Cette vérité cachée sur l’aluminium

dimanche 4 décembre 2016
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Par Fabrice Nicolino

Ce qui suit a été publié Le 9 novembre dans le N° 1268 de Charlie. Signé de mon nom, cela va (presque) de soi

C’est un livre rare, et il restera longtemps à portée de main (Toxic Story, deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins, Actes Sud). Le professeur de médecine Romain Gherardi n’a rien d’un séditieux. Médecin et scientifique à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, il mène depuis près de vingt ans, avec une petite équipe, un travail exemplaire sur ce que l’on ajoute aux vaccins pour les rendre plus efficaces. Les adjuvants. Gherardi sait et répète sans se lasser que les vaccins, qui ont sauvé des millions de vie, sont l’une des plus grandes découvertes. Mais les adjuvants ?

On découvre dans son livre et l’on comprend enfin l’affaire de la présence d’aluminium dans un grand nombre de vaccins, y compris ceux, obligatoires, destinés aux enfants. Le récit, mené il est vrai de main de maître, est parfois haletant. On y découvre un monde organisé pour la dénégation : celui des agences de santé publique, des cabinets ministériels, de l’OMS. Il ne fait plus aucun doute que l’aluminium – les considérations économiques et financières dont décisives – est un danger considérable pour une partie des vaccinés. Gherardi est tout sauf un idéologue. Il avance ses pions à mesure qu’il peut établir des faits par la science. Mais justement ! Il ne peut poursuivre ses travaux que s’il est financé. Or il ne le sera pas, car une coalition qui s’ignore se met soudainement en travers. La vanité de certains pontes s’ajoute à l’habituelle soumission à l’autorité, sur fond d’invraisemblables conflits d’intérêts. Jusques et y compris des ministres de la République qui ont participé aux banquets de l’industrie pharmaceutique. Tous pourris ? Non, mais tous complices d’un mépris viscéral pour l’esprit scientifique. Décidément, un grand livre.

L’entretien

Aviez-vous conscience de livrer un tel polar ? Je résume : un mystère ; puis un suspect, qui deviendra le coupable ; un détective aussi malin qu’obstiné ; des dupes ; des complices ; des fripouilles.

Romain Gherardi : Cette histoire a été effectivement celle d’une longue traque d’allure policière. Comme dans un roman de Simenon elle s’est déroulée dans un contexte particulier, mal connu du grand public : celui du système de santé, avec ses acteurs (patients, médecins, industriels), ses régulateurs, ses décideurs, tous mêlés dans des luttes féroces aux enjeux financiers, sanitaires et politiques énormes. Sur les questions biomédicales de fond nous sommes allés de surprise en surprise, ce qui est le propre de la science.

Donc, un jour, vous assistez à l’une des réunions biannuelles d’une sorte de club réunissant la fine fleur des neuropathologistes français. On vous montre des diapos, qui n’ont de sens pour personne. Même pas pour vous. On y voit une lésion faite de coulées violettes entre les crayons roses d’un muscle. Plus tard, vous repensez à ces diapos, et on a envie de crier avec vous : « Bon Dieu ! mais c’est bien sûr ! ».

R.G : Oui c’est exactement cela. Les microscopistes stockent en permanence des images pathologiques, qui ne demandent qu’à resurgir comme un flash quand une image semblable se présente. C’est un phénomène purement visuel, assez analogue à la reconnaissance inopinée du visage d’un acteur célèbre dans la rue. Cette lésion que nous baptiserons bien plus tard « myofasciite à macrophages » a été vue d’abord à Bordeaux en 1993, puis assez rapidement dans toute la France. Nous avons décidé collectivement de décrire les 14 premiers cas de cette nouvelle pathologie sans en connaître la cause. Le Lancet a accepté avec enthousiasme de publier cet article en 1998.

Jusqu’à ce point de l’histoire, vous êtes un héros. Disons un bon, un très bon scientifique. "The Lancet", revue prestigieuse, publie donc votre article, et vous êtes convoqué plus tard dans le saint des saints, au siège de l’"Organisation mondiale de la santé" (OMS) à Genève. Vous êtes confiant, car votre travail est solide. Mais quelque chose commence à se détraquer.

R.G : Cette convocation a été déclenchée par la découverte surprenante d’aluminium au sein des lésions, et par la démonstration formelle de l’origine vaccinale de cet aluminium. La donne changeait complètement. Plutôt qu’une nouvelle maladie infectieuse, j’avais levé un lièvre très embarrassant : l’adjuvant vaccinal le plus utilisé dans le monde, l’hydroxyde d’aluminium, était susceptible de persister de nombreuses années dans les cellules immunitaires chez certains. Ce qui est bien sûr tout à fait indésirable. Dans un premier temps l’OMS s’est donc courtoisement assurée de la solidité de nos résultats et a dû admettre que certains individus ont probablement une difficulté particulière à éliminer l’adjuvant de leur organisme. Lors de la seconde réunion, elle est passée à l’attaque émettant des doutes, puis elle a tenu sa troisième réunion à huis clos. Sans nier que nos patients présentent des douleurs musculaires et articulaires, une fatigue chronique, des troubles de l’attention, de la mémoire et du sommeil, l’OMS et les agences sanitaires françaises ont qualifié ces troubles de « non spécifiques », un terme volontairement ambigu, minorant et péjoratif. Or cette combinaison de symptômes forme un syndrome parfaitement caractérisé par des critères internationaux appelé syndrome de fatigue chronique ou encéphalomyélite myalgique. Les agences ne pouvaient pas l’ignorer car cette affection est officiellement reconnue par l’OMS depuis 1969 et que parallèlement à notre dossier, l’OMS traitait de façon totalement cloisonnée, le dossier de 69 infirmières canadiennes ayant développé un syndrome de fatigue chronique après des vaccins aluminiques contre l’hépatite b ! Depuis, d’importantes séries de syndrome de fatigue chronique survenues dans les suites de vaccins aluminiques ont été rapportées dans pas moins de 7 pays différents…

Les réactions successives de l’OMS n’étaient qu’un avant-goût. Vous vous retrouvez à Porto-Rico, en 2000, pour un rendez-vous mondial des illustres "Centers for Disease Control" (CDC) américains, consacré à l’aluminium dans les vaccins. Et là, vous voilà attaqué en piqué par le grand spécialiste de la chose, qui tonne sur la base d’une étude grotesque portant sur deux lapins. Je vous l’avoue, on a du mal à le croire.

R.G : Porto-Rico, capitale des multinationales du médicament. Le pape des adjuvants aluminiques, un chimiste nommé Stanley Hem, déclarait à l’époque que le destin des microparticules d’aluminium était de fondre, permettant à l’aluminium d’être éliminé par le rein. Il n’avait pas compris que la majeure partie de l’adjuvant est en fait rapidement capturée par les cellules immunitaires, ce que montraient nos résultats. Sur la base de cette erreur théorique première, il a conduit l’unique étude de référence sur ces adjuvants. En lisant cette étude de 1997, on est effaré par le nombre de fautes qu’elle contient : l’hydroxyde d’aluminium a été injecté à seulement deux lapins, l’étude n’a duré que 28 jours, plusieurs organes importants ont été égarés (les os), oubliés (le muscle injecté), ou mal choisis (ganglion intestinal au lieu du ganglion drainant le muscle injecté), et, cerise sur le gâteau, les conclusions sont contraires à l’évidence des résultats. En effet seulement 6 % de l’aluminium injecté avait été éliminé au 28ème jour, c’est-à-dire que 94 % était encore dans l’organisme des lapins. C’est pourtant sur cette base « rassurante » que les agences sanitaires et les sociétés savantes se fondent encore aujourd’hui pour affirmer l’innocuité d’adjuvants aluminiques administrés à des milliards d’individus dans le monde !

La suite, passionnante et presque envoûtante, est dans le livre. Professeur Gherardi, qu’espérez-vous encore des autorités de santé de votre pays ?

R.G : Comme scientifique, je souhaite que soit pris en compte l’effondrement de plusieurs dogmes. Il faut à l’évidence tout reprendre pour comprendre la diffusion des adjuvants aluminiques vers les organes lymphoïdes, la rate et le cerveau. Comme médecin, je souhaite que nos patients soient enfin reconnus et dédommagés. Comme citoyen, je souhaite que l’on sorte de la « co-production de santé publique » imposée aux États par les multinationales du vaccin, dont les agences sanitaires sont l’incarnation.

(Dessin de Vuillemin)

fabrice-nicolino.com


Commentaires

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Cette vérité cachée sur l’aluminium
lundi 5 décembre 2016 à 06h51 - par  Jacques POustis

Bel article de Fabrice Nicolino, sur un livre qui sera, j’espère, un véritable explosif dans les écuries nauséabond de la Santé en France :
1. d’un côté l’énorme puissance financière de l’industrie pharmaceutique,
2. et de l’autre les "faiblesses humaines" de certains hauts responsables des agences nationales de santé et autres "autorités" françaises que nos gouvernements successifs sont contraint de remplacer régulièrement en catimini au fur et à mesure de la mise à jour de nouveaux scandales liés à des conflits d’intérêts, rapidement étouffés...
De quoi je me mêle ?... Et bien du fait que l’aluminium vaccinal a régulièrement pourrit ma vie :
A l’âge de 5 ans (1954) une réaction anaphylactique me paralysa totalement pendant un "certain" temps. S’en suivit pendant quelques années des troubles divers (fatigues inexplicables, asthme, troubles cognitifs (que le "docteur de famille" appelait "légères absences d’un enfant particulièrement étourdi")... C’est ma mère qui pendant toute mon enfance me racontait ces épisodes de ma vie...
Ces troubles handicapants de mon enfance disparurent (ou s’atténuèrent) au fil des années, au point que peu à peu je les ai "zappés".
Mais en 1985 (j’avais 36 ans), suite à une vaccination antitétanique, une fatigue brutale me tomba comme une chape de plomb sur les épaules (c’est le cas de le dire : je ne pouvais plus lever les bras, ni pour me peigner, ni pour étendre du linge... Mon sommeil devint brutalement très perturbé, je ressentais régulièrement dans le dos et dans la paume de mes mains de violentes piqûres. Artiste du spectacle vivant (chansons, théâtre), j’avais de fréquents "trous de mémoire". Parallèlement je dus mettre un terme aux sports de compétition que je pratiquais (tennis et rugby), pour me contenter de randonnées à pied qui m’épuisaient au point de m’obliger à marcher à pas lents.
En 1998, une vaccination anti Hépatite "B", me réduisit en bouillie : je dus restreindre mes activités artistiques professionnelles et adapter mes spectacles à ma faible résistance physique.
Un médecin me diagnostiqua une "fatigue chronique"... 6 mois plus tard, un autre me diagnostiqua "plutôt" une "fibromyalgie". Je mis peu de temps à comprendre que ces deux pathologies correspondaient à un même "tableau clinique"...
C’est seulement au début des années 2000 que j’appris par le Pr Chérin, interniste à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, que j’étais "de toute évidence" atteint d’une myofasciite à macrophages... Je m’inscrivis alors à l’association E3M. 
J’en suis le "référent" pour l’ Île de la Réunion où je vis depuis plus de 40 ans. L’évolution actuelle de mes problèmes cognitifs m’interpelle. Pendant ce temps le Ministère de la Santé, à l’image de ses précédents Ministères de la Santé, assure que l’aluminium n’est nullement un problème.
Si l’on peut me permettre un avis : non seulement l’aluminium est un (vrai et grave) problème, remarquablement mis en évidence par les travaux des Pr Ghérardi et Authier de l’INSERM de l’hôpital Mondor). Mais il n’est pas le seul problème : il faudra bien qu’un jour un gouvernement "sain d’esprit et de corps" nettoie les "incuries (!) d’Augias" que sont devenues les "autorités médicales" de notre si révolutionnaire pays (Hââââ 1789 !).

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