La Coupe du monde en quelques phrases

lundi 11 juin 2018
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Par Anne Roumanoff

Avant la Coupe du monde

"La Coupe du monde, ça m’intéresse mais sans plus." Phrase de blasé qui fait semblant de ne pas s’intéresser, mais qui regarde tous les matchs en replay.
"Moi, je boycotte cette Coupe du monde qui a lieu dans un pays totalitaire et mafieux." Phrase pour montrer que vous êtes bien au-dessus de la mêlée.
"Quand même, on a les meilleurs défenseurs du monde, des stars en milieu de terrain, une attaque très forte et l’équipe la plus chère de ce mondial." Phrase pour faire croire qu’on s’y connaît.
"On peut dire ce qu’on veut, mais on a été beaucoup pénalisés par les blessures de Mendy et Sidibé et le forfait de Koscielny." Phrase pour faire croire qu’on s’y connaît vraiment.
"Sur le papier, la charnière centrale Varane-Umtiti, ça devrait être formidable, mais ça fait seulement sept fois qu’ils jouent ensemble, c’est pas une charnière bien huilée." Phrase destinée à épater un fiancé vraiment calé en foot.
"Vous venez regarder le foot à la maison samedi ? On va commander des sushis en buvant du rosé. Ah, non pas de pizza, c’est plein de gluten." Phrase de bobo des Abbesses.
"Désolé, je ne pourrai pas venir demain au bureau, je me suis blessé en décapsulant une canette." Excuse pour pouvoir rester chez soi à regarder le match avachi sur son canapé.
"Si par bonheur on arrive à faire plaisir à notre président de la République…" Vœu de Didier Deschamps, sélectionneur ayant une confiance toute relative dans l’équipe qu’il a lui-même choisie.

Pendant la Coupe du monde

"Mais mamaannn ! Ça n’arrive qu’une fois tous les quatre ans !" Phrase de lycéen révolté qui préfère regarder un match plutôt que de réviser le bac.
"Allez, allez, il va falloir concrétiser main-te-nant." Phrase de commentateur sportif persuadé que les footballeurs sur le terrain l’écoutent avec une oreillette.
"Quel gros naze, cet arbitre, il voit vraiment rien. Hé, achète-toi des lunettes, c… !" Phrase permettant de se défouler sans danger sur quelqu’un qui ne vous en tiendra pas rigueur.
"Aïe, aïe, aïe, c’est une vraie contre-performance de l’équipe de France." Phrase de commentateur sportif déçu pour signifier que c’est une équipe de bras cassés qui a joué comme des pieds.
"Allez les Bleus, allez les Bleus, on va gagner, on est les champions, on est les champions !" À répéter avec conviction jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune canette de bière dans le frigo.

Après la Coupe du monde

"On a vraiment donné le meilleur de nous-mêmes, mais il y a eu un petit problème de placement qui nous a empêché de concrétiser toutes les occasions qu’on a eues." Justification standard de millionnaire du ballon rond devant l’incapacité de son équipe à marquer un seul but.
"On avait une grosse, grosse pression sur les épaules, c’est la raison à cause de laquelle qu’on n’a pas pu jouer comme qu’on aurait voulu." Excuse de footballeur tellement ému qu’il fait trois fautes de français par phrase.
"La Coupe du monde, c’est comme l’Eurovision, on en espère toujours beaucoup et on n’arrive jamais à rien." Phrase qu’on espère ne pas prononcer.

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