un autre système social

dimanche 21 octobre 2007
par  _8119
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Ok, je recommence.
C’est que c’est pas facile à présenter, dans le genre révolutionnaire inattendu.

Pourtant les conclusions que je tire de mes analyses ont beaucoup de succès : « il va falloir changer radicalement de mode de vie », « une prise de conscience collective », etc etc...
Tout le monde se refile ces colonnes vertébrales de la réflexion pour faire la sienne, aussi abrupte et ravageuse qu’elle soit.

S’il y a prise de conscience coordonnée au sein d’un petit groupe de gens, oui cela suffit à enclencher un processus lui-même imbriqué comme un petit rouage dans la toute grande histoire de l’humanité.

Tout le destin de l’humanité est bouleversé à chaque fois qu’une prise de conscience collective a lieu. (de toutes manières)
Ce qui est terrible dans la prise de conscience d’une chose qui met plusieurs décennies à apparaître à l’esprit, c’est le temps que ça aura mit, et suite à cela, le temps que ça met à se répandre jusqu’aux recoins de la société.
(c’est aussi le refus d’accepter sa précédente cécité, qui prend du temps)

Historiquement ce mouvement a toujours été de plus en plus vite et concret.

On sait grâce à l’étude que la reconformation salvatrice d’un système nécessite que tous les recoins soient informés d’une nouvelle convention.
Ce qui fait toute la beauté de son impossible inéluctabilité.

Comment dire ?
Le système capitaliste fondé sur la liberté de contrat lui même fondé sur la propriété privée stricte et lui-même fondé sur le principe psychique matérialisé nommé « argent », tout cet édifice n’est pas assez logique pour supporter la charge que lui impose la complexité du monde social humain.

Je ne sais pas ce qu’il faut pour que les humains s’en rendent compte, à part l’étude des systèmes, et hormis la déchéance actuelle.
Pourtant toute étude ne fait que mettre des verbes sur des impressions morales auparavant seulement vagues et indicibles.

Mais cet indicible est tût, refoulé, ignoré, et la rhétorique des puissants s’impose par la force dans les esprits, qui croient en toute bonne foi que le système tel qu’il est est suffisant, mais que la faute en revient à eux-mêmes s’il ne marche pas.
(ou aux pauvres ou aux étrangers de tous les pays du monde)

C’est dommage dans un sens car c’est une mauvaise leçon, on fait toujours bien de ’vérifier’ par soi-même la viabilité d’une hypothèse, même aussi utopique et simpliste que le capitalisme.
Ça aurait été une bonne leçon très instructive d’avoir à se dépatouiller avec un système imparfait, c’est très télégénique, mais ce pourquoi c’est instructif, est justement l’acquisition de la compétence qui permet de se dégager d’une problématique difficile, car originale.
Toute l’astuce est de ne pas acquérir des habitudes mais un sens de l’adaptation.

Or toute la difficulté, malgré tout, n’est pas de se figurer la réalité de l’imperfection du système actuel, ni même d’en élaborer un autre, cela est d’une difficulté mineure, le plus dur est la transition entre un système et un autre, le relais, la reprise en main de sous-systèmes existants par des procédures toutes nouvelles.
Un peu comme si une entreprise changeait de propriétaires, tout ce qu’un changement structurel remet en cause, c’est la connaissance qu’on a de l’utilité et de l’efficacité du système auquel on participe, mais pas les manoeuvres.

La bonne technique pour un libéral serait d’asphyxier le concurrent pour le racheter à bas prix.

Ici il serait question d’implanter un autre système social au sein de l’ancien, et de lui faire concurrence. Personne ne s’y opposera.

— 

La première étape concerne un milieu économique complètement hors de contrôle du système marchand (nommé ainsi génériquement, au lieu de ’capitaliste’ ’libéral’, etc...), ce qui fait qu’il ne saurait s’y opposer, puisque ce n’est pas concurrent.

Les sites internet d’information et la musique en ligne sont les premiers concernés par ce qui se trouve à la marge du système marchand.

Ce sont les activités humaines, la musique la plus ancienne, l’actu sur internet la plus récente, que l’humanité aient créées. L’accès au savoir et à la culture étant inexorablement universels, permettre l’existence de cela, est la fonction d’un système.

On est obligés d’implanter la graine du système sur la triple base qui mène au système marchand, dans un milieu commercial, hostile, sur le principe élémentaire et historique de la mise en commun des biens dans le but qu’ils deviennent des biens « publics », et qu’ils servent communément à tous sans distinction.

Cela s’appelle du communisme et excusez du peu, c’est sur ce principe que se fonde tous les états du monde, où les citoyens paient des impôts.
On eût pu penser à une époque que ce système irait en se généralisant, prenant en charge l’ensemble des biens vitaux, la nourriture l’habitation la santé l’éducation, de façon conventionnelle.
Et bingo tout serait allé comme sur des roulettes en raison de l’émergence improbable au début, des systèmes informatiques qui permettent la justesse et la transparence des calculs.

Mais l’humanité n’a pas cru en cela, et s’est montrée anxieuse de voir le communisme gagner ce qui, pour l’ancien système, ne sont que des parts de marché, et se diriger vers un système incontrôlable ayant par ailleurs conduit à des échecs lamentables, sûrement fementés.

Mais comparé au capitalisme, le lamentable de son échec est sans commune mesure, où, utilisant le mot « démocratie » comme un bouclier et les mots « Droits de l’Homme » comme une épée, le système marchant est très très loin plus criminel que tous les systèmes communistes tyranniques et dictatoriaux.
Il a même inventé de nouveaux crime, le crime contre la nature, le crime contre la survie de l’espèce, contre lesquels on ne peut strictement rien faire, à part des réprimandes ridicules ou l’emprisonnement de sozies. (lol).

Même le système de réparation des erreurs, psychosocial, est trop rudimentaire pour être « humain », il est punitif, et aucunement constructif de l’environnement qui stériliseraient l’apparition de ces crimes, les rendant inutiles.

En fait c’est vrai, c’est toujours trop facile de confier au Système en entier et à lui tout seul, la responsabilité d’un échec. D’un point de vue scientifique, c’est une hérésie. Le Système en soit est une idée, il n’est pas agissant, il guide les actions et les choix, les ordonne de façon cohérente et productive l’énergie humaine, mais ce sont les gens qui choisissent de se plier aux us et coutumes, obligations et règles du Système.
Même si cette liberté ne peut être acquise qu’une fois muni d’assez de connaissance des causes, et pas avant cela, où dans ce cas, l’humain est non conscient ni responsable.

Et d’ailleurs peu à peu ils oublient la distinction entre us et coutumes, principes et raisons.
Après ils créent des lois qui sauvegardent l’existence des principes périmés, ou alors ils dogmatisent une idéologie rétrograde, enfin bon, on connaît.

Ainsi on ne peut pas reprocher aussi définitivement que cela au communisme un échec qui est moins cuisant que celui du capitalisme, même si il est hors de propos de vouloir retourner à ce modèle, on a quand même le droit au moins de juger utile le principe de mise en commun des biens de production.

C’est bien ce que les sociétés font quand elles fusionnent, et elles ont raison puisque c’est synergique.

Le système social humain devrait s’inspirer de cette technique de mise en synergie des compétences des uns et des autres afin de se désolidariser des fournisseurs un peu trop polluants, et qui trouvent le moyen de se rendre obligatoire, et parfois légalement pour les assurances (ce qui est un comble de l’hypocrisie mercantile, un système communiste à but lucratif).

Si ce système était public, en raison de l’inutilité de dégager des bénéfices, cela serait moins cher, et également, régit par une réglementation stricte (au contraire de ce qui ne peut s’obtenir qu’avec des avocats) il réagirait de façon conventionnelle à ses devoirs d’ « assurance » (c’était juste une parenthèse).

Mais revenons à la musique et l’information, en gros la télé-culture, celle qui n’a pas besoin que les gens se déplacent, et achète « un billet ».
Non seulement le calcul du prix du billet régit toute l’activité professionnelle, comme le prix du disque a régit la durée des musiques, mais aussi :
1.ce calcul n’est qu’approximatif, et doit tenir compte de l’imprévisible ;
2.de nos jours on peut faire des calculs plus savants et plus précis à la fois.

Il faut partir du coût final, et donc de la somme d’argent qu’il faut obtenir pour que l’affaire puisse recommencer un nouvel Exercice (d’un an).

Ici on est toujours sur les couches commerciales, de liberté de contrat, de propriété privée, et d’argent.
Il va falloir briser le principe de propriété privée si on veut rendre logique le principe de transmission d’un bien privé à un domaine public.
Dans la même foulée sans faire exprès, on initie le principe de bien public, qui est la raison d’être des états, mais ici, on va devoir le faire au sein d’une association coopérative, qui se déclare pour but et objectif de mettre à disposition de l’ensemble de ses membres, des biens qualifiés de collectifs, suite à une répartition équitable.

Bah oui puisque la société, l’état, qui se croit être une entreprise à but lucratif, ne veut plus le faire, il faut bien que cette fonction soit transmise à d’autres groupements organisés.

Je ne vois pas qui cela gênera qu’on fasse une association avec ces buts qui sont parfaitement sociaux.

De nombreux sites que je fréquente et qui stimulent joyeusement mon intellect, qui font le travail téméraire et bénévole de sauver le monde en l’informant de ce qui se passe (et qui ne peut pas être adapté au format slogantiste des médias), font des appels aux dons.

Déjà la première remarque et que ça leur coûte bien plus cher qu’à moi, qui paie 75 dollars par an et qui fabrique mon propre logiciel de publication (qui est distribué par ailleurs).

Mais bon surtout tous ces mouvements doivent s’organiser et sans cela, il restera très difficile de convaincre les moins riches (les plus riches, eux, sont à la piscine, il ne savent pas ce qui se passe) de mettre une pièce dans le chapeau.

Même si c’est moins cher et plus intelligent que les produits de consommation populaires.
Cela en la seule raison du fait que ça ne participe à aucune élaboration structurelle viable ou prometteuse.

Il faut que ces sites soient fédérés par une caisse commune des donations, et qu’elle ait pour fonction de calculer la redistribution de ces dons, au moyen de différents principes qui sont encore à présenter.

Un des systèmes de répartition est celui autorisé au donateur (ou au non-donateur ça dépend et ça change tout) de voter avec un système de score, où il doit placer 100 points sur les sites de son choix.
Ainsi sa donation sera répartie selon ses choix.
Chaque ’producteur’ aura auparavant signalé son budget, superposant les deux histogrammes, en rouge du coût, et en bleu des donations, pour qu’on voit où ça en est.

Un autre système plus commode serait un remplissage automatique et proportionnel, toujours avec une publication en ligne de la comptabilité, ce que certains sites ont également eu aussi comme idée, déjà. Cela fonctionnera quand les dons seront supérieus aux coûts, alors les « trous » sont remplis comme avec un liquide, et il se dégage alors une casse, appelée ’round service’ (service des arrondis), ce sont les surplus de dons.

De là on installerait des serveurs propriétaires, réduisant considérablement les coûts, ou du matériel commun, caméras, salles de conférences, et de là, la presse web aurait obtenu son indépendance financière.

Dans le principe, le marché « websites » pourrait profiter d’avoir une telle plate-forme de financement, chacun d’entre eux pointant un lien vers cette plate-forme, à ses visiteurs.

Sur le marché de la musique, mais aussi de la vidéo, certaines choses peuvent se vendre. Mais il n’est pas interdit de faire des calculs plus précis :
- établir à l’avance la somme à atteindre pour que le projet soit rentabilisé (en général, zéro, ahah - mais le but moyen est de rémunérer les artistes quand même)
- faire tomber dans le domaine public ce qui l’a été ;
- continuer à percevoir des paiements sur les droits, notamment en cas de diffusion dans les médias. En effet, (vous avez remarqué) les images télé sont souvent sous couvert d’un copyright, interdites à la reproduction, tandis qu’eux se servent aisément sur internet sans le moindre scrupule, et s’amusent pendant des semaines d’émissions en émissions avec des vidéos gags trouvés sur le net.
Dans un tel système, pour autant que l’objet serait rendu public après un temps de rentabilisation, sa diffusion serait également soumise à une réglementation, fixant un tarif par nombre de téléspectateurs déclarés lors du visionnage...
Gratuit sur le web payant pour la télé.

Une fois que, le premier marché, simple, puis le deuxième marché, un peu plus législatif, seront accaparés par ce système de répartition équitable, on pourra s’attaquer à l’alimentaire.

— 

De là on bascule dans le troisième stade, la mise en concurrence avec le système capitaliste.

Jusqu’ici c’était facile de prendre des marchés dévastés, de toutes façons, les marchands seront restés incapables, structurellement, de rivaliser moralement avec le principe de gratuité de la culture, et de fédération de leur coût par des donation et des systèmes de droits sortants (de la structure associative).

Mais si ce ne sont plus des dons, mais soudain, des achats...
Déjà avec la musique, une partie était légèrement payante durant un certain temps, avec une brutale dégression des prix une fois l’objet rentabilisé et rendu public.

Vous comprenez, cher lecteur, tout l’alliage des deux systèmes est dans la temporalité, pendant un moment, l’objet reste privé, donc doit être acheté, puis passé un certain cap, il devient public et gratuit. Dans un système 100% marchand il n’est jamais gratuit (impossible mais voulu) tandis que dans un système répartitatif, il serait gratuit depuis le premier instant. Mais là encore, ce n’est qu’une promesse.

Déjà alors, on avait caressé du bout des doigts le principe sacro-saint, purement communiste et qui fait le joie des capitalistes, de la régression des prix avec la quantité fabriquée.
Ceci n’est jamais que le résultat d’un calcul mathématique qui peut facilement être publié en ligne.

Dès lors qu’on s’extrait de la nécessité de faire de la plus-value sur ce qui est transféré, en fait vendu, à une communauté publique, et ensuite équitablement réparti selon son système, on accélère considérablement la perte de valeur du produit, le rendant accessible au plus grand nombre.

Il ne faut pas oublier que précisément, au début, c’était cela la promesse du capitalisme communiste, où on standardisait (Ford) et du coup, on réduisait les coups.
La promesse était que les prix baissant, par la seule logique, la production de bien illimités assurait que nécessairement tout le monde finisse par y avoir droit.

Mais cela ne s’est pas passé comme ça, l’appât du gain n’a jamais fait baisser les coups (à part celui des travailleurs), l’appât du gain a fait fabriquer des produits rapidement dégradables (et même « bio » dégradables), l’appât du gain a cloisonné les frontières pour créer des zones riches et des zones pauvres, parfois très voisines géographiquement, etc etc..
ça aussi, c’était « logique » que ça arrive, même si il serait légitime de se sentir passablement bernés et arnaqués sur toute la ligne depuis le début du siècle précédent.

Il fallait seulement qu’on institue la notion de bien public et même de bien humain, indépendant des frontières, comme la pureté de l’air et de l’eau.
Que des agressions à ces biens soient les objets d’amendes, ça par contre n’a pas échappé aux états. Mais l’usage réservé à cet argent, définit le cynisme avec lequel cette institutionnalisation a été érigée.

- 

Bon, donc on s’attaque aux biens matériels, aux transactions, et dès lors la structure associative revêt une nouvelle fonction additionnelle aux précédentes : celle de faire des achats groupés.

Le système de donations était promis à se terminer, on ne peut décemment compter sur lui tout le temps, c’était un démarreur inévitable, vu l’endroit où la graine est posée.

C’est d’ailleurs une très haute critique à faire au système social si, malgré sa fortune, une personne meurt de faim toute les 4 secondes, et où si on veut éviter cela, il faut aussi faire des donations très généreuses et libres.

Il est vrai que c’est très important que cela soit un acte libre, car dans le système actuel, si ça n’est pas cela, ce serait un acte commercial.
D’ailleurs on apprend sans aucune stupéfaction que c’est souvent le cas.

On pourra même se dire à quel point la misère peut être précieuse pour la pérennité du système capitaliste, si tant est que ça lui sert de fouet, que ça le ravive, au même titre que les catastrophes.
Eh oui la pauvreté utilisée contre les humains pour les faire suer, c’est ça le tableau du système dont on va devoir se dégager en raison de son naufrage.

- 

C’est vrai que c’est gênant si les biens achetés servent aussi à financer des structures culturelles, surtout à ce stade si précoce, où ça peut peser lourd proportionnellement, c’est pourquoi les donations ne disparaîtront que lorsqu’elles seront comptablement inutiles.

A ce troisième stade de développement embryonnaire, il ne s’agit que de grouper des achats, ce qui suffit pour être « génial ! », selon l’expression consacrée.

En effet les parents d’écoliers ont initié cette idée, et on finalement dépensé que 50 euro par élèves pour les fournitures scolaires de rentrée du même nom, au lieu de trois fois plus.

20 000 ans d’évolution capitaliste pour en arriver à ça.
C’était pas trop tôt.

Mais oui bien sûr, tout est vendu en petit morceaux, petits blocs, etc... multipliant les emballages, dont le prix est non négligeable.
Et en face on propose - à chacun – d’acheter en gros, ce qui est très primate comme comportement, et dès lors qu’on se retrouve avec des produits péimes qui prennent de la place, ce « communisme-là » paraît stupide.

La solution proposée ici, c’est de pouvoir bénéficier de n’importe quel produit, nombreux et en petites quantités, mais au prix du gros, si tant est que l’association se sera immiscée entre le distributeur et le client final.
Non, pas immiscée ni intercalée, mais « à la place ».

Dès lors, comme pour n’importe quelle société, elle aura pour objectif de racheter ses fournisseurs, et d’augmenter dans le même temps, non pas ses clients, mais ses membres.

On voit déjà le topo, une telle entreprise, engendre automatiquement des sommes d’argent conséquentes, et aussi, nécessite d’avoir de plus en plus d’employés.

— 

Et ici arrive le quatrième stade de développement, où on est confronté à une nouvelle contradiction impossible à surmonter (et qu’on va surmonter allègrement), celles des employés.
Si au début il ne se saura jamais agit de payer qui que ce soit, simplement de reverser des donations ou tenir une comptabilité propre et ’net’, tout cela l’aura été bénévolement.

Mais dès l’arrivée au stade 3 du la progression, il faut faire de la manutention, et voilà comment il est possible de se sortir de ce coût sans qu’il ne soit une charge pour les consommateurs, qui ont intérêt à sentir une nette différence avec les prix du marché si on veut qu’ils adhèrent en masse :

A mi-chemin entre le bénévolat et la rémunération, au début, le manutentionnaire obtiendra de par la force du travail qu’il fournit, une équivalence comptable en droit d’acquisition de biens de consommation issu de la mise en commun des achats.

De par son travail, je le redis car c’est beau, l’employé obtient des droits d’acquisition de bien de consommation, ce qu’en d’autres temps on nommait « argent ».

- 

Mais attendez un peut que le système entre dans la phase 5, celle où il sera à sa charge d’impliquer intégralement les membres dans son autarcie vitale, et devenue capable d’intervenir à l’extérieur. .

Car au début de la phase 4, l’employé a une autre activité historique qui lui assure son hébergement, il est encore très impliqué dans le système actuel, et garde beaucoup d’ancrages.

Et d’ailleurs à ce stade cela est nécessaire, autant le nouveau système devra s’appuyer sur le bénévolat et la donation, autant il sera destiné à ne plus devoir s’y appuyer à moyen terme.

Cela signifie littéralement que, contrairement à maintenant où le bénévolat et les donations sont destinés à demeurer éternellement renouvelables, - tout comme la création monétaire arbitraire renflouant les caisses des banques privées à but lucratif qui managent ce monde – dans ce nouveau cadre le travail bénévole et les dons auront la fonction réelle et démontrable de servir à quelque chose ! De construire une alternative assurant la viabilité du système social humain.

Quand la phase 4 est un peu plus avancée, il ne s’agit plus seulement d’employer des gens contre des biens, et de la nourriture, même bon marchés, mais de mettre à contribution les membres eux-mêmes, leur offrant deux moyens de paient, l’argent (offrant des produits à prix groupés) ou le travail.
Et là, magie des mathématiques, plus le groupement est vaste, plus les prix sont faibles, et, plus faible est la durée du travail nécessaire à chacun.
Notons que la réduction du temps de travail doit être la première priorité pour répondre à la pollution provoquée par l’activité humaine.

Car dans le cadeau il y avait la surprise, le système commence à se greffer dans la vie des gens de façon concrète : le système nécessite de l’énergie humaine pour fonctionner.

C’est le même genre de fonctionnement répartitatif qui doit être à la base de l’attribution des tâches, mais en plus sophistiqué, car capable de prendre en compte la liberté de chacun de choisir le travail qu’il peut apporter, parmi ceux qui sont recommandés.

Cela peut toujours être intéressant, au début on est client, et peu à peu on devient un membre actif, qui par définition diminue son coût de la vie.

C’est alors que de nombreuses questions apparaissent, nécessitant de nouvelles astuces, qui sont disponibles en grand nombre, à propos de tous ces calibrages et de leur façon d’être jugés équitables.

Mais si on atteint ce stade, alors c’est qu’on en a fini avec l’étape 4, et qu’on passe à la cinquième, celle où le système devient capable d’entreprendre intégralement la vie de ses membres, en lui assurant les 4 biens fondamentaux, habitation logement éducation santé, intégralement en échange de son énergie au travail et non d’une participation financière.
Puisque de toutes façons l’argent est destiné à rester, sans valeur, entre les mains de ceux qui ont été prêts à tur pour l’avoir.

Epilogue, et autres strates.

La guerre avec le capitalisme, où des gens sont payés pour défendre les intérêts de leurs maîtres, sans lesquels ils ne pourraient pas survivre dans la jungle, pourra être formidablement atténuée dès lors que sera apparu l’argument décisif de la viabilité de l’alternative.

Il faut donner envie, aux non membres de le devenir, si cela est natif dans le système, alors il est destiné à être populaire.

Une fois ceci acquit, on verra que les fidèles serviteurs de l’empire du marchandage par la rhétorique mensongère n’auront plus un aussi grand intérêt à le défendre.

Car on sait très bien que la seule chose qui empêche une révolution et une prise du pouvoir structurel par le peuple, ce sont les gardes armés qui sont à l’entrée des bâtiments, ce sont donc eux qu’il faut convaincre de venir faire partie d’un système social équitable.

_8119

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