L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques

jeudi 6 décembre 2007
par  Jean Dornac
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Par les temps qui courent, et de plus en plus, ceux qu’on nomme ou qui se nomment eux-mêmes des « élites » sont des gens qu’il ne faut surtout pas suivre si l’on tient à soi… Ceci, je le constate et déplore dans tous les domaines : Politiques, bien sûr ; économiques, évidemment ; médiatiques, bien entendu ; mais aussi médicaux comme nous allons le voir…

Parce que l’Académie de Médecine, à propos de la fibromyalgie, a « livré » un rapport inacceptable, début 2007, j’ai tenu à analyser son texte et à répondre à un certain nombre d’affirmations erronées, dépassés ou péremptoires. Je précise que je ne mets pas des personnes en cause, ici les signataires du rapport, mais bel et bien l’Institution. Cette dernière, à mes yeux, désolé de le dire brutalement, ne sert à rien. Ou à si peu de choses, comme orienter les décisions des économico-politiques [1] ou servir les décisions de ces derniers. Mais à quoi donc peuvent servir ces « Académiciens » pour nous, malades ? Savent-ils ce que nous vivons ? Non, je n’en ai pas l’impression…

Leurs connaissances ne semblent guère que livresques. Mais leur est-il venu à l’idée d’interroger des malades ? Que nenni ! [2] Dès que les « élites », dans ce domaine comme dans les autres, touchent à quelque chose, on peut être certain qu’ils ne réfléchiront et ne prendront de décision qu’entre eux. Dans le cas des malades, celui qui nous occupe ici, ce serait une hérésie de demander son avis à un malade ! Pensez-donc ! Que sait le malade ? Il n’a fait aucune étude médicale, c’est un ignorant pour ne pas dire un ignare… [3]

Pour une fois, c’est un malade de la fibromyalgie, moi en l’occurrence, qui va décortiquer ce rapport et en montrer à la fois les incohérences mais surtout ce à quoi il conduit, c’est-à-dire à une euthanasie sociale d’un bon nombre de malades… Par souci d’honnêteté et pour que chacun puisse contrôler mon travail, je mets en pièce jointe le rapport de l’Académie…

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Analyse du rapport publié le 16 janvier 2007 par l’Académie de Médecine à propos de la fibromyalgie.

Pour conduire cette analyse, je ne retiendrai, bien sûr, que les passages les plus significatifs, les plus choquants, tous ces passages qui ne peuvent que faire bondir les victimes de la fibromyalgie.

L’exposé des raisons officielles de ce rapport (les extraits du rapport sont en italiques) :
Pour répondre à la demande de Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités, l’Académie nationale de Médecine s’est penchée sur le problème de la fibromyalgie pour en faire l’étude nosographique, la synthèse des données de la littérature scientifique dans ce domaine, et proposer des recommandations concernant la prise en charge de ce syndrome.
Cela commence bien. En tant que malade, on se dit qu’enfin on va se pencher sur notre maladie… et qu’on va être pris en charge…

Suit une longue explication de ce qu’est cette maladie, pardon, de ce « syndrome »…

(…) L’existence d’états douloureux chroniques sans substratum organique et sans explication plausible est connue de longue date et signalée depuis le XIXème siècle.
Ces états étaient considérés, en France, à la suite des travaux de CHARCOT et de son école, comme relevant de « troubles fonctionnels » et, jusqu’à la fin des années 1970, étaient répertoriés comme troubles psychosomatiques, sans faire l’objet d’études ni de recherches notables.

Les cas n’étaient pas particulièrement nombreux dans ces périodes-là. La courbe du nombre de malade a augmenté de façon exponentielle depuis peu…

(Réalisé par L. A.)

(…)

C’est en 1977 que deux Canadiens, SMYTHE et MOLDOFSKY, ont créé le terme de fibromyalgia – fibromyalgie (FM) – qui est encore mondialement utilisé et figure sous l’identifiant M 790 dans la classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le principal mérite de ces deux auteurs n’est pas d’avoir proposé cette nouvelle appellation, (…) ; ils attiraient surtout l’attention sur deux éléments appelés à fonder la singularité de l’entité : l’existence de points douloureux à la pression, et la coexistence de fatigue et de troubles du sommeil. (…) Cependant, si l’accord parait aujourd’hui général sur la réalité de ce syndrome douloureux chronique et même sur sa fréquence, des doutes persistent à s’exprimer sur la légitimité d’en faire une maladie, avec les conséquences médico-sociales qui peuvent en résulter.
Ici apparaît un premier scandale. On joue sur les mots. Ce tour de passe-passe n’est pas innocent, il ne peut que plaire aux politiciens qui n’ont surtout pas envie de retrouver trois millions de personnes de plus à prendre en charge au niveau de la sécurité sociale. L’illustration ? Le souci des « conséquences médico-sociales » qui peuvent en résulter. La préoccupation des doctes académiciens ne semble pas être la situation très souvent tragique des malades, mais la santé de la sécurité sociale…

La raison en est le caractère subjectif des troubles invoqués (douleur, fatigue, mal-être, troubles du sommeil), le fait qu’ils ne sont que statistiquement (et non individuellement) associés, le caractère artificiel et abusif des critères de classification quand on les utilise à tort comme critères de diagnostic, et surtout l’absence de toute anomalie biologique ou anatomo-pathologique susceptible de rendre compte des symptômes déclarés ou d’en garantir l’objectivité.
Il ressort très nettement, de ce passage, comme une tentative de justifier la « non-prise en charge des victimes de la fibromyalgie. En tant que malade, sachant que mon psychisme se porte bien, même mieux que jamais, je m’inscris en faux quant à l’affirmation de « caractère subjectif des troubles invoqués  ». Il semblerait que nos élites médicales, à ce point du rapport, ne sont pas parvenues à s’écarter d’une opinion vieillotte et totalement dépassée. A mon sens, l’absence d’anomalie biologique n’est pas un argument ; au mieux, c’est, dans l’état actuel des connaissances, quelque chose que l’on n’a pas encore compris.

Il est, à ce sujet, significatif que les troubles qui caractérisent la FM puissent être aussi bien classés dans la CIM dans les troubles de l’appareil locomoteur que dans les faits de somatisation (F 45) au chapitre des troubles somatoformes. La CIM a en effet adopté les termes de la classification DSM IV pour les affections psychiatriques ; il dépend donc dès lors de la décision du médecin responsable de l’affectation du syndrome à l’une ou l’autre des rubriques.
Et c’est une des raisons des souffrances vécues par nombre de malades. J’en ai fait l’expérience moi-même : Lorsque je résidais encore à Lyon, je me suis vu rétorquer alors que j’avais osé dire à mon médecin que je souffrais probablement d’une fibromyalgie, que tout cela n’était que psychologique. Heureusement, je suis d’une nature non-violente… Il faut se mettre à la place des victimes de la fibromyalgie, elles ne peuvent qu’être révoltées par l’ignorance de trop de médecins, sachant bien qu’elles ne vivent pas une dépression. Nous ne sommes pas stupides au point d’ignorer si nous avons ou non une dépression. Les symptômes de celle-ci sont connus et très clairs. Si le dépressif, très souvent, cache avec quelque efficacité son état de santé, lui-même sait très bien de quoi il souffre et ce qui le détruit. Or, lorsqu’on est fibromyalgique, rien de semblable n’existe. C’est le plus souvent l’inconnu qui nous tombe dessus…

(…)

Les faits rapportés sous la dénomination de FM sont d’une grande prévalence dans tous les pays où ils ont été recherchés. On a avancé les taux de 2% dans la population adulte américaine et de 1,3% en Europe. La grande prédominance féminine (plus de 80% des cas) fait que la prévalence chez la femme est nettement plus importante. Des taux moins ou plus élevés ont été signalés, fonctions des pays, des critères et des méthodes de recueil. Fondée sur l’application stricte des critères de classification, une enquête canadienne évalue la prévalence à 1,1%. D’autres travaux donnent des prévalences plus élevées, jusqu’à 12% en Espagne, mais avec des méthodes moins rigoureuses pouvant aller jusqu’au recueil par téléphone des déclarations des sujets On ne peut alors parler que de syndromes douloureux au sens large du terme, qu’il serait abusif de considérer ipso facto comme des FM.
En France, selon un chiffre publié par le Sénat, nous serions 3 millions de malades, ceci, il y a quelques années. Combien sommes-nous actuellement ? En tout cas, il ne s’agit plus d’un épiphénomène ni d’une maladie orpheline ce qui peut expliquer pourquoi les pouvoirs, politiques et médicaux freinent des quatre pieds dès qu’il s’agit de parler de prise en charge des malades.

(…)

La symptomatologie est assez univoque, dominée par des douleurs musculaires diffuses accompagnées d’une fatigue souvent intense et de troubles du sommeil, dans un contexte d’anxiété et de dépression
C’est peut-être vrai dans certains cas, notamment lorsque le médecin consulté fait la confusion entre une dépression bien réelle et une possible fibromyalgie, mais qu’il s’agisse de mon cas ou de celui des contacts assez nombreux que j’ai désormais, cette affirmation, en rouge, est totalement fantaisiste.

(…)

Les troubles du sommeil sont également quasi-constants : dans plus de 90% des cas le sommeil est perçu comme léger et non réparateur, quelle que soit sa durée. Il est rare que les patients passent une bonne nuit avec au réveil, moins de douleur et de fatigue. À ces difficultés peuvent s’ajouter un syndrome des jambes sans repos et des périodes d’apnée. La somnolence diurne compensatrice qui s’en suit peut perturber la vie sociale et professionnelle
Oh que de prudence ! le terme " peut " me fait oh combien ! sourire… mais tristement…

L’enregistrement électroencéphalographique (EEG) confirme l’anomalie du sommeil avec, dans la plupart des cas, l’apparition d’ondes pendant la période de sommeil avec mouvements oculaires lents.
Et l’on dit, l’on affirme qu’il n’y a aucun signe clinique de la maladie ?! C’est une incohérence de plus…

(…)

L’examen physique, contrastant avec cette riche symptomatologie fonctionnelle, est pauvre et ne met en évidence aucune anomalie articulaire, musculaire ni neurologique hormis une éventuelle pathologie associée. La seule anomalie, à laquelle on accorde une grande importance diagnostique, est la douleur provoquée par la pression, modérée
Même si la pression est modérée , il arrive parfois qu’elle est très vivement ressentie par le malade. Il arrive même qu’en période de crise, le simple toucher, du genre caresse légère sur un bras, une jambe ou le dos, soit douloureux…

Aucune anomalie biologique d’intérêt diagnostique n’accompagne ces signes fonctionnels : il n’y a notamment aucun signe inflammatoire (vitesse de sédimentation et C-réactive protéine normales) ni immunologique (anticorps anti-noyaux, sérologie rhumatoïde, enzymes musculaires), la créatine-phospho-kinase et les transaminases sont à des taux normaux, de même que la calcémie, la phosphorémie, TSH et T4.
Mais tout cela ne prouve pas que le patient ne soit pas malade et n’oublions pas que l’enregistrement électroencéphalographique confirme l’anomalie du sommeil.

(…)

Le syndrome fibromyalgique ne peut pas être assimilé à une maladie psychiatrique caractérisée.
Il en aura fallu du temps pour arriver à ce qui est une évidence pour la grande majorité des malades ! Pourtant, on rencontre encore des médecins, je suis bien placé pour le savoir, qui font cette confusion facile, commode et sans doute rassurante pour eux.

(…)

Les troubles exprimés par les fibromyalgiques (fatigue, troubles du sommeil, céphalée, ralentissement cognitif) évoquent les symptômes d’un syndrome dépressif. Certaines FM répondraient même aux critères de dépression majeure caractérisée ou de syndrome dysthymique (dépression modérée mais persistante). Cependant on ne trouve pas la dévalorisation, l’auto-accusation, l’absence de tout désir et de toute motivation propres au syndrome dépressif, ni les propensions suicidaires.
C’est ce que se tuent à dire, pour ne pas dire crier, le plus grand nombre de victimes de la fibromyalgie ! Mais, évidemment, comment se faire entendre lorsque les « sommités médicales » estiment que le malade est un ignorant qui n’a rien à leur apprendre ?… Mon affirmation n’est pas diffamatoire ; j’ai suffisamment discuté avec des praticiens pour savoir que cette mentalité aberrante règne dans les « hautes sphères » celles que l’on considère comme des « élites ».

L’efficacité partielle des antidépresseurs sur le syndrome fibromyalgique ne peut pas être un argument pour l’assimilation puisque certains antidépresseurs, comme l’amitriptyline, agissent à des doses inférieures aux doses antidépressives
Point oh combien important à comprendre à la fois par les malades troublés par les affirmations erronées de leurs médecins et bien sûr par ces médecins qui doivent d’urgence revoir leurs convictions ou apprendre ce qu’est la fibromyalgie !

(…)

Par ailleurs l’exploration de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (cf infra) montre une différence franche entre FM et dépression : diminution de la concentration du cortisol libre, de l’excrétion urinaire du cortisol et freination accrue au test à la dexaméthazone dans la FM ; résultats inverses dans les états dépressifs.
Il importe de rappeler que les états douloureux intenses et/ou prolongés finissent toujours par entraîner des réactions dépressives et que les malades douloureux chroniques, lorsqu’ils sont évalués aux échelles de la dépression, cotent à un niveau pathologique.

Ce point est essentiel à comprendre par les malades ne connaissant pas encore bien ce dont ils souffrent, comme par leur entourage familial et professionnel. Mais surtout, il est indispensable que le corps médical, dans son intégralité, comprenne cela ! Il est heureux que l’Académie reconnaisse enfin cela et le publie.

Des auteurs ont cependant envisagé que certains syndromes fibromyalgiques puissent être des états dépressifs « masqués » à expression douloureuse ; mais la chronicité et la stabilité du syndrome fibromyalgique s’opposent aux variations spontanées des troubles de l’humeur. De plus, si les syndromes dépressifs abaissent le seuil de la douleur, il n’a pas été noté dans les dépressions la présence de points douloureux particuliers à la pression.
A ce stade, on peut considérer que l’Académie va enterrer la thèse « dépressive » de la fibromyalgie et c’est un point très important pour les malades.

(…)

Le même raisonnement peut être tenu pour l’association FM/troubles anxieux. Les fibromyalgiques présentent des états d’anxiété marqués avec souvent une appréhension de l’avenir et des craintes concernant notamment les répercussions du syndrome douloureux. On a parlé du « catastrophisme » des fibromyalgiques.
L’anxiété est-elle le soubassement du syndrome douloureux ou en augmente-t-elle la résonance ? N’est-elle pas la conséquence de la douleur ?
Force est de constater que les syndromes douloureux et asthéniques chroniques sont souvent associés à des troubles anxieux, à des troubles dépressifs et aussi à des tableaux évoquant un état de stress post-traumatique.
Je crois qu’il est important de comprendre que face à ce que vit le malade il n’est pas étonnant que s’installe un état d’anxiété chez certains. La très grande majorité des ceux qui sont atteints ne connaissaient pas la fibromyalgie, n’en avaient même pas entendu parler. Or, ce qu’on vit, si l’on doit rester trop longtemps dans l’ignorance de ce qui nous arrive, est destructeur. J’en veux pour preuve mon propre cas qui, je l’espère, n’est pas unique.
J’ai connu la fibromyalgie et ses écrasantes conséquences chez une amie, un an avant d’être atteint moi-même. Cette connaissance m’a permis de comprendre de quoi je souffrais mais surtout, elle m’a permis de ne souffrir d’aucune anxiété. C’est en ce sens qu’il est plus que souhaitable que les médias et les médecins parlent de la fibromyalgie, qu’ils expliquent quels en sont les symptômes, mais aussi que cette maladie n’est pas mortelle. C’est important pour les nouveaux malades tout comme pour l’ensemble de la population dont un certain nombre d’individus n’échapperont pas à ce mal.

(…)

Un troisième rapport peut être établi avec l’hypochondrie névrotique. La description de la FM correspond à la description ancienne des cénestopathies par Dupré. À présent on parle de « troubles fonctionnels », de « troubles somatoformes » ou de « troubles dissociatifs ». Leur mécanisme évoqué est celui d’une véritable conversion névrotique, au sens hystérique, où les problèmes inconscients du patient, ses traumatismes anciens sont exprimés à travers les douleurs corporelles. Regardée sous cet angle, la FM pourrait donc être de mécanisme névrotique, une forme de somatisation. Toutefois les dénominations de troubles somatoformes, troubles dissociatifs accompagnés de symptômes somatoformes, dissociation somatoforme ou conversion éclairent peu le mécanisme psychopathologique, regroupent probablement des dimension psychologiques différentes, et leur complète similitude avec la FM n’est pas établie. Notons que certains fibromyalgiques sont très réticents à l’investigation psychologique, estimant et affirmant que leur maladie est physique et non psychique.
On pourrait, en effet, penser à des troubles somatoformes, le corps, l’esprit ne faisant qu’un. Mais si la fibromyalgie devait résulter des chocs de l’enfance, peu de Français, peu d’humains échapperaient à ce mal. Nous pouvons tous trouver mille souffrances remontant à l’enfance, mille traumatismes… Je reste donc pour ma part plus que sceptique et, pour une fois, je rejoins les Académiciens qui se gardent bien d’affirmer que là se trouve la cause de la fibromyalgie.

(…)

En résumé, il est probable qu’il existe plusieurs cadres psychopathologiques au sein du groupe des FM. Selon les cas, la FM peut être, avec prudence, apparentée ou rapprochée des syndromes dépressifs, des syndromes anxieux, des troubles somatoformes ou de la conversion, du syndrome de SPT. Selon les cas, la similitude est plus marquée avec l’une ou l’autre de ces entités, mais le sens de la relation reste obscur, et on ne peut dire, de la FM ou du trouble psychopathologique, lequel est la conséquence de l’autre. On ne peut donc assimiler la FM à une maladie psychiatrique ; ses liens avec les maladies psychiatriques n’en sont pas moins indéniables.
Formidable ! Première affirmation : «  On ne peut donc assimiler la FM à une maladie psychiatrique  »… et de suite, deuxième affirmation : « ses liens avec les maladies psychiatriques n’en sont pas moins indéniables. »… A se demander si certains, au sein de l’Académie ne seraient pas issus de la diplomatie vaticane… Plus sérieusement, l’impression que me donne cette contradiction, c’est que les académiciens renoncent à regret à la thèse dépressive qui aurait arrangé bien du monde et, surtout, qui aurait permis d’enterrer toutes les recherches sur les causes réelles de cette maladie. Dans tous les cas que je connais, le mien y compris, il n’y a pas eu dépression avant la fibromyalgie. Mais il y a eu dépression chez certains malades après quelques mois de cette maladie qui est éprouvante, tant par les douleurs constantes que par l’état d’intense fatigue. Croyez-moi, il n’est pas évident d’accepter facilement de se voir transformer, peu à peu, « en légume… »

(…)

La FM prédomine très nettement chez la femme adulte, mais elle peut s’observer chez l’homme et chez l’enfant.
Il semblerait d’ailleurs que de plus en plus d’enfants sont touchés, si je me base sur ce que m’ont rapporté plusieurs contacts.

(…)

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) est décrit comme un état d’asthénie datant d’au moins six mois, sans cause, non atténué par le repos et entraînant une baisse de plus de 50% de l’activité quotidienne.
Chiffre à retenir en vue de la surprenante conclusion des Académiciens.

(…)

Le SFC a donc beaucoup de ressemblance avec la FM, dont il partage en outre la chronicité et la faible sensibilité aux traitements. La différence principale entre l’un et l’autre semble être le premier symptôme mis en avant : fatigue dans le SFC, douleur dans la FM. Il est intéressant de constater à ce sujet que les malades se réclamant de l’une ou l’autre maladie se sont groupés en France dans une commune association.
Certains malades… faire ici une généralité ne sert pas la cause de la crédibilité d’un tel rapport.

(…)

L’évolution de la FM est chronique, et peu sensible aux mesures mises en œuvre pour la combattre. La patiente consulte généralement alors que les troubles sont installés depuis des mois ou années, et son état n’est souvent guère modifié après plusieurs années d’observation. Les points douloureux restent notamment assez constants alors que les autres symptômes peuvent se modifier.
Encore une généralisation ! Je ressens cela comme un sexisme déplacé et à mon avis suspect. Suspect en ce sens, que dans certains milieux masculins, on a facilement tendance à penser que les femmes sont décidément bien fragiles, sous entendu côté psychique. Je ne sais si tel est le cas ici, mais cette mise en valeur de la patiente, m’oblige à y penser.
Il serait intéressant d’avoir des statistiques plus récentes sur le nombre d’hommes touchés. Même si cela n’a pas valeur de preuve, je rencontre de plus en plus d’hommes touchés par le mal.

La douleur chronique, la raideur et la fatigue limitent les capacités fonctionnelles des patients qu’il s’agisse des activités quotidiennes ou professionnelles. Les tâches impliquant des efforts musculaires répétés ou en élévation des bras sont difficilement supportées.
Toujours à retenir en vue de la conclusion des Académiciens.

Le maintien au travail est souhaitable
Très mauvaise plaisanterie, qui montre, à mon avis, une méconnaissance grave des effets cette maladie chez les académiciens.

…surtout si l’on a pu adapter le poste aux capacités physiques de la patiente. Une étude suédoise a montré que parmi 176 femmes souffrant de FM, 15 % travaillaient à temps complet et 35 % à mi-temps. Pour 99 % de celles qui travaillaient la capacité de travail était réduite mais maintenue grâce à la compréhension de l’employeur et l’aménagement du poste, en fonction de l’état individuel
Les académiciens ignoreraient-ils dans quel monde nous vivons ? Ignorent-ils qu’un patron a autre chose à faire et dépenser que de créer des installations spéciales pour les malades de la fibro ? Je reviendrai sur ce point crucial au moment de la conclusion des Académiciens.

(…)

Il importe de remarquer que les études sur le retentissement social et professionnel de la FM ont été généralement faites sur des formes sévères du syndrome, chez des patients qui consultent dans des centres de prise en charge de la douleur. Elles ne concernent pas toutes les personnes qui répondent aux critères de classification, lesquelles peuvent à l’extrême n’exprimer aucune plainte spontanée.
Oui, bien entendu, la question du travail, comme pour toute maladie, dépend du degré de gravité de la maladie chez chaque fibromyalgique.

La présentation clinique et la capacité fonctionnelle sont en fait très variables d’un patient à l’autre et d’un jour à l’autre, en fonction des facteurs d’environnement
Ce sont surtout les facteurs climatologiques qui interviennent : vent, froid, pluie. Il semblerait que la pollution n’arrange pas non plus notre état, mais c’est tellement évident que la pollution tue… il suffit de songer aux 13 000 morts de la canicule de 2003 puisque la majorité a succombé non pas à la chaleur, mais à l’aggravation de la pollution due à la chaleur.

(…)

On n’observe pas d’aggravation avec les années mais une stabilisation, voir même une légère amélioration à long terme.
Je rectifie cette affirmation pour ma part. On observe une aggravation constante dans un certain nombre de cas. L’aggravation se caractérise par des crises successives qui, à chaque fois, laissent le malade dans un état pire que précédemment. Pour ceux, plus nombreux qu’on imagine, si je me base sur les infos reçues, qui vivent cet état de fait, leur état peut atteindre le stade du quasi-légume ». A ce stade-là, oui, il n’y a plus aggravation. Et certains malades voient, même s’ils ont atteint le pire, une amélioration de leur état, amélioration très lente, mais réelle. Cependant, cela ne tient pas du miracle ; dans la majorité des cas que je connais, l’amélioration a démarré avec un changement d’alimentation, notamment en passant le plus possible par le bio. Ce qui suggère que le corps a été empoisonné, notamment par les intrants (pesticides, etc.), et que ce simple changement d’alimentation vers quelque chose de plus pur est suffisant pour récupérer une partie de notre énergie.
Reste que le bio n’est pas remboursé par la Sécu et que trop de malades n’ont plus ou pas les moyens de passer à l’alimentation bio compte tenu du prix et compte tenu des conclusions de l’Académie…

(…)

L’IRM fonctionnelle a permis de comparer la forme d’activation cérébrale suite à une stimulation périphérique chez des patients atteints de FM et chez des témoins. La stimulation par une pression telle qu’elle provoque une douleur identique chez les malades et les témoins entraînait, chez les uns et les autres, une répartition similaire des régions activées, alors qu’une pression identique entraînait l’activation de régions plus nombreuses chez les patients. D’où les auteurs concluent que la FM est caractérisée par une augmentation du traitement cortical et sous-cortical de la douleur.
Ces anomalies de l’imagerie cérébrale sont les acquisitions les plus importantes des dernières années pour ce qui est de la FM. Outre qu’elles confortent le syndrome clinique d’un complément objectif qui lui faisait défaut jusqu’à présent, elles permettent de concevoir, sans plus de précision dans l’immédiat, les centre nerveux supraspinaux comme origine commune de tous ces éléments : anomalies de la perception douloureuse, troubles du sommeil, fatigue, troubles cognitifs, anxiété, dépression.
Il s’agit là d’une véritable avancée ! Mais, hélas, cela ne donne aucune indication quant à la cause d’origine de la fibromyalgie. Mais au moins, l’imagerie montre que les symptômes ne sont en rien « subjectifs » et, ceci est très important à savoir pour les malades.

(…)

Les antidépresseurs sont les médicaments qui ont donné le moins de déception dans le traitement de la FM, et restent actuellement les plus utilisés.
L’amitriptyline, antidépresseur tricyclique, est employée depuis le début des années 80
, non pour sa propriété d’antidépresseur, mais en raison de son effet possible sur les troubles du sommeil, la fatigue, les troubles de l’humeur que manifestent souvent les fibromyalgiques. La justification actuelle d’emploi de ce médicament et des produits de la même classe est leur action modulatrice de la douleur au niveau des centres nerveux et non leur effet antidépresseur.
Point majeur à retenir par les malades dont leurs médecins voudraient encore faire passer la fibromyalgie pour une dépression.

(…)

Conclusions (partielles) de l’Académie

La douleur de la fibromyalgie est habituellement attribuée à une diminution du seuil de sensibilité douloureuse, dont l’origine centrale a été évoquée, en raison notamment de la mise en évidence d’anomalies de l’imagerie fonctionnelle cérébrale.
Une prise en charge personnalisée et une explication du syndrome sont profitables aux patients souvent persuadés d’avoir une maladie inquiétante, et ne les aggrave pas comme certains ont pu le craindre.

En l’absence de lésions objectives de l’appareil locomoteur, le simple diagnostic de fibromyalgie ne peut donner lieu, automatiquement, à la reconnaissance d’une invalidité ni aux avantages des affections de longue durée. À titre individuel un handicap peut cependant être reconnu dans certaines formes sévères du syndrome, nécessitant une prise en charge prolongée médicopsychologique et de rééducation.
Cette conclusion-là est totalement inacceptable ; C’est cela que j’appelle de l’euthanasie sociale programmée.

Recommandations (partielles)

(…)

Les troubles fonctionnels ne correspondent à aucune anomalie objective des structures de l’appareil locomoteur. Ils ne peuvent être responsables d’un handicap définitif ni de lésions fixées. Le diagnostic de fibromyalgie n’implique donc pas par lui-même l’obtention d’une mise en invalidité ni les avantages d’un statut d’affection de longue durée.
Il convient cependant, d’éviter une attitude trop dogmatique. En effet, la diversité des présentations cliniques forme un spectre continu allant des formes les plus discrètes aux formes les plus sévères. Ces dernières, peu fréquentes, peuvent justifier à titre individuel et après avis d’expert la prise en charge qui convient aux maladies invalidantes, permettant d’adapter le traitement aux besoins du patient.

C’est bien joli ce passage… mais combien de malades peuvent en bénéficier à une époque de refus de solidarité de la part du pouvoir ?

Dans tous les cas, le maintien d’une activité professionnelle est souhaitable et doit tenir compte de la gêne fonctionnelle, en adaptant le poste et les horaires de travail.
Totalement absurde et hilarant ! (voire dans mes conclusions pourquoi je dis cela).

Des recherches sont encore indispensables pour mieux comprendre l’origine des douleurs et des nombreuses plaintes de ces patients.
On parle de « plaintes » alors qu’il s’agit de souffrances bien réelles et très profondes. Quant à rechercher les causes de ce que je ne peux m’empêcher de nommer une maladie, il faudrait précisément quitter tout dogmatisme et fouiller sérieusement dans des domaines considérés comme tabous, par exemple les effets secondaires à court terme et à long terme de la vaccination.

Mes conclusions

Mes conclusions ne peuvent qu’être très sévères. Si je salue les quelques rares avancées de ce rapport, je pense au fait qu’enfin les Académiciens renoncent à considérer et déclarer la fibromyalgie comme étant une dépression nerveuse, je constate que pour le reste, c’est un alignement sur les desiderata des pouvoirs politiques. Pour une fois, les lobbies de toute nature n’interviennent pas (encore que…), mais c’est logique puisqu’ils ne sont pas concernés (encore que…).

Ce qui est choquant, c’est le refus de prise en charge des malades, le refus de les considérer comme des invalides.
Que dit l’Académie ? «  Le diagnostic de fibromyalgie n’implique donc pas par lui-même l’obtention d’une mise en invalidité ni les avantages d’un statut d’affection de longue durée.  »
Par ce passage, on voit que l’Académie ignore totalement ce que vivent les malades. Elle semble se baser uniquement sur des constatations faites par des médecins qui ne souffrent pas eux-mêmes de ce mal. J’ai le pénible sentiment que ce rapport a été fait par une Académie qui n’a jamais interrogé le moindre malade, une Académie qui ignore par conséquent la profondeur de nos souffrances, une Académie qui ignore également quelle est l’origine du mal, qui patauge lamentablement et ceci juste pour fournir un rapport justifiant aux yeux des gouvernements la non-prise en charge des malades.

Il est vrai que l’Académie semble, un peu plus loin, modérer son opinion en disant : « Il convient cependant, d’éviter une attitude trop dogmatique. En effet, la diversité des présentations cliniques forme un spectre continu allant des formes les plus discrètes aux formes les plus sévères. Ces dernières, peu fréquentes, peuvent justifier à titre individuel et après avis d’expert la prise en charge qui convient aux maladies invalidantes, permettant d’adapter le traitement aux besoins du patient. »
Tout cela est fort bien dit. Tout cela est bien joli ! Mais qu’en est-il dans la réalité vécue par les malades ? En premier lieu, les « formes sévères » de la maladie ne sont pas si rares que ça si j’en juge par les nombreux contacts que j’ai depuis la publication de mon article sur mon propre cas de fibromyalgie.
Ce qui est inquiétant, mais vraiment inquiétant pour tout malade atteint sévèrement, c’est l’obligation de passer dans les mains « d’experts ». Experts en quoi ? Experts au service de qui ? De l’Etat au travers de la sécurité sociale ? Des patrons ?
Dans tous les domaines, aujourd’hui, on nous assomme « d’avis d’experts ». Et nous constatons que ces « experts », bien trop souvent, se trompent et nous trompent. Que vaut l’avis d’un « expert » s’il ne sait pas écouter un malade, s’il est soumis aux dogmes officiels d’une médecine uniquement officielle, s’il est soumis à une médecine de « pensée unique » ? Surtout, que vaut l’avis d’un « expert » si sa mission est de limiter au maximum le nombre de malades à prendre en charge ?

On voit trop, depuis quelque temps, les ravages que font les « experts » de la sécurité sociale ou du monde patronal, ces « médecins-conseils » chargés de vérifier, à leurs domiciles, si les gens sont « réellement » malades. Comment ne pas comprendre qu’on est en pleine dérive ? Alors comment, nous, malades de la fibromyalgie, réputés, malgré le rapport de l’Académie, « fragiles du psychisme », pourrions-nous avoir la moindre confiance dans ces soi disant « expert » ?

Un cas m’a été rapporté, il y a peu. C’est un exemple parmi d’autres : Une dame, frappée par la fibromyalgie, une dame qui aimait son métier, n’a plus pu travailler. Elle est passé dans les mains d’experts et, compte tenu de son état très sérieux, l’expert lui a accordé l’invalidité à 30% ! Je ne sais si vous vous rendez compte ce que cela veut dire ! Impossible de vivre en France avec une pension invalidité correspondant à un taux de 30% ! Or, réellement, cette dame ne pouvait plus travailler ! Elle a dû quitter son appartement ! Son unique chance d’éviter la rue, c’est qu’elle a une sœur à Paris qui a pu et accepté de l’héberger…
C’est ça, l’euthanasie sociale ! Bravo l’expert !

Par ailleurs, on m’a rapporté que les cas de radiation de l’invalidité étaient très nombreux. Il serait intéressant de connaître les chiffres, mais je doute que nous ne les aurons jamais. Hormis les malades, personne n’a intérêt à ce que les vérités de cette nature soient révélées…

De « l’utilité » de certains « experts » : Le cynisme des pouvoirs

Nous constatons donc que la fibromyalgie, sauf cas rarissimes et coup de chance pour le malade, ne doit pas être pris en charge ni par la Sécurité Sociale ni pour un éventuel droit d’handicap, selon la volonté de l’Académie de Médecine. Vous allez voir qu’au-delà de cette décision choquante, l’Etat mais aussi les lobbies qui fabriquent les vaccins y trouvent un grand intérêt…

Il existe une maladie récente appelée la myofaciite à macrophages. Cette maladie, on ne peut pas en douter, si l’on est un tant soi peu sérieux, est un effet secondaire, de la vaccination contre l’hépatite A et B, mais également de tous les vaccins comportant comme adjuvant de l’aluminium. Les symptômes de ce mal sont pratiquement jumeaux de ceux dont souffrent les fibromyalgiques. De plus, malheureusement, nombre de malades atteint par la myofaciite à macrophages voient leur mal évoluer vers la sclérose en plaques. Certes, ce n’est pas la totalité des vaccinés qui va développer ce mal. Certains sont sensibles, d’autres pas. Cela s’explique très bien en biologie. (Voir les articles du docteur Marie-Hélène Groussac sur altermonde-sans-frontiere.com.)

En toute logique, à partir du moment où l’on sait que ces maux sont dus à la vaccination, les victimes devraient être prises en charge en tant qu’invalides ou handicapés et devraient même pouvoir prétendre à une indemnisation par les labos d’une part et par l’Etat d’autre part. En effet, cette vaccination contre l’hépatite a été rendu obligatoire, sous peine de perdre son travail, pour tous les personnels soignants dans les hôpitaux, etc… sans la moindre précaution. Ce sont donc de très nombreux membres des personnels soignants qui sont touchés et qui ne peuvent plus, de ce fait, travailler.

C’est là que nous entrons dans un cynisme total. La myofaciite à macrophage tout comme la sclérose en plaques sont pris en charge. Mais, j’ai vu déjà plusieurs cas où les « experts » nommés pour juger de l’état des malades rejettent ces derniers dans les cas de fibromyalgie !
Le tour est joué, pas besoin de prendre en charge ces victimes, pas besoin de se poser des questions quant à la toxicité des vaccins, pas besoin de faire attention aux allégations des malades, toujours supposés fragiles de psychisme…

Un certain nombre de ces cas scandaleux sont passés en jugement, sans résultat positif pour les malades en question. Rien d’étonnant dans un pays où la vaccination est élevée à un rang de dogme quasi religieux.

La plus grosse et plus mauvaise plaisanterie de ce rapport

Que dit encore l’Académie ? Cette chose que je déclare totalement absurde et hilarante :
« Dans tous les cas, le maintien d’une activité professionnelle est souhaitable et doit tenir compte de la gêne fonctionnelle, en adaptant le poste et les horaires de travail.  »

Lorsqu’on lit cette phrase et qu’on connaît les souffrances des fibromyalgiques, oui, cette affirmation est absurde ! Mais lorsqu’on connaît la mentalité de notre époque, mentalité patronale, soutenue très puissamment par le pouvoir actuel, alors cette phrase devient carrément hilarante ! Dans quel monde vivent donc ces Académiciens pour ignorer ce que tout le monde sait ?

- En cette époque où le locataire de l’Elysée affirme, jusqu’à l’obsession, qu’il faut « travailler plus pour gagner plus », l’Académie imagine-t-elle que le monde patronal va s’empresser d’embaucher ou de garder les fibromyalgiques ?
- Dans sa dernière intervention télévisuelle, Nicolas Sarkozy suggère de travailler le dimanche, toujours dans l’idée de gagner plus… L’Académie pense-t-elle que cela n’aurait aucun effet sur la santé des fibromyalgiques ?

Mais oublions un peu ce personnage inutilement omniprésent pour nous poser des questions par rapport au monde patronal. En effet :
- Quel patron acceptera que son employé atteint de fibromyalgie fasse des pauses très fréquentes ? Pour ne parler que de mon propre cas, vous vous doutez que j’aime mon travail sur le site, que j’aime réfléchir et écrire des articles. Eh bien, n’en déplaise aux Académiciens, je ne peux plus faire autrement que passer par de nombreuses pauses. Après avoir écrit un article, il me faut, en général, plusieurs heures pour récupérer et pouvoir retravailler. On ne peut pas me soupçonner de « n’avoir pas envie de travailler », ni de paresse ou de mauvais esprit face au travail ou au patronat, car je ne dépends de personne et ne gagne pas un centime pour le travail que je fais. Franchement, soyons réalistes et lucides, aucun patron n’accepterait cela !
- Quel patron, dans notre ère d’hyper concurrence, d’hyper rentabilité et d’hyper compétitivité, accepterait d’installer quelque part dans ses locaux, un lieu servant de dortoir ? A mon avis, aucun ! Et pourtant, notre fatigue en tant que fibromyalgiques nous oblige souvent, au pire à nous allonger, au mieux à nous installer dans un fauteuil pour attendre une hypothétique récupération qui a le mauvais goût de ne pas venir toujours…
- Et puis, quel patron acceptera de payer un taxi ou de faire chercher son employé fibromyalgique pour l’amener au travail ? J’ai lâché le volant très vite lorsque j’ai compris que j’étais fibromyalgique. Je ne voulais prendre de risque ni pour les gens qui me croisaient ni pour moi-même. Conduire, alors que souvent on est épuisé, est dangereux. Alors, comment faire pour se rendre à son travail, sachant que le plus souvent le lieu d’habitation et le lieu de travail sont éloignés l’un de l’autre ? Prendre des transports en commun ? Encore faut-il qu’il y en ait ! Et même, songeant aux villes qui ont un métro, il me semble tout à fait illusoire de demander à des fibromyalgiques de le prendre, compte tenu de la masse d’escaliers à utiliser. L’escalier est une épreuve pour le fibromyalgique. Il ne faut pas longtemps pour que les muscles des jambes refusent de grimper les marches…

Les Académiciens, parce qu’ils ne songent visiblement pas à interroger les malades (ou qu’ils refusent de le faire…), ne réalisent absolument pas qu’à partir d’un certain degré d’atteinte de la maladie, tout effort devient difficile, voire impossible. Avant d’être touché moi-même, j’avais de la peine à comprendre pourquoi de nombreux fibromyalgiques n’arrivaient plus à porter une tasse à leurs lèvres, pourquoi certains d’entre eux ne pouvaient plus tenir en main un récepteur téléphonique. Maintenant, je sais et je témoigne…

Refuser de tenir compte de l’avis des malades, refuser même d’en interroger quelques-uns au moment d’établir un rapport dont la vie sociale des malades va dépendre n’est pas seulement une erreur, c’est une faute ! Une faute qui va condamner un certain nombre de gens atteint « à la double peine ». La maladie est déjà très lourde à porter, nous n’avions pas besoin, en plus, qu’on nous euthanasie socialement !

Qu’en est-il de la crédibilité des prises de position de l’Académie ?

Pour confirmer ce que je disais au début de cette analyse, je persiste à dire que le temps des « élites » a atteint ses limites. C’est particulièrement visible dans le cas de l’Académie de Médecine. Car enfin, que penser d’une « Institution » qui fait tant d’erreurs graves ? Lesquelles ? En voici trois exemples, tous vérifiables :

- 1) Amiante :
Au cours des dernières décennies, l’Académie de médecine n’a pas cessé de se ridiculiser. Je n’en donnerai qu’un exemple entre mille : elle n’a jamais adressé au pouvoir politique le moindre avertissement contre les dangers de l’amiante, dont le caractère cancérigène avait été pourtant mis en lumière par un inspecteur du travail dès 1906. Il fallut attendre 1996 pour que l’Académie s’en inquiète… en retard sur tout le monde. (source www.les4verites.com

- 2) Cancers et environnement :
Mais, ce jeudi 13 septembre 2007, l’Académie de médecine vient de battre tous les records d’impéritie en publiant (avec la complicité de l’Académie des sciences et de quatre autres organismes officiels) un rapport sur les causes du cancer en France qui est un monument de stupidité. On nous y déclare solennellement que les principales causes du cancer sont le tabagisme (43,5 %) et l’alcoolisme (12,4 %), ce qui ne nous apprend rien. Mais l’on ose y prétendre que 1 % seulement des cancers peuvent être attribués « avec certitude » à la pollution. (source : idem)

-  3) Les OGM :
En se prononçant en faveur des OGM, les Académies des sciences, de médecine et pharmacie sont-elles devenues des filiales des grandes firmes multinationales de l’agroalimentaire et de la pharmacie ? Après l’amiante et la dioxine, l’Académie de médecine et pharmacie et l’Académie des sciences tentent de dédouaner les OGM.  Source : www.france.attac.org

Il faut tirer les conclusions et oser dire que ce type d’Institution est non seulement inutile, mais qu’il est de plus gravement nuisible puisque par ses prises de positions l’Institution perpétue des erreurs qui portent un grave préjudice pour la santé de la population. En allant dans le sens des lobbies, elle nous trompe, permettant notre empoissonnement continuel.

Mais au-delà, nous pouvons, de bon droit, nous demander si ces « élites » n’obéissent pas tout simplement aux injonctions croisées des lobbies et du pouvoir. Or si tel est le cas, tout cela devient une affaire d’Etat pas très éloignée de l’affaire du sang contaminé il y a quelques années.

On pourrait donc rire de cette institution, mais nous aurions tort ; c’est avec la vie de chacun de nous qu’elle joue !


[1terme que je trouve commode pour désigner la complicité entre les décideurs économiques et politiques

[2Si l’un des membres de la docte académie me prouve le contraire, je m’en excuserai publiquement, ici, sur altermonde.

[3Ceci m’a été confirmé par une spécialiste dans l’un des domaines médicaux. Dans sa branche, il n’est pas question que les « élites » écoutent l’avis des malades quant à l’efficacité de certaines thérapies…


Documents joints

Rapport Académie de Médecine sur la fibromylagie
Rapport Académie de Médecine sur la fibromylagie

Commentaires

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L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
mardi 11 décembre 2007 à 00h43 - par  gisele chopard

Bonjour Jean Dornac, et bonjour à tous,
Que dire ? Comment le dire ? Je suis atteinte, très atteinte, et pourtant tellement active et épuisée, 47 mois d’hôpital,une dizaine d’opération, et ce diagnostic posé en 2000.
J’ai eu droit à tous les protocoles et notament à "l’anafranyl", pour calmer les douleurs, n’est plus utilisé en psychiatrie (en rhumato non plus) car je puis témoigner que toutes mes veines ont claqué, j’ai des veines de toxico.
Les médecins ne connaissent pas cette maladie, mais je sais que les signes physiologiques sont nombreux, surtout les tendinites, et quand elles sont généralisées....plus les fameux points douloureux très localisés, pourquoi sont-ils aussi précis ? Plus les crampes nocturnes atroces, PLus les atteintes oseuses j’ai une PTH de la hanche gauche, une luxation des pouces dont une des articulations a été refaite par chirurgie, paralysie à cause de hernies discales opérées aussi en neurochirurgie, plus cette fatigue, mais ce n’est rien tout ça, rien...
Le pire est que généralement les médecins me poussaient à l’autosuggestion, à me dire que j’inventais mes douleurs, que je relevais plus de la psychiatrie que du domaine rhumato.
(Il a fallu tout de même de réels problèmes osseux pour que cette fibromyalgie soit diagnostiquée, car les symptômes étaient, en fait, très précis. Peut-être suis-je tombée sur une médecin qui connaissait un peu mieux que les autres cette question ?)
Alors j’ai eu droit à tout : antidépresseurs, anxiolitiques, antalgiques surpuisants, type morphine directe en pompe ou en comprimé et à un opiacé à vie , plus toutes les familles d’antiinflammatoires, plus toutes sortes de décontractants musculaires, plus des pansements gastriques faut bien !!!

PLus....mes propres amis, voire, amours qui me conseillent d’aller chez un psy, parce que j’ai mal, toujours mal et qu’avoir mal est insupportable, avoir mal rend fou, et on sait nous, nous savons comme vous le dites Monsieur Dornac, nous savons exactement de quoi nous souffrons. Nous savons aussi comment ces douleurs, cette fatigue accablante peut arriver d’un coup, et par poussée, et avoir exactement les mêmes symptomes qu’une polyarthrite ou une scélore en plaque (j’ai eu droit à toutes ces recherches). On m’a fait aussi tous les test du diabète car j’en ai tous les symptômes, mauvaise cicatrisatiobn, infections à répétition, accès fréquents de température allant jusq’à 39°.(Je précise que je suis vaxinée contre l’hépatite B)

Tout ça pour quoi ? Je suis reconnue à 79% d’invalidité, je perçois l’aah, et chaque année je dois en renouveler la demande.
je sais pertinament, que malgré le désir de vie dont je fais preuve, malgré ma pêche aussi, je fais partie des exclus, de ceux qu’on cloue au pilori, et qui ne peuvent que crever de leur santé (mais je vivrai jusqu’à 115ans).
Cette fibromyalgie me fait souvent honte, car personne ne sait ce que c’est ; mais je veux aussi dire rapidement que dans tous les centres de rééducation fonctionnelle que j’ai fréquentés, j’ai vu des accidentés du travail auxquels la reconnaissance d’accident a été refusée. Je veux parler d’un jeune homme, couvreur, qui est tombé d’une verrière, je l’ai vu cassé,26 ans, au prudhomme :le patron a refusé de reconnaître l’accident, de même que tant d’autres et des ouvriers tombés malades alors qu’ils étaient en intérim (ce qui est mon cas)ne reçoivent plus rien de la sécu, ne reste alors que la CAF et l’AAH, si on a toutefois le courage de renouveler tous les ans les demandes, et de passer en commission COTOREP, avec un état de santé qui ne peut qu’empirer car c’est une saleté de maladie évolutive et dégénerative, surtout quand elle est associé avec d’autres problèmes osseux.
La solidarité ? mais où est-elle passée ? L’idée même qu’une société doit être basée sur un principe de solidarité disparaît, mais parce qu’on a cru peut-être un peu trop, que tout ça était DEFINITIVEMENT acquis. Ce "ON", les gens, les travailleurs, les techniciens, les cadres, les endéttés les petits épargnants... bref "NOUS".
Cette solidarité a été arrachée au patronat. Si les patrons voulaient conserver leur pouvoir et leur propriété des moyens de production, ils ont été obligés de lâcher ce qu’on appelle si bien " Les acquis sociaux", retraites, sécu, CAF, ect....maintenant, le capital financier se moque bien de sa propriété des moyens de production, puisque les spéculations qui dépassent l’entendement lui permettent de casser, de détruire le myen de produire et de la reconstruire ailleurs, où il veut, quand il veut. L’être humain n’est que la variable d’ajustement des calculs des taux de profits alors....un malade....c’est de la merde.POur eux !!!

Pour nous, non, et vous faites partie de ce nous Jean Dornac.
ca fait du bien d’être reconnue, d’une autre façon, plus intime, de cette façon que l’on tait, toujours même quand on est militant. Ce désir qui est un vrai moteur de vouloir changer encore et toujours les règles injustes de ce monde des humains, nous les partageons si facilement, elles nous valent aussi quelque reconnaissance de nos "pairs". Mais le soir, quand le seul fait de se coucher provoque des crampes insupportables, quand on a l’impression d’avoir été battue violemment et que les larmes montent aux yeux, quand le matin on se lève avec le "gueule" gonflée de fatigue, les jambes lourdes, on se sent seul, pour moi c’est seule, et coment expliquer que toutes ces tonnes de médicaments ont si peu d’effet, que le suivi médical n’existe pas, on a droit à l’éternel "renouvellement d’ordonnance".
L’être humain est si complexe !
La maladie est encore tabou, tant qu’elle n’est pas connue et reconnue. Et on n’en parle pas, et parfois, on en arrive à ne plus prendre aucun engagement, aucune rsponsabilité parce qu’un ne sait pas dans quel état on sera ce jour-là.
Enfin......

je vous dis un grand merci Jean Dornac d’avoir parlé de cette fibromyalgie, c’est une saleté.

Gisèle Chopard (56)

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lundi 3 mars 2008 à 08h45 - par  misempli

bonjour à tous ,et bien moi je dis bravo à tous ceux que je lis ici et à J Dornac en particulier.fibro depuis 6 ans ,comme tout le monde :des douleurs atroces et en particulier des maux de tète permanents.oui,les médecins ne nous écoutent pas et en France nous avons un train de retard au niveau de la recherche ."vous avez besoin d’un lourd suivi psychiatrique !"ai je entendu plusieur fois au court des examens médicaux.Et bien non ,il faut bouger ,nous ne sommes pas des malades mentaux !des intoxiqués chroniques,çà c’est fortement possible !Il faut croire que les médecins n’ont pas internet ,je ne les ai jamais vu donner leur avis sur un forum.bon courage à tous.

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mercredi 12 décembre 2007 à 00h40 - par  gisele chopard

Bonjour,

Merci de votre réponse. Ce site est une mine d’or, je m’enrichi beaucoup à le consulter.

Alors.....hasta la victoria siempre !!

Gisèle Chopard

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mardi 11 décembre 2007 à 09h04 - par  Jean Dornac

Bonjour Gisèle,

C’est moi qui vous remercie. Tout ce que vous nous expliquez, vos souffrances physiques, vos souffrances morales, les souffrances dues à l’incompréhension des proches, le harcèlement médical dans le sens de la psychiatrie, etc. Tout cela, justifie ma lutte par des réflexions, des articles, des analyses.

Nous ne sommes que de minuscules "David" face à un lourd, très lourd "Goliath"... Nos chances de nous faire reconnaître comme malades et victimes plus que probables d’un empoisonnement de notre corps au travers de ce "qu’ils" veulent appeler "progrès", ces chances sont minces.

Mais si nous ne nous battions pas, alors nous leur donnerions raison. Vraiment, lorsqu’on le peut encore, et pour le moment c’est mon cas, nous devons nous tenir debout et leur dire que nous trouverons les raisons de notre mal, en dépit de leur ostracisme.

Chère Gisèle, tenez bon !

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L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
samedi 8 décembre 2007 à 16h45 - par  Véro63

Bonjour, très bien cette répblique.
Cependant LE SENAT a mis les choses bien en place pour les fibros et personne ne peut débooter le SENAT.
Ils ont tout prévu, plaquettes d’informations aux médecins conseils concernant les fibromyalgiques, etc.. je pense qu’il faut laisser de côter ce genre d’article de l’académie de médecine, il faut se dire que de toute façon il y aura toujours des médecins anti-fibromyalgiques, j’en ai fait l’experience il y a deux semaines encore.Mais nous commençons par être habitué(e)s à ça depuis le temps.
Ce qui compte ce sont les décrets du SENAT quant à notre prise en charge et la prise en charge des handicaps. Seulement en ce moment les robinets sont à nouveau fermés mais pas seulement pour nous fibros, pour tout le monde, nos têtes pensantes du gouvernement je me demande à quoi ils pensent vraiment !!!!!!!!!!
Mais encore bravo pour la réplique pour l’académie de médecine.
Véronique

Logo de Véro63
samedi 8 décembre 2007 à 17h00 - par  Jean Dornac

Bonjour Véronique,

Je comprends très bien ce que vous dites. Cependant, je crois qu’il faut tout de même réagir face aux affirmations fantaisistes de certaines Institutions et aux conséquences qu’elles induisent.

Ce qui est le pire, à mon avis, c’est de se laisser faire, c’est de laisser dire des gens qu’on considère et qui se considèrent eux-mêmes comme l’élite de la nation dans leur domaine.

Nous devons leur montrer que nous ne sommes pas dupes. Et puis, qui sait, peut-être que l’un ou l’autre sénateur tombera sur cette analyse et qu’il réfléchira...

Logo de Catherine
L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
vendredi 7 décembre 2007 à 21h53 - par  Catherine

Je ne m’intéresse pas spécialement à la fibromyalgie mais plutôt aux questions médico-sociales. J’ai lui entièrement votre article et honnêtement, chapeau, il est très bien rédigé, argumenté et convaincant.
Du coup je vais mieux suivre l’actualité sur ce sujet...
Bon courage pour la suite.

Logo de Catherine
vendredi 7 décembre 2007 à 22h45 - par  Jean Dornac

Bonsoir Catherine,

Votre réaction me laisse espérer que mon analyse atteindra des milieux non-touchés par cette maladie. Qui sait, peut-être, quelque chose changera-t-il ?

Merci de votre intérêt !...

Logo de Stefn Carpe diem
L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
vendredi 7 décembre 2007 à 18h50 - par  Stefn Carpe diem

bravo pour cette analyse très claire, concise et si véridique

De plus en plus de médecins considèrent la fibromyalgie comme une maladie mais dès qu’une association les convoque à une réunion avec des malades ils se déballonnent aussi vite !!!!

Les experts en sont à ne pas prendre la peine de vous ausculter en prenant comme argument "Avec la fibromyalgie on en voit jamais rien alors je n’ai pas besoin de vous ausculter" c’est ce qui m’est arrivé au TCI en février. Par contre il m’a demandé de m’accroupir et quand je n’ai pas pu à inscrit "refus de s’accroupir" et a répondu lui même à toutes les questions tension normale, vision normale, urologie normale ... et donc a rendu un rapport où j’étais au finish en relative bonne santé mis à part un syndrôme dépressif !!!! et dire qu’ils sont payés pour faire des rapports bidons et mensongers !!!!

ce qui m’a inspiré cet écrit :
Messieurs les docteurs fibrosceptiques
Je ne vous dis pas merci,
Arrêtez de nous traiter avec arrogance
Face à notre grande souffrance.
Car la Fibromyalgie est bien une maladie
Et non pas affabulation ou hystérie.
Certes ce n’est pas un mouroir
Mais grâce à vous devenu purgatoire
A trop vouloir cette pathologie nier
Vous n’encourager ni la recherche ni les autorités
A prendre en charge comme il se doit
Tous les fibromyalgiques de plus en plus en désarroi.

Qu’avez-vous fait de votre serment d’Hippocrate
Qui prône d’aider tous les malades dans tous vos actes.
Avez-vous perdu tout once de psychologie
Quand au hasard d’un rendez-vous vous déclarez
« Cela ne sert à rien de vous ausculter
car avec la fibromyalgie nous ne voyons jamais rien » ,
Or vous verriez si vous nous tâtiez bien
Autant de symptômes qu’on ne peut aucunement simuler.

Par votre entêtement attendez vous que nous sombrions dans le désespoir ?
Et qu’en dépression nous finissions tous dans le noir
Mais les fibromyalgiques sont des battants qui aiment la vie
Et souvent avec passion et ce malgré la maladie
Alors non la fibromyalgie n’est pas que dépression
Même si vous cela vous arrange de le croire
Car cela vous conforte dans votre idée à ne rien voir
Et à rester dans l’ignorance et la négation
De ce qu’est notre véritable souffrance

Ouvrez votre cœur, ouvrez les yeux
Et vous apparaîtront tous les symptômes et les douleurs
Inhérents à la sournoise Fibromyalgie
Osez demandez à nos soignants en kinésithérapie
Comment d’un seul coup d’œil ils savent déceler
A notre démarche où nos douleurs sont localisées.
Accepter que oui la Fibromyalgie est bien une maladie
Et ainsi permettez vous de nous battre à nos côtés
Pour ensemble cette pathologie éradiquer
Et protéger ainsi les générations à venir

Vous Médecins avez besoin de nous
Pour entrevoir cette silencieuse maladie et la mieux connaître
Et nous fibromyalgiques avons besoin de vous
pour trouver les thérapeutiques pour la combattre
Ne nous trompons pas d’ennemis,
Entendez notre souffrance et croyez nous… d’avance merci !

Le lundi 18 juin 2007,
Stef, Carpe diem

amicalement et encore merci pour votre article

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L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
jeudi 6 décembre 2007 à 14h49 - par  kiboa

Bonjour Jean,

Et bien ! bravo ! Quelle analyse ! En espérant qu’il y aura une suite à votre article ! Cela fait plaisir de lire un texte aussi bien décortiqué, et qui remet les pendules à l’heure ! Et quelles argumentations !

Et puisque l’Académie persiste dans ses erreurs, j’ai noté en ce qui concerne la(les) dépression(s) ceci :

1. « Des auteurs ont cependant envisagé que certains syndromes fibromyalgiques puissent être des états dépressifs « masqués » à expression douloureuse » )

Vous savez de quoi je souffre. Il aura fallu plus de quinze ans pour que soit reconnu enfin, cette saleté de dépression saisonnière, qui fait partie des dépressions réactionnelles récidivantes. Je suis passé par tous les stades possibles de l’Académie psychiatrique. J’ai été tour à tour border line ! névropathe ! pour ensuite devenir « proche du registre psychotique » ! J’ai évité de justesse le titre de schizophrène grâce à Marie-Paule Belle ! Mais pas de chance, j’ai fini toxicomane ! pour la simple et bonne raison, que j’ai utilisé des morphiniques dument délivré par un médecin à une lointaine époque qui savait parfaitement le calvaire que peuvent endurer les dépressifs dans leurs corps. Je continue aujourd’hui, car il n’y a que ces remèdes qui me soulage. Le terme « expression douloureuse » est rarement pris en considération. Un imbécile de l’Académie - que je ne suis pas retourné voir - ! m’a dit un jour :« chez vous, c’est dans la tête que ça se passe ! ». Quel diagnostic extraordinaire quand on vit en dépression ! Bon sang ! Et ce n’est pas parce que « c’est dans la tête » qu’il faut laisser les gens souffrir ! Il faut savoir, que dans une dépression, LE CORPS SOUFFRE PARFOIS ABOMINABLEMENT.

2. « (...) De plus, si les syndromes dépressifs abaissent le seuil de la douleur, il n’a pas été noté dans les dépressions la présence de points douloureux particuliers à la pression. »

Ça, c’est de la médecine de bas étage. Oui, dans une dépression, il y a parfois pour ne pas dire souvent des points douloureux à la pression, des névralgies épouvantables. Et les antidépresseurs ne font rien à l’affaire. La prise en compte de la douleur dans une dépression est très rare. Pourtant un certain Kouchner, il y a longtemps de cela, avait dit qu’il était intolérable de laisser souffrir les gens !

3, « L’amitriptyline, antidépresseur tricyclique, est employée depuis le début des années 80, non pour sa propriété d’antidépresseur, mais en raison de son effet possible sur les troubles du sommeil, la fatigue, les troubles de l’humeur que manifestent souvent les fibromyalgiques. La justification actuelle d’emploi de ce médicament et des produits de la même classe est leur action modulatrice de la douleur au niveau des centres nerveux et non leur effet antidépresseur. »

Ça c’est de l’info ! Je comprends mieux pourquoi à une époque traité par cet antidépresseur avec une dose de cheval – 270 mg/ jour, sans compter les anxiolytiques – je n’avais aucune amélioration. Mais il faut bien des cobayes pour tester les bienfaits des labos ! Quant à soulager la douleur, et bien, rien du tout ! Par contre, pour le sommeil impeccable ! Plus de problème. J’ai hésité entre finir poireau ou carotte ! Inouï !

Je vous souhaite ainsi qu’à tous ceux et celles qui souffrent de fibro, beaucoup beaucoup de soulagement, de tendresse et d’amitié.

Grosses bisous. Avec Fraternité

L’Académie de Médecine prescrit l’euthanasie sociale des fibromyalgiques
jeudi 6 décembre 2007 à 10h56

Merci Jean

Vous ne pouvez pas savoir comment cela m’a fait du bien de lire avec mes yeux ce que je pense dans ma tête, de ce rapport .....

Que votre journée soit la plus douce possible

Joëlle

vendredi 21 mars 2008 à 11h13 - par  Jean Dornac

Vous touchez un des problèmes essentiels de notre époque, chère "enragée".

Il semblerait que plus on fait des études, plus la compréhension de l’humain s’éloigne, en tout cas chez un certain nombre d’intellectuels. C’est tout à fait tragique parce que les études propulsent ceux qui ont la chance d’en faire aux postes des pouvoirs.

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme … " disait Rabelais... Là, est le coeur du problème des pouvoirs actuels, qu’ils soient politiques, scientifiques, économiques, voire médiatiques...

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vendredi 21 mars 2008 à 10h05 - par  enragé

Bonjour jean et merçi de me répondre .Je suis tout à fait d’accord avec vous ,ils sont payés pour nous faire taire !mais çà tombe mal ,je ne suis pas d’un naturel muet.On m’a toujours dit l’union fait la force .Pourquoi toutes les personnes victimes de ces pathologies lourdes ne peuvent elles pas s’asscier pour se défendre et mériter les soins d’autres recherches plus poussées ?le manque d’oxygéne dans les tissus est un signe de douleur chronique .Mais les "médecins "sont dans leurs rails et ils ne veulent pas revoir ce qu’ils ont appris à la faculté de médecine .Un conseil messieurs des hautes sphères révisez votre copie !les maladies changent à cause de tout notre environnement qui est complètement pollué.Mais notre douleur ,nous ,nous la connaissons bien .Moi je n’étais que coiffeuse ,je n’ai pas fait de grandes études ,je croyais qu’elles apportaient une certaine ouverture d’esprit ,je vois que dans le cas des médecins ,ce n’est pas toujours vrai.A bientot et bon courage .

Site web : coup de rage
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vendredi 21 mars 2008 à 09h04 - par  Jean Dornac

Bonjour,

Vous savez, je crains pour ma part, que ces "médecins" très particuliers sont payés pour supprimer le plus de malades possibles des prises en charges lourdes.

Peu leur importe nos souffrances, peu leur importe le fait qu’il nous enlève nos possibilités matérielles de vie. Ce qui leur importe, c’est l’état financier des caisses ou patrons qui les payent.

C’est en tout cas ce que l’on peut comprendre au travers de ce que je nomme leurs "exactions".

Bon courage, ne baissez pas les bras !

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vendredi 21 mars 2008 à 07h42 - par  enragé

Bonjour à tous,ce matin ,le chagrin l’emporte sur la colère.hier ,je suis fibro ,visite de controle des AVA.(assurance vieillesse des artisans)qui me verse une pension(pas grosse du tout).je me retrouve devant un médecin qui n’a de médecin que le nom.Il est froid ,ne connait absolument pas la fibromyalgie,m’examine à peine et me dit qu’il faut retrouver un travail.Je précise que j’ai mal à la tète 24 h sur 24 ,jour et nuit .Il s’acharne à me faire dire le contraire.la cerise sur le gateau :je sors des analyses toxicologiques effectuées sur Paris et qui ne sont pas bonnes :problème ,il ne sait pas les lire et n’en tient pas compte en les négligeant totalement.j’avais également amené un encéphaloscan avec comme indication :bilan vasculaire et bilan de migraine ou il ,est écrit : trace caractéristiques de migraine et hypopulsatilité .Cela signifit que les tissus sont mal oxygénés ,ce qui provoque des douleurs j’ai rappelé le radiologue sur Paris hier soir qui m’a confirmé le diagnostic et m’ a dit textuellement :"quelle mauvaise foie !"par ces examens pointus ,nous avons une piste que la médecine classique ne reconnait absolument pas .Jai fait faire des analyses non remboursées,on ne peut pas me dire que j’ai couté à la commnauté ,puisqu’en France ,elles ne sont pas reconnues.Mème avec des preuves ces médecins de controle ne veulent rien voir !Et j’ai osé ouvrir la bouche sur l’intoxication aux métaux lourds ,mal m’en a pris .Il me répond d’un air narquois :"madame,nous sommes tous plus ou moins intoxiqués".je lui dit :"pourquoi ne pas s’orienter vers cette voie ?"j’attends encore la réponse .Qui sont ces médecins qui ont perdu tout sens humain ?le serment d’hippocrate se serait il transformé en serment d’hypocrite ?je ressors de cet entretien dégoutée et démoralisée par un système ou il faut avoir des pathologies bien visibles et encore ,pour etre entendus.En fait pour conclure :je souffre en permanence mais aux yeux de ces controleurs ,je n’ai rien .On ne veux surtout pas voir plus loin que le bout de son nez !aujourd’hui aprés avoir cotisé des années à des taux elevés,on nous laisse comme tant d’autres sur le bord de la route.Je suis révolté par tout cela !quel est le nombre par région de tous ces médecins conseils autant sécurité sociale que travailleurs non salariés ?nous les payons et le jour ou il y aprobléme ,il brille par leur imcompétance à lire les analyses .Ou va t’on ?

Site web : controle médical
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vendredi 14 mars 2008 à 16h32 - par  Malpartoo

A Pierre : ceci est bien trop long à lire pour une fibromyalgique...

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mercredi 12 décembre 2007 à 09h55 - par  Jean Dornac

Bonjour Gisèle,

Je suis totalement en accord avec ce que vous dites.

La raison de mes combats, des combats des nombreuses personnes qui résistent contre les dérives tragiques de ce temps, c’est ce respect, le plus absolu possible de tout le vivant, qu’il s’agisse de médecine, de science manipulatrice des fondements de la vie, de la politique d’enfermement des peuples dans leurs pays, de l’envahissement d’une culture, l’américaine en l’occurrence, visant à écraser toutes les autres cultures.

Aucun humain ne devrait se laisser faire par une poignée d’entre eux qui se "labellisent" eux-mêmes élites.

Merci à vous !

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mercredi 12 décembre 2007 à 01h51 - par  gisele chopard

Formidable Pierre Payen,

Je suis entrée dans la voie de la sainteté, sois béni mon frère. quand à l’âne, il est suffisamment âne pour savoir s’il a soif ou pas .
Puis dis donc, quelle culture mon frère, tu m’en bouches un coin, ça étale dur !!!J’aurais regrétté de ne pas être malade pour risquer de perdre le plaisir de te lire. Ca ne veut pas dire bezef ce que tu racontes, mais ça berce l’âme, ça calme les angoisses métaphysiques que nos insomnies utopistes nous provoquent.Ah, les atavismes judéochrétiens, s’ils n’existaient pas faudrait les inventer !!!
Ecrit encore mon frère et j’irai au paradis, maintenant que tu sautes en parachute à 54 ans, mon petit bourge, je n’en ai rien à cirer, moi,à 51 ans je ne suis pas dans un fauteuil roulant, et il n’est pas sûr qu’avec la philosophie de vie que tu développes tu sois toi-même arrivé à un tel résultat.
A bon entendeur salut.

PS : fais gaffe quand même à tes vertèbres en touchant le sol !

Gisèle Chopard

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mercredi 12 décembre 2007 à 01h31 - par  gisele chopard

Bonjour Pierre

Pas de bol, c’est aussi tombé sur moi !Si vous avez lu mon témoignage, c’est au Mur des Lamentations que vous m’enverez.
¨etre libre ou ne pas être libre ? En aucun cas je ne ferai rentrer l’état de malade dans cette question. Maintenant se pose un autre problème qui lui se chiffre et dépend justement d’une pensée profonde de l’être humain sur la liberté de vie ou de non vie, (c’est se soigner, c’est avoir les moyens de vivre, et quand je dis vivre pour des millions de gens il s’agit de survie !!!.)
Tomber malade ? Ouais, pas de bol, mais de là à ne plus pouvoir vivre décemment, de là à voir des familles entières tomber dans une misère sordide parce que justement la maladie ou l’accident sont passés par là, ça, ça relève de la pensée, de la conception que nous pouvons avoir d’une société, des rapports humains, et même sans passer forcément par l’assistance d’un état de toute façon carrent, les relations entre proches, la solidarité élevée au rang d’une philosophie de vie, d’un des choix fondamentaux que nous pouvons faire en tant qu’être libre. ce n’est pas rien, Personnellment j’en ai assez de voir la liberté de beaucoup trop de gens se résumer au contenu de leur compte en banque, et de leurs poches vides.

Se battre ? Changer le monde ? oui, bien sûr, toujours et heureusement que nous gardons notre vigilance même si les temps sont durs.

Quant aux animaux, le cochon est un de nos plus proche, je m’en fou, je ne suis pas un cochon (une truie).
pas d’antropomorphisme, la bête est une bête avec ce qui fait d’elle une bête, nous sommes des humains avec ce qui fait de nous des humains, pas mieux ni pire que des bêtes, non nous sommes simplement des humains, et toute comparaison avec un quelconque animal, est vaine.Foutons leur la paix aux animaux que nous ayions ,1,2% de ressemblance ou de différence.

Tout le règne vivant exige le respect, tout le règne vivant doit être traité avec dignité, si certains humains en sont incapables, que nous, nous soyions là pour le faire, pour nous battre et nous aider , tous à tenir debout, dans le respect et la dignité, avec un droit égal à la vie.

Gisèle Chopard

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samedi 8 décembre 2007 à 20h38 - par  Jean Dornac

Texte fleuve, Pierre... mais rien par rapport au sujet de l’article...

Je ne peux ni ne veux passer mon temps à répondre. Je n’en ai pas l’envie, c’est vrai, mais pas non plus la force, compte tenu des effets de la fibromyalgie.

Je préfère garder mes pieds sur terre et lutter contre ceux qui abusent de l’humanité. C’est, à mon sens, le plus urgent à faire. C’est ma liberté, non ?

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samedi 8 décembre 2007 à 19h37 - par  Pierre Payen

Réponse à Jean et Michel.

Pourquoi faire comprendre que la « vie » n’est pas ce que l’on croit ? !

Serait-ce important ? !

D’aucuns mettront en relation ces interrogations avec : « Est-il possible de faire boire un âne qui n’a pas soif ? »

Si on a eu le temps de se pencher sur la notion d’apprentissage chez l’animal, ne sait-on pas que l’imprégnation de la mère est primordiale ? Chez les homo sapiens, le conditionnement des parents ne serait-il pas du même type ?

A moins d’être formaté en tant que chrétien comme étant à l’image de Dieu, les sciences (ne révèlent pas !) n’explicitent-elles pas les rôles :

- du cerveau reptilien qui assure la survie (v. l’instinct ou l’automatisme des actes de survie) ?

- Du cerveau des émotions plus tourné vers la recherche directe du bien être momentané ou plaisir (il est présent chez les mammifères et à la base du succès de la société dite de consommation) ?

- Du néocortex plus abstrait, c. à d. imaginatif et analytique permettant de dépasser l’apparence … ?

Ne réfléchissons-nous pas à partir d’une banque de données (ou référentiel ou pseudo axiomatique) constituée et remodelée au fil des années et du vécu ?

Ne commençons-nous pas par être inconscients (masculin neutre) des normes artificielles (ou variables selon lesdites cultures) que nous suivons et souvent ne le demeurerons nous pas ? (Ne les buvons-nous pas comme les chrétiens avalent paroles d’évangile ?)

Et ne nous battrons-nous pas parfois pour défendre notre petite réalité (ou celle du groupe ou jadis du clan ou tribu ou cité ou village ou région ou pays) et ses soi-disant vérités ? ? ? ! ! !

Dans cette perspective, en élargissant un peu plus, il nous semble parfois que la vie est « absurde » sans saisir que c’est précisément nous qui le sommes ! ! !

Mais dans le contexte décrit précédemment, comment pourrait-il en être autrement ? ! Si on cogitait un peu plus que d’habitude, que pourrait-on espérer ? !

Cette argumentation vous paraît peu claire ? ! Fallacieuse ? !
OK ! ! !
Prenons l’exemple parfait : la « mort » !

La civilisation judéo-chrétienne ne s’est-elle pas construite sur la « peur de la mort » ? (Au Moyen-Âge, sur la peur de l’enfer éternel et donc le système d’exploitation de l’homo sapiens par l’homo sapiens ? !)

Au lieu de pouvoir quitter le séjour terrestre agréablement, au 21ième siècle (comme les chiens et les chats ayant des bonnes « maîtresses » !), ne risque-t-on pas d’agoniser durant des années ou de vivre comme des légumes en dégradation dans des mouroirs portant (bien sûr !) des noms ronflants ? !

N’est-on pas encore condamné (v. Me Marie Humbert) quand on fait preuve de « dignité » (celle qui réservée aux vrais humains et non pas homo sapiens) ? !

Ne suffirait-il pas d’un nouveau « Eurêka » pour transformer notre existence terrestre ? !

Jusque maintenant nous avons réussi à assimiler la géométrie d’Euclide et nous naviguons allègrement en toute tranquillité sur les droites croissant « toujours plus » (t. p.) jusqu’à l’infini ou encore nous exerçons au calcul arithmétique et à la progression proportionnelle indéfiniment.

Si jamais, nous parvenions un beau matin à valider la notion de cycle (celle qui crève trop les yeux et en permanence !) et donc dépasser la linéarité, la politique de la fuite t. p. en avant rationaliste ne perdrait-elle pas et de son lustre et de sa légitimité ? !

A la place de l’échec final de la vie, de la chute dans le néant matérialiste, ne se substituerait-il pas une autre vision, un autre paysage, bien plus réjouissants ?

Que nous éprouvions d’abord de la peur face à l’inconnu, quoi de plus cohérent !

Que l’animal non doté de néocortex reste fixé sur celui-ci, cela semble vital pour lui.

Mais l’ensemble (sauf exception) des êtres capables :
- de raisonner,

- de rentrer en mémoire que tout s’anime dans l’Univers selon des mouvements plus ou moins cycliques (les jours et nuits, les saisons, en relation avec la marche du soleil, la naissance et la mort obligatoire dans le cadre des écosystèmes gérant la perpétuation de la vie dans un milieu fermé, etc.), puissent préférer activer et cantonner définitivement (depuis toujours !) leur (grande ou petite ?!) imagination dans le cadre rudimentaire de l’école primaire et des tableaux noirs et cahiers avec des belles lignes droites ;

qu’un premier ministre, M. Raffarin, en 2003, ose déclarer « La route est droite mais la pente est raide » ;

cela ne prouve-t-il pas assurément une certaine pathologie de masse ou un blocage mental provenant d’une éducation inadéquate ou inadaptée ? !

MAIS !

Ne sont-ils pas « heureux » à leur façon ? !

Ils savent très bien que si la mort avait été oubliée, il aurait fallu la rajouter en priorité absolue ? Que sont-ils capables d’en déduire ? ! ? ! ? ! ? !

Rien !

Cela ne tourne plus mais patine. Le matériel n’est pas celui escompté ! Il est trop faible, ne peut être amélioré ! Une seule solution : le changer (via la complexification) !

Se précipitent-ils vers le suicide ? !

Cherchent-ils à s’échapper de l’enfer du jeu de la vie ? ! (L’enfer n’a-t-il pas été décrit comme un lieu dont on ne peut sortir ? ! Des biologistes ne prévoient-ils pas l’immortalité pour bientôt ? !)

Des sondages récurrents ne confirment-ils pas la joie de vivre ? !

Et dans les pays démunis, ne procrée-t-on pas encore plus ? !

Vers 2050, ne devrions-nous pas être 9 milliards ? !

Lesdits intellectuels, militants, engagés, ne se font-ils pas plaisir, ne se donnent-ils pas bonne conscience tel Don Quichotte ou je ne sais quel matamore ? !

Comme les curés et gens d’Eglise, ne prêchent-ils pas sans fin pour se prouver qu’ils servent à quelque chose (Je parle, donc je suis !) ? !

Ils croient souvent à la « liberté » (qui les valorise …quoique parfois matérialistes, déterministes, rationalistes … !) mais prennent soin (A priori ! A moins que cela soit plus grave !) de se démarquer implicitement de Jean-Paul Sartre et de son existentialisme qui démontre rigoureusement comment la « mauvaise foi » conduit à devenir un « lâche » et un « salaud » ! ! !

Qu’est-ce qu’une personne qui cautionne de fait un système injuste, qui accepte de participer à un jeu biseauté, sans la moindre éventualité de changer les règles puisque goutte d’eau élémentaire dans l’océan ?

Quant à Marx, à Jésus, qu’ont-ils apporté concrètement ?

La Révolution communiste n’a-t-elle pas fait long feu partout où elle a été déclenchée ? ! Jésus le « divin » a-t-il modifié le monde ? Et L’Inde de Gandhi peut-elle servir de symbole ? !

Symétriquement, les principes du capitalisme (ou libéralisme) qui sont le prolongement (intelligent) ou l’amélioration de la loi de la jungle, ne se retrouvent-il pas partout ? ! Ne sont-ils pas en pleine expansion via la mondialisation ? !

-Sommes-nous « libres » ou suivons des principes hiérarchiques animaux ? !

-Ne tentons-nous pas constamment de nous donner le change ? !

-Comme des « adulescents » aussi optimistes, prétentieux, présomptueux, qu’inconscients, qu’irresponsables, ne jouons nous pas t. p. les « apprentis sorciers » rationalistes et scientifiques et ne saccageons-nous pas t. p. l’environnement au point de remettre en question l’habitabilité de la planète ? !

-Selon les observations de Darwin, quand une espèce est en danger d’extinction, n’arrive-t-il pas qu’une régulation dite naturelle, via un élagage intense (voir 90 % lors de l’épidémie de la myxomatose), sélectionne quelques survivants de manière qu’ils puissent repartir différemment, immunisés … ? !

-Ne marchons-nous pas continuellement sur la tête ?

Examinons notre façon de nous mouvoir, déplacer, manger, discuter, travailler, relaxer, dormir, etc. !

-Les services sociaux ne sont-ils pas en train de se mécaniser, marchandiser, inhumaniser, robotiser ? !

-Au lieu de réagir sainement …, refoulant nos impressions négatives, n’appelons-nous pas (de manière cocasse) « positive » l’attitude consistant à se diriger vers l’abattoir ou le crash mondial en chantant (et non pas sous la contrainte des soldats nazis) ? !

Des paysans bergers ayant eu le temps de méditer sur leur prochain avaient établi des prévisions il y a environ deux millénaires,

QUE FAUT-IL EN PENSER ?

Que ce sont des « conneries » de PLOUCS ? !

POURQUOI PAS ! MAIS ENCORE ! UN AUTRE RAPPEL !

La Bible, polar avant la lettre, recueil de contes et légendes, devenu la saga du christianisme, gênerait-elle les rationalistes ? !

Des écrivains dilettantes ont occupé une partie de leurs loisirs à constituer un recueil de contes et légendes qui a été récupéré par une secte devenue la religion chrétienne.

Comme dans d’autres mythes de la littérature antique, l’homme y était créé à l’image d’un Dieu tout puissant et le dualisme (le bien et le mal) régnait.

Le non Dieu était figuré par le Diable ou Satan, etc.

Intuitifs, lucides, doués, n’avaient-ils pas déjà saisi toutes les caractéristiques de l’homo sapiens ?

Le héros de la saga, Jésus, ne déclarait-il pas à ses apôtres « C’est pourquoi je leur parle en paraboles ; parce que en voyant ils ne voient pas, et qu’en écoutant ils n’entendent, ni ne comprennent point » (Ev. s. st.- Matt, ch. 13.13, éd Bouquins, Trad. Lemaître de Sacy)).

Il continuait en soulignant que cela conduirait à la catastrophe (l’Apocalypse).

Et il terminait comme Freud par « Pardonnez leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »

La Genèse ne prévoyait-elle pas que nous assujettirions, dominerions, tous les animaux de la Terre …pour que nous ayons de quoi nous nourrir ! (Genèse ch.1, 26 à 31) !

Que penser de l’élevage concentrationnaire industriel des poussins dans des caisses, tels des pommes de terre ; des porcs ; des vaches ; des poissons (v. des émissions TV) ; etc. ?

Le traitement des animaux ne permettrait-il pas l’évaluation de l’état mental des maîtres ou de la société ? ! De même que l’état des prisons ? !

Si les charlatans de Dieu (Ceci s’adresse aux chrétiens et souligne seulement que les gens d’Eglise, les papes, n’ont été que des imposteurs ayant beaucoup tué et torturé :
v. les guerres de religion et l’Inquisition) ont été en partie démasqués par les rationalistes, ceux-ci ne se sont-ils pas contentés de piller leurs petits faux trésors et de les ressusciter à une symétrie près ? ! -L’homme créé à l’image de Dieu ne s’est-il pas métamorphosé en un dieu en devenir ? !

-Le paradis (qui est antinomique avec la vie) n’est-il pas descendu sur Terre ? !

-Le péché originel (nous condamnant …) n’a-t-il pas traversé le miroir et ne s’est-il pas décliné sous l’apparence de l’éclatement dans la consommation de t. p. de plaisirs (tous azimuts, notamment technologiques) ? !

-Le dualisme n’a-t-il pas été reconverti en principe du tiers exclu (ou binaire) ? !

Il est impossible de ne pas souligner que ces écrivains du dimanche ont tout de même été piégés !

Ils n’avaient pas imaginé que l’équivalent de l’histoire du Père Noël inventé pour faire plaisir aux enfants sous l’aspect de l’entité créé à l’image du Créateur ferait florès, conduirait les rationalistes à totalement disjoncter et à se prendre pour ce qu’ils n’étaient pas !

Même l’évaluation comparative de notre génome à celui du bonobo mettant en évidence une différence inférieure à 2 % n’a pas du tout titillé le néocortex de la dite élite intellectuelle !

Un silence glacial ou une interprétation surréaliste a mis fin au débat à peine soulevé !
Est-il alors nécessaire de s’appesantir un peu plus ? !

Ne pourrait-on pas se demander pourquoi les rationalistes épris d’expérimentations, de vérifications, de logique, ne montrent pas que ces auteurs avaient déjà prévu la situation actuelle, mis en évidence notre blocage mental ? !
N’ont-ils pas déjà trop à faire pour tenter de cacher leur incohérence ? !

Pour que leurs prétentions de représenter les chefs-d’œuvre de l’Univers ne soient pas mises à mal puisqu’en totale contradiction avec le problème des dimensions (par ex. des espaces vectoriels) … ? !

Le péché originel des rationalistes !

Les rationalistes, férus de mathématique, ont démontré lors de leur cursus scolaire qu’un problème n’ayant pas de sens ou sans solution dans un espace vectoriel E de dimension « n » peut parfois être résolu dans un espace F incluant E et de dim « n+1 ».

De même qu’un cerveau programmé dans la dim « n » ne peut imaginer ce qui se passe dans un espace configuré dans la dim « n+1 » !

Dans ces conditions, décréter être des représentant (e) s de l’espèce de la plus grande dimension de l’Univers, ne devrait-il pas les mettre mal à l’aise ? ! Eh bien, non !

Ceci n’expliquerait-il pas largement cela ? ! ! !

 [1]

Le paradis idéal sans manque ni besoin est incompatible avec les structures de la vie qui reposent essentiellement sur ces deux composantes qui engendrent des motivations qui alimentent le moteur de la vie !

Sans déséquilibre, pourquoi respirer ? Pourquoi le sang circulerait-il ? Pourquoi réagir, agir, se mouvoir, s’animer ? !

En cons&quence, le bien-être ne peut être que momentané, comme le vrai bonheur qui est synonyme d’harmonie parfaite … !

N. B. Pour revenir sur la liberté du Christ de refuser ! ! !

1) Ce n’est pas sérieux : confusion des dimensions.

2) Si on validait ton hypothèse, est-ce que le « deal » n’était pas intéressant, surtout à cette époque où les tortures les plus monstrueuses étaient d’usage ?

3) Tu ne sembles pas pouvoir appréhender que le crash mondial et fin de civilisation emprunteront aux tortures de la récente guerre dans les Balkans mais iront encore beaucoup plus loin puisque les gens se sentiront totalement roulés dans la farine, réduits à l’état de marchandise, haineux, comme fous !

Un petit exemple intéressant :

Khadafi ne vient-il pas de pouvoir légitimer le terrorisme, d’être en même temps béni par Sarkozy et d’être récompensé par une centrale nucléaire et des livraisons de Rafale dans le cadre de la »marchandisation » (comme la Chine …) puisque si ce n’était pas nous qui sautions sur l’occasion de nous conduire comme des « salauds », les autres pays se seraient emparé du pactole …, puisque la croissance exige, dit autrement, la prostitution

Les jeunes ne retiendront pas 5/5 ce scénario sans leçon d’instruction civique ?

Et au tribunal, comment le juge pourra-t-il certifier que les vols, agressions, actes de délinquance, ne sont pas autorisés quand on est dans la galère ? !

Une interprétation plus moderne du problème de la quadrature du cercle n’est-elle pas dorénavant utilisable ? !

ALORS, QUE CHACUN(E) TROUVE SON CRENEAU, NE RELISE SURTOUT PAS SARTRE, ET PLASTRONNE EN ETALANT SA BONNE CONSCIENCE ET … !

Salut.

PS. On s’invente des tas de théories, ne peut s’en empêcher !

Laborit expliquait que le manque et le déséquilibre composaient des motivations qui alimentaient le moteur de la vie.

Les mêmes sources sont celles qui conduisent à l’organisation des "jeux" où il doit y avoir, pour que l’intérêt subsiste, peu de gagnants, beaucoup de perdants, le calme, chacun gardant "l’espoir" de s’en sortir avec un peu de "chance" ...

Le créateur du Jeu laisse jouer ... peu lui importe sinon un pourcentage voisin de 20% G / 80% P ... (V. le principe de Pareto validé en sciences physiques ...)

(Il sait que vers 5% / 95%, tout implose ou explose ; qu’il lui faudra initier un autre jeu ...!). Comme il est correct, peu lui chaut : après la fin du jeu tout sera rééquilibré et il n’y aura plus aucun perdant.

N’est-ce pas exactement ce qui se passe en classe maternelle ? !

Ce qui est certain, c’est que le gosse (l’adulescent)doit mordre à l’hameçon, être partant, avoir envie de respirer, manger, boire, construire, dépasser, procréer, remettre en question, etc. sous peine de tout casser par inertie !

Mais, pour ces raisons, je m’arrête ! Qu’ils s’amusent bien !

Alors, Jean, la notion de chance ! ! !

Je me sentirais plutôt proche de Sisyphe … mais le yoga me suffit … et le départ demain m’intéresserait pour voir la suite (Cela m’a permis de m’initier sans problème au sauts en élastique, au parachutisme à 54 ans)

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samedi 8 décembre 2007 à 09h15 - par  Jean Dornac

Bonjour Catherine,

Oui, il faut oser nommer notre mal "maladie". Nos corps parlent et crient plus fort que les affirmations des académiciens.

Si eux sont incapables de nommer convenablement notre mal, nous, nous n’avons aucune raison de courber la tête. Ce serait le meilleur moyen d’être vaincu par cette maladie.

J’espère que vous allez bien !

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samedi 8 décembre 2007 à 05h19 - par  Catherine Declis

C’est bien fibromyalgie qui est traitée ici

Osons dès aujourdhui le mot de maladie

Posons avec souffrir le réel mal à dire

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vendredi 7 décembre 2007 à 23h49 - par  michel1955

Bonsoir Pierre, je ne comprends absolument pas du tout le sens de ton intervention...

veux tu dire par là, que comme on ne peut rien faire, pour contrer le fonctionnement de la société , il faut essayer d’en tirer parti et d’en profiter tant que nous vivrons ???

ce n’est pas mon raisonnement.

Si c’est le tien tu peux passer ton chemin

salut à toi

Michel

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vendredi 7 décembre 2007 à 23h00 - par  Jean Dornac

Bonsoir Pierre,

Je constate que tu restes dans tes schémas de pensées, dans ton pessimisme et plus encore dans ce que je ressens comme du défaitisme.

Selon toi nous ne sommes pas libres ? Peut-être, mais nous sommes un certain nombre d’humains à l’être suffisamment pour nous lever, nous révolter et faire, le temps de notre vie, ce que nous ressentons comme juste, comme nécessaire pour l’ensemble de la communauté et plus particulièrement pour les plus brisés.

Tu dis que je n’ai pas de chance parce que je suis tombé malade ? Il y a quelques années, j’aurais réagi comme toi. A présent, je vois les choses très différemment. Etait-il juste qu’à 40 ans je me retrouve au chômage avec trois gamins à charge ? Non ! C’est pourtant ça qui m’a, au bout d’un long chemin, amené à prendre conscience de ce qui ne va pas et à lutter ! Est-il juste que je tombe malade ? C’est peut-être ça, sans doute même, qui me permet de comprendre notre condition et de lutter dans ce domaine aussi !

Tu penses que je suis naïf quant à la condition de notre société et des individus qui la composent ? En es-tu si sûr... Si oui, c’est bien présomptueux de ta part !

Changer le monde ? Qui serait assez fou pour être sûr d’y parvenir en une seule vie ? Pas moi ! Mais ce n’est pas pour autant que je resterai assis, les bras croisés en attendant de "crever" !

En tant qu’humain, vivant, souffrant, parfois heureux, trouvant toujours la vie passionnante et ne regrettant pas d’être sur la terre, je me fiche totalement de savoir que moins de 2% de mon génome est différent de celui du Bonobo ! C’est cela qui justifierait de se désintéresser du monde, de la vie et de finir par se flinguer ?

Non, à bien des égards, la vie est une merveille et je suis heureux et reconnaissant de pouvoir l’expérimenter malgré les souffrances et épreuves qui ont jalonné ma vie !

Dernier détail concernant la liberté. Petite rectification concernant Jésus. Que tu croies ou non, n’a pas d’importance ici. Je voulais juste te dire que ceux qui ont étudié la foi chrétienne savent que si le "scénario" comme tu dis, de la mort du Christ a été décidé par son Père, ce scénario a été librement accepté par le Fils. Il pouvait le refuser...

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vendredi 7 décembre 2007 à 20h37 - par  Pierre Payen

Tu n’as pas de chance, c’est tombé sur toi…
Peut-être, cela m’atteindra-t-il aussi bientôt … ?

MAIS, ce qui m’étonne le plus, me semble encore plus important : c’est le fait que tu découvres (malgré toi) un TOUT PETIT PEU le vrai mode de fonctionnement de la société.

Et encore ! Cela ne changera certainement pas ta vision du Monde !

Tu ne « peux » (et non pas « veux ») pas imaginer les impasses qui existent à tous les niveaux et dans tous les registres !

Et tous les autres homo sapiens qui vivent sous ces normes sont dits normaux, c. à d. normalisés.

Inversement, au fil des années et décennies prochaines, celles-ci se révéleront toujours plus géantes et toucheront t. p de gens qui auront toutes les raisons de se révolter, de partir en se vengeant, etc., jusqu’à l’implosion de la civilisation et la naissance d’une nouvelle ère.

A signaler que contrairement à ce que tu crois, la liberté n’existe pas : es-tu libre de vivre dans l’illusion, d’être étonné par la procédure académicienne ?
…. Et si tu étais des leur, tu réagirais officiellement comme eux ! ! !

A signaler un détail curieux de type mathématique : « les arbres de l’évolution ».
Une récente enquête on ne peut plus mathématique, statistique, sur l’évolution de nombreux animaux et végétaux à travers l’Histoire de la Terre, entreprise par des chercheurs de renom (Laurent Nottale, Jean Chaline, Pierre Grou) a révélé l’existence de schémas communs à de nombreuses espèces.
Ils se sont contentés de conclure en émettant une simple hypothèse : si jamais nous empruntions les mêmes chemins que les organismes étudiés, nous devrions rencontrer un crise majeure, une remise en cause générale de nos modes de vie avant 2080. Cette théorie originale a été présentée avec succès en l’an 2000 dans l’ouvrage « Les arbres de l’évolution » édité chez Hachette Sciences-Littératures.

Ces propos ne confirmeraient-ils pas encore la valeur de l’intuition de ces paysans bergers qui ont constitué un bouquin de contes et légendes récupéré par une secte devenue religion (appelé maintenant Bible) ? !

Les mêmes scientifiques ne viennent-ils pas de prouver que nous n’étions que des bonobos boostés (avec un génome différent de moins de 2 % !) ? ! Etc.

Le conseil évoqué, l’alimentation moins frelatée, me semble le plus adapté …

Bon courage …

J’ai 63 ans, je cherche à ne pas me raconter des histoires !

Je serais donc obligé d’accepter de me voir selon le vocabulaire de Sartre (si jamais je croyais en la liberté) comme un « lâche » et un « salaud » puisque cautionnant un Système « dégueulasse », PUISQUE NE QUITTANT PAS LE JEU DE LA VIE BISEAUTE !

Quant aux chrétiens, si leur héros Jésus a beaucoup souffert (selon un scénario décidé par son père et non pas librement par lui !), s’il a gagné le paradis, a-t-il réellement changé quelque chose ? Lesdits « hommes » sont-ils devenus meilleurs ? ! !

Salut.

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jeudi 6 décembre 2007 à 19h11 - par  Jennyfibro

Merci Alain pour ton article que je trouve très très bien écrit.
Je me suis permise de le mettre sur mon blog :

Mon combat contre la fibromyalgie

Au plaisir de vous relire, Jenny
Une louve fibropensive & fibropoésoe

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