François Ruffin : payez comme il faut les aide-soignantes, les infirmières, les auxiliaires de puériculture !

dimanche 11 mars 2018
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Par Le Partageux

François Ruffin parle de la place des femmes (de ménage) à l’Assemblée nationale et c’est du très grand François Ruffin.

« Quand je suis remonté, les tapis de douche ne traînaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées. Le même miracle se produit tous les jours. Ce n’est pas l’œuvre d’une fée mais de femmes. J’ai échangé rapidement avec elles dans les couloirs. Elles arrivent à six heures. Elles repartent à dix heures. Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés. Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine. À raison de neuf euros de l’heure, leur paie s’élève à six-cents-euros et quelques par mois. (…) Ce pupitre lustré, c’est elles. Les cuivres lustrés, c’est encore elles. Les marbres luisants, c’est toujours elles. Elles sont partout et pourtant elles sont absentes. C’est le propre de la propreté : elle ne laisse pas de traces. Leur travail est invisible. »

Il y a déjà plus de mille-huit-cents commentaires sous la vidéo et cinq-cent-soixante sous le texte vingt heures après sa publication sur Facebook ! Et un aspect passionnant de ces commentaires, ce sont tous les témoignages spontanés que François Ruffin suscite. La libération de la parole. Les gens qui relèvent la tête. En voici deux qui résument la saloperie de notre monde : « Eh, Emmanuel Macron, tu devrais lire les textes de François Ruffin. 1) Ils sont beaux. 2) Ils sont forts. 3) Ils sont humains. 4) Tu apprendrais des choses sur les hommes et les femmes de ce pays » (Sophie Poliatchek).

« Un grand merci pour cette reconnaissance qui revient trop peu pour nous. Auxiliaire de vie scolaire, à temps partiel faute de mieux, 900 euros par mois. Dernièrement, j’ai dû faire une heure supplémentaire pour l’enfant dont je m’occupe. Quand j’ai demandé au rectorat quand je pouvais la rattraper, on m’a répondu qu’on ne rattrapait plus les heures des AVS car nous étions déjà trop payées pour notre temps de travail !
Un autre AVS est parti en voyage scolaire avec son élève (gros handicap physique, sans lui il ne pouvait pas partir). Il a donc fait du 24h sur 24h pendant une semaine. Quand il a fait la même demande, on lui a répondu que le temps supplémentaire en voyage scolaire était du bénévolat !
 » (Didine Dou)

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