Le bisphénol A est mort, vive le bisphénol... S !

vendredi 30 septembre 2011
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Par Napakatbra


Ou comment remplacer la peste par le choléra... sous le regard attentionné de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

La presse est unanime (click, click et claques) : les deux rapports de l’Anses publiés ces jours-ci montrent que le bisphénol A (BPA) est nocif, même à faible dose. Mazette ! Curieuse interprétation d’un rapport qui se contente de reconnaître "des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme, même à de faibles niveaux d’exposition". En réalité, ces publications n’apportent rien de fondamentalement nouveau. Mais il est vrai qu’une chose change totalement : si l’Anses reconnait ne rien savoir de l’effet du bisphénol A sur la santé humaine, elle se fixe tout de même "comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes". Le principe de précaution enfin mis en œuvre par nos autorités sanitaires.

Bisphén-Olé

Bravo l’Anses ! Cela fait juste un an que la France a interdit les biberons truffés de bisphénol A. Et début 2010, devant le pataquès déclenché par les écolos, Carrefour et Super U annonçaient fièrement avoir retiré le BPA de leurs tickets de caisse - qui se retrouve in fine dans l’organisme des hôte(sse)s de caisse. Hourra ! Le hic, c’est que Radio Suisse Romande a annoncé fin juillet dernier que la molécule avait été remplacée par du bisphénol S. Dont on ne sait rien... ou presque. Puisque les seules études (ici, ici ou ) qui ont été menées sur cette substance montrent qu’elle est, au même titre que le BPA, un puissant perturbateur endocrinien... à la différence qu’elle ne se dégrade quasiment pas dans l’environnement ! Donc pire...

Et lorque l’Anses se décidera à condamner le bisphénol $ (d’ici 10 à 20 ans), nos prévenants indutriels nous sortiront un bisphénol Z de derrière les fagots. Tout est sous contrôle, puisqu’on vous le dit.

lesmotsontunsens.com


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational