Catastrophe climatique : pourquoi nous n’y couperons pas...

sauf si…
vendredi 18 août 2017
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Par Pierrick Tillet

Vous voulez savoir pourquoi nous autres les humains attendons toujours qu’une catastrophe survienne pour réagir ? Eh bien c’est très simple, nous explique le philosophe Dominique Bourg : c’est parce que l’empire de nos sens brouille notre raison.

Non, non, attendez, ce n’est pas compliqué à comprendre. Un autre chercheur, le neurobiologiste Henri Laborit, nous avait très bien décrit le problème. Nous autres êtres humains sommes dotés en fait de trois cerveaux :
Notre premier cerveau, dit « reptilien » déclenche les comportements de survie immédiate : boire, manger, copuler…
Notre second cerveau, celui de l’affectivité, est celui qui nous fait instantanément réagir à ce qui nous est agréable ou désagréable en fonction de notre mémoire individuelle et collective. Ce cerveau-là – et c’est important – ne réagit qu’en fonction de ce que lui ou sa communauté ont déjà ressenti, éprouvé.
Notre troisième cerveau, le « cortex cérébral », devrait en principe être celui de la raison, de l’anticipation ; mais hélas, ce n’est jamais ainsi que cela marche vraiment : bien loin de maîtriser nos pulsions et nos réactions affectives spontanées, notre troisième cerveau, nous dit Henri Laborit, fournit juste « le langage explicatif qui donne toujours une excuse, un alibi au fonctionnement inconscient des deux premiers ».

Voilà pourquoi, tant que nous n’avons pas été touché personnellement, notre raison humaine est incapable de réagir à temps aux dangers qui nous menacent, d’anticiper les catastrophes qui vont nous dégringoler dessus. Il faut que nos deux premiers cerveaux les subissent dans leur chair pour que le troisième cerveau se mette enfin à essayer de trouver une solution aux tragédies qui nous frappent… Sauf si nous cognons à bras raccourci sur le cortex cérébral borné de nos dirigeants. Voilà pourquoi il a toujours fallu que les ouvriers tapent un peu sur les patrons pour que ceux-ci leur accordent enfin quelques menus avantages sociaux comme en 1936. Voilà pourquoi il a fallu une Seconde Guerre mondiale et ses désastres pour qu’un Conseil National de la Résistance mette enfin, en 1944, ses fameuses ordonnances en route. Voilà pourquoi les pavés de Mai 68 ont largement permis de compléter ce train de mesures sociales, notamment celles concernant l’émancipation féminine.

Voilà pourquoi, il y a peu de chance que nous échappions au chaos climatique en train de débouler… Sauf si, comme les ouvriers en 1936 ou les étudiants en 1968, nous envisageons enfin de cogner à bras raccourci sur le cortex cérébral borné de nos dirigeants ! Écoutez donc les explications lumineuses de Dominique Bourg sur l’urgence climatique. En 4:06, vous aurez tout compris.

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