Pour en finir avec les échecs

dimanche 18 juin 2017
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Par Gérard Charollois

S’il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer, encore faut-il savoir tirer les leçons des échecs qui instruisent d’autant plus que nous les avions prévus, décrits, annoncés. Le monarque électif va obtenir une chambre introuvable de quatre cents petits soldats de plomb élus uniquement sur sa seule et unique légitimité.

La gauche défaite n’aura pas assez de députés pour saisir le Conseil constitutionnel d’un contrôle préalable de constitutionnalité des lois (il faut soixante élus). La politique économique suivie sera celle d’une droite libérale féroce pour les salariés, les petites gens et au service du patronat et de la finance, du Marché et des dogmes qui conduisent vers une impasse que nous connaissons. Comme je le prévoyais, la France n’a plus d’Assemblée Nationale digne de ce nom. Le gouvernement n’aura aucun besoin de recourir au célèbre 49–3 permettant de faire passer un texte sans débat, car dans cette invraisemblable majorité d’hommes du monarque, il n’y aura pas de frondeurs, pas de courant, pas de fortes personnalités, puisque les élus ne l’ont été que sur le nom du monarque électif.

Quand à la condition animale, il suffit de constater que parmi ces petits soldats figurent l’amie du président, Marie Sara, la torera de Nîmes et que le chef de l’État a, durant sa campagne, effectué la danse du ventre devant la Fédération nationale des chasseurs et la FNSEA à Brest. Ainsi, la torture tauromachique et la chasse sont bien gardées. Aucun progrès n’est à espérer dans ce contexte politique. Les Verts ont sombré avec leur allié et auront beaucoup de mal à survivre sous leur identité. Je le déplore et constate que je leur avais annoncé la chute faute d’un changement radical de thème, de ton et d’orientations. Pour ma part, candidat à Limoges sous la trop confidentielle bannière de l’Union pour le Vivant, je n’ai pas pu mener une véritable campagne électorale, obtenant le score dérisoire de 1,3 % (547 voix).

Comment sortir de cette spirale suicidaire de l’échec permanent ? Comment faire gagner l’écologie, le biocentrisme, la justice sociale ? Je le répète inlassablement : en unissant les forces de mieux ! Partons des faits : Le président actuel obtint le 23 avril 24 % des suffrages exprimés. Aux législatives, son nom rassemble 32 % des votants, soit 15 % des citoyens. Il obtient ainsi le pouvoir absolu avec 80 % des sièges de l’assemblée nationale. La chute pourrait être aussi brutale, dans les années à venir, que l’ascension qui ne repose que sur une fiction, à savoir un mode de scrutin grotesque et inique. Il y a place pour une autre majorité altruiste, douce aux plus faibles, aux plus humbles, favorable à la cause de la nature et des animaux. N’oublions jamais que notre objectif n’est pas de nous amuser, de faire de la politique pour tromper l’ennui ou pour capter de l’argent public via le financement de la vie politique, mais d’abolir la corrida, la chasse, les grands travaux inutiles et d’assurer plus de justice sociale.

Nous n’y parviendrons que dans l’union et la constitution d’une force politique majeure, capable de renverser le cours fatal des choses. Je vous invite à cette réflexion, puis à ce sursaut. 2017 aura été ce que je vous avais annoncé. Leur victoire va leur poser bien des problèmes et d’abord celui de la caricature qu’est devenue cette malheureuse République en marche vers des lendemains qui déchantent. Arrêtons la machine à perdre car en échouant, ce sont la nature, les animaux et les humains qui perdent. Rassemblons-nous avec les femmes et hommes de mieux, ceux qui ne se soumettent jamais !

Gérard Charollois

ecologie-radicale.org


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