La démocratie participative mise à mal par les OGM.

lundi 6 août 2007
par  pierred
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Les donneurs d’alertes comme les appels Jacques Testard dans son livre sont systématiquement licenciés ( ex : scientifique du CNRS) ou mis en prison (ex : faucheurs volontaires comme José Bové). Les comités de biovigilance nommés par l’administration ainsi que les experts semblent joués le même rôle de désinformations que le comité permanent de l’amiante en son temps.

Il semble que Jacques Testard, biologiste de renom, a déjà dépassé sa sphère d’influence strictement scientifique, ( La représentante de la Fondation sciences citoyennes pourra certainement vous en parler sur la liste de discussion : groups.google.fr ) Dés l’année 2001 avec le mouvement des blouses blanches “sauvons la recherche" et surtout avec les états généraux de la recherche en 2004 ou il demandait déjà la mise en place de structures de démocratie participative pour que la technoscience soit contrôlée et mise au services des citoyens. Avec la création de conférence de citoyens, de partenariat entre recherche publique et associations, afin de décider dans des structures démocratiques d’une orientation des sciences au service de la collectivité et de ses aspirations.

Le contraste est frappant entre cette demande d’une orientation de la science démocratiquement élaborée et les manipulations et mensonges qui sont mis en lumière (dans son livre Jacques Testart “le vélo, le mur et le citoyen” ed. Belin 2006 ) ou nous voyons les politiques reproduire les mécanismes de mise en place de structures pseudo représentatives. Comme le comité permanent de l’amiante qui ne représentait de fait que les interets des industriels et qui a permis la diffusion de l’amiante et de nier sa dangerosité en toute impunité pour les industriels jusqu’en 1997 entraînant des milliers de morts, alors que les effets néfastes de l’utilisation industrielle de ce produit était connu depuis le début du siècle.

Ce mécanisme pseudo démocratique allant à l’encontre des aspirations de la majorité des citoyens est encore utilisé par les politologues manipulés par les groupes de pressions industriels pour diffuser les PGM en plein champs. Des consultations de citoyens sont organisées dès 2003, sur le site internet du ministère de l’agriculture “ puisque chaque essai mérite consultation... Et il conclut à l’autorisation des essais, là ou par exemple, la consultation indiquait 90% d’opposants” Dans son livre, Sous le titre “Des claques à la démocratie locale” on voit le même processus mis en oeuvre : “...des institutions régionales se sont auto proclamées sans OGM”.... en tout, début 2006, 172 régions et plus de 4500 collectivités locales... ont été invalidées par les tribunaux administratifs nationaux... Car bien sur, les risques sont énormes comme pour l’amiante, les assurances ne couvrant pas, c’est donc la collectivité et non les industriels qui doivent supporter les conséquences toxicologiques de la diffusion libre des OGM. Plus fort encore, au nom du secret industriel (P 164 du livre le vélo, le mur et le citoyen de Jacques Testard) “les industriels des biotechnologies s’opposent à rendre public les résultats des tests de toxicité...”.

Rarement les industriels comme Mosanto sont obligés de divulguer les résultats des tests de toxicité ( action de Greenpeace et d’associations auprès de la cour d’appel de Munster -Allemagne ordonnant à Mosanto de divulguer un rapport concernant le mais transgénique MON 863 modifié pour produire un insecticide. Le rapport enfin publié “...permet d’apprendre que la modification génétique entraîne de nombreuses perturbations... sanguins et des reins, chez les rats alimentés avec ce mais...”

Les donneurs d’alertes comme les appels Jacques Testard dans son livre sont systématiquement licencies ( ex : scientifique du CNRS) ou mis en prison (ex : faucheurs volontaires comme José Bové). Les comités de biovigilance nommés par l’administration ainsi que les experts semblent joués le même rôle de desinformations que le comité permanent de l’amiante en son temps.

Une des solutions, crédible et envisageable serait d’accroître le contrôle citoyen par l’entremise de comités de démocratie participative de quartiers et communes qui seraient chargés de créer en toute légalité des commissions d’hygiène et de sécurité dont la représentativité citoyenne serait acquise en raison de leur nombre dans les 36 000 communes françaises. La vigilance et l’expertise citoyenne auraient ainsi un poids non négligeable et pourrait s’étendre à d’autres actions comme par exemple la surveillance des exactions policières contre de simples citoyens dans les quartiers.

L’article en débat est publié sur le site collaboratif : democraties-participatives


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