Hard corde

mardi 17 septembre 2013
popularité : 1%

Manque de place dans une structure adaptée ? Manque de personnel ? À l’hôpital d’Agen, une enquête interne ainsi qu’une enquête préliminaire de la police sont en cours, après la tentative de suicide, le 31 août, d’une adolescente de 14 ans dans un service de pédiatrie.

La gamine arrive aux urgences le 30, entre deux flics. Placée en foyer et suivie, comme on dit, par les services sociaux, elle explique qu’elle a été violée. L’urgentiste qui la reçoit la trouve très perturbée. Diagnostic confirmé par l’infirmier psychiatrique. La solution serait une hospitalisation dans l’unité psychiatrique pour adolescents, à la périphérie de la ville. Seulement, celui-ci ne compte que huit lits pour les 330 000 habitants du département de Lot-et-Garonne.

Et selon le directeur de l’hôpital interrogé, ils étaient tous occupés ce jour-là. Ce que réfute l’Agence Régionale de Santé (ARS). En attendant des jours meilleurs, décision est prise de la caser en pédiatrie. Le personnel médical, comme partout en France, est débordé. Le directeur de l’hôpital a d’ailleurs décidé la suppression de cinq jours de RTT par an pour tous les agents.

Le 31, l’adolescente n’a toujours pas vu de psychiatre, ni d’ailleurs de médecin légiste, susceptible de confirmer le viol. C’est le père d’un enfant hospitalisé qui l’a repérée à temps, alors qu’elle venait de se pendre, un peu avant minuit. Heureusement, à cette heure-là, les petits patients dormaient. Après six jours en réanimation, la gamine s’en est sortie. Elle est dans l’unité pour adolescents. Avec un vrai suivi.

Mais pour l’ARS, cette histoire n’a rien à voir avec le fait qu’en dix ans les places en pédopsychiatrie ont fondu de moitié.

Le Canard Enchaîné N° 4846 du 11 septembre 2013


Commentaires

Agenda

<<

2018

 

<<

Janvier

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois