Prof, c’est commode

jeudi 16 juin 2011
popularité : 1%

Par Erwan Desplanques

Bien que mensongère, cette campagne de pub (illustration ci-dessous) redonne le sourire. Prenez Laura : on apprend qu’elle « a trouvé le poste de ses rêves », lequel consiste visiblement à bouquiner, le cul sur la commode. Est-ce une réclame pour le Loto ? Pour Folio ? Non : pour devenir prof.

Un métier tranquille – de fait, Laura n’a pas l’air trop stressée – avec, chance inouïe, encore plein de places disponibles : « L’Éducation Nationale recrute 17 000 personnes », indique le slogan. C’est beau. Presque trop. Le ministère a dépensé 1,3 million d’euros pour matérialiser la campagne de pub « de ses rêves ».

Bien sûr, l’affiche ne précise pas le nombre de départ à la retraite à la fin de l’année – 33 000 –, c’était risqué. N’importe quel élève de CM2 (même issu d’une classe surchargée) aurait pu faire le calcul : 17 000 postes pour en remplacer 33 000 ? Cela fait 16 000 postes supprimés (en plus des 50 000 depuis 2007). Et environ 1 500 classes qui devraient fermer à la rentrée prochaine.

En mathématiques, on appelle ça un problème. En éthique, on parlerait plutôt d’escroquerie.

Télérama N° 3205 du 15 juin 2011


Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Mars

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272812345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

soutien aux enseignants désobéisseurs

mercredi 31 décembre 2008

Si l’on ne peut pas, pour diverses raisons majeures (comme celle élémentaire de ne pas être soi-même enseignant !) s’engager activement dans le mouvement des enseignants désobéisseurs, on peut au moins marquer son opposition aux "réformes" de Darcos (et l’empêcher ainsi de transformer son silence en approbation) en signant la pétition suivante : "pas en notre nom" en cliquant sur le lien suivant : mesopinions.com