Quand Adidas, Calvin Klein, H&M ou Lacoste perturbent vos hormones

samedi 3 septembre 2011
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Par Agnès Rousseaux


La présence de perturbateurs hormonaux pourtant interdits dans l’Union européenne a été détectée dans des vêtements de 14 grandes marques. C’est ce que montre un rapport de Greenpeace, intitulé « Dirty Laundry 2 » et rendu public le 22 août à Pékin. Parmi les marques concernées : Adidas, Calvin Klein, Converse, H&M, Lacoste, Nike, Puma, Ralph Lauren...

Greenpeace a analysé des échantillons de vêtements pour hommes, femmes ou enfants, achetés dans 18 pays, notamment en Europe, et fabriqués dans une douzaine de pays, en particulier d’Asie. Résultat ? Des « éthoxylates de nonylphénol (NPE) » [1] ont été détectés dans les deux tiers de ces échantillons. Ce produit chimique est très souvent utilisé comme détergent dans l’industrie textile. Dans les égouts, le NPE se décompose en nonylphénol, un perturbateur hormonal, qui peut « contaminer la chaîne alimentaire » et s’accumuler au sein des organismes vivants, « menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance », décrivent les responsables de l’ONG. Un produit chimique toxique et persistant, « dangereux même à de très faibles doses », explique le rapport.

Un problème pour les ouvriers qui fabriquent ces vêtement et les populations environnantes, mais aussi pour les consommateurs, car le NPE est également relâché lors des lavages. Ce que confirme l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (Ineris) qui rappelle que les NPE sont classés « comme substance dangereuse prioritaire ». L’emploi de ce toxique pour le nettoyage industriel et sa mise sur le marché sont d’ailleurs interdits par une directive européenne depuis 2003.

Ce rapport montre que des vêtements contenant du NPE sont importés dans des pays où cette substance est pourtant interdite dans l’industrie, comme c’est le cas pour l’Union européenne. Et que l’utilisation de ce produit n’est pas limitée à l’industrie textile chinoise : de grandes marques de vêtements contribuent à la propagation de cette substance toxique pour l’homme et l’environnement.

bastamag.net


[1Connus aussi sous les noms Polyethylene, ether Glycols, ou Polyoxyethylene


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational