Internet bridé : la Chine fait des émules...

dimanche 26 décembre 2010
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Par Napakatbra

La Corée du Sud met en place une censure politique sur les réseaux sociaux. Londres tamise la pornographie et la France filtre la pédopornographie et... Wikileaks. Trois démocraties. Cherchez l’erreur.

La Corée du Sud a décidé de bloquer les comptes de ses internautes qui utilisent les réseaux sociaux pour publier ou republier (merci de ne pas retweeter cet article !) des messages favorables à la Corée du Nord. Elle se réserve aussi le droit d’arrêter toute personne diffusant des "faux renseignements". 19 Coréens en ont fait les frais, vendredi dernier, inculpés pour avoir envoyé... une mauvaise blague à leurs amis, tentant de leur faire croire qu’ils devaient se présenter d’urgence à la caserne la plus proche pour répondre à une mobilisation militaire générale. Pas drôle.

Gode save the queen

En Grande-bretagne, le dilemme est un poil plus libertin. Le gouvernement souhaite en effet mettre en place un filtrage au niveau des fournisseurs d’accès Internet pour bloquer les sites pornographiques. Devant le tollé suscité par cette annonce, le ministère de la Communication a vite eu fait de préciser que les conso-mateurs auraient toujours la possibilité de lever la restriction.

La France ne fait pas non plus dans la (culotte en) dentelle

La Loppsi 2, votée dernièrement à l’Assemblée, autorise désormais le gouvernement à mettre en place une liste noire de sites Internet interdits. Sans aucun contrôle, ni de la justice, ni de l’Assemblée, ni de la CNIL, ni de ma soeur, ni de personne... ni a priori, ni a posteriori. Un rêve de démocrate exemplaire ! Mais rassurez-vous, seules les pages proposant des contenus pédopornographiques devraient être ainsi filtrées. Promesse de député ! Un peu comme ce fichier d’empreintes génétiques, le FNAEG, créé en 1998 à l’unique attention des pédophiles condamnés par la justice, nous promettait-on alors... sauf qu’aujourd’hui, la quasi-totalité des délits sont concernés. Pire, il suffit même simplement d’être mis en cause dans une affaire pour être fiché. Qu’importe que vous soyez blanchi par la suite... Fichtre bleu !

Besson expulse les Rams...

En France, encore, le gouvernement souhaite interdire l’hébergement de Wikileaks. Sans intervention de la justice, bien évidemment. La raison ? Figurez-vous qu’Éric besson s’est laissé conter que les États-Unis n’étaient pas contents qu’un site Internet dévoile leurs petits secrets. Et cela suffit amplement à notre bon ministre de l’identité numérique pour réclamer l’expulsion des serveurs patibulaires. Et tant pis si aucune procédure judiciaire n’a encore abouti, nulle part dans le monde. D’ailleurs, plusieurs sociétés (Paypal, Mastercard, Visa) ont coupé, de façon plus ou moins légale, les cordons de la bourse à Julian Assange, le fondateur du site rebelle. Forcément... puisque ces sociétés sont aussi en business avec l’Oncle Sam.

Il parait que, le mois dernier, Sarkozy a évoqué les droits de l’homme avec Hu Jintao... qui aura manifestement trouvé les mots pour le convaincre !

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Cadeau bonus : Internet vu par nos gouvernants... aujourd’hui ! Ça laisse rêveur...



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Cadeau bonus bis : Internet vu par les JT... il y a quinze ans ! Par LeMonde.fr

lesmotsontunsens.com


Une vidéo que vous auriez pu voir si l’INA ne s’était pas mis en travers de sa parution avec pour prétexte qu’on ne lui a pas demandé son accord auparavant... De qui se moque-t-on ?! À cette heure il ne reste donc plus que cette seule et dérisoire image, ci-dessus, assimilable à une sournoise censure qui ne dit pas son nom... En effet, comment oublier que la télévision s’est construite et développée avec l’argent du citoyen contribuable. Tout cela constitue des archives qui aujourd’hui appartiennent au patrimoine national, conservé et entretenu au sein de cet institut "national" encore et toujours avec l’argent du contribuable. Un patrimoine dont certains droits sont semble-t-il réservés... Et à qui je vous prie, si ce n’est logiquement aux citoyens de ce pays ! L’INA ne serait-il finalement qu’un commerçant comme les autres à qui il faut demander des autorisations d’accès et probablement aussi verser de l’argent pour que cet accès soit judicieusement placé sous le signe de son époque de mercantilisme global et généralisé ? La rédaction d’Altermonde laisse, en conclusion, apprécier aux lecteur-citoyen-contribuable la manière, si élégante et tellement désintéressée, dont certains organismes confiscateurs le tienne en considération... (Michel BERTHELOT)


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Lemonde.fr pris en flagrant délit de "piratage" ( !)

Pour fêter ses 15 ans, Lemonde.fr a eu l’idée de faire une compilation d’extraits de JT de 1995 consacrés à Internet. La vidéo vient d’être retirée à la demande de l’INA, car les contenus ont été utilisés sans son accord.

Par Coralie Cathelinais

Pour célébrer son 15ème anniversaire, Lemonde.fr a choisi de faire un cadeau aux internautes. Un montage vidéo de 3 minutes 40 secondes offrait hier un tour d’horizon des reportages consacrés à Internet dans les journaux télévisés en 1995, année de lancement du site du Monde. La vidéo était sympathique, ce qui lui a valu un joli succès auprès des internautes, qui se sont transmis le lien. Malheureusement, celui-ci renvoie depuis le milieu de cet après-midi à une page hébergée par Dailymotion et sur laquelle on peut lire « contenu effacé ». La raison : Lemonde.fr a réalisé ce montage sans l’accord de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui possède les droits des images des JT.

La vidéo compilait des extraits de JT diffusés en 1995

« La rédaction du site de l’INA a découvert avec surprise cette vidéo qui a été réalisée sans son accord. Elle a donc demandé son retrait, ce qui a été fait immédiatement », explique le service de communication de l’institut. Lemonde.fr ayant obtempéré immédiatement, aucune poursuite judiciaire ne sera engagée.

Le montage permettait de redécouvrir la vision que les médias avaient d’Internet en 1995. Les journalistes n’étaient pas très à l’aise alors avec le concept de réseau planétaire. Au JT de France 3, on parlait à cette époque de « voyage orbital qui porte le nom d’Internet ». Voulant montrer le potentiel du système, un autre journaliste s’enthousiasmait, précisant que « le plus spectaculaire, c’est que Wanadoo contient aussi les 25 000 services du Minitel ». Quelques images étaient aussi consacrées aux craintes suscitées par le développement de cette bibliothèque mondiale, certains sites n’étant pas bons à mettre devant tous les yeux, tels ceux livrant le mode d’emploi pour confectionner des bombes.

01net.com


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