Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)

samedi 8 décembre 2007
par  Augustin Milano
popularité : 1%

Augustin Milano m’a proposé une série d’articles sur ce fléau qu’est le cannabis. J’en suis très heureux. C’est un homme qui a une grande expérience de ce sujet.
Quoi qu’en disent certains médias ou certains personnages qu’on dit de « premier plan », j’ai pu constater, au travers d’un proche, combien le cannabis fait des dégâts sur la personnalité des fumeurs. C’est encore un produit qui nous veut de mal, sans le moindre doute là-dessus en ce qui me concerne.
Je remercie donc Augustin pour ce premier texte et pour les suites à venir et j’espère que vous, lecteurs, vous en tirerez profit, peut-être pour vous-mêmes ou parmi vos proches ou encore parmi vos relations.

Jean Dornac


L’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanie a publié en juillet dernier une étude statistique très intéressante sur le cannabis. Il nous a semblé important de commencer notre analyse du cannabis par un rappel des chiffres principaux publiés dans cette étude très complète.

Ainsi, selon cette étude, le chiffre d’affaires du cannabis peut être évalué en 2004 à environ 1 milliard d’euros (si on prend le prix de 4 euros le gramme de cannabis) ! Ce qui n’est pas une petite somme. On pourrait presque créer plus d’une centaine de centres pouvant accueillir une quarantaine de toxicomanes pour leur proposer une abstinence totale et durable, s’achevant par une réelle réinsertion professionnelle !
Quant au coût social du cannabis, il est tout aussi élevé, de l’ordre de 919 millions d’euros ! Presque autant que les sommes dépensées pour l’acheter ! C’est donc comme si c’est l’Etat qui achète le cannabis ! D’un côté on laisse le cannabis entrer en France, de l’autre on paye la facture, et elle est salée… Avec cet argent on pourrait peut-être mieux financer une réelle politique de prévention (dès le CM2), des centres d’informations, des lieux d’abstinence et de réinsertion, et une meilleure surveillance pour démanteler les réseaux qui fournissent le cannabis depuis le Maroc, via l’Espagne ou depuis la Hollande.

Il y a en France environ 1,2 million de consommateurs réguliers (c’est-à-dire des personnes fumant au moins 10 joints par mois), dont 550 000 usagers quotidiens. La part des consommateurs réguliers est en hausse.
Ce qu’il faut savoir c’est que le niveau d’expérience stagne, c’est-à-dire que le nombre de personnes expérimentant le shit pour la première fois n’est plus en hausse. Est-ce une bonne nouvelle ? Certainement pas, car après le raz-de-marée de ces dix derniers années, le cannabis peut difficilement être plus présent et toucher encore plus de personnes ! Par contre parmi ceux qui expérimentent le cannabis pour la première fois, la part de ceux qui continuent est plus grande. Elle se situe là la véritable marge de progression du cannabis aujourd’hui : faire en sorte que ceux qui en fument, en fument plus ! Il ne s’agit donc plus pour les dealers d’envahir le marché mais de faire en sorte que ceux qui y touchent continuent. La consommation de cannabis va donc en augmentant et le danger redouble puisque le pourcentage d’être accroché durablement par cette drogue est en hausse.

Ainsi parmi les adolescents de 17 ans : un tiers déclare avoir fumé du cannabis au cours du dernier mois (22% pour les 15-16 ans). Parmi eux près de 70% (140 000) sont des usagers quotidiens. Il y a donc 140 000 adolescents de 17 ans qui fument du cannabis tous les jours ! C’est hallucinant, non ? On se prépare une jeunesse de zombie, et donc un avenir en lambeaux. En effet, et nous le verrons dans les articles suivants, le joint est loin d’être anodin. Fumer abîme, le corps, la santé, la volonté, l’esprit, etc. C’est ce que prouve ce rapport de l’OFDT quand il affirme que 14% des jeunes de 17-18 ans (c’est-à-dire environ 84 000 !) présenteraient des signes suggérant un risque élevé d’usage problématique. Cela fait quand même 84 000 ados, donc 84 000 malades potentiels qu’il faudra prendre en charge, soigner, etc. Vu la santé financière de la sécu et le nombre déjà important de personnes malades en France et de consultations médicales, on se passerait bien de ces malades du shit, qui ne le seraient jamais devenus s’ils n’étaient jamais tombés sur ce joint.

Le Dr Chamayou affirmait dans sa thèse de médecine sur le cannabis : « Notre société doit réagir maintenant sans attendre une éventuelle catastrophe épidémiologique […]. Les milieux médicaux et politiques se doivent d’avoir un discours unique et cohérent. Il en va de notre responsabilité de citoyen et de professionnel. »

Et ne nous voilons pas la face, la situation en France, comparée à celle de ses voisins, est catastrophique. En effet la consommation du cannabis des jeunes Français est une des plus élevées d’Europe.

Nos adolescents sont donc bien en danger. A quand une réelle politique de prévention sur le cannabis, mais aussi le tabac et l’alcool ?

Augustin Milano


Commentaires

Logo de Jean-lou
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)
mardi 12 février 2008 à 00h20 - par  Jean-lou

Augustin Milano tu écris sans connaitre ton sujet malgré ta soi disant experience et ça c’est vraiment pas terrible de la part d’un journaliste ou plutot d’un gratte papier devrais-je dire.

J’ai fumé pendant 4 ans assez régulierement aujourd’hui j’ai arreté pour des raisons professionel et je ne m’en porte pas plus mal mais pas mieux non plus.

Quand on vois que tu ne sais meme pas faire la différence entre sativa et indica et bien ce n’est pas la peine d’aller plus loin dans la lecture ce n’ai qu’un ramassis de prejugé.

Propagande quand tu nous tiens.
La prohibition on connait et on vois ou ca mène et en tant qu’ex fumeur je milite pour la LEGALISATION.

CONsommé avec modération est la clé si certaine personne ne s’en sorte pas pq ne pas les aidez plutot que de les stigmatisé .

Si j’ai envie de mettre fin a mes jours ou de me coupé un bras c’est mon droit de citoyen !!!

Je terminerai par une phrase a la hauteur de l’article :

Que fait le gouvernement . A quand une peine de prison pour ceux qui se suicide !!!

Logo de le biotope est plus determinant que le genotype
mardi 5 août 2008 à 19h11 - par  le biotope est plus determinant que le genotype

Bonjour,
je tiens a rebondir, car il y a énormement d’ignorance dans les propos de certains qui jugent pourtant a outrance...

C’est un homme qui a une grande expérience de ce sujet
Bien sur, d ailleurs ça se voit !!!

j’ai pu constater, au travers d’un proche, combien le cannabis fait des dégâts sur la personnalité des fumeurs .

Un cas pour une generalisation, c est grave, ça !!!

On se prépare une jeunesse de zombie, et donc un avenir en lambeaux N importe quoi(experience d ancien fumeur) on se prepare plutot a une jeunesse de moutons !

Le Dr Chamayou affirmait dans sa thèse de médecine sur le cannabis : « Notre société doit réagir maintenant sans attendre une éventuelle catastrophe épidémiologique Le docteur chamayou est loin d etre objectif sur le sujet, priere de verifier vos sources, c est un minimum...

il faut étudier scientifiquement (sur le plan médical, psychiatrique et philosophique Je vois pas trop ce que la philo vient faire ici, mais au niveau medical, en biologie moleculaire en particulier, vous m avait l air d etre tres loin de la realité...

vous y trouverez d’ailleurs la différence entre le cannabis sativa et le cannabis sativa indica Celle là c est une de mes favorites.... vous prouvez bien que vous n avez vraiment pas etudié la question...

alors il y a trois types de chanvre :
cannabis ruderalis, faible en substances actives
cannabis indica, plante petite et trapue, effet relaxant
cannabis sativa, haute et elancée, effet motivant(si si !)

Mais l’Etat doit-il interdire, ou contrôler, voire prendre en main la production et la commercialisation du cannabis ? A la différence du tabac le cannabis est plus dangereux : il attaque le cerveau. C’est en effet une substance psychoactive. le thé, le café, le cacao et le tabac sont aussi des substances psychoactives, vous pourriez vous renseigner avant de dire tout ça

De plus quand il est fumé sous forme de joint, il accumule les dangers du tabac en les aggravant (le joint est 4 fois plus concérigène que le tabac) On touche le fond, là ! Quelle quantité de tabac dans le joint ? On peut fumer pur, en vaporisateur(zero goudron)

Ainsi le cannabis, contrairement à la cigarette, peut être très dangereux quand on est au volant Tout a fait d accord, mais fois combien pour l alcool ????

Enfin le cannabis est la porte d’entrée vers d’autres drogues comme l’héroïne qui sont sources de grands désordres sociaux et personnels. Ce n est pas le cannabis, mais la faiblesse

Aussi, même s’il faut du temps, même si l’on atteint peu de gens, je crois utile de prévenir sur les risques La prevention se fera sans vous, comment prevenir dans l ignorance ?

pas beaucoup de cannabis et donc très très peu d’héroïnomanes. Car le cannabis est la porte d’entrée vers d’autres drogues. Alors comment expliquer qu il y ai moins d heroinomanes en hollande ?
Le probleme n est pas « la porte d entrée », mais le terrain psy

Mais c’est une ignorance scientifique de dire que le cannabis ne crée pas de dépendance physique Ça devient vite enervant tout ça en plus parler d ignorance scientifique quand on raconte ce genre de choses, c est tres grave

Mais l’alcool a été introduit en France depuis beaucoup plus longtemps que le cannabis. On ne voit donc pas, me semble-t-il toutes les conséquences du cannabis, de sa présence massive en France (c’est quand même très récent comme phénomène).
Les plus anciennes traces decouvertes de cannabis remontent a 8000 avant j.c en chine dans les fouilles du site neolithique de xianrendong. C est sur, ça fait pas longtemps, il faudrait attendre encore 50 000ans pour savoir ?

Enfin, quant aux différents types de plante je voulais parler du type à fibres (sativa) et du type à drogue (indica, cultivée pour ses sommités fleuries). Vous me citez une autre variété. J’avoue n’avoir jamais lu cela quelque part : veuillez donc me citer un livre, un site, une étude que je pourrais consulter. Merci ! Pour cocooner, il y a les mamans, pour chercher, il y a des bibliotheques et google

Concernant Augustin, il ne m’appartient de révéler ce qu’il est. Mais je redis que c’est un homme qui a une grande expérience dans ce domaine. Et il le prouve :

Et d’abord entre le cannabis "sativa" et le cannabis "sativa indica". Le "sativa" était cultivé pour le textile, les cordages, etc. Aujourd’hui on l’utilise pour l’isolation des maisons, dans le cadre du bio-habitat (ce que je pense être une excellente idée). Il contient très peu de principe actif (le fameux THC, principal facteur de l’effet ennivrant du cannabis) : quand on le fume, il a la même odeur et le même goût que le cannabis qui drogue, mais il n’a aucun effet ! Ensuite il faut distinger, au sein du cannabis "sativa indica" (celui donc qu’on produit pour en faire de la drogue), différentes espèces, c’est-à-dire différents taux de THC. Ainsi le joint de mai 68 contenait 2 à 3% de THC, ceux d’aujourd’hui sont beaucoup plus chargés, jusqu’à 20% et plus (comme la skunk ou le double zéro).
Je suis loin d etre certain que le joint de mai 68 etait comme cela, en effet, certaine variétés anciennes(plus de 2000 ans) ont des taux superieurs a 10%.

par nature le cannabis pousse à boire .
C est a pleurer

Mais soyons lucides : un gros fumeur de cannabis aura toutes les peines du monde à être efficace dans son travail. Vite, il se retrouvera au chômage. Belle generalisation, mais de nombreux exemples (j en connai certains) prouvent que c est totalement faux

Légaliser le cannabis c’est augmenter sa vente, c’est donc permettre aux grands barons de la drogue de s’en mettre encore plus dans les poches. Vous croyez vraiment que la mafia abandonnera la drogue parce qu’elle sera légalisée ??? C’est être bien naïf... C’est la mafia et les barons de la drogue qui financent la promotion du cannabis et sa mise en vente libre pour profiter d’un commerce florissant en toute tranquilité comme les compagnies internationalles, distributeurs d’alcool ou de tabac. On sait très bien que légaliser le cannabis c’est augmenter la toxicomanie. Les barons de la drogue gagneraient donc sur tous les tableaux : non seulement ils vendraient plus de cannabis sans être ennuyés, mais en plus ils vendraient plus d’autres drogues. Je ne sais pas qui est naif, mais la legalisation donnerait l arret des produits « coupés », les mineurs auraient plus de mal a s en procurer, l état gagnerai beaucoup d argent, il y aurai des emplois crées dans ce domaine, bien moins de dealers et la mafia en prendrai un sacré coup, la production devenant officielle.
Je ne voit pas en quoi il y aurai plus de toxicomanie, en hollande ça l a fait diminuer...
enfin bref tout ça pour dire qu il y a encore enormements d ignorance et donc de préjugés dans ce domaine...

Logo de Augustin Milano
dimanche 17 février 2008 à 16h15 - par  Augustin Milano

Fumer du cannabis pendant 4 ans et n’en avoir aucune séquelle (apparement, car le cannabis met dans les nuages et nous enlève une part de lucidité) ne prouve pas que le cannabis n’est pas dangereux.
En effet nous ne sommes pas égaux devant les produits toxiques. Par exemple quelqu’un peut fumer 2 paquets par jour et n’avoir jamais de cancer.Mais cela ne veut pas dire que le tabac fumé n’est absolument pas nocif pour la santé des poumons ! Donc pour déterminer la dangerosité du cannabis il ne faut pas partir de sa petite expérience et la généraliser, il faut étudier scientifiquement (sur le plan médical, psychiatrique et philosophique) les effets du cannabis.
C’est ce que je fais dans les articles suivants.
Alors n’hésitez pas à poursuivre votre lecture, vous y trouverez d’ailleurs la différence entre le cannabis sativa et le cannabis sativa indica.
Et si vous avez des contre-arguments scientifiques, dites les moi.

Logo de Loki
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)
mardi 5 février 2008 à 03h53 - par  Loki

Bonjour, plutot que de blamer ce produit pourquoi ne pas chercher une solution ?

La solution que je propose peux vous parraitre étrange mais est bien plus efficace que la répression, il s’agit de la légalisation controlée :

Le chiffre d’affaires du cannabis peut être évalué en 2004 à environ 1 milliard d’euros

1 milliard d’euros qui iraient dans les poches de l’état et permettraient de financer les hopitaux, les retraites de nos parents et bien d’autres choses

Quant au coût social du cannabis, il est tout aussi élevé, de l’ordre de 919 millions d’euros !

Je ne comprend pas bien d’ou vient ce chiffre, quoi qu’il en soit s’il n’est pas lié a la répression, il sera remboursé par le point précedent, s’il est lié a la répression (frais de police, emprisonnement etc) il sera diminué voir effacé, je ne peux pas vraiment parler de ce point vu que je ne le comprend pas

Avec cet argent on pourrait peut-être mieux financer une réelle politique de prévention (dès le CM2)

Je fait une parenthèse sur ce point car c’est en effet un gros problème de la politique actuelle face au cannabis, la désinformation, lorsque j’ai fumé mon premier joint je ne considerais comme drogue que cette étrange poudre blanche que j’avais vu dans le film scarface, je ne savais meme pas quelle était cette substance végétale, je n’ai eu droit a des tracts et autres information sur le cannabis que 2 ans après avoir commencé

La part des consommateurs réguliers est en hausse.

Une hausse régulière depuis le début de la répression du cannabis, preuve que ce n’est pas forcement la meilleure solution

Il ne s’agit donc plus pour les dealers d’envahir le marché mais de faire en sorte que ceux qui y touchent continuent.

Je ne voit pas en quoi c’est un problème, ils ne vont plus a la sortie des collèges mais se contentent d’attendre que leurs clients les appellent, client qui sont tout a fait libre de ne pas les appeller

On se prépare une jeunesse de zombie, et donc un avenir en lambeaux.

Vraiment ? Je fume depuis maintenant 5 ans, je fait 2 heures de sports par jours et j’ai très bon espoir quand a mon avenir, ce n’est pas car certains ne savent pas controler leur consommation qu’il faut blamer la totalité des consommateurs, une jeunesse qui se prend une cuite par jour ferait elle place a un meilleur avenir ? Pourtant je peux vous présenter pleins de jeunes de moins de 20 ans qui sont bourrés jours après jours...

Fumer abîme, le corps, la santé, la volonté, l’esprit, etc.

Chaque jours je cours une quinzaine de kilomètres sans aucun problème, lors de ma formation je travail 70h/semaines et je suis toujours aussi heureux d’y aller...
Je connais également un sportif de niveau mondial qui est un grand consommateur de cannabis, une fois de plus il faudrait arreter de généraliser...

Notre société doit réagir maintenant sans attendre une éventuelle catastrophe épidémiologique

Donc arreter une politique de répression qui a démontré son inefficacitée

la consommation du cannabis des jeunes Français est une des plus élevées d’Europe.

Soit plus élevé qu’en hollande ou en suisse ou la consommation de cannabis est légale

Nos adolescents sont donc bien en danger. A quand une réelle politique de prévention sur le cannabis, mais aussi le tabac et l’alcool ?

Tout a fait d’accord mais une campagne neutre visant uniquement a informer en ce cas...

Maintenant quelques arguments que je n’ai pas pus placer :

Vous ne parlez pas non plus du phénomène de "coupe" qui consiste pour les dealers a mettre divers substances plus ou moins nocives dans leur produit afin d’augmenter leur poid, ce problème serait reglé par un commerce légal et surveillé par des autorités compétentes

Vous semblez très attachés a la protection de vos enfants (ce qui est plus que compréhensible) mais n’oubliez pas qu’un dealer se moque de l’age de son client tant qu’il as de l’argent, un marchand travaillant légalement et étant sous la pression du système judiciaire lui serait plus apte a refuser de vendre du cannabis a des mineurs

De plus de nombreuses organisations mafieuses tirent la majorité de leurs revenus de la vente de cannabis, la légalisation diminueraient leur revenus et donc leur influence

De plus, je suis désolé de ne pas pouvoir fournir la source, je ne la retrouve plus mais j’ai lu quelques part qu’une très grande partie des opérations policières sont relliés au cannabis, une légalisation permettrait aux forces de l’ordre de passer plus de temps a arreter les violeurs, les pédophiles, les tueurs et les dealers de drogues bien plus dangereuses

De plus, j’imagine que vous savez a quel point il est difficile pour un jeune de trouver du travail actuellement, la légalisation du cannabis permettrait la création de très nombreux emplois (cultivateurs, commercants, artisans (pour la créations de pipes, bong, chillum))

Enfin je me contenterais de copier collé l’article 4 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :
"La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

A présent j’attend vos réactions afin de connaitre vos arguments pour ou contre cette légalisation car, je doit avoir l’esprit bien fermé puisque je n’y trouve aucun point négatif en comparaison avec le système répressif actuellement en place

Loki

Logo de Augustin Milano
dimanche 17 février 2008 à 16h52 - par  Augustin Milano

J’aimerai tout d’abord précisé que je ne suis pas d’accord avec le système répressif mis en place actuellement. A titre d’exemple les dernières mesures prises par la MILDT (d’organiser des sessions d’information pour les consommateurs de cannabis pris la main dans le sac) me semblent stupides : la plupart des jeunes qui fument connaissent assez bien aujourd’hui, me semblent-il, les conséquences sur la santé.

Le tout est de savoir si le cannabis est dangereux en tant que tel, dans l’absolu (et non pour telle personne particulière) est dangereux ou non pour la santé. A la lumière des nombreuses études scientifiques et statistiques dans ce domaine, il semble que le cannabis soit une substance dangereuse pour le corps de l’homme, sa santé, son équilibre psychiatrique.

Face à cela quel doit être le rôle de l’Etat ? Il s’agit là d’une autre question, mais tout aussi importante. Doit-il contrôler le commerce ? Le faire lui-même ? Apprendre aux jeunes à consommer modérément ? Ou inderdire le cannabis ? Punir ceux qui en consomment, produisent et en vendent ? C’est une question très délicate.

Par rapport à la cigarette l’Etat a fait le choix d’en contrôler le commerce, de mettre une taxe élevée, de développer toute une politique de prévention pour montrer le danger du tabac. En ce qui concerne ce dernier point, pourquoi l’Etat n’organiserait-il pas une prévention de la même échelle pour le cannabis ? Avertir les citoyens des dangers rééls du cannabis comme il le fait pour le tabac serait très bon et aiderait chacun à être mieux informé.

Mais l’Etat doit-il interdire, ou contrôler, voire prendre en main la production et la commercialisation du cannabis ? A la différence du tabac le cannabis est plus dangereux : il attaque le cerveau. C’est en effet une substance psychoactive. De plus quand il est fumé sous forme de joint, il accumule les dangers du tabac en les aggravant (le joint est 4 fois plus concérigène que le tabac). Attaquant le cerveau il modifie le caractère, la perception du réél, les facultés cognitives (mémoire, volonté, concentration, etc.). Ainsi le cannabis, contrairement à la cigarette, peut être très dangereux quand on est au volant : il augmente les risques d’accidents (cf étude de l’auto-journal ; le cannabis multiplie par 2,5 le risque d’avoir un accident : c’est le chiffre officiel de la Sécurité Routière). Le cannabis est aussi cause de violence physique. Dangereux pour son consommateur, on voit bien que le cannabis peut nuire à son voisin. Comment alors concilier la déclaration des droits de l’homme avec l’autorisation d’un produit qui nuit à la liberté d’autrui ?

Enfin le cannabis est la porte d’entrée vers d’autres drogues comme l’héroïne qui sont sources de grands désordres sociaux et personnels.

La Loi, qui a pour objet de protéger le citoyen, de délimiter sa liberté (comme le dit la déclaration des droits de l’homme que vous citez) devrait donc interdire le cannabis... Bien sûr sans oublier une bonne politique de prévention. Et surtout, surtout, surtout, et qui me semble le plus important, rejoindre les causes profondes de la consommation du cannabis. Cela je l’ai développé dans un autre article que je vous laisse lire.

Quand à l’alcool, consommé sans modération par la jeunesse, c’est sûr que c’est une catastrophe. Si on y ajoute le cannabis cela ne fait qu’empirer. Car cannabis + alcool c’est la drogue qui rend fou.

Logo de Rufus
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)
mercredi 30 janvier 2008 à 19h15 - par  Rufus

Bonjour Jean,

Il est vrai que j’ai lu trop vite et en diagonale les 5 articles actuels. D’ailleurs le 5ème article sur lequel j’ai précédemment posté ne parle pas du tout du cannabis, mais de l’héroïne (substance que je ne connais pas et que je n’ai pas envie de connaître).

Pour en revenir au cannabis, je vais vous préciser mes griefs envers cette serie d’articles, en essayant de ne pas tenir compte du style d’écriture dramatique utilisé.

Cette article semble prôner la prohibition pure et simple. Or, la prohibition est déjà actuelle et les problèmes que vous évoquez sont, eux, bien réels. De plus, la prohibition est rarement une bonne solution et n’en est jamais une quand les problèmes qui en découlent sont plus grands que les problèmes de base.

Dans la situation actuelle, le commerce de cannabis est interdit. Mais comme il n’est pas possible de détruire une chose illicite existant à des millions voire des milliards d’endroits différents, la plante existe et existera toujours. Par conséquent, le marché noir existe, la vente de cette drogue n’est donc pas contrôlée par l’Etat. Pire, il est techniquement impossible à l’Etat d’excercer le moindre contrôle sur la vente de ce produit à des mineurs, précisement pour une question de législation.

La composition exacte du produit est, elle aussi, impossible à contrôler. Ce qui n’est pas un élément anodin quand on sait que les produits de coupage sont susceptibles de provoquer de graves blessures à la gorge.

Le troisième problème, et à mon sens le plus grave, réside dans le fait que la prohibition provoque le tabou et rend le dialogue plus difficile. Or, c’est bien souvent la capacité de dialoguer, de faire valoir son droit, de communiquer ses envies et ses sentiments qui manque aux plus jeunes.

Je suis d’accord avec vous sur le fait que les variétés de cannabis actuelles peuvent être très concentrées en principe actif, et donc dangereuses si l’on n’est pas informé du fait. La levée de la prohibition favoriserait donc aussi l’information sur le danger de certains produits, afin de bien distinguer la puissance du produit comme on peut le faire entre une boisson telle que la bière ou le cidre, du vin et un alcool fort.

Finalement, il revient à tout le monde de tolérer, dans une certaine mesure, et même si l’on ne fume pas soi-même, la consommation d’une substance légèrement toxique par un proche. Car ne jamais accepter et à aucun moment une telle chose, revient à ne pas distinguer entre la consommation de plaisir et la consommation abusive et problèmatique qui, elle, est souvent liée à un problème externe.

Logo de Augustin Milano
dimanche 17 février 2008 à 17h06 - par  Augustin Milano

Ces articles ne veulent pas prôner la prohibition mais dire à quel point le cannabis est dangereux. Et cela est plus affaire de prévention et d’abstinence que de prohibition ou de répression.

Quant à l’inefficacité du système répressif mis en place je suis tout à fait d’accord avec vous : totalement inefficace. Et pour cause, il n’a pas été appliqué ! La loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 modifiée par le nouveau code pénal du 1er mars 1994 n’a pas été vraiment appliquée ! On a en effet ouvert toutes grandes les vannes et laisser le cannabis entrer en France. Maintenant que le raz-de-marée est fait il va être difficile de le stopper. C’est trop tard !
Face à cela il faut prôner la prévention et l’abstinence et maintenir la loi pour montrer que c’est un produit nocif. Regardez ce que fait l’Australie par exemple : pas beaucoup de cannabis et donc très très peu d’héroïnomanes.
Car le cannabis est la porte d’entrée vers d’autres drogues. Cet effet d’escalade est prouvé cliniquement (les 4 stades de la toxicomanie. Bull. Acad. Natle Méd. 1994-178 n°6). Bien sûr tous les utilisateurs occasionnels ne sont pas des toxicomanes et ne le deviendront peut-être pas. Mais une enquête américaine portant sur 5468 lycéens de 13 à 18 ans a montré que 20% des adolescents qui fumaient régulièrement de la marijuana ont fait, après un an, l’expérience du LSD, de l’ecstasy, de l’héroïne ou de la cocaïne alors que seulement 1% de ceux qui ne prenaient pas de "joint" ont commencé par ces drogues.
Ceci est totalement vérifiable : allez à la rencontre des toxicomanes, vous verrez qu’ils ont quasiment tous commencé par un joint.
Et ce n’est pas parce que beaucoup de personnes consomment le joint, qu’il faut, devant la pression de cette situation de fait, baisser les bras et légaliser le cannabis. Il faut sans doute améliorer la prévention, faire réflechir les jeunes et construire une société sur d’autres fondements que la poursuite du profit, du fric et du plaisir pour soi à tout prix !

Logo de Augustin Milano
mercredi 30 janvier 2008 à 19h28 - par  Jean Dornac

Sur l’inutilité, voire la nocivité, de la prohibition, je ne peux être que totalement en accord avec vous.

Aussi, même s’il faut du temps, même si l’on atteint peu de gens, je crois utile de prévenir sur les risques, sur les dégâts (Je pense toujours aux jeunes) liés à la consommation de cette substance, en tout cas consommation au rythme dont j’ai été témoin chez certains jeunes.

Cette série d’articles se veut prévention, explication, aide à ceux qui en cherchent (je pense là aux parents déboussolés par leurs jeunes qui fument et changent en profondeur, jusqu’à ne plus les reconnaître dans leurs attitudes).

En aucun cas, je ne veux jouer le rôle d’une sorte de "justicier", de flic, d’homme de loi ou de pouvoir par la publication des textes d’Augustin. Et autant que j’en sache, ce n’est pas son but non plus.

J’espère donc que les lecteurs qui cherchent une solution ou une réponse à leurs angoisses de parents, trouveront dans ces textes, un commencement de réponse.

Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)
mardi 29 janvier 2008 à 08h25

Bonjour,
cet article dresse un tableau tres sombre du cannabis tout comme veut nous le presenter notre cher etat afin de legitimer sa politique repressive.
D apres moi il ne fait donc pas avancer les choses.
Noublions pas que la majorité des consommateurs de cannabis n ont aucun probleme de dependance puisqu ils le conssomme occasionellement entre amis et s’en passent tres bien.
L autre partie des consomateurs (a probleme) ne s’est pas fait avoir par le cannabis mais le consomme parce qu ils doivent se faire soigner (moi le premier)et se tournerons vers une autre drogue (j entend par drogue toute substance addictive, le travail, l ordinateur, la nourriture...) vu qu ils se sentent mal.
Il ne faut pas eradiquer le cannabis mais soigner la societe car on retrouve les memes problemes avec l alcool et le tabac se qui prouve bien que le cannabis n est pas le probleme.
Je pense qu il est grand temps de presenter le cannabis comme il se doit c’est a dire une drogue n entrainant pas de dependance physique (et non le fait d avoir un taux de thc plus important ne change pas la nature du produit vu que la substance est la meme et que les quantites necessaire a l ivresse cannabique sont egalement les memes) mais une dependance morale.
Il entraine (toujours) en cas d abus une demotivation relativement importante et est socialement moin penalisant que l alcool.
Voila je n est pas dit tout ce qu il y avait a dire car cela necessite un debat avec des specialistes honnetes et realistes mais j espere que les lecteurs ne se laisseront plus avoir par les dires de nos "specialistes" affirmant que le cannabis st un fleau.

ps : si le cannabis se vendait en magasin je n aurais a l age de 13 ans pas pu m en procurer AUSSI facilement.
(cela dit je ne suis pas pour une legalisation)

Moi.

Logo de Augustin Milano
dimanche 17 février 2008 à 17h12 - par  Augustin Milano

Je pense comme vous quand vous dites que le cannabis est une dépendance morale, psychologique et que c’est la société qui est malade, qu’il faut soigner. Moins de pression économique nous ferait par exemple le plus grand bien !
Mais c’est une ignorance scientifique de dire que le cannabis ne crée pas de dépendance physique. Toute dépendance aux drogues est physique, par fixation de la molécule toxique sur les récepteurs des cellules cérébrales et le blocage de ceux-ci.

Logo de blacky
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme ! (1/8)
mardi 29 janvier 2008 à 01h06 - par  blacky

bonsoir

je tiens a vous communiquer le profond atterement dont je suis saisi lorsque je parcours cet article et les réactions associées.
je n’entrerais point dans le debat politique et me cantonnerais au faits.

je tiens en premier lieu a m’indigner de vos réponses qui sont parfois tout a fait fausses :

"Oui, vous avez raison il faut distinguer entre plusieurs sortes de cannabis. Et d’abord entre le cannabis "sativa" et le cannabis "sativa indica". Le "sativa" était cultivé pour le textile, les cordages, etc."

tout a fait faux, il faut distinguer entre le cannabis sativa,indica et ruderalis.
le canabis sativa tout comme l’indica sont porteurs de trichomes et donc de substances psychoactives.
Ce qui les differencie c’est leur phénotype et génotype(leur caractéristiques taille,durée de floraison ect)

" Aujourd’hui on l’utilise pour l’isolation des maisons, dans le cadre du bio-habitat (ce que je pense être une excellente idée). Il contient très peu de principe actif (le fameux THC, principal facteur de l’effet ennivrant du cannabis) : quand on le fume, il a la même odeur et le même goût que le cannabis qui drogue, mais il n’a aucun effet !"

sur ce point la je suis tout a fait d’accord.

"Ensuite il faut distinger, au sein du cannabis "sativa indica" (celui donc qu’on produit pour en faire de la drogue), différentes espèces, c’est-à-dire différents taux de THC. Ainsi le joint de mai 68 contenait 2 à 3% de THC, ceux d’aujourd’hui sont beaucoup plus chargés, jusqu’à 20% et plus (comme la skunk ou le double zéro)"

Les differentes varietes de cannabis plutot , parler d’espece me semble innaproprié,
et ne sont souvent pas classés en fonction de leur taux de THC mais de leur origines génétiques.
et a titre informatif la skunk n’a qu’un taux de THC de 15 a 18%.Et le "double zero" est l’association au cannabis d’un psychotrope chimique (type cocaïne ou heroïne) et absolument pas une variete de marijuana.

"Le cannabis "sympa" qu’on cultive chez soi peut donc être très violent et être une réélle drogue. Cela n’a plus rien à voir avec le joint des années 60. C’est comme si on comparait un verre de whisky avec un verre de bière !"

rien a voir avec le joint des années 60 je suis tout a fait d’accord, de la comparer whisky et biere, je ne vois aucun rapprochement.
comparer herbe et extazy à bière et whisky, la je vous suis,encore que.

"Autre distinction : la population qui entre dans le cannabis rajeunit. Dans les années 60 ceux qui étaient les plus jeunes à consommer le cannabis étaient des étudiants. Aujourd’hui ce sont des adolescents, et même des pré-adolescents d’une douzaine d’années."

il y a quarante cinq ans quel etait l’age moyen du premier rapport sexuel ?
juste pour vous montrer que l’evolution de la consommation a suivit les autres evolutions de la société, quel est l’age moyen de la 1ere bière ?

je ne souhaite pas vous "descendre", comme mes propos pourraient le laisser préposer, mais je tiens a réequilibrer ce "débat" dans lequel vous vous acharnez a devaloriser de facon totalitaire et absolument pas arbitraire un produit.

je souhaiterais vous signaler a titre informatif que le cannabis fait bien moins de mort et agit de facon bien moins nocive que l’alcool, le tabac et les antidepresseurs.pour un site altermondialiste je trouve vos propos extremement totalitaires.

je tiens a préciser que je fume du cannabis depuis 4ans, que je suis un etudiant dans la norme superieure, avec un reseau relationnel tout a fait stable et complet, et que selon moi il y a bien moins de personnes qui se servent du cannabis comme refuge, que de personnes se servant de l’alcool ; ou que de personnes que l’on assome de cachets anti-depresseurs au lieu d’ecouter et de socialiser, l’un des caracteres reconnus du cannabis.

sur ce, j’espere obtenir une réponse , ayant constaté que vous repondiez bien plus souvent aux anti-consommateurs.

bonne soirée, au plaisir de lire votre reponse

Logo de Augustin Milano
dimanche 17 février 2008 à 17h30 - par  Augustin Milano

Comme vous me le demandez, je vous répond.
Tout d’abord vous fumez du cannabis et avez une vie équilibrée, comme d’autres fumeurs du cannabis. Tant mieux pour vous, certains n’ont pas eu cette chance (même si ils ont pu aussi faire d’excellentes études universitaires). On n’est pas égaux devant les drogues. C’est-à-dire que les systèmes nerveux et neuronales de chaque personne réagit différement aux produits toxiques, que ce soit la drogue, l’alcool ou le tabac. Mais aucun test ne me dit à l’avance comment je réagirai, comme mon cerveau résistera. Car, de fait, le cannabis est une substance dangereuse, contre laquelle tel cerveau a plus ou moins de resistance. Mais comment le savoir ? Il faut donc prendre un risque. Pour certains il fut fatal...
Donc pour affirmer que le cannabis n’est pas dangereux ou l’est il faut voir si on parle dans l’absolu, en tant que tel, ou bien si on veut parler chez tel ou tel individu. La démarche scientifique cherche dans l’absolu. Je maintiens donc que le cannabis est dangereux en tant que tel, et plus dangereux que le tabac.

Au sujet de l’abaissement de l’âge des consommateurs, c’est, comme vous le dites, du à l’évolution de la société. Mais vous serez d’accord que fumer du cannabis à 12-13 ans quand on est en pleine mutation physique, psychologique, émotionelle, quand le cerveau n’est pas fortifié structurellement, c’est quand même plus dangereux qu’à 25 ans, ou 35 ans quand on a de plus une vie solide et équilibrée.

Par rapport à l’alcool je suis tout à fait d’accord : de fait c’est plus dangereux et cela touche plus de personnes. Mais l’alcool a été introduit en France depuis beaucoup plus longtemps que le cannabis. On ne voit donc pas, me semble-t-il toutes les conséquences du cannabis, de sa présence massive en France (c’est quand même très récent comme phénomène).

Enfin, quant aux différents types de plante je voulais parler du type à fibres (sativa) et du type à drogue (indica, cultivée pour ses sommités fleuries). Vous me citez une autre variété. J’avoue n’avoir jamais lu cela quelque part : veuillez donc me citer un livre, un site, une étude que je pourrais consulter. Merci !

Logo de Régine
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme !
mardi 11 décembre 2007 à 19h28 - par  Régine

Bonsoir,

Ayant subi la déchéance psychologique, physique, morale de mon compagnon au cours de 8 années de relation, je me suis débattue pour lui faire comprendre ce qu’il vivait sans succès... il a débuté avec 10 joints par jour pour aboutir au bout de 3 ans à 3 à 4 joints par heure pendant 14 heures par jour, du lever au coucher... j’ai du abandonner cet homme que j’aimais pourtant tant et me contraindre à m’en séparer malgré la dépression et le cancer que cela a engendré sur ma santé. Cet enchaînement de malheur à cause d’un fléau quotidien engendrant rupture sociale s’agravant chaque jour pour aboutir à la violence et à un comportement à connotation schyzophrénique, morcellement intérieur et absence de communication avec son entourage...

Je suis heureuse de ne plus me sentir seule devant cette douleur que le canabis a versé dans ma vie amoureuse et heureuse de savoir que peut-être des mesures sérieuses vont être entreprises contre ce fléau qui devient plus grave que l’alcool... toute proportion gardée évidemment...

Régine

Logo de meredith
jeudi 7 février 2008 à 21h16 - par  meredith

débuté avec 10 joints par jour pour aboutir au bout de 3 ans à 3 à 4 joints par heure pendant 14 heures par jour

On peut parler d’usage problematique dans un cas comme celui la, qui neccessite un traitement et un suivi medical.

malgré la dépression et le cancer que cela a engendré sur ma santé

La depression du a une rupture je veut bien, mais dire que votre rupture vous as causé un cancer ...

fléau quotidien engendrant rupture sociale s’agravant chaque jour pour aboutir à la violence et à un comportement à connotation schyzophrénique, morcellement intérieur et absence de communication avec son entourage...

Uniquement en cas de situation particuliere, comme la votre il semblerais. Beaucoup d’usagers modéré n’ont aucun problemes, ni social, ni psychologique.


ce fléau qui devient plus grave que l’alcool

L’alcool est une drogue dure, presente partout et tout le temps et entrainant une addiction et une dependance physique et psychologique forte. Le sevrage du cannabis(qui ne produit qu’une dependance psychologique de faible a forte selon la fragilité des individus) es plus simple.

La consommation abusive de cannabis a, en general, les memes causes que l’addictions aux autres drogues : des problemes que l’on n’arrive pas a gerer. Traiter les problemes permet un decrochage bien plus simple pour ces populations "dependantes".

Mais tout comme il existe des amateurs de bons vin bien dans leur peau, autant il existe des amateur de cannabis bien dans leurs peau. Les alcoliques et les dependants cannabiques ne sont pas les plus nombreux dans leurs categories respectives

Logo de Ingrid
samedi 29 décembre 2007 à 03h04 - par  Ingrid

Bonsoir à tous les internautes,
et bonsoir monsieur Dornac,

Je me joins à Régine pour dire que j’ai été témoin pendant deux ans de la dégradation de la personnalité de mon compagnon, et que j’ai dû le quitter parce que le cannabis le rendait :
1) incapable de penser un quelconque projet de vie, puisqu’il n’était même pas capable, le cannabis ayant détruit sa mémoire à court terme, de savoir ce qu’il allait faire le soir ou ce qu’il avait fait il y a dix minutes
2) incapable de communiquer, il s’excluait dans son monde
3) gravement atteint dans ses fonctions intellectuelles : ne pouvant plus raisonner, ne pouvant plus approfondir une idée, ne fonctionnant que dans un laisser-aller rêveur d’association d’images ou de sensations.

N’ayant jamais eu affaire à une personne qui fumait, ayant été en revanche avec deux compagnons qui buvaient, je dis, de mon expérience, que l’alcool, qui est pourtant aussi la ruine d’une vie, c’est plaisant à côté du cannabis.
Comme mon compagnon me répétait que c’était un excellent médicament, qu’il allait très bien, etc. etc., au bout de deux ans, me sentant contaminée par son instabilité intellectuelle et sa dépression existentielle, je suis allée à la fac de médecine consulter des ouvrages.
C’est là que j’ai reconnu tous les symptômes dont j’avais souffert à son contact pendant deux ans : ne pas pouvoir avoir avec lui une conversation qui tienne debout, ne pas pouvoir agir. Ce fut comme une libération : j’ai vu que ce n’était pas moi qui hallucinait - il me reprochait d’être trop saine - mais qu’il y avait bel et bien atteinte du cerveau. Ces personnes sont championnes pour être prosélytes et chercher à nous convaincre que c’est excellent pour la santé.
Mais les professeurs d’université aux Etats-Unis ont témoigné, par exemple, que de nombreux étudiants brillants avaient abandonné leurs études et étaient tombés dans la dépression et l’inactivité à force de fumer du cannabis.

J’exprime ce que j’ai vu, c’est tout. Je n’attaque personne, mon compagnon m’a emmenée en Hollande où là, j’ai vu effectivement plein de jeunes "tranquilles". Reste à savoir qu’est-ce qu’ils font de leur vie ? Quel travail exercent-ils ? Ont-ils une activité qui les épanouit ? Même pour un travail manuel, on a besoin de ses neurones. Le cannabis détruit les neurones beaucoup plus violemment encore que l’alcool. J’ai connu des alcooliques actifs, sportifs, etc. Le cannabis ne semble pas engendrer le mouvement de la vie. Tout se passe dans la tête.
Chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie. Encore une fois, je n’exprime que ce que j’ai vu. Je sais que des partisans du cannabis vont critiquer mon mail.

Tout ce que je sais, comme Régine, c’est que j’ai perdu un homme que j’aimais avec qui je croyais pouvoir faire ma vie. Mais il était marié avec ses joints.

Ingrid

P.S. : je ne retrouve plus les coordonnées des livres. En tout cas, il y a plusieurs ouvrages qui font autorité, qui ont été écrits par des psychiatres qui ont eux-mêmes consommé des substances, pour en observer les effets, et les consignait en observation avec leurs étudiants. Il y a un psychiatre français du début du siècle qui a écrit un ouvrage fondateur, repris et actualisé par des médecins américains.

Logo de Ingrid
mardi 11 décembre 2007 à 19h40 - par  Jean Dornac

Bonsoir Régine,

Merci pour votre témoignage pourtant oh combien tragique pour vous.

Merci pour votre courage.

Logo de Rose
Cannabis : L’OFDT tire la sonnette d’alarme !
dimanche 9 décembre 2007 à 04h34 - par  Rose

Cher Jean Dornac,

En lisant cet article trop fumeux, j’ai cru que je m’étais trompée de site : mais non hélas, même altermonde est contaminé par la sarkosite.

Par la grâce des rapports de ce genre, OFDT ou MILDT, la traque aux jeunes va s’amplifier. L’OFDT se fiche de la santé des gens, de la vie des gens, de la réalité. L’OFDT sert à justifier une répression accrue.

Je voudrais bien connaître la "grande expérience" en matière de cannabis de votre ami Augustin Milano. Connait-il seulement la différence entre la résine de cannabis (et les immondes tripatouillages qu’elle subit) et la douce marie-jeanne du jardin ?

Cher Jean, vous vous attristez des "dégâts" dans la personnalité d’un de vos proches, fumeur. Je fréquente beaucoup de jeunes chômeurs, dont une assez petite proportion de fumeurs réguliers.

Je peux vous dire que le manque d’emploi, le manque d’argent, le manque de logement décent, le manque de reconnaissance, détruisent la personnalité de nombreux jeunes plus sûrement et plus profondément que quelques pétards.

Jean, s’il vous plaît, n’alimentez pas avec ce genre de publication la machine à désespérer la jeunesse.

Savez-vous que quelque part en Orient on appelle la majiruana "l’herbe qui fait les yeux émerveillés" ???

Est-ce que ça ne vous parle pas plus que des chiffres désincarnés ?

Vous qui pourfendez justement les mensonges, silences et manipulations autour de graves problèmes de santé publique (vaccins, OGM...), ne vous laissez pas abuser par de pseudo-alarmes.

En matière de destruction de la personnalité (avec métastases dans l’entourage) l’alcool devance largement le cannabis. L’alcool TUE infiniment plus que le cannabis.

Contre ce "fléau" du cannabis, si on essayait la dépénalisation avec encadrement sanitaire et législatif de sa consommation, comme pour l’alcool ?

Bien à vous,
Rose

Logo de cheese
jeudi 16 avril 2009 à 03h46 - par  cheese

je crois que quand on en sait autant que vous sur le sujet on devrait mieux se taire lisez donc J Cervantes vous pourrez ensuite parler de botanique car pour un connaisseur c est a hurler de rire les enormites sur les varietes entre autres ce qui demontre bien votre meconnaissance du sujet vous n avez fait que recopier des torchons de droite de mauvaise qualite et sans aucun fondement si ce n est celui d une politique de privation des libertes contres lesquelles je vous croyais pourtant engage mon interet pour votre mouvements prends fin sur vos paroles

Logo de Mrpolo
mercredi 27 février 2008 à 01h04 - par  Mrpolo

Bonjour

Vous croyez vraiment que la mafia abandonnera la drogue parce qu’elle sera légalisée ??? C’est être bien naïf... C’est la mafia et les barons de la drogue qui financent la promotion du cannabis


Pour commencer, personne ne me paye pour cela, et quand je vois des associations comme le CIRC en France ou l’ENCOD au niveau européen plébisciter et soutenir le projet de Martin Barriuso en Espagne, je me demande comment vous étayez cet argument !

et sa mise en vente libre pour profiter d’un commerce florissant en toute tranquilité comme les compagnies internationalles, distributeurs d’alcool ou de tabac.


Je reconnais que les grandes firmes multinationales s’entendent pour faire du lobbying au détriment de l’intérêt environnemental ou humain pour générer encore plus de profits et en cela on peut y trouver des comportements mafieux de subversion ou d’intimidation (Voir aussi dans d’autres secteurs économiques)
Qu’est ce qui est préférable selon vous, Al Capone ou un ensemble d’entreprises pour s’occuper d’un marché ? Les problèmes sont engendrés dans le dernier cas par la libre concurrence dans un contexte de guerre économique et de quasi absence de réglementations et de contrôles

On sait très bien que légaliser le cannabis c’est augmenter la toxicomanie.


On pourrait ensuite se pencher sur les chiffres de la toxicomanie aux Pays-Bas, plus bas que dans les pays prohibitionnistes, puis sur les chiffres du nombre de consommateurs de cannabis chez les adolescents, plus bas également Néanmoins je n’avais jamais trouvé ça de source sûre, ni des chiffres qui le démontraient... enfin après avoir cherché un peu, j’ai trouvé bien plus que ce que je voulais :
Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies
Rapport 2007 EODT

Le chapitre 3 de ce rapport est consacré au cannabis, et parle entre autre de la prévalence de la consommation de cannabis dans les pays européen. J’ai là trouvé mes chiffres :

Pour la tranche d’âge de 15 à 24 ans, en France et en 2005, la prévalence est de 24%. En gros, 1 jeune sur 4 a fumé du cannabis entre 15 et 24 ans.
Pour cette même tranche d’âge, aux Pays-Bas et toujours en 2005, la prévalence est de 12%, soit la moitié par rapport à la France !soit à peu près un jeune sur 8 !

Si on regarde au niveau des autres tranches d’âge, 15-64 ans et 15-34 ans, la différence n’est pas aussi énorme mais n’est pas non plus négligeable. Un graphique l’explique très clairement.

Le rapport traite également des modes de consommations, du trafic, des saisies, etc...cela peut en intéresser plusieurs sur ce forum.


Légaliser le cannabis c’est augmenter sa vente, c’est donc permettre aux grands barons de la drogue de s’en mettre encore plus dans les poches.


Encore une fois le seul soucis est le cadre légal et les mesures de contrôle sur la production, le transport et la distribution, il n’y à qu’a étudier l’ensemble des contrôles auxquels sont assujettis les fabricants de vin !

Encore une fois beaucoup de pistes sont abordées dans les propositions de Martin Barriuso

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 17h52 - par  Mrpolo

Un besoin évident de prévention
Le nombre de consommateurs de cannabis, ou plutôt le nombre de sondés qui le reconnaissent, aurait doublé en dix ans. Les jeunes commencent très tôt et abusent parfois. Le cannabis est un produit psychoactif qui peut présenter certains risques, surtout avant la puberté ou en cas d’usage intensif prolongé. Il est indispensable de faire une prévention massive et efficace pour éviter des dommages sanitaires et sociaux. Sans les nier, il faudrait enfin admettre que ces problèmes sont d’une moindre ampleur et bien plus maîtrisables que pour l’alcool, le tabac ou certains médicaments.

Alors là se pose la question du sens de la Loi. Est-elle chargée de protéger les faibles, ou doit-elle favoriser le confort des forts ???

Alors doit on se focaliser sur une abstinence forcée pour tous et empêcher toute prise de conscience chez les individus des dangers et abus ?
Beaucoup d’informations objectives mais trop d’exagérations, de stigmatisations et parfois d’erreurs pour être crédible. Ce mélange d’expertise impartiale et d’idéologie hygiéniste fait régresser le débat. Il fait aussi regretter l’approche très pragmatique de la MILDT période Maestraci. Tant que le gouvernement ne sortira pas de la répression de la consommation, il ne faudra pas espérer de prévention ou une réduction des risques efficaces.

Celui qui s’abîme, abîme sa capacité de réalisation, de création, etc. Il ne peut qu’apporter moins à autrui. En quelque sorte il lui nuit donc. On ne peut sépaer l’individu de la société car la société n’est formée que de ces individus (sans eux, pas de société).

Donc pour vous l’individu doit être l’esclave de la société dans laquelle il vit au détriment de tout libre arbitre ou envie de révolte face aux dogmes de la masse ?

Tous les ministres concernés y vont de leur idée. Certaines aboutissent à des lois comme sur la conduite automobile, d’autres rodent à l’état de projet comme la contravention pour les simples usagers, la dernière en date est une campagne de prévention. Elle suit les recommandations du plan gouvernemental 2004-08 sur les drogues. L’objectif est de casser l’image positive du cannabis, surtout chez les jeunes, en exagérant les conséquences négatives de sa consommation et en essayant de faire peur avec la répression.

Toujours la même rengaine :
Le message : il n’y a pas de vie heureuse avec le cannabis. La menace : la police et la justice vont vous punir si vous n’allez pas vous faire soignez. Les supports choisis ciblent d’abord les jeunes mais aussi les parents, plus sensibles à la peur du gendarme ou à la violence du marché noir. Mention spéciale pour un guide d’aide à l’arrêt du cannabis, une bonne idée mais une réalisation trop moralisatrice pour bien fonctionner. Déjà, l’usage raisonnable est nié puisque l’objectif est d’arrêter même le joint du soir. La majorité des raisons citées pour décider d’un sevrage ne sont pas liées aux effets de la plante mais sont les conséquences néfastes de la prohibition. De même, les seuils fixés pour déterminer le mésusage et l’abus sont trop loin de la réalité des consommateurs.

- le cannabis est souvent associé à la consommation d’alcool, il y pousse même, vu que l’alcool décuple les effets du cannabis
- le cannabis peut entraîner vers d’autres drogues plus violentes dont on peut mourrir par overdose.
- si on ne meurt pas du cannabis, il ne faudrait pas oublier que le cannabis tue la volonté, entraîne une mort intellectuelle (cf. Baudelaire qui le dit), favoriser la manipulation, tuer socialement. Le cannabis peut faire d’un jeune un zombie en quelques années seulement.

Si les Français ont une image positive du cannabis, ce n’est pas faute d’avoir entendu l’inverse. Depuis 30 ans, les médias et les gouvernements multiplient les campagnes ultra négatives. La loi sur le cannabis est calquée sur le terrorisme, les usagers sont présentés comme des malades ou des criminels. On minimise toujours leur nombre et leur intégration sociale. L’abstinence de cannabis est présentée comme un test essentiel de moralité.
En termes médiatique et politique, il est plus rentable de focaliser sur la jeunesse en danger que sur la masse des usagers marginalisés par la prohibition, pas par leur consommation. Malgré ces pressions constantes, le cannabis intègre profondément notre société comme le café, le tabac ou l’alcool. on nous ressort des arguments 100 fois entendus et balayés par l’analyse rationnelle et de nombreuses études officielles.

Tous les mythes y passent : la théorie de l’escalade vers d’autres drogues, le syndrome amotivationnel, la dépendance physique, le soutien aux organisations criminelles, la tendance asociale, la porte vers la délinquance, la ruine, la folie... Comment s’intéresser au reste du contenu, parfois fort utile, après autant théories fumeuses ? Vous prétendez casser le mythe alors que vous l’entretenez.
Comment sensibiliser aux risques objectifs les millions d’usagers plutôt satisfaits ? Comment inciter à consulter en cas de problème ? Certainement pas en ne présentant que les défauts exagérés d’une substance certes interdite mais largement consommée. Certainement pas avec des flics qui conduisent au sevrage forcé et à la prison. Certainement pas en perpétuant les mensonges, l’exclusion et la persécution. Les plus jeunes pourraient être impressionnés, cela peut contribuer à retarder l’expérimentation. Les adolescents croient toujours être plus malins que les autres. Ils se sentiront peu concernés ou ne retiendrons que les affirmations positives, bonne pub pour le cannabis. Les adultes consommateurs connaissent ces risques et la plupart savent comment les réduire. Ils n’apprécieront guère d’être encore une fois stigmatisés. Les non consommateurs continueront à considérer les usagers de cannabis comme des inconscients, des malades ou pire des délinquants.

La matraque ou le caducée, ce n’est pas une bonne base pour instaurer une alliance entre les enfants, les pédagogues, les thérapeutes et les parents et réguler l’usage.

Cela peut arriver
Les exemples choisis correspondent bien à des situations critiques. Dans ces cas, le cannabis est le plus souvent le symptôme d’un malaise profond et non la cause. De plus, ils font croire que la consommation sur une vie est linéaire, de la découverte festive jusqu’à l’enfer du "joint par jour" et au sevrage obligatoire. Un verre par jour, ça va. Mais un joint et vous êtes exclus de la société car c’est le seuil de la déchéance. A qui veut-on faire croire cette farce ? Dans la vraie vie, les consommateurs oscillent entre l’abus et l’abstinence et régulent plutôt bien leur usage. La grande majorité n’a pas besoin d’aide pour cela. Cependant, le cannabis est parfois mal employé pour répondre à de vrais problèmes et surtout il ne correspond pas aux besoins réels de la personne. Certains soignent leurs angoisses avec du chanvre alors qu’il en provoque chez d’autres. C’est ce risque paradoxal qu’il faut expliquer. Si on veut inciter ne pas consommer pour de mauvaises raisons ou au mauvais moment, il faut faire une l’éducation à l’usage du cannabis. A la place, tout est fait pour démontrer que le consommateur a une attitude anormale et qu’il doit arrêter.

Échec scolaire et adolescence difficile
Les adolescents à problèmes existaient bien avant le cannabis. Les jeunes utilisent depuis fort longtemps de l’alcool, de l’éther, de la colle à rustine, des médicaments... Avant l’école obligatoire, on passait directement de l’enfance au monde du travail, à la rude, marche ou crève. Avec l’enfant roi, le plaisir immédiat est la règle depuis le plus jeune age, la contrainte n’est plus si violente, la réflexion est plus précoce. Nos bébés grandissent très vite, il est normal que les problèmes d’adultes surgissent plus tôt. Là encore, le cannabis est un symptôme et non pas la cause de la maladie. Dans beaucoup de cas, c’est une aide librement choisie pour supporter la pression ou s’offrir un petit plaisir. Certains préfèrent le sport ou le théâtre, d’autres font les trois. Il n’est certes pas conseillé de fumer avant l’école ou le travail mais combien n’iraient pas sans un joint ? Fumer à chaque pause est une manière de donner l’alerte si les résultats plongent et une forme d’automédication si rien ne change. Ces cas sont aussi nombreux que les abuseurs largués. Le même individu peut passer par les deux phases, il doit savoir analyser sa consommation et pouvoir trouver une assistance, sans préjugé idéologique, dans son entourage et auprès des institutions.

Il faut donner aux usagers les moyens de détecter et de corriger les dérapages et permettre à la grande majorité des consommateurs faire un bon usage du cannabis. Vu leur nombre et les risques, il est important d’offrir une assistance sanitaire et sociale. Mais pourquoi faire des doublons "spécial cannabis" quand des dispositifs existent déjà ? Pourquoi isoler le cannabis de la prévention du tabac qui se fume ou de l’alcool qui enivre ? Il faut de la cohérence, le respect du libre-arbitre et de l’analyse objective. Pas de la poudre aux yeux.
Des millions d’usagers prennent chaque jour le risque. Un bon dispositif doit reconnaître et réduire ce risque, pas l’amplifier ou nier la volonté de ces citoyens. A moins de vouloir créer des français de deuxième zone, de vouloir développer le business sécuritaire, de vouloir préserver le flot d’argent noir pour opérations pas claires. La santé publique, la morale, la protection de la jeunesse ne gagnent rien dans la prohibition et le dogme de l’abstinence. Et pourtant, nous repartons dans ce mauvais délire pour des années encore. Espérons que cela soit les dernières.

Logo de Mrpolo
samedi 23 février 2008 à 16h30 - par  Mrpolo

d’ailleurs quand on a une politique de prévention efficace contre le tabac, la consommation chute et donc normalement, à long terme (dans plusieurs années, nous n’avons pas encore le recul), le nombre de cancers dus à la cigarette aussi.

Joli contre pied, mais vous ne parlez pas là de l’augmentation des trafics de cigarettes, on voit des mineurs qui ne devraient pas y avoir accès se faire de "largent de poche" en revendant des paquets volés ou de contrebande à moitié prix dans les rue de Marseille pour ne citer que cet exemple que je connais bien !! N’a t’on pas assisté à une recrudescence des braquages de buralistes et de camionneurs transportant du tabac ? tout ça par une simple augmentation des prix pour "enrayer la consommation" alors que l’interdiction dans les lieux publics s’avère plus efficace !

Ne privilégions nous pas là les riches face aux pauvres, mais ceci est un autre débat...
Faut il donc privilégier la coercition à l’argumentation ?

jeudi 21 février 2008 à 01h09

Je rebondis sur les derniers échanges.

Effectivement, si le cannabis a tant de succès en France parmi les jeunes, c’est parce que la société de consommation actuelle, avec le fric roi n’est pas très exaltante et n’offre pas de perspectives enthousiasmantes à la jeunesse.
Mais c’est aussi parce qu’il est interdit.
Parce qu’il est tentant pour un ado de braver un interdit.
Malgré tout, partant de là, légaliser le cannabis me paraît une fausse bonne idée.
Parce que d’une part, l’Etat n’a pas "le droit" d’autoriser et d’organiser la vente d’un produit manifestement dangereux pour la santé.
Car il pourrait être attaqué en justice plus part par des malades ou des proches de malades (comme pour l’amiante ou l’affaire de l’hormone de croissance).

Parce que d’autre part, autoriser une drogue pour calmer le mal être des jeunes face à une société déshumanisée où l’argent et la consommation sont les seules raisons de vivre, n’est pas une solution démocratique.
C’est un pis-aller de dictature, de même que l’Empire Romain calmait la plèbe par "du pain et des jeux".

Dans un état démocratique, dans une république, le gouvernement favorise la formation des citoyens, leur responsabilisation.
Il ne les encourage pas à "tuer le temps" en fumant des psychotropes.

lundi 18 février 2008 à 17h16 - par  Michel Berthelot

« le problème de nuire à autrui. Celui qui s’abîme, abîme sa capacité de réalisation, de création, etc. Il ne peut qu’apporter moins à autrui. En quelque sorte il lui nuit donc. On ne peut séparer l’individu de la société car la société n’est formée que de ces individus (sans eux, pas de société. »

Bien sûr !... Bien sûr !... "Un esprit sain dans un corps sain" en quelque sorte...

Raisonnement limite, argument liberticide, déduction hasardeuse, logique désastreuse... On sait où ça conduit selon l’époque et l’ambiance !... Jusqu’à l’eugénisme...

Alexis Carrel s’y retrouverait et Maurras s’y reconnaîtrait !...

A contrario, que seraient la littérature, la peinture, la musique... Bref, les arts et la culture en général sans les innombrables et immenses créateurs pour la plupart enfumés, poudrés, chargés et alcoolisés jusqu’aux yeux et au tréfonds de leur être ?!!!...

Logo de Augustin Milano
lundi 18 février 2008 à 15h49 - par  Augustin Milano

La question est donc d’ordre philosophique : qu’est-ce que la liberté ? qu’est-ce qu’un Etat ? etc.
Pour faire bref, si vous allez jusqu’au bout de votre raisonnement, il ne faudrait donc interdire aucune drogue (ni "douce", ni "dure"), tant qu’on le fait avec modération et sans nuire à autrui ???
- le problème de la modération. C’est sûr que la quasi-totalité de ceux qui fument du cannabis de manière épisodique ne sont pas en danger (pour ceux qui n’augmenteront pas les doses). Pour ceux qui consomment de manière régulière, c’est déjà plus problématique : la moitié des jeunes de 17 ans fumant du cannabis régulièrement sont considérés comme problématiques (cf article du Monde ci-dessus). Pour ceux qui fument de manière incontrôlée, ils sont majoritaiement en situation difficile. Donc, pour faire bref, les plus forts face au cannabis arrivent à gérer leur consommation, à ne consommer que périodiquement, et donc n’ont pas un usage problèmatique du cannabis. Les plus fragiles (à cause de leur environnement social, familial, de leur structure mental fragile, de leur âge, de leurs traumatisme, des antécédents hérédiaires, etc.) vont présenter un usage problématique. Alors là se pose la question du sens de la Loi. Est-elle chargée de protéger les faibles, ou doit-elle favoriser le confort des forts ??? Cela ressemble à la loi du plus fort, qui n’est pas la loi démocratique (on le voit très bien quand la loi favorise les riches contre les pauvres, mais cela c’est un autre débat, peut-être plus d’Amérique du Sud).
- d’ailleurs quand on a une politique de prévention efficace contre le tabac, la consommation chute et donc normalement, à long terme (dans plusieurs années, nous n’avons pas encore le recul), le nombre de cancers dus à la cigarette aussi.
- le problème de nuire à autrui. Celui qui s’abîme, abîme sa capacité de réalisation, de création, etc. Il ne peut qu’apporter moins à autrui. En quelque sorte il lui nuit donc. On ne peut sépaer l’individu de la société car la société n’est formée que de ces individus (sans eux, pas de société).

Logo de Augustin Milano
lundi 18 février 2008 à 15h33 - par  Augustin Milano

Bon article.
- La diminution du nombre de fumeurs de tabac prouve qu’une bonne politique de prévention et d’information est efficace. Quand en aurons nous une aussi efficace concernant l’alcool et aussi le cannabis ?
- La mortalité due au cannabis est plus d’ordre social que physique. De fait, on ne meurt pas du cannabis, du moins pas directement, car le cannabis quand il est fumé est plus cancérigène que le tabac(2 à 4 fois plus suivant les études) et qu’il peut, dans certains cas, en 2 à 3 ans, faire d’un jeune un esclave de la drogue, un marginal voué à une mort sociale. Cela arrive, non ?
Et il faudrait aussi parler des risques du cannabis pour ceux qui tiennent un poste à risque (centrale nucléaire, pilote d’avion, etc.).

Logo de Augustin Milano
lundi 18 février 2008 à 11h18 - par  Augustin Milano

Enfin une personne qui cite une étude scientifique ! Merci !

Il est vrai que le lien entre cannabis et schizophrénie est en débat. La plupart des scientifiques reconnaissent qu’il existe une comorbidité forte. Mais tandis que certains affirment que l’usage de cannabis peut dans certains cas la créer (comme le Dr Chamayou par exemple) d’autres pensent qu’il ne la crée pas mais la révèle. C’est d’ailleurs la pensée du Dr Roques que vous citez. "J’ai tout de même l’impression qu’il existe éventuellement une comorbidité arrivant incidentellement, au même moment de développement de l’individu. Cela veut simplement dire que le déclenchement ou le début de la schizophrénie pourrait être cumulé avec une vulnérabilité particulière à la prise de cannabis."
Et il poursuit plus loin : "J’attends donc avec beaucoup d’espoir que l’on puisse démontrer qu’il y a une relation quelconque non pas causale —tout le monde est d’accord sur ce point—, mais sous l’angle d’une certaine désorganisation du système cannabinoïde endogène qui coïnciderait avec le démarrage du syndrome psychotique."
Donc c’est le type de lien entre la shcyzophrénie et le cannabis qui est en débat, non le fait qu’il y ait un lien. Sachant que le Dr Roques affirme lui-même que rien n’a été prouvé. Donc le débat reste et on peut affirmer, suivant les études qu’on consulte, que le cannabis ne fait que révéler la schizophrénie, qu’il l’aggrave, voir la déclenche ou la crée (mais sans doute dans des cas minimes, qui cependant existent).
Pour être honnête il faudrait d’ailleurs écouter l’ensemble des interventions au Sénat cette année 2003. Ainsi le mois suivant, le 5 mars 2003, a été auditionné le professeur Renaud Trouvé, enseignant aux USA, toxicologue et pharmacologue. Voici ce qu’il disait : "Si vous allez sur la base médicale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vous trouverez la description de quelques cas très intéressants. Ils sont rares, mais ils existent." Donc il y a un lien, reste à trouver lequel.

D’ailleurs, le Dr Roques lui-même affirme dans cette même audition : "je tiens à préciser qu’à chaque fois, j’ai dit que j’étais contre la dépénalisation" !

Logo de Augustin Milano
lundi 18 février 2008 à 08h49 - par  Augustin Milano

Le mélange cannabis + alcool est le plus dangereux : il rend fou. Pas tout le monde bien sûr. Comme je l’ai souvent dit : on n’est pas égaux devant les drogues.

A propos des mafieux qui seraient détronés par la légalisation du cannabis. Légaliser le cannabis c’est augmenter sa vente, c’est donc permettre aux grands barons de la drogue de s’en mettre encore plus dans les poches. Vous croyez vraiment que la mafia abandonnera la drogue parce qu’elle sera légalisée ??? C’est être bien naïf...
C’est la mafia et les barons de la drogue qui financent la promotion du cannabis et sa mise en vente libre pour profiter d’un commerce florissant en toute tranquilité comme les compagnies internationalles, distributeurs d’alcool ou de tabac. On sait très bien que légaliser le cannabis c’est augmenter la toxicomanie. Les barons de la drogue gagneraient donc sur tous les tableaux : non seulement ils vendraient plus de cannabis sans être ennuyés, mais en plus ils vendraient plus d’autres drogues.

Quant aux antidépresseurs, anxiolytiques et autres, c’est sûr qu’il est urgent qu’on en consomme moins. La France est en tête... C’est pourquoi, comme je le rapelle souvent, il ne s’agit pas seulement de dire que le cannabis est objectivement nuisible, il faut aussi avoir le courage de voir ce qui dans notre société conduit à ces débordements.

mardi 5 février 2008 à 01h52

Bonjour.

Je constate sans réelle surprise qu’une majorité écrasante d’intervenants tiennent des propos raisonables concernant la marijuana.
Et oui nous sommes nombreux à consommer cette substance et à en connaitre les effets et les méfaits. C’est pourquoi nos propos seront toujours plus objectifs que ceux de spécialistes de la psychologie humaine qui voient à longueur de journée défiler dans leurs gabinets des personnes aux profils psychologiques fragils.
La pluspart des bétises que j’ai pu relever tout au long du débat ont déja été corrigées, tel la différence entre le cannabis Sativa, Idica et Rudéralis ( bonjour le spécialiste ), ou bien encore l’idée que la consommation de cette drogue entrainerai une perte des facultés intellectueles ( grotesque ).
Je souhaiterai simplemet rappeler que la liberté s’arrête là ou commence celle des autres. Le droit français est sur le sujet du cannabis contraire à ce prinipe philosophique incontestable( cela m’attriste d’autant plus que j’étudie cette matière et me predestine à une "carrière" juridique ).
Voulez-vous, s’il vous plait, me dire, chers opposants, en quoi cela vous gêne t’il que je puisse consommer cette drogue et au nom de quel principe je risque la prison à chaque fois que je fume un pétard ?
Vous contribuez à alimenter un réseau parralèl illicit ?
J’attend avec impatience le jour où je pourrai acheter un produit sûr dans un établissement semblable aux coffees chops Néerlandais( en attendant je cultive ma propre weed ).
Vous abimez votre santé ce qui risque un jour de couter au contribuable.
Et bien voilà une raison de plus pour prélever une taxe sur le chiffre d’affaire farmineux généré par la vente de ce produit.
Consommer cette drogue ne résoud pas les problèmes qui vous ont conduits vers elle ( argument préféré de ma maman psychologue ).
J’ai envie de dire dans un premier temps : En quoi cela vous regarde-t-il ?
Toutefois pour faire avancer le schmilblik je répondrai avec plus de pédagogie : J’ai commencé à fumer à l’âge de 15 ans avec un cercle d’amis qui aujourd’hui fument toujours et qui sont pour la pluspart en passe de réussir leurs études en Science Politiques et autres grandes écoles et possèdent tout comme moi un tissu relationnel et amical très bien développé. Ils ont tout comme moi,tout comme vous et qui que ce soit, des problèmes psychologique, d’identité, de rapport aux autres et au monde irrationel qui les entour. Néanmois ils ne se laissent pas submerger par ces problèmes et leur consommation de drogue ne les leur voile pas, comme en témoignent les nombreuse conversaations que nous avons à ce sujet.
C’est pourquoi je maintient que la consommation de drogues "douces" ( tabac alcool et marijuana ) ne sont problématiques au niveau psychologique que chez les peronnes faibles.
Comme semblent le démontre les études sur le cannabis et la schizophrénie qui stipulent que le cannabis n’est pas à l’oriqine de cette maladie mais peut la déclancher prématurement et l’aggraver chez les personnes qui y sont prédisposées.
Il reste beaucoup d’idées à développer sur ce sujet mais il se fait tard.
Voila, la seule chose que j’espère c’est d’avoir raisonné les plus farouches opposants à cette drogue qui devraient se renseigner avant de la critiquer aussi violemment et de raconter tant de sottises à son sujet ( tel que la marijuana détruit les neurones : FAUX )
Sur ce bonne soirée

Site web : petite contribution
Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 20h47 - par  Mrpolo

Depuis une vingtaine d’années, la France a vécu de profondes mutations dans les modes de consommation de substances psychoactives. Les deux produits dont l’usage est le plus fréquent, le tabac et l’alcool, ont connu une importante tendance à la baisse. Parallèlement, l’usage de cannabis, produit illicite le plus fréquemment consommé, s’est stabilisé, après avoir enregistré une forte hausse.

Source : Le Monde

Tabac. Les quantités de tabac consommées par les Français ont augmenté jusque dans les années 1980, pour baisser ensuite de façon notable, surtout sous l’effet de l’augmentation du prix de vente des cigarettes. Aujourd’hui, parmi les 18-75 ans, plus d’un tiers des individus se déclarent fumeurs de tabac, dont 29 % de fumeurs quotidiens et 5 % d’occasionnels. Les hommes sont plus souvent fumeurs que les femmes (35,5 %, contre 27,5 %), même si la consommation de ces dernières a fortement augmenté, avant de se stabiliser depuis 2000.

La mortalité liée au tabac reste forte : en 2000, elle était estimée à 60 600 décès par an.

Premier indicateur de diminution de la consommation, la baisse des ventes des cigarettes a été continue depuis 1990, et est devenue particulièrement sensible en 2003 et 2004 (respectivement 14 % et 21 % de cigarettes vendues en moins), et ce sous l’effet d’importantes hausses de prix. La baisse est cependant stoppée depuis 2005, les ventes ayant même très légèrement augmenté en 2006.

Depuis le 1er février 2007, les pouvoirs publics font appliquer l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, à l’exception des bars, restaurants, discothèques et bureaux de tabac. Cette dérogation temporaire à pris fin au 1er janvier 2008, ainsi que l’a rappelé Roselyne Bachelot. "Il y aura évidemment la suppression du tabac dans tous les lieux de convivialité. Je souhaite qu’il n’y ait aucune dérogation", a affirmé la ministre de la santé le 7 novembre.

Alcool. Malgré une baisse continue de la consommation depuis quarante ans, l’alcool reste la substance psychoactive préférée des Français. Seulement 5 % déclarent n’en avoir jamais bu, 28 % en consomment régulièrement et 17 % tous les jours. Les consommateurs réguliers excessifs sont très nombreux : plus d’un homme sur cinq (20,2 %) et près d’une femme sur quinze (6,3 %) dépassent quotidiennement les seuils de consommation à risque.

Fixés par l’Organisation mondiale de la santé, ces seuils (trois verres d’alcool maximum par jour pour les hommes, deux pour les femmes) sont mal connus : un Français sur deux sous-estime le danger lié à une consommation excessive.

La mortalité liée à l’absorption d’alcool est ainsi estimée entre 40 000 à 45 000 décès par an.

Depuis quelques années, les politiques de santé publique visant à prévenir la consommation excessive semblent au point mort.

Depuis 2002, les pouvoirs publics ont surtout multiplié les gages en direction des lobbies de l’alcool. Un Livre blanc valorisant la place du vin dans la société française a été rendu public en 2004 et un "Conseil de la modération", où siègent les représentants de la filière alcool, créé. Les Etats généraux de l’alcool, organisés par le gouvernement Villepin en décembre 2006, n’ont débouché sur aucune mesure concrète. En revanche, un pictogramme déconseillant toute consommation pendant la grossesse figure sur toutes les étiquettes de bouteilles d’alcool depuis le 3 octobre.

Cannabis. La France figure parmi les pays européens les plus consommateurs tant chez les jeunes adultes que chez les adolescents. En 2005, 12,4 millions de Français de 12 à 75 ans déclaraient avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Parmi ces expérimentateurs, 3,9 millions en ont fumé dans l’année, 1,2 million sont des consommateurs réguliers (au moins dix fois par mois) et 550 000 sont des usagers quotidiens. Depuis le début des années 1990, l’expérimentation n’a cessé de se répandre, mais le mouvement semble toutefois se stabiliser depuis 2002.

Chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues, la consommation du cannabis s’est banalisée, au point que son usage régulier atteint presque le niveau de l’alcool. Un jeune sur deux de 17 ans (49,5 %) déclarait ainsi avoir expérimenté le cannabis en 2005. A cet âge, la moitié des consommateurs réguliers sont considérés comme problématiques.

La mortalité liée à l’absorption de cannabis est uniquement liée aux accidents de circulation qui lui sont attribués, il n’y à pas d’overdose mortelle observée à ce jour.

Malgré sa banalisation, la consommation du cannabis est toujours sous le régime de la loi de 1970 sur les stupéfiants, qui punit l’usage de produits illicites d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Le gouvernement, qui exclut toute dépénalisation de la consommation, devrait mettre en place, début 2008, une nouvelle sanction contre les usagers. Tout consommateur de cannabis ou de toute autre drogue, arrêté en flagrant délit, devra participer à des "stages de sensibilisation" payants, dont le tarif ne pourra excéder 450 euros. Ces stages seront imposés à l’usager dans un cadre pénal, un tribunal étant appelé à trancher en cas d’opposition du contrevenant à y participer.

Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 19h52 - par  Mrpolo

Bien des arguments donnés ici sont très bien pour une morale familiale, religieuse, pas pour une morale d’Etat. Car l’état a, vis à vis de ses citoyens, des obligations, notamment celle de respecter les droits de l’homme. Or, ce que l’on nous propose est une morale de l’abstinence. C’est très moral, l’abstinence : l’abstinent ne fume pas, ne boit pas, ne se ruine pas, n’est pas dangereux au volant, c’est le citoyen modèle, l’homme tel qu’il devrait être. Il s’agit là d’un "idéal moral chrétien", au demeurant fort louable, mais la question n’est pas là !

Elle est de savoir si l’Etat peut imposer à ses citoyens une morale de l’abstinence. Ma réponse est non, car dans une société démocratique, on n’a pas le droit de réprimer ce qui est nuisible à soi-même, seulement ce qui est nuisible à autrui.

Relisez l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme : " La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. "

Le législateur français est tenu de respecter ce principe. La seule morale concevable dans un Etat démocratique est donc celle de la modération : " Vous pouvez utiliser des substances à condition de la faire avec modération et de ne pas nuire à autrui. "

Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 19h31 - par  Mrpolo

Bonjour
« les usagers de cannabis arrêtés en flagrant délit devront participer à des stages de prévention pouvant coûter jusqu’à 450 euros ».

En effet qui parmi les dix millions de Français y ayant goûté pourrait bien défendre le chanvre au volant, si, comme on l’entend dans une l’actuelle campagne médiatique, il représente un tel danger sur la route ?

Mais des questions se posent : avec 3500 morts annuels directement liés à l’alcool en France (soit infiniment plus que les accidents supposément dus au seul chanvre), on n’a pas entendu parler de « stages de prévention payants » en cas d’alcootest positif, ni en cas d’abus de Valium ou d’autres drogues légales dont la consommation bat des records en France.

Deux poids deux mesures ?

Il est vrai que la France produit plus de bière et de benzodiazépines que de haschisch…

D’autre part, le cannabis reste décelable trois semaines au moins après sa consommation. Le dépistage ne sera donc pas équitable : on fume un joint le samedi et on est arrêté quinze jours après ? Comment prouver que la consommation a bien eu lieu au volant si elle a eu lieu quinze jours plus tôt ? Chasse aux sorcières ?

je vous revoie à une interview par John Paul Lepers, Caroline Lançon de Bruno BLUM qui à récemment écrit un livre sur le sujet (encore un) non prosélyte cependant...

Mrpolo

Site web : interview
Logo de Mrpolo
mardi 29 janvier 2008 à 19h04 - par  Mrpolo

Cannabis

Sur le plan scientifique, je conseille l’ Audition du Professeur Bernard ROQUES, membre de l’Académie des sciences, devant le Sénat sur les « problèmes posés par la dangerosité des drogues » du 5 février 2003 qui traite notamment du cannabis. Je le cite :

« … On rapporte toujours l’étude des 50 000 conscrits suédois qui ont été analysés dans un premier temps au bout de quinze ans et qui, cette analyse ayant des biais manifestes (ce que les auteurs reconnaissaient volontiers), ont fait l’objet d’une deuxième analyse après vingt-cinq ans, étude qui vient d’être publiée dans le British Journal of Medicine et qui offre donc un recul considérable.

Lorsqu’on regarde bien les résultats de cette étude, on est frappé de constater que les auteurs disent qu’on a 30 %, ce qui est énorme (une autre étude parle même de 50 %), de malchances de devenir schizophrène si on prend des quantités importantes de cannabis avant l’âge de 18 ans.

Cela pose un problème que tout le monde a relevé : compte tenu de l’énorme consommation de cannabis, il est évident que l’on devrait voir un nombre beaucoup plus important de schizophrènes dans les hôpitaux alors que c’est l’inverse qui se produit. Le nombre de schizophrénies est d’environ 1 % et il y a une répartition parfaitement homogène dans toutes les populations du monde, tout simplement parce que c’est une maladie à connotation génétique très importante. C’est donc un premier biais important.

Le deuxième, qui est aussi important, c’est que lorsqu’on considère les pays dans lesquels, pour des raisons culturelles, le cannabis est consommé tous les jours, depuis la plus tendre enfance, par rapport à ceux où, pour d’autres raisons culturelles, il n’est jamais consommé, la proportion de schizophrènes est strictement la même, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de différence entre les deux. »

Logo de Raymond
mardi 29 janvier 2008 à 01h22 - par  Raymond

Entre :
- Cannabis
- Alcool
- Tabac
- Anxiolytique
- Antidepresseurs

Ayant consommé les 5 à hautes doses, pendant plusieurs années.
Je peux vous dire que c’est bien le cannabis le moins dangereux.

Maintenant je ne consomme plus que du cannabis (beaucoup) avec du tabac, et je compte si pas arreter le tabac, du moins le diminuer grace à la vaporisation (mode de consommation sain).
Je bosse de 50 à 60 heures semaines.
Mes patrons n’ont jamais eu a ce plaindre de mon efficacité et ne crachais pas sur une petite taf de temps en temps.

Il ne faut pas diaboliser ou prohiber le cannabis (et les autres drogues d’ailleurs), mais les encadrer correctement (et strcitement), ca sera bien plus efficace.
Ca apporterait un vrai systeme de controle. De vrais chiffres/statistiques. Les sous qui vont dans la poche des mafia grace au trafic, irait à l’état et la collectivité pr mieux encadrer, faire de la prevention, et bien d’autres choses...

Un accroissement de la repression bete ét mechante sur le cannnabis n’aura comme résultat que de deplacer le mal sur d’autres drogues (bien plus dangereuses)

Site web : Douce Marie-Jeanne
Logo de skwal
jeudi 17 janvier 2008 à 08h30 - par  skwal

sensorielle et pas sensuelle, excusez l’anglicisme !

Logo de skwal
mercredi 16 janvier 2008 à 13h19 - par  skwal

Cf ce que j’ai dit plus haut, et pourquoi pas vivre sagement en mangeant sainement, en profitant simplement des plaisirs de la vie...sans cette course au pognon, sans cette alliénation de la vie par le monde des phénomènes !! La création de désirs parallèle à la création des inégalités, la fin d’une vie sensuelle pour une vie par procuration... bref, dans ce bas monde, pour qu’une minorité soit satisfaite, il faut qu’une majorité en chie !
Il y a tant de richesses dans le monde à un moment T, et tout ce qui est dans ta poche n’est pas dans celle de l’autre !
Un reflexion sur la vertue et l’origine de la souffrance s’impose ! Pas faciles ces questions là pour des gens aux preoccupations superficielles... putains d’occidentaux ignorants !! On savait mieux avant de savoir...le désir nous aura aveuglé !

Logo de vieilledame
mardi 1er janvier 2008 à 22h52 - par  vieilledame

"par nature, le cannabis pousse à boire !"

Il ne faut pas dire des choses comme ça si on veut être pris au sérieux par les jeunes qui ont déjà une expérience (même légère) du cannabis !
J’ai connu des gens, qui, ayant tâté du cannabis et ayant constaté son caractère assez "bénin", on crut qu’on leur avait aussi menti sur l’héroïne, ou le LSD...l’un d’entre eux en est mort.

En fait le cannabis lève les inhibitions - et souvent des inhibitions nuisibles ou douloureuses, c’est pour cela qu’il est tellement apprécié. Genre : ouf, je ne ressens plus en permanence la pression que me mettent mes parents pour que je réussisse en classe...pour être l’enfant hyper-réussi de leurs désirs...

Si autant de cannabis est consommé en France, (comme, tiens c’est bizarre, autant de médicaments psychiatriques) - ce n’est pas une répression plus grande qui résoudra le problème. Il faut déjà apprendre (ah, oui comment !) aux enfants à s’aimer eux-même, à ne pas perdre leur instinct de survie...il ne faut pas déposséder les petits enfants de leur propre rythme, leur bonheur d’exister lentement, en les poussant trop tôt à suivre le rythme effréné et contraignant des adultes. Le bonheur de vivre est aussi (plus ?) souvent dans l’être que dans le faire et le cannabis donne l’impression de récupérer cela. Peut-être offre-t-il un état régressif, comme pour récupérer une enfance détruite ?
Bien sûr, il n’a pas vraiment ce pouvoir, et c’est pourquoi il peut devenir un piège, si on est fragile. un tremplin aussi vers des drogues dures, si on a un fournisseur plein d’ambitions ($$$$$). Mais il faudrait peut-être aussi expliquer (contre le courant général) que la chimie du cerveau n’est pas encore bien connue (malgré toutes les vantardises des "savants" - et que par contre faire une thérapie ne signifie pas forcément qu’on est fou...et peut remettre bien des choses en place, en étant beaucoup moins dangereuse...

Logo de Régine
mardi 11 décembre 2007 à 19h39 - par  Régine

Bonsoir, cher inconnu...

Votre message est un peu choquant et je me permets de vous répondre comme vous vous permettez de vous exprimer...

Le débat construit la société et la réflexion, ainsi que la critique sur soi-même avant tout !

Il y a une différence entre être esclave du patronnat et être serein, digne et responsable vis à vis de soi-même et de l’exemple à donner aux enfants...

Le joint ne va pas vous exclure de la soumission, nous sommes tous soumis au système mais nous pouvons choisir notre soumission ! Dans certains pays, comme ici en Russie ou en Afrique, on ne choisi même pas son type de soumission, on subit et ces gens qui subissent le système et la pauvreté n’ont certainement pas les propos que vous tenez... il désirent se nourir et le font avec dignité en cirant des chaussures... peut-être préférez vous crever de faim que cirer des chaussures ou frotter les rampes de métro comme certaines femmes dignes le font pour 200 dollars par mois a plein temps en Russie, pour nourir leur enfants ! A vous de réfléchir, nous sommes tous ici sur cette planète pour réfléchir...

Bien à vous,
Régine

Logo de Régine
mardi 11 décembre 2007 à 16h33 - par  Jean Dornac

Géant de fer, avant de juger et condamner cet article, attendez peut-être d’avoir lu les sept autres à venir. Non, vous ne croyez pas ?

Patience, patience...

Logo de geant de fer
mardi 11 décembre 2007 à 16h08 - par  geant de fer

Je trouve étonnant que :

- encore une fois le phénomène soit isolé de son contexte d’une société à l’économie ultraviolente qui a besoin de calmant dans le bras gauche et d’excitant dans le bras droit pour "survivre" ou permettre aux plus riches de vivre plutot...

- proner le ne pas commencer s’est ne pas se souvenir de son adolescence

- s’occuper de ses enfants et susciter une réelle envie de vivre et d’agir auprès de nos adolescents et possible et demeure le seul rempart fiable de comportements de compensation voire auto destructeur...

- l’exemple de la jeunesse neerlandaise par exemple, bien informée et coffe shop au coin de la rue est l’une de celle qui fume le moins d’europe est un contre exemple dont il est curieux qu’il soit ignoré...

- cet article manque de fondement selon moi et même si son intention parait noble il ne fait que susciter encore plus de repression avec l’usage d’un pathos (les vies gachées etc...) qui ne dit rien d’humain et renvoie encore et toujours à l’antienne de TF1 pour "informer"...

- dommage c’était encore une bonne occasion de renvoyer l’info à des études sérieuses genre celle ci :

http://www.dailymotion.com/video/xjwi1_arte-tvdrogues-et-cerveaucannabis_street

pourquoi rester dans son coin a se masturber avec son petit bout de verité pleine de culpabilité à deux balles alors que tout est dt et que nous n’avons sur ce sujet qu’a faire acte de synthèse, hein pourquoi donc ?

mardi 11 décembre 2007 à 14h53

y a un danger a fumer a l’exces comme tout facon mais a mon avis le seul danger pour la societe c’est de plus etre productif et ca est ce vraiment un danger ? :)

ah c’est sur que fumer un joint incite pas au travail mais a l’origine l’humain n’est pas fait pour etre un esclave du patronnat

Logo de skwal
mardi 11 décembre 2007 à 14h03 - par  skwal

Ma ptite intervention,

La prévention chez les jeunes, oui !
Une information diversifiée et ouverte, oui !
L’interdiction, non !
La responsabilisation des consommateurs et des parents, oui !
La stigmatisation des fumeurs comme des gens à problèmes, non !

C’est le monde qui attend tous ces jeunes qui ne leur laisse pas grand espoir et ce qui est mauvais pour la santé, ce sont nos modes de vie !
A force d’avoir peur de la mort, on finit par mal vivre, et avoir peur n’a jamais évité le danger...

Pour ma part, je suis consommateur et responsable, je ne végète pas, je travail en établissement scolaire et même si mon discours doit être cohérent avec celui de l’équipe pédagogique, les élèves consommateurs ne sont pas forcément les moins éveillés... par contre ils ne sont pas forcément "compétitifs" scolairement, c’est un fait !
C’est le rapport à la drogue, à toutes formes de stimulants, d’anxiolitiques, ou d’anti-dépresseurs qui est déterminant. C’est ce rapport qui est révélateur d’un certain mal-être, d’une frustration, d’une grande rage ou je ne sais quoi d’autre. Il y a ceux qui font sans et ceux qui font avec, puis il y a ceux qui sont dans l’excès (exutoire) et ceux qui ne peuvent pas faire sans !

Sauf le respect du combat mené et que je respecte, il ne faut pas faire d’amalgame du genre : cannabis= mal, ni même, drogue=mal. L’hypocrisie rend le message complètement inefficace.
Pourquoi ne parle-t-on pas d’autres rapports un peu moins alarmistes et moins normatifs !

Moi, je fais l’apologie de la diversité et de la décroissance, j’aimerai voir tout ces enfants grandir dans un environnement sain ! Pas la loi de l’offre et de la demande, pas ce monde aceptisé, alliénant et artificiel...

Mes hommages aux révoltés et aux combattants, mais à vouloir bien faire on fait souvent le contraire et la révolution précède une nouvelle dictature !

La révolution est déjà là, elle est perpétuelle et intérieure, c’est là qu’est le véritable espoir de guérison...

Logo de skwal
dimanche 9 décembre 2007 à 16h51 - par  Jean Dornac

Grand merci, Augustin, pour cette mise au point oh combien précieuse !

Il y a tant de choses, dans ces domaines que, pour ma part, j’ignore et je pense ne pas être seul dans ce cas.

Ce qui est sûr, c’est que j’aime trop la vie et les humains pour accepter la destruction d’un certain nombre de jeunes, destruction réelle, à laquelle j’ai assisté dans le cas du proche dont je parle, mais qui, heureusement, à pu être stoppée à temps grâce à vous et vos "collègues".

Logo de Augustin Milano
dimanche 9 décembre 2007 à 16h15 - par  Augustin Milano

Merci, Rose, de votre réponse à mon article. Je me permets de répondre à vos objections :

1) Depuis plus de 10 ans j’accompagne des jeunes toxicomanes. Leur vie a été saccagée par la drogue. Je les aide à arrêter complètement la prise de drogue, ainsi que d’alcool et de tabac. Puis on fait tout un travail de restructuration et enfin je les aide à trouver du travail. Ce qu’ils n’ont d’ailleurs aucun mal à faire, beaucoup d’employeurs cherchant des jeunes motivés et ardants au travail. Certains de ces jeunes ont pris des drogues dites "dures", et on comprend que cela a détruit leur vie. Mais d’autres n’ont pris "que" du cannabis. Et cela leur a suffit pour mourir socialement, intérieurement. Ils ont tout perdu : leur travail, leur famille, leurs amis, leur santé, leur avenir, leur personnalité. Tout a été dilapidé. Certains ont même développé des maladies psychiatriques irréversibles. Je crois donc avoir une réélle expérience des méfaits du cannabis, et donc une légitimité certaine d’en parler.

2) Oui, vous avez raison il faut distinguer entre plusieurs sortes de cannabis. Et d’abord entre le cannabis "sativa" et le cannabis "sativa indica". Le "sativa" était cultivé pour le textile, les cordages, etc. Aujourd’hui on l’utilise pour l’isolation des maisons, dans le cadre du bio-habitat (ce que je pense être une excellente idée). Il contient très peu de principe actif (le fameux THC, principal facteur de l’effet ennivrant du cannabis) : quand on le fume, il a la même odeur et le même goût que le cannabis qui drogue, mais il n’a aucun effet !
Ensuite il faut distinger, au sein du cannabis "sativa indica" (celui donc qu’on produit pour en faire de la drogue), différentes espèces, c’est-à-dire différents taux de THC. Ainsi le joint de mai 68 contenait 2 à 3% de THC, ceux d’aujourd’hui sont beaucoup plus chargés, jusqu’à 20% et plus (comme la skunk ou le double zéro). Le cannabis "sympa" qu’on cultive chez soi peut donc être très violent et être une réélle drogue. Cela n’a plus rien à voir avec le joint des années 60. C’est comme si on comparait un verre de whisky avec un verre de bière !
Autre distinction : la population qui entre dans le cannabis rajeunit. Dans les années 60 ceux qui étaient les plus jeunes à consommer le cannabis étaient des étudiants. Aujourd’hui ce sont des adolescents, et même des pré-adolescents d’une douzaine d’années. Et cela n’a rien à voir. Car à 12 ou 14 ans le corps est en pleine mutation, donc fragile et vulnérable. Le cerveau n’est pas encore construit, structuré, le système nerveux est à fleur de peau. Quand on a une vingtaine d’années, ou une quarantaine d’années, on est déjà strucuturé mentalement, nerveusement. L’impact du cannabis est donc plus facilement gérable. On a sa vie, on a roulé sa bosse, on peut gérer. Les jeunes, eux, sont en pleine construction, aussi maléable que la feuille au vent. C’est pareil avec l’alcool : prendre l’habitude de boire à 12 ans, c’est apprendre à son corps à se structurer avec l’alcool : beaucoup plus difficile alors de gérer la situation et un jour d’arrêter l’alcool.

3) Pour ceux qui ne fument que quelques pétard dans l’année, ok, ce n’est peut-être pas très dangereux. Mais tous les jeunes qui fument très régulièrement du cannabis et qui, pour certains, ont perdu leur job et leur emploi, ont tous commencé par un joint de temps en temps ! Je pense qu’accepter le cannabis "récréatif" c’est accepter qu’un certain nombre en seront détruit. Est-on prêt à prendre la responsabilité d’un tel risque, de tant de vies saccagées (même si bien sûr tous ceux qui fument du cannabis n’en arrivent pas là) ? C’est comme pour l’alcool : tous ceux qui boivent ne meurent pas dans un accident de voiture... Mais on a compris que cela aggravait le risque d’accident mortel et donc on a décidé, pour tout le monde, qu’il fallait limiter le taux d’alcoolémie. Pourquoi ne fait-on pas pareil pour le cannabis ? Alors qu’on sait très bien que le cannabis est un facteur d’accident mortel en voiture. Enfin n’oublions pas que la consommation de cannabis est souvent associée à celle de l’alcool : par nature le cannabis pousse à boire.

4) Que le cannabis soit un danger n’enlève rien aux autres dangers (comme l’alcool) ni aux autres difficultés que rencontre la jeunesse aujourd’hui, c’est évident. Mais dans le cadre de notre réflexion nous avons choisi de prendre le cannabis. Mais soyons lucides : un gros fumeur de cannabis aura toutes les peines du monde à être efficace dans son travail. Vite, il se retrouvera au chômage.

5) Je prône absolument pas une recrudescence de fermeté dans la répression. La fin de mon article parle plutôt de prévention, et ce sur le cannabis comme sur l’alcool et sur le tabac. Je suis donc loin d’ignorer les méfaits de l’alcool et du tabac.

6) Au sujet de la dépénalisation, regardons donc l’expérience de ceux qui s’y sont essayés, comme la Suède par exemple. Et bien elle a vu son taux de suicide, d’héroïnomanes et de délinquance augmenté... Je peux vous dire qu’elle a vite fait marche arrière.
Et puis, soyons honnête : le cannabis est en vente libre partout en France. C’est, pour les jeunes, aussi facile d’en acheter qu’une bouteille de whyski. Cela n’a pourtant en rien diminué les problèmes liés au cannabis, au contraire cela les a augmentés : plus de consommateurs, plus de malades psychiatriques, plus d’accidents de la route, plus d’hospitalisation. Et je pense personnellement qu’il est plus facile de dire non avant, que non après en avoir consommé et surtout après en avoir été dépendant (pour une part des consommateurs de cannabis), et surtout beaucoup plus difficile pour une bonne part de notre jeunesse de dire : un peu.
En tout cas, comme nous le verrons dans l’article suivant, le cannabis est un poison pour le corps et l’esprit : cela signifie quoi d’aider les gens à prendre "raisonnablement" ??? C’est jouer à la roulette russe, accepter que certains aient leur vie gachés, pour qu’un petit nombre puisse dans impunité consommer confortablement son petit joint. Je pense que cela fait partie des hyspocrisie que Jean Dornac veut combattre.

En tout cas, un grand merci à Jean Dornac dont l’ouverture d’esprit permet une expression libre sur tout un tas de sujets.

Augustin Milano

Logo de Augustin Milano
dimanche 9 décembre 2007 à 09h26 - par  Jean Dornac

Chère Rose,

L’expérience que j’ai eu du cannabis, au travers du proche dont je parle, je ne l’oublierai jamais. J’en ai trop souffert personnellement.

Ce proche était un fumeur régulier. Et j’ai vu, peu à peu, sa personnalité changer du tout au tout. Je n’invente pas, je dis mon expérience ! Je peux ajouter qu’il a suivi une cure de désintoxication qui a réussi. Mais il ne sera certain d’être débarrassé de cette saleté qu’au bout de sept ans, c’est-à-dire pas avant cinq ans... Mais déjà, c’est un tout autre homme, un homme qui a repris sa vie en main au lieu de la confier à une herbe...

Vous savez, Sarko n’a rien à voir là-dedans, ni lui ni son esprit de petit dictateur. Au contraire !

Ce que j’ai vu au travers de ce proche et de ses copains (ils fumaient en bande), c’est que l’usage régulier de cannabis non seulement les rendait dépressifs, mais de plus leur enlevait toute volonté de se battre contre quoi que ce soit. Des jeunes drogués avec le cannabis, ou d’autres saletés, sont un rêve pour les pouvoirs ; ces jeunes n’en ont plus rien à faire, ils ne parviennent plus à se révolter que contre ceux qui voudraient les empêcher de fumer.

Concernant Augustin, il ne m’appartient de révéler ce qu’il est. Mais je redis que c’est un homme qui a une grande expérience dans ce domaine. Vous pouvez me croire ; je hais le mensonge et la manipulation. Il dira lui-même ce qu’il fait, s’il le souhaite.

Rose, je ne crois pas que la série d’articles (8 en tout) sur ce sujet alimentera le désespoir des jeunes. Les raisons du désespoir, vous les donnez parfaitement ! Mais est-ce une raison pour ne pas les prévenir qu’avec le joint, en tant que fumeur régulier, et pire encore s’ils prennent conjointement de l’alcool, que c’est le meilleur chemin de l’autodestruction ?

Agenda

<<

2017

 

<<

Juin

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire