Vérité Vespérale

jeudi 15 novembre 2007
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par Sébastien Fontenelle

Et voilà encore une info qui m’avait complètement échappé - mais dont fort heureusement "Le Monde" a fait lundi soir sa une : c’est dans ces moments-là qu’on mesure la vraie valeur de notre quotidien vespéral, en même temps que l’utilité qu’il y a, en démocratie, à (disposer) librement, pour la modique somme d’1,30 euro par jour, d’un journal de référence - un vrai.

Cette info, la voici, telle que "Le Monde" (nous) la délivre : "Les syndicats de la SNCF et de la RATP engagent l’épreuve de force sur les retraites".

Vous en aviez entendu parler, vous, sincèrement ?

Parce que moi : non.

Jamais.

Ja.

Mais.

J’en étais (sottement) resté à l’idée que c’était Nicolas Sarkozy, qui avait engagé " l’épreuve de force sur les retraites ", en prévenant les cheminots (mais pas que) de son intention de leur serrer la ceinture (cependant que lui-même se la desserrait de presque 210 %), et de ce qu’ils avaient dès lors le choix, démocratique, de fermer leur gueule à double tour, ou de fermer à double tour leur gueule.

C’est vous dire si j’errais dans l’erreur - et si je sais gré au "Monde", journal de référence, de rétablir ce soir la vérité, en posant que ce n’est pas (du tout) le chef de l’Etat, qui a engagé "l’épreuve de force" - mais la racaille syndicale.

Je ne sais pas vous, mais moi ?

Ca me rassure quand même vachement, d’observer à intervalle régulier (de 24 heures) que la presse (vespérale) reste un puissant contre-pouvoir.

J’en profite pour vous signaler que "Le Monde" (nous) livre ce soir le témoignage de Patrick Devedjian, qui souhaite justifier "la position avancée du chef de l’Etat" quand le chef de l’Etat prévient qu’il ne cèdera pas un pouce de terrain à la racaille syndicale, et qui trouve, pour ce faire, ces mots très forts : " Il ne faut pas oublier que c’est l’homme de la maternelle de Neuilly ".

Je suis absolument d’accord avec Patrick Devedjian : au-delà de la digne pudeur où baigne son opportun rappel, je trouve qu’en effet, maintenant qu’il en parle, il ne faut pas oublier.

Il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy est, si mes souvenirs sont bons, l’homme qui a longtemps expliqué au preneur d’otages de "la maternelle de Neuilly" qu’il était son "ami", son meilleur "ami", qu’il se faisait fort de maintenir avec lui ce lien amical privilégié, que bien évidemment il ne lui serait fait aucun mal, et caetera.

Et juste après : le gars s’est fait buter.

Quand on sait que le régime et la presse (qui ment) nous gavent ces jours-ci de grévistes "preneurs d’otages" : c’est vrai que ça donne à réfléchir.

Sacré Devedjian.

L’homme des rappels qui tuent.

vive le feu


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