait mieux, mais le pire, c’est le mercure que je suce 24H/24, et pas les quelques clopes ou joints par jour !

(j’ai eu aussi des vaccins, notamment ceux pour l’Inde.. le toubib m’a dit de ne pas m’inquiéter, que je n’avais qu’à me dire que c’était de héroïne, (en me piquant la fesse) sur le moment je n’ai pas apprécié, je ne prends pas d’héro, ni de drogues dures, je fume pour ne plus boire d’alcool, pour ne plus sentir ce goût de métal, pour ne plus penser à tous ces aSSaSSinSS !!)

un tel discours sur le cannabis sera crédible quand nous saurons la vérité et toute la vérité sur Tchernobyl, AZF, les OGM, les essais nucléaire, les armes de destructions maSSives, et aussi sur ça :

"Le professeur Kanaplia a aussi précisé qu’il n’y avait pas que le problème du césium : il fallait tenir compte du strontium, du plutonium de l’américium. Le rayonnement alpha devrait atteindre son maximum en 2056." (Pr Kanaplia, Académie des sciences du Bélarus)
(info criirad)

FraTerrenellement,
Renaud.

PS : mon dentiste me dit d’arrêter de fumer pour mes dents, mes gencives, ok, je me doute que ça ne fait pas du bien,
mais s’il n’enlève pas tous les produits mortels de ma bouche, il n’est pas crédible.

je ne peux pas avoir confiance en mon dentiste ! (et j’en testé plusieurs) ni en mon médecin !! (et j’en ai testé plusieurs aussi)
(( quand je dis "tester", c’est essayer d’avoir des soins (j’ai eu plein de problèmes de santé, aucun suivit médical, même pas pour des accidents du travail) et des réponses sur Tchernobyl ))

PPS : désolé si ce post est long, mais ça urge !!

 !__________Avis___à__la___population_______________ : "UN-ACCORD-CONTRE-NATURE-EMPECHE-L’OMS-DE-REMPLIR-SA-MISSION !" www.independentwho.info .independentwho.info Pour l’indépendance de l’OMS ! For a Independent WHO ! www.contratom.ch .contratom.ch www.criirad.org.criirad.org (top_secret_défense)

attaquer le cannabis, c’n’est vraiment pas crédible dans ces conditions, dans ce contexte, à coté des tels mensonges, de tels crimes, de tels crimes contre l’humanité !!

Logo de Renaud Vernhes
mercredi 19 décembre 2007 à 10h44 - par  Jean Dornac

Bonjour Albert,

Vous oubliez qu’Augustin est un homme qui travaille depuis des années à aider de nombreux jeunes à les aider à sortir de la drogue.

Par ailleurs, en ce qui concerne la schizophrénie, c’est le résultat des recherches d’un professeur. Il n’est pas le seul à faire cette constatation...

Quant à l’alcool, hélas, chez un certain nombre de jeunes, j’en ai été témoin personnellement, il mène facilement vers le cannabis et ils sont nombreux à utiliser les deux drogues, alcool et cannabis, ce qui provoque encore plus de dégâts.

Je ne doutais pas que cette série d’articles allait provoquer quelques réactions négatives, mais mon but est d’informer les jeunes et les parents qui veulent bien savoir.

Enfin, et surtout, comme le dit Augustin, le cannabis vendu aujourd’hui aux gamins n’a plus rien à voir avec ce que vous pouviez connaître il y a quelques décennies.

Alors, désinformation et amalgames, certainement pas !

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Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire