Insultes, vociférations... des habitants du très chic XVIème arrondissement de Paris déchaînés contre un centre pour SDF

mercredi 16 mars 2016
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Par Sylvain Mouillard

Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisien pour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.

« Escroc », « fils de pute », « menteur », « collabo », « stalinien », « vendu », « salopard », « salope », « caca » : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIème arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence. L’événement, qui se tenait lundi soir à l’université Paris-Dauphine, devait durer deux heures mais a été écourté par le président de la faculté, Laurent Batsch. Pour des « raisons de sécurité », a-t-il argué, l’amphithéâtre ayant rapidement débordé de monde, avec près d’un millier de personnes dans la salle. Celle-ci, déjà tendue avant le début des débats, s’est rapidement embrasée.

Première à intervenir, la préfète de Paris Sophie Brocas est vite huée : « Provocation », « Y’en a marre », hurle l’assistance grisonnante. Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIème arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines. Claude Goasguen, le maire (Les Républicains) du secteur, dénonce les « thuriféraires de la morale » et se fait le porte-voix de ses administrés : « Nous mettre devant le fait accompli est un diktat. »

Bronca pour Brocas

Irritée par les vociférations de la salle, Sophie Brocas menace d’« arrêter de parler ». Cris de joie : « Oui ! Oui ! » Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : « Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs. » Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. « Mettez-les à Calais », lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des « Hidalgo démission ! » Claude Goasguen, debout devant l’estrade, chauffe la salle. Il fait huer Thomas Lauret, un élu socialiste du XVIème. « Ne cédez pas face à cet agent provocateur », lâche-t-il, avant de menacer : « On se retrouvera ! »

Lors d’une précédente réunion publique à laquelle avait assisté France Culture, le maire s’était déjà fait remarquer par le même type de dérapage : « Vous voulez dynamiter la piscine (située à proximité du futur centre d’hébergement, ndlr) ? Ne vous gênez pas, mais ne vous faites pas repérer. » Les « débats » durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de « salope », un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de « salopard ». Un type se balade avec une pancarte en forme de grande main verte : « Touche pas à mon bois », peut-on y lire. Un autre arbore ce message : « Mairie de Paris, respecte les lois, respecte le bois ! »

« Escroc, fils de pute ! »

Face à la tension croissante, le président de l’Université Dauphine tente de ramener le calme. « Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ? » Pour seule réponse fuse un « connard ». « Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît ! » Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. « Je suis garant de la sécurité », se justifie-t-il. Réaction d’un poète : « Escroc, fils de pute ! » Énervé mais néanmoins discipliné, le public entreprend alors d’évacuer les lieux. Avec un arrière-goût de théorie du complot dans la bouche. Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une « combine ». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui « sont comme la police ». À quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce « nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne ». « Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez », s’énerve-t-il. Et de se faire plus menaçant, évoquant un « clash de cultures » : « Il va y avoir de l’insécurité, du racisme, des assassinats. Ça va brûler parce qu’on vient provoquer les gens sur leur territoire. »

Guazzini et la Corée du Nord

Plus posée, Catherine reste néanmoins convaincue que la mairie de Paris a créé toutes les conditions pour cette soirée agitée. « C’est une belle illustration de sa conception de la démocratie. Elle nous dispense sa bonne parole et nous empêche de poser des questions. » Pour elle, les fauteurs de troubles auraient dû être « sortis » de la salle. « On n’a pas à pâtir du fait qu’il n’y ait eu aucun service d’ordre ce soir », affirme-t-elle. Un homme qui refuse de donner son prénom, qu’on appellera donc Enguerrand, en veut lui aussi aux organisateurs. « C’est scandaleux de fermer les portes de l’université », explique-t-il, avant de se laisser aller à cette interprétation : « La salle était pleine de partisans du projet. » Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. « Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger », estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et « leurs chiens » vont « installer leurs tentes » dans le coin. Elle craint aussi que le centre d’hébergement ne dissuade les gens de « venir se promener avec leurs enfants dans le bois de Boulogne ». Ces craintes sont omniprésentes. Enguerrand, par exemple, évoque les « risques » pour les « riverains, les promeneurs, les enfants ».

Max Guazzini, l’ancien président du club de rugby du Stade français, est sur la même ligne. Bronzage impeccable, l’homme traîne près de l’estrade, enchaîne les interviews : « Il y a beaucoup d’inquiétude pour la sécurité, notamment au niveau de la gent féminine », dit-il. Jurant que l’arrondissement n’est pas opposé à la solidarité avec les mal-logés, il tempête néanmoins : « Anne Hidalgo, que j’aime bien, n’a pas à nous imposer ce projet. On n’est pas en Corée du Nord. » Non, juste dans le XVIème arrondissement de Paris.

Sylvain Mouillard

(Illustration : Vue numérique du projet de centre pour migrants près du Bois de Boulogne. Photo AFP/Moon architectures)

liberation.fr


Commentaires

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Insultes, vociférations... des habitants du très chic XVIème arrondissement de Paris déchaînés contre un centre pour SDF
dimanche 20 mars 2016 à 18h38 - par  becker

je suis loin d’etre facho monsieur !!!
que va t’on faire de cette population dans notre pays
pas de travail il va leurs rester QUOI ,
DELINQUANCE ,
NOTRE GOUVERNEMENT VIT DANS SA BULLE DES INCAPABLES NOTOIRE ET APRES ?
combien de terroristes se cache dans le nombres ?
paris est deja une vaste poubelle a ciel ouvert c’est cela l’image de la france ?

je suis d’accord pour la majoritée de vos article mais la non ..............
salutation

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lundi 21 mars 2016 à 10h37 - par  Michel Berthelot

Vous n’êtes pas facho, Monsieur ? Fort bien ! J’en prends bonne note. Mais alors quelles solutions préconisez-vous et envisagez-vous pour que ces gens aient un avenir digne et décent, ces gens qui, je me répète sont nos frères en humanité ? Si même le Bois de Boulogne ne trouve pas grâce à vos yeux pour les héberger, quel autre lieu proposez-vous qui ne gênerait ni ne dérangerait vos petites habitudes bourgeoises, ni ne gâcherait votre enchanteur paysage de là où vous parlez, c’est-à-dire de votre nid douillet et confortable d’occidental privilégié et de citoyen râleur, ratiocineur, ergoteur, raisonneur mais surtout pas partageur ?

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Insultes, vociférations... des habitants du très chic XVIème arrondissement de Paris déchaînés contre un centre pour SDF
dimanche 20 mars 2016 à 17h42 - par  becker

vous avez vous vu l’etat de la" jungle " de calais ?
et autres pont (sous) en ce moment a paris ?
beau spectacle en vu !!!!! au bois de boulogne !!!!!
question securité je n’en parle meme pas ................
qui sont il ces refugiées ?
vrai papiers faux refugiée ?
les bisous nours devrais reflechir un peu je pense !!!

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dimanche 20 mars 2016 à 18h19 - par  Michel Berthelot

La Jungle de Calais, les ponts de Paris, les échangeurs du périphérique, le Bois de Boulogne... Une fois tout ce monde dûment répertorié et rassemblé vous conseillez quoi ? Le Vel’ d’hiv’ ou le Camp de Drancy ? Quels moyens de transport : les autobus à plateforme ou les wagons à bestiaux ? Qui est le plus inspirant à votre goût perso : le bisounours irréfléchi ou le facho implacable ?

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Insultes, vociférations... des habitants du très chic XVIème arrondissement de Paris déchaînés contre un centre pour SDF
samedi 19 mars 2016 à 01h45 - par  becker

les journaux mettent pour les sdf mais la realité c’est pour des refugies vu ce qui c’est passee a calais et l’etat du camp ca fait peur excusez moi du peu c’est mon avis bonne journée a vous ...
becker

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samedi 19 mars 2016 à 17h45 - par  Michel Berthelot

Le "peu" en question ce sont vos frères en humanité !... Enfin, il est clair que vous avez fait votre choix... Et ensuite, pour les autres on fait quoi ? On les gaze ?!

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Insultes, vociférations... des habitants du très chic XVIème arrondissement de Paris déchaînés contre un centre pour SDF
vendredi 18 mars 2016 à 17h45 - par  becker j

ne pas confondre sdf et migrants svp merci de dire la veritée ok ?

ce n’est pas la meme chose !!!

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vendredi 18 mars 2016 à 18h16 - par  Michel Berthelot

Ah bon ? Il faut choisir ? Les uns méritent un hébergement, les autres non ? Ils semble qu’en ce qui vous concerne vous avez fait votre choix... Alors ? Lesquels ont gagné à votre loterie ?

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Brèves

Accueilli à coups de godasses à Amsterdam

vendredi 27 février 2009

Ron Edelheit, porte-parole de l’armée israélienne, a été "bombardé de chaussures" à l’Hotel Apollo où il venait faire une conférence.

Après avoir essuyé l’annulation de sa conférence par l’Hotel College d’Amsterdam, qui avait reçu de nombreux courriers indignés, le criminel de guerre israélien a été accueilli par un rassemblement de protestation devant l’Hôtel Appollo, et par un lancer de chaussures, initié par plusieurs manifestants, rapporte l’agence de presse néerlandaise ANP.

Sa conférence à Amsterdam avait comme intitulé « Après la guerre de Gaza, quoi maintenant ? ».

Le Comité Palestine néerlandais, a souligné que ce monsieur était porte-parole de l’armée israélienne pendant les massacres à Gaza et qu’il avait estimé "justifiées la destruction, les morts et les ruines causées par Israël".

ANP : Algemeen Nederlands Persbureau, agence de Presse Générale Néerlandaise

Por favor, pas de témoins étrangers !

vendredi 21 novembre 2008

Début octobre, en compagnie de deux français et guidé par des syndicalistes colombiens, le photo-journaliste Damien Fellous couvrait la grève des coupeurs de canne, visitant plusieurs piquets de grève.

Le mardi 14, sur la route entre deux raffineries, la police les a arrêtés et transférés à Bogota. « Aux alentours de midi, on me signifie que mes papiers sont en règle (j’ai un visa de coopérant) et que je suis libre de repartir. On se demande quel besoin il y avait de me garder 24 heures et de me transporter depuis Cali pour m’annoncer cela à Bogota. »

Ses amis expulsés, ont écopé de cinq ans d’interdiction de territoire. Le samedi 17, le président Alvaro Uribe a déclaré que les étrangers expulsés étaient des criminels qui auraient dû être jetés en prison pour avoir provoqué des actes violents. Il a dénoncé « la main de l’étranger ». Malgré leur caractère fantaisiste, ces accusations ne sont néanmoins pas à prendre à la légère. Les Aguilas Negras, groupe paramilitaire qui a assassiné plusieurs dizaines de syndicalistes depuis le début de l’année, ont désigné plusieurs ONG colombiennes et internationales comme objectif militaire.

in CQFD N° 61

Nouvelle traversée de "Free Gaza"

vendredi 7 novembre 2008

Nouvelle traversée de Larnaca jusqu’au port de Gaza ce vendredi 7 novembre. Après un premier voyage réussi le 23 août dernier, et un autre la semaine dernière, le "Dignity" reprend la mer et amènera cette fois-ci une délégation de 13 parlementaires européens auquels l’Égypte a refusé l’entrée, à l’occasion d’une conférence programmée dans la bande de Gaza du 8 au 11 Novembre.

"Les parlementaires visiteront les hôpitaux et apporteront une tonne de médicaments. Nous espérons qu’ils pourront rencontrer un bon nombre des 700 étudiants qui se sont vu refuser le droit de quitter la bande de Gaza pour aller étudier dans les universités où ils étaient déjà admis", a précisé Mary Hughes Thompson, l’une des organisatrices du Free Gaza Movement.

Source : freegaza.org
CAPJPO.com

Un nouveau blog : Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

lundi 20 octobre 2008

Ce blog a vocation à faire connaître des réflexions et des initiatives qui favorisent une résistance citoyenne du monde enseignant afin de faire échec aux lois qui dé-construisent l’Éducation Nationale.

Penser pour résister telle est la philosophie de cette démarche, mais aussi penser pour construire une école démocratique de la solidarité et de la réussite pour tous.

hendatho

resistancepedagogique.blog4ever.com

Acharnement judiciaire

dimanche 19 octobre 2008

Communiqué LCR

La LCR proteste contre la décision de maintenir en prison Jean-Marc Rouillan qui avait pourtant bénéficié d’un régime de semi-liberté. Ayant accompli sa peine, Rouillan a utilisé son droit de citoyen pour s’exprimer dans l’Express. Pour pouvoir le réincarcérer le juge a dû se livrer à un exercice d’interprétation.

La LCR, qui a toujours condamné sans hésitation les méthodes et la politique du groupe Action Directe, exige que Rouillan puisse retrouver la liberté et puisse bénéficier des droits de tout prisonnier bénéficiant d’un régime de semi-liberté.

Montreuil
le 16 Octobre 2008

Cambriolage à Siné Hebdo

jeudi 9 octobre 2008

La rédaction de Siné Hebdo victime d’un cambriolage dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre

Les cambrioleurs se sont introduits alors même que Siné et son épouse dormaient à l’étage (rappelons que le journal se fabrique dans la maison même des Sinet, en attendant de trouver des locaux) et ont emporté comme seul et unique butin les ordinateurs de la rédaction. La salle de la maquette n’a pas été touchée. Les dégâts ont été constatés le dimanche matin. Une plainte contre X sera déposée.

Délinquance ou acte malveillant ? Il est à préciser que des menaces à l’encontre de Siné avaient été réitérées ces derniers jours.
Il y a quand même une bonne nouvelle, malgré beaucoup de retard dans le bouclage, le numéro 5 a pu sortir dans les délais ce mercredi 8 octobre, tel que prévu.

République et Liberté d’Expression ?

dimanche 5 octobre 2008

Non, Monsieur Jean-Marc Rouillan, je ne partage pas votre geste d’avoir tué un homme en la personne de Georges Besse.
Mais pour cela, vous avez été condamné par la Justice et vous avez payé votre dette à la Société.
Sur ce sujet, je n’ai rien à ajouter et encore moins à commenter.

Oui, Monsieur Jean-Marc Rouillan, vous avez le droit de vous exprimer en homme libre même si vos propos sont dérangeants ou choquants pour certains.
Je ne comprends pas pourquoi vous devriez être à nouveau condamné au nom de la Liberté d’Expression… et pire, vous voilà, aujourd’hui victime !

Je ne reconnais plus le pays dans lequel je suis né et aujourd’hui j’en ai honte.
J’ai malheureusement bien peur qu’un jour nous ne puissions plus marcher sans avoir les mains attachées dans le dos et la bouche bâillonnée…

Plus que jamais, il est temps de nous lever et d’hurler notre Liberté.

Éric L.

OGM : 8 mois ferme requis contre José Bové à Bordeaux

mercredi 27 août 2008

BORDEAUX - Le procureur de la République de Bordeaux a requis ce mercredi
huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques à
l’encontre de José Bové
, poursuivi avec 11 autres militants devant le
tribunal correctionnel pour une action anti-OGM menée en 2006 en Gironde.

Le représentant du ministère public Jérôme Bourrier a aussi requis 10 mois
de prison avec sursis contre Marc Giblet
, l’exploitant agricole chez qui
avait été menée en novembre 2006 cette action, à Luganos (Gironde), et qui
avait tiré à cette occasion un coup de feu en présence des militants
écologistes.

Six mois avec sursis ont été requis contre deux militants anti-OGM et
quatre mois avec sursis pour les neuf autres opposants aux organismes
génétiquement modifiés
.

Les plaidoiries de la défense interviendront jeudi.

(©AFP / 27 août 2008 22h18)

L’ONU interdite d’entrer dans les territoires palestiniens occupés

jeudi 17 juillet 2008

La "plus grande démocratie du Moyen-0rient", vient d’interdire à une délégation de l’ONU de se rendre dans les territoires occupés pour y enquêter sur les droits de l’Homme. Ce n’est pas la presse française qui nous l’apprend. Il faut dire qu’elle a d’autres chats à fouetter, ne serait-ce que pour suivre Ingrid Betancourt dans toutes les églises où elle est allée prier. D’ailleurs, des membres de l’ONU virés comme des malpropres, quoi d’extraordinaire ?

« Les autorités israéliennes ne nous ont pas permis de visiter les territoires palestiniens et n’ont donné aucune raison pour expliquer leur refus », a déclaré mardi, lors d’une conférence de presse à Amman, Prasad Kariyawasam, responsable d’un comité spécial de l’ONU, chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme des Palestiniens et des autres Arabes des territoires occupés par Israël.

On ne sait pas ce qu’en pensent leurs chefs. Ils ne sont pas très susceptibles apparemment. A moins qu’ils aient peur de passer pour antisémites...

europalestine.com

Rétention de sûreté : une peine infinie

dimanche 13 juillet 2008

A l’initiative de l’association pour une information alternative populaire éducative et citoyenne : A.I.A.P.E.C, le film "rétention de sûreté : une peine infinie" de Thomas LACOSTE sera projeté mercredi 16 Juillet à 2O H 3O. Cette soirée se déroulera au 44, rue dufour, au centre ville de MACON.
La peine de rétention de sûreté qui permet de laisser en prison des personnes ayant fini de purger leur peine, expliquée par huit intervenants : juristes, psychiatres, militants.
Une soirée d’actualité donc... Une année après la suppression de la "grâce présidentielle" qui permettait "d’alléger le nombre des détenus en prison " !

Daniel DERIOT