Bientôt des Nazis et des SS ?

Jusqu’où allons-nous plonger dans le dénigrement ?
samedi 23 mars 2019
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Par Yves Barraud

Dès l’entame du mouvement, les Gilets Jaunes ont été accusés de tous les maux. Sur les ronds-points et les barrages, on les désigna beaufs, racistes et homophobes. Les premières manifestations étaient inspirées par l’ultra droite montée à Paris « pour tuer », à en croire l’homme le mieux informé de France : le castagneur Castaner. Puis par l’ultra gauche, celle-là même qui mena les révolutions sanguinaires bolchevique et maoïste.

L’épisode Finkielkraut nous renvoya aux heures les plus sombres de l’Histoire. Des tags crétins déposés (par qui ?) sur des portraits de Simone Veil et la vitrine d’un restaurant, apposèrent sur les Gilets Jaunes l’infamante accusation d’antisémitisme. Nous pensions avoir atteint un sommet au delà duquel les mots manquent pour qualifier des faits indignes. Ben non ! Les mêmes se comportèrent en assassins (ou leurs complices) lors du dernier acte (18) sur les Champs-Élysées. La diffamation va crescendo à mesure que monte l’exaspération d’une partie de la population. Les virées en boîte et sur les montagnes enneigées de Sieurs Macron et Castaner ne risquent pas de les apaiser. Quand les uns se font gazer, les autres sont au grand air.

Toutes les ficelles de l’ingénierie politico-sociale consistant à décrédibiliser un mouvement qui pose des questions embarrassantes, ont été manipulées jusqu’à l’usure. Que reste-t-il dans l’escarcelle du pouvoir après avoir raclé les fonds de tiroirs ? Pour l’acte 19, les Gilets Jaunes enfileront-ils les chemises des escadrons de la mort nazis ? Et lors de l’acte 20, se pareront-ils de casquettes SS et de brassards floqués d’une croix gammée ? Nous en prenons le chemin… Plutôt que de porter des accusations stupides qui ne font qu’attiser un ressentiment qui se répand comme traînée de poudre, le gouvernement serait bien inspiré de répondre aux questions sensées posées par ces « abrutis » de Gilets Jaunes.

À qui devons-nous 2.200 milliards et à qui versons-nous 50 milliards d’intérêts par an, alors que la France n’était pas endettée dans les années 70 ? Pourquoi prive-t-on le budget de l’État des 80 à 100 milliards d’euros d’évasions fiscales annuelles, une manne qui suffirait à redresser les comptes de la Nation et à relancer l’activité ? Où va cet argent ? À qui profite-t-il ? Tant que les Gilets Jaunes n’auront pas obtenu de réponses à ces questions légitimes, il est peu probable que la pression retombe. Elle se fera probablement moins forte à l’approche de l’été, mais la moindre étincelle la réactivera.

Et comme nous sommes ici de ceux qui pensent que les problèmes sont devant nous, les Gilets Jaunes ne retrouveront pas de sitôt leur fonction première, sagement pliés dans le coffre des voitures.

PS : Nous avons omis d’évoquer un palier dans l’escalade des dénigrements : l’accusation de terrorisme. C’est chose faite par le déploiement des soldats de l’opération Sentinelle lors des prochains actes Gilets Jaunes.

Yves Barraud

actuchomage.org


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