« Brûlures, nausées, vomissements » : à Toulouse, les CRS utilisent bien des gaz plus agressifs

L’ère Macron s’avère de plus en plus crapuleuse, non ?...
lundi 4 février 2019
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Des gilets jaunes toulousains ont témoigné auprès de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) des nausées, brûlures, qu’ils ont ressenties lors des dernières manifestations de janvier au contact des gaz lacrymogènes. Après son enquête, la préfecture vient de confirmer la livraison de grenades d’un nouveau type que l’OPP soupçonne d’un degré de toxicité plus élevé.

Lors de la manifestation du 8 décembre, le journal Marianne délivrait l’information selon laquelle les blindés parisiens qui sillonnaient la capitale ce jour-là étaient équipés d’un liquide incapacitant, « un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours ». Deux jours plus tard, l’information était démentie par la direction générale de la gendarmerie qui avait cependant reconnu que les blindés avaient une capacité de pulvérisation de gaz plus importante.

À Toulouse, les Gilets jaunes expérimentent depuis le début du mois de janvier, lors des manifestations des samedis, des symptômes beaucoup plus lourds lorsqu’ils entrent en contact avec les gaz lacrymogènes : brûlures, nausées, vomissements, compression thoracique… Les Observateurs des Pratiques Policières de la ville rose, constitués lors de la Loi Travail de 2016, mettent ces symptômes nouveaux sur le compte de nouvelles munitions. Les culots de grenade habituellement marqués d’un CM6, portent désormais l’inscription CM3. Confrontés aux évidences matérielles, la préfecture a confirmé que des « CM3 ont été récemment fournies à certaines compagnies républicaines de sécurité (CRS) » mais dément leur plus forte concentration en gaz. Selon les expertises consultées par l’OPP, ces grenades permettent d’envoyer d’un coup davantage de gaz lacrymogène, sur un périmètre plus restreint, ce qui renforce malgré tout l’hypothèse d’une plus grande concentration et d’un gaz moins volatile.

Futura Science a décrit la progressivité des symptômes infligés par les gaz lacrymogènes : « dans l’Hexagone – indique le magazine -, la concentration des dispositifs utilisés est de 1 à 2 % de CS (le 2-chlorobenzylidène malonitrile) libéré par mètre cube d’air ». À ce degré de concentration, le gaz provoque des « effets irritants pour les yeux et les voies respiratoires » dont les effets sont limités dans le temps mais qui peuvent entraîner, selon les individus et l’exposition au gaz, « une sensation de brûlure », « une irritation intense et immédiate », une « conjonctivite » voire une « photophobie ». « À des concentrations plus élevées » précise le magazine scientifique, l’exposition au CS provoquerait des « brûlures chimiques accompagnées d’une kératite, d’une perte de l’épithélium cornéen » au niveau des yeux, peut « prédisposer certains individus à des œdèmes pulmonaires » ou déclencherait encore « une perte d’appétit, des nausées, des diarrhées ».

Soit autant de symptômes décrits par les Gilets Jaunes et relevés par l’OPP de Toulouse qui vont dans le sens d’un usage « d’armes non létales » beaucoup plus dangereuses et agressives.

revolutionpermanente.fr


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