STRONTIUM & « INTELLIGENCE ECONOMIQUE »

dimanche 9 décembre 2007
par  Dr Marie-Hélène Groussac
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Le 28 novembre 2007

Tout d’abord le franglais « intelligence économique » désigne le fait de mettre les services secrets au travail sur un point économique d’un pays. Parmi, les choix effectués par la France depuis 17 ans, la protection par ses services secrets de l’industrie pharmaceutique et vaccinale. Il y a deux mois, j’écrivais un article quelque peu sarcastique sur la conception du traitement de l’ostéoporose (strontium & ostéoporose), essentiellement ménopausique, par la petite révolution que constituait le strontium, plus lourd que le fluor lui-même plus lourd que le calcium : en clair, pour traiter un dérèglement de la biologie osseuse, équilibre complexe, il suffisait d’alourdir l’os ! Il fallait y penser…

J’expliquais comment les effets secondaires étaient prévisibles à partir du traitement homéopathique strontium carbonatum : de fait les échos qui me sont remontés confirmaient ce que prévoyait l’homéopathie : au pire des morts par accident vasculaire cérébral.

Une des patientes concernées par ces troubles cérébraux me confirma qu’ils avaient cessé dans les quinze jours suivant l’arrêt de ce remarquable traitement. Il a quelques jours, elle m’appelait et me remerciait en précisant qu’il y avait un article dans le journal « le télégramme de Brest ». Voici le texte du discret entrefilet :

« MENOPAUSE. UN TRAITEMENT CONTRE L’OSTEOPOROSE SOUS HAUTE SURVEILLANCE.
L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) demande aux patientes traitées par Protélos (ranélate de strontium),
« d’arrêter immédiatement et définitivement leur traitement en cas de survenue d’une éruption cutanée et de consulter rapidement un médecin ». En effet des cas de réactions allergiques graves-dont deux mortels- ont été rapportés. »

Le strontium active très probablement les protéines de choc thermique et entraîne à peu près les mêmes conséquences d’aval que les métaux lourds. Parmi les troubles cliniques qui en découlent, il y a certes souvent des troubles cutanées mais il y a aussi les autres, plus internes, vasculaires et cérébraux. Qu’il me soit permis de douter du message délivré en la forme par l’AFSSAPS pour deux raisons. Il y a peu de morts par allergies cutanées (en dehors du syndrome de Lyell, épidermolyse bulleuse liée à une réaction à un médicament toxique). Or, ici, on a précisé éruptions, allergie et non bulles.

Si on ouvre la bible médicale rouge, le dictionnaire Vidal®, on constate que pratiquement tous les médicaments comportent, dans les effets secondaires rapportés, des allergies. Dans ce cas, pourquoi n’a–t’on pas lancé depuis longtemps ce type de message pour tout ce qu’il contient ?
Le côté alarmiste du message délivré par l’AFSSAPS ne colle pas avec ce qui est annoncé, en dehors des morts, bien sûr.
Alors, n’y aurait-il pas dans cette discordance entre l’alerte rouge et les raisons mises en avant un petit « coup » de « l’intelligence économique » ? Qu’y a-t’il derrière tout cela, en réalité ?

Docteur Marie-hélène GROUSSAC


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Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire