Jean-François Copé et l’UMP en leurs œuvres

jeudi 17 mai 2012
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"La hauteur de l’orgueil se mesure à la profondeur du mépris", disait volontiers André Gide. Voici l’œuvre d’entre deux tours adressée aux Français d’Israël par Jean-François Copé et ses acolytes de l’UMP. L’abjection et l’avilissement de ces grands "démocrates", nous expliquant qu’ils travaillent à la réalisation de la paix dans le monde tout autant qu’au bien-être de leurs concitoyens, est sans frontière ! Le peuple Palestinien qui aspire à la paix et à la justice depuis tant de décennies a du souci à se faire tant que séviront ces tristes sires de politicards aux affaires du monde. (M.B.)

Madame, Monsieur,

L’élection présidentielle du 6 mai est un moment historique pour notre pays,
pour tous les Français, pour tous nos compatriotes établis hors de France et, tout
particulièrement, pour les Français établis en Israël.

Lors du premier tour, votre engagement en faveur de Nicolas Sarkozy s’est
manifesté de façon très nette. Les électeurs inscrits en Israël se sont en effet
prononcés à plus de 80% pour le président de la République. Nous tenons à vous
remercier et à saluer cet enthousiasme, qui traduit la confiance que vous placez
en Nicolas Sarkozy.

Toutefois, lors de ce premier tour, la participation en Israël était faible, avec un
taux d’abstention de près de 85%. Nous sommes pleinement conscients des
difficultés matérielles ou administratives qui ont pu empêcher certains d’entre
vous de se rendre aux urnes. Mais nous ne devons pas oublier que la
participation au scrutin sera capitale, en Israël comme dans le reste du monde :
le 6 mai, chaque voix comptera. Nous souhaitons donc vous appeler à une
mobilisation massive pour soutenir Nicolas Sarkozy dimanche prochain.

Cette élection présidentielle n’est pas anodine. Elle implique un choix historique,
tout particulièrement en ce qui concerne la relation entre la France et Israël.
Nicolas Sarkozy n’a jamais mesuré l’affection qu’il porte à la démocratie
israélienne. Ses déplacements dans ce pays qu’il aime et qu’il chérit comptent
parmi les plus importantes visites de sa présidence. Nicolas Sarkozy n’a jamais
ménagé le soutien de la France à la sécurité d’Israël, notamment en prenant
l’initiative de mesures extrêmement fermes vis-à-vis de l’Iran, qui constitue une
menace pour la population et l’intégrité territoriale d’Israël.

La force de cet engagement s’est aussi manifestée par l’implication continue de
Nicolas Sarkozy en vue d’obtenir la libération de Gilad Shalit, en lien avec le
Gouvernement israélien. Le président de la République n’a jamais dévié de ses
positions fermes, claires et courageuses : il a toujours réaffirmé avec constance
sa volonté de renforcer les liens politiques, économiques, culturels et humains
qui unissent les deux pays.

Aux côtés du président de la République, le Parlement a également accompli un
travail considérable en faveur des relations franco-israéliennes. Nous avons ainsi
regroupé 140 députés et sénateurs, qui n’ont pas hésité à intervenir dans le
débat sur la reconnaissance internationale de l’Autorité palestinienne pour
s’opposer à sa participation aux instances de l’ONU, afin qu’aucune initiative
précipitée ne vienne réduire à néant les efforts pour construire la paix.

Ce combat pour la justice, la paix et la sécurité d’Israël, Nicolas Sarkozy l’a mené
dans des conditions difficiles, face à une opposition animée par des
préoccupations politiciennes et alors que les médias français sont souvent hâtifs
dans leurs analyses au sujet du Moyen-Orient.

L’adversaire de Nicolas Sarkozy au 2ème tour de l’élection présidentielle n’a pas
la même solidité. Faut-il rappeler qu’il n’a jamais condamné les propos de ses
camarades socialistes, en particulier ceux du député PS Jean Glavany, qualifiant
Israël d’État « pratiquant l’apartheid » ? Cette attitude est d’autant plus
injustifiable que le Parti socialiste et ses dirigeants n’ont jamais interrompu leurs
échanges avec des organisations palestiniennes appelant ouvertement à la
destruction de l’Etat d’Israël. Par ailleurs, François Hollande a fait le choix de
faire intervenir parmi ses soutiens, lors d’un meeting à Paris, le 18 mars dernier,
Stéphane Hessel, qui est l’un des principaux promoteurs des campagnes de
boycott contre Israël en France.

Comme une grande partie de l’extrême-gauche française, M. Mélenchon, allié de
François Hollande, n’a jamais eu de mots assez durs à l’égard d’Israël. Quant à
Eva Joly, autre alliée du candidat socialiste, elle est allée jusqu’à qualifier, le 9
avril dernier, Gaza de « camp de concentration à ciel ouvert ». C’est dire
combien le danger est grand de voir cette coalition, rassemblant des éléments
issus de la gauche la plus violemment hostile à Israël, chercher à modifier notre
politique vis-à-vis d’un partenaire aussi important pour la France.

Dans ces conditions, vous mesurez l’importance de votre vote et de votre
mobilisation. Alors que nous nous trouvons face à un choix historique, notre
devoir est de redoubler d’énergie pour renforcer l’amitié entre la France et Israël.
Aujourd’hui plus que jamais, aux côtés de Nicolas Sarkozy, nous avons besoin de
vous. Nicolas Sarkozy a besoin de vous pour construire ensemble une France
forte ! Ne laissons pas la gauche abimer la relation entre la France et Israël.
Nous comptons sur votre mobilisation massive dimanche 6 mai.

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de nos sentiments
fidèles et amicaux.

Jean-François Copé, Ancien ministre, député, Secrétaire général de l’UMP
Claude Goasguen, Ancien ministre, député, président du groupe d’amitié
France-Israël à l’Assemblée nationale
Éric Raoult, Ancien ministre, député, président de l’Association des élus amis
d’Israël (ADELMAD)


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