Plein les mirettes !

lundi 26 juillet 2010
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Colorer les carottes : c’est le programme de recherche de la plus haute importance sur lequel sont mobilisés depuis quatre ans douze chercheurs à temps plein. Ça se passe dans l’un des fameux « pôles de compétitivité » où l’on fait turbiner les chercheurs du public pour dynamiser la performance des entreprises.

Une idée de Chirac que Sarkozy s’est empressé de reconduire en mettant sur la table 1,5 milliard d’euros. Le pôle Végépolys d’Angers a donc eu l’idée, lui, de nous égayer l’assiette avec des carottes Technicolor. Nom du programme : « Pigments carotte ». La manip consiste à « bidouiller » les gènes qui donnent la couleur. Retirez-lui ses caroténoïdes qui l’ont faite orange et mettez à la place, au choix, de la lutéine pour la rendre jaune, du lycopène pour le rose, de l’anthocyane si vous voulez une carotte violette, ou enlevez-lui tous les pigments et la voilà blanche.

Prix du coup de peinture : 320 000 euros, dont un peu plus de 20 % apportés par le Conseil Régional des Pays de Loire. Officiellement, il s’agit – comme toujours – de « répondre aux besoins du consommateur ». En fait, il s’agit d’attirer le chaland en lui en mettant plein les yeux. Et accessoirement de pouvoir lui vendre plus cher les carottes « recolorisées ».

C’est peut-être pour cela que parmi les partenaires de « Pigments carotte » on trouve Vilmorin, le roi des semences potagères. Avec, derrière, son proprio : le groupe Limagrain, 4ème semencier mondial (plus d’un milliard de chiffre d’affaires). Pour le moment, le fait d’avoir des carottes orange n’empêche pas les français d’en avaler 9,5 kilos par an. Et d’en exporter à tour de bras.

Avec plus de 550 000 tonnes, on est le deuxième producteur de carottes en Europe ! Mais alors une question saugrenue : si au lieu de se fatiguer à recolorer les carottes on les rendait plus goûteuses… ce serait bête comme chou, non ?

Le Canard Enchaîné N° 4682 du 21 juillet 2010


Commentaires

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Elles existent déjà dans la nature
mardi 4 janvier 2011 à 09h54 - par  yogiregor

Apparemment ils appliquent le proverbe : "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" !
Car c’est vraiment un truc complètement stupide !
De plus, nos ingénieurs agronomes et autres biologicodébiles devraient sortir un peu de leurs labos de temps en temps,
car les carottes autres que nos carottes orange-rouge naturelles existent déjà dans la nature depuis l’éternité
suffiraient juste de les promouvoir un peu.

Mais apparemment si on les trouve pas c’est peut-être que les gens préfèrent les carottes oranges sans doute.
J’en trouve des blanches et des rouge-bordeaux presque noire en surface, en plus des oranges habituelles, chez mon maraîcher bio de bio (label "Nature & Progrès" - qui est mieux que le label officiel)
ON A PAS BESOIN DONC de leurs carottes artificiellement créés pour avoir des carottes de diverses autres couleurs...
la nature le fait déjà...
et même si nos "bons ingénieurs" ’il les fabriquent selon toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ça ne servira à rien.

Et en dehors des mêmes éternels crétins du pouvoir , et des lobbyings agroalimentaires (pour ne pas les nommer) ça n’intéressera personne, ou si peu , sinon ceux qui gobent tout les bêtises qu’on leur fait avaler
Pour ma part ça ne m’intéresse pas, et surtout, enfin j’espère que, ça ne pourra intéresser personne... surtout s’ils nous les vendent honnêtement étiquetées c’est-à-dire en les étiquetant Carottes manipulées par la "biologie synthétique" ou OGM
Là on verra...

Et en attendant...
si on allait fermer leurs labos à ces imbéciles, en leur coupant leurs subsides financiers, et les envoyant au chômage en leur proposant de faire la main d’œuvre dans les champs de carottes naturelles et bio, rien que pour voir... et si pour commencer on destituaient les crétins du pouvoir qui les payent et qui s’amusent avec ces conneries ?

On devrait peut-être se réveiller un peu, NON... ?
"INDIGNONS-NOUS !"
comme dirait quelqu’un...

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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational