L’empire pharmaceutique ( 1 )

lundi 13 août 2007
par  Jean Dornac
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En juin 2003, j’ai réalisé une enquête pour une radio associative qui m’offrait la possibilité d’une émission hebdomadaire. Cette fois-là, le sujet concernait l’empire pharmaceutique. Il est intéressant de reprendre cette émission sous forme d’articles parce que les pratiques des multinationales de la pharmacie n’ont pas changé, bien au contraire comme nous venons de le voir avec le scandale des vaccins… (Voir la rubrique « Maladies neurologiques & produits chimiques » puis la sous-rubrique « Danger vaccins ! ») Vous y trouverez cinq articles, notés de 1 à 5 qui vous permettront de réaliser à quel point l’empire pharmaceutique est dangereux pour la population mondiale.

Avec ces textes, qui correspondent à deux émissions, on peut se rendre compte que si un certain nombre de malversations était déjà dénoncé il y a quatre ans, la situation est encore bien pire que je ne le disais à l’époque à la radio. Mais je crois que ces textes valent tout de même la peine d’être publiés puisque les citations sont toutes issues de médias officiels. A l’époque, pour réaliser mes émissions, je faisais des recherches par Internet dans tous les médias francophones du monde.

Voici l’introduction de l’émission. Les questions étaient importantes et le restent :
Le monde des laboratoires pharmaceutiques fait rêver ou fait peur, c’est selon ! Comment et pourquoi, une industrie aussi utile à l’humanité a-t-elle pu dériver au point de sacrifier au nom de ses seuls profits une large part de l’humanité ? En quoi consistent les dérives ? Comment réagissent les gouvernements ? Que font les organismes internationaux ? Et nous, sommes-nous seulement conscients de ce qui se trame ?

Ce dossier est peut-être celui qui démontre le mieux le non-sens du néo-libéralisme. Nombre d’individus et d’associations de tous bords, de toute culture, de tous niveaux, tentent de nous alerter depuis quelques années. En Suisse, c’est une association de médecins regroupés sous le sigle de « Médecins contre la Mondialisation Néolibérale » qui réagissait dans un long article en décembre 2001. Que disent ces médecins à propos de la santé :
« Demain, seuls les riches auront-ils le droit d’être malades ? Le néolibéralisme, par l’intermédiaire de l’OMC, est en train de nous organiser un immense supermarché de la médecine : qui paye aura accès à tous les progrès médicaux, même les gadgets les plus inutiles et les autres pourront faire la manche au bas de l’escalier roulant. » Et l’association d’ajouter : « Tous les experts savent qu’il y a une forte volonté actuelle de la part de l’OMC d’augmenter la privatisation des services publiques dans tous les secteurs vitaux de la société, et en particulier celui de la santé. » Si l’OMC insiste tant, c’est qu’il y a une raison importante. Susan George d’Attac-France est citée par l’association des médecins suisses : « Cela fait cinq ans qu’on manigance les manières d’ouvrir tout cela au commerce, et il y a beaucoup de firmes, notamment américaines, qui disent très ouvertement qu’elles veulent avoir leur ouverture dans ces services publics en Europe. » De quels services publics s’agit-il : « En particulier, elles veulent - comme elles disent - le marché des plus de soixante-cinq ans dans la santé. Elles voient tout cela comme des marchés alléchants à prendre ; et elles ont raison, car si on comptabilise tout ce que les pouvoirs publics dépensent dans le monde ce sont, pour la santé, 3 500 milliards de dollars. Des marchés gigantesques et bien juteux.  »

Formations et informations des médecins indépendants ?

Ces mêmes médecins suisses expliquent comment l’industrie pharmaceutique prend, peu à peu, le pouvoir et contrôle les informations : « La FMH (Un organisme d’Etat suisse) oblige les médecins suisses à subir 40 heures par année de propagande publicitaire offerte généreusement par les firmes pharmaceutiques. » Cela va loin et n’a rien d’innocent : « Selon une stratégie réfléchie de longue date, les firmes pharmaceutiques ont décidé de prendre en main toute la formation continue et l’information des médecins. Auparavant, elles sponsorisaient. Actuellement, ce sont elles qui organisent la majorité de nos colloques de formation continue reconnus par la FMH, y compris dans les hôpitaux universitaires, qui ont pourtant une subvention pour la formation. » La question qu’on pourrait se poser c’est, est-ce que c’est pareil ailleurs : « Oui, actuellement, en Allemagne, 90% des colloques de pharmacothérapie sensés être indépendants sont organisés par l’industrie pharmaceutique. En France, récemment, la Cours des Comptes dénonçait une formation continue laissée au bon vouloir des industriels. » Et les médecins suisses d’ajouter pour la France : « L’honorable Cours cite le budget marketing des laboratoires français selon le syndicat patronal du secteur : 150 000 à 200 000 fr. français, par généraliste et par an !  »

L’emprise du marketing

Un marché, aujourd’hui, ne peut se concevoir et ne peut être conquis sans les stratégies du marketing et sans un immense effort publicitaire. Qu’en est-il pour le milieu des grands labos pharmaceutiques mondiaux. Dan Schiller, professeur à l’université de Californie, à San Diego, écrit dans le Monde Diplomatique de mai 2001 : « Les entreprises pharmaceutiques, qui consacrent des budgets recherche et développement inégalés pour produire de nouveaux médicaments, ne pouvaient pas, jusqu’à une date récente, diffuser d’annonces commerciales à destination du public américain. Interdiction levée : en 2000, elles ont affecté 2,1 milliards de dollars à leur publicité. » N’importe qui n’est pas compétent pour faire une pub efficace. Dans un tel contexte, pourquoi ne pas mélanger les genres, ce qui donne déjà une bonne indication de la philosophie qui anime les grands labos. Le professeur Schiller précise : « Novartis, dont le directeur commercial du département pharmaceutique est un transfuge de Pepsi-Cola, consacrera dans les deux années à venir 1,2 milliard de dollars au lancement de cinq médicaments. »

L’Europe suit, déjà, ce chemin... Forcément, comme pour toute campagne publicitaire, les dérapages poussent aussi rapidement que les mauvaises herbes. Les Echos signalent ainsi : « Les laboratoires pharmaceutiques consacrent désormais presque autant d’argent au marketing qu’à la recherche de nouveaux médicaments pour contrer les politiques de maîtrise des dépenses de santé et répondre à la pression croissante des génériques. » Par quels moyens font-ils pression : « Ils déploient leurs visiteurs médicaux qui sont en France 17 000 à 24 000. Les chiffres sont incertains sur cette armada qui œuvre dans l’ombre. Officiellement, ils visitent les médecins pour les informer sur les médicaments de leur laboratoire, en réalité pour les convaincre de prescrire leurs produits plutôt que ceux de la concurrence. »

N’allez pas croire que la vérité ou le sérieux soient les armes principales utilisées par les équipes du marketing pharmaceutique. Ainsi, Jean Doubovestzky écrit, le 28 février 2000, dans le magasine Prescrire, l’un des rares qui soient indépendants des milieux industriels pharmaceutiques : « 221 publicités pharmaceutiques interdites en cinq ans à la suite d’un contrôle par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Ces 221 publicités destinées aux médecins étaient surtout utilisées par des visiteurs médicaux. » Jean Doubovestzky enfonce le clou en citant les habitués de ces pubs douteuses : « Au hit parade des laboratoires pharmaceutiques les plus souvent épinglés : Pierre Fabre Médicament ; Pfizer ; Knoll France et Smith Kline Beecham ; Lederle et Schering-Plough ; Lipha Santé ; Bayer Pharma, Boehringer Ingelheim, Bristol-Myers-Squibb, Roussel Diamant ; Parke Davis. » Jean Doubovestzky précise : « En l’absence de sanction économique, l’intérêt du laboratoire est de persévérer dans la communication abusive. Plus de la moitié des laboratoires épinglés ont d’ailleurs récidivé. » Le journaliste ajoute : « Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’industrie pharmaceutique aimerait bien être autorisée à faire directement la promotion de ses médicaments remboursables devant le grand public, comme c’est le cas aux Etats-Unis d’Amérique, par exemple. Les industriels semblent avoir pratiquement convaincu l’Agence européenne du médicament du bien fondé de leur position. »

Où il est question de corruption…

Les méthodes douteuses des labos pharmaceutiques ne s’arrêtent pas à la publicité. Il y a plus grave, quelque chose qui s’apparente à des tentatives de corruption du monde médical. Les Echo nous apprennent ainsi : « L’emprise de l’industrie pharmaceutique sur les médecins est d’autant plus forte, qu’au delà de la visite médicale, elle leur propose toute une panoplie de prestations, allant de l’envoi de documentation à des invitations à des dîners, des séminaires et des congrès, en France où à l’étranger, tous frais payés. Elle offre également aux médecins de participer contre rémunération à des essais cliniques ou à des travaux de recherche. » Les habitudes ne sont pas différentes aux Etats-Unis et en Suisse, en fait, partout où sévissent les nouvelles règles voulues par l’OMC et les Etats-Unis.

Premier exemple, précisément aux Etats-Unis, maîtres d’école du commerce néolibéral. Catherine Arnst, dans le Business Week, un journal de New York écrit : « Les laboratoires pharmaceutiques envoient des représentants, les poches pleines d’échantillons gratuits. Il ne se passe pratiquement pas un jour qu’on ne soit assailli par des vendeurs qui essaient de placer leurs produits, le plus souvent des médicaments nouveaux, vendus au prix fort, rapporte un médecin généraliste new-yorkais qui tient à garder l’anonymat. » Toujours aux Etats-Unis, rapporté par le Courrier International du 10 septembre 2001, voici ce qu’écrivent deux grands quotidiens réputés : « Les deux poids lourds de la presse américaine, The New York Times et The Washington Post, s’inquiètent aujourd’hui d’une certaine dérive commerciale dans la médecine. » C’est à dire : « Les médecins qui acceptent les cadeaux des laboratoires pharmaceutiques, souligne le Times, ont sérieusement ébranlé l’image de la profession. A tel point, d’ailleurs, que The American Medical Association, l’équivalent de l’Ordre des médecins, vient de lancer une campagne nationale auprès de ses membres pour leur rappeler ses règles éthiques. »

En quoi consiste cette campagne de l’Ordre des médecins américains : « Il est notamment demandé aux médecins de refuser les cadeaux des laboratoires dont ils prescrivent les médicaments. En revanche, ils peuvent en toute tranquillité accepter de se faire offrir des voyages ou des repas et peuvent aussi continuer à utiliser des stylos, des carnets et des livres offerts par les grands groupes pharmaceutiques. Et c’est un marché de taille : chaque année, souligne le New York Times, l’industrie pharmaceutique dépense 16 milliards de dollars en cadeaux et en échantillons gratuits auprès des médecins. » Le Washington Post appelle à la vigilance car l’appétit des vendeurs appartenant aux grands groupes va loin et agit caché. Exemple cité par le grand quotidien de la capitale fédérale : « Méfiez-vous si l’on vous propose un traitement miracle pour guérir vos problèmes de vue. Après une longue enquête, le quotidien de la capitale américaine, s’est aperçu que, dans certains instituts médicaux, les employés sont payés au rendement. Chez LVI, notamment, une société de Floride spécialisée dans l’ophtalmologie, les conseillers de clientèle reçoivent une prime uniquement s’ils réussissent à convaincre 75 % des patients de se faire opérer des yeux . » Le Washington Post ajoute, en conclusion : « N’hésitez donc pas à poser des questions : vous avez le droit de savoir si vous vous adressez à un VRP ou bien à un conseiller médical désintéressé.  »

Transnational, un site dédié notamment aux problèmes liés à la mondialisation écrivait ceci, dès 1999, à propos des dérives commerciales des labos pharmaceutiques : « L’iniquité du système est telle que le patient ne sait pas que, dans la majorité des cas, les médecins sont influencés par les pratiques commerciales des laboratoires qui, pour faire pression, utilisent les visiteurs médicaux, la distribution d’échantillons gratuits, l’envoi de livres et de catalogues, les réunions et les aides diverses accordées aux associations de médecins, ainsi que les séminaires organisés dans des lieux paradisiaques tous frais payés. Sans oublier les invitations, les cadeaux personnels et les repas, voire les donations. » Les rédacteurs de Transnationale complètent l’article par ces faits qu’il est utile de connaître : « L’industrie pharmaceutique intervient aussi de façon plus détournée : en passant par du lobbying auprès de la presse grand public et des associations de malades, elle veut faire pression sur les prescripteurs par l’intermédiaire des usagers qui sont ainsi rendus complices des intérêts de l’industrie pharmaceutique. » Ces complicités se retrouvent à bien des niveaux : «  La presse grand public participe aussi de cette désinformation en minimisant les effets secondaires des médicaments ou en attirant l’attention sur une pathologie dans les jours précédents la sortie d’un nouveau médicament. »

Le travail quasi obsessionnel qui est pratiqué auprès des médecins et l’importance des cadeaux offerts à ces derniers, est très bien restitué dans l’article des Médecins contre la mondialisation néolibérale de Suisse dans leur article du 23 décembre 2001. Ils nous servent, avec beaucoup d’humour, un plat indigeste qui concerne les cadeaux reçus tout en nous prévenant que pour longue qu’elle soit, cette liste n’inclut pas tout : « Chères consœurs, chers confrères, nous vous proposons d’apporter, afin de les mettre en vente, tous les objets et autres gadgets que nous recevons chaque jour des maisons pharmaceutiques. En voici une liste non exhaustive : porte-clé, règle, stylos, stabiloboss, post-it, bloc de papier, porte-documents, sac de plage, sac de montagne, linge de bain, savon, trousse de toilette, boîte à couture (pour les doctoresses), miroir, réveil, posters, loupe, mappemonde, lampe de poche, mouchoirs, tapis pour souris, fausse souris pour se relaxer les doigts, fœhn, huile d’olive, läkerli, pannetone, graines à faire germer pour le jardin, légumes pour la soupe, tire-bouchon (pour les docteurs), CD avec musique anti-stress, parapluie, T-shirt, bracelet-montre, gomme, casse-tête chinois, bonbons, bougie, parfum, BD, oreiller gonflable, sablier, jeu de carte, mousqueton, fleurs, gâteaux, jetons pour les caddy, ouvre-papier, verre, linge de cuisine, tasse, peluche, balle de tennis ou de golf, calculatrice, carte de téléphone, chaussettes pour avion… ! Pour des raisons d’hygiène, les restes des repas gastronomiques ne sont pas acceptés. »

Poussés, par un organisme d’Etat, à faire leur propre publicité, les médecins de cette association imaginent les méthodes à employer. C’est drôle, mais inquiétant : « La concurrence sera dure quand nous aurons à faire notre propre publicité. Qu’offrirons-nous à nos patients pour leur rappeler nos bons services ? Faudra-t-il glisser avec nos factures un carnet de fidélité où la treizième consultation sera gratuite ? Ou alors changer notre plaque en « Ici Dr. uche, six minutes pour le prix de cinq » ? Ou bien même, s’il fallait vraiment en passer par là, mettre notre photo couleur en affiche à l’entrée des supermarchés ? » Un tel débordement de cadeaux fait aux médecins n’est bien sûr pas neutre ni gratuit dans ses intentions. Nulle question de mécénat, non, seulement le sens des affaires... Quant aux médecins eux-mêmes, leur attitude dépend de la conscience qu’ils ont et de leur conception de la médecine.

De l’utilité de certains médicaments…

Tout le monde a entendu parler, chez nous, en France, des SMRI, les médicaments à service médical insuffisant. Quelque 650 médicaments ne seront plus remboursés pour cette raison, ce qui fait dire à Hélène Vaillé, dans Politis du 7 novembre 2002 : « On est tout de même en droit de se poser quelques questions. » Et la journaliste de poser une question très pertinente : « S’ils ne rendaient qu’un service insuffisant, que faisaient ces ersatz de médicaments sur nos ordonnances ? » Plus loin, Hélène Vaillé écrit : « La revue Prescrire et la Société internationale des revues indépendantes sur le médicament (ISDB) pointent depuis longtemps les défaillances des systèmes qui régulent l’arrivée des médicaments sur le marché. On apprend, par exemple, que les mailles du filet visant à limiter l’accès aux seules spécialités innovantes sont un peu larges. »

En France, nous disposons d’une Agence du médicament, censée contrôler les nouveaux médicaments. Alors comment se fait-il qu’on puisse, après coup découvrir que 650 médicaments ne rendent pas vraiment le service attendu ? Hélène Vaillé de Politis répond : « La responsabilité de l’Agence française du médicament est limitée. Cet organisme, sous tutelle du ministère de la Santé, a les mains liées par les laboratoires. » A quel titre : «  Les agences du médicament sont financées à hauteur de 50 % par les firmes pharmaceutiques...  » Essayez donc de rester indépendant et objectif avec une telle chaîne sur les bras !... Résultat pratique, outre le nombre impressionnant de médicaments inutiles ou presque, voyez ce à quoi on arrive selon la revue Prescrire, citée par Hélène Vaillé : « Après avoir étudié 223 nouveaux médicaments mis sur le marché, il s’est avéré que seuls 9 d’entre eux apportaient réellement un mieux-être. »

Les méfaits tragiques de certains médicaments

Nous venons de voir ce qu’il en est des médicaments qui ne servent pas à grand chose. Mais, inversement, ce genre de politique, c’est-à-dire un manque évident de contrôle indépendant, ne mène-t-il pas à des situations dangereuses, voire tragique ? Si et c’est même réellement tragique. Premier cas, les médicaments luttant contre l’hypertension artérielle ; ce qui va suivre se passe aux Etats-Unis mais se retrouve à l’identique chez nous. Catherine Arnst du Business Week, un journal de New York, écrit : « Pour ce qui est du traitement des 50 millions d’Américains atteints d’hypertension artérielle, médecins et partisans des restrictions budgétaires sont unanimes : des études le prouvent, les antihypertenseurs les moins chers sont aussi les plus sûrs et les plus efficaces. » Fort bien, mais voici ce que la journaliste américaine ajoute tout de suite : « Pourtant, deux nouvelles études font apparaître que les médecins ont délivré généreusement les nouveaux médicaments, plus chers. » Catherine Arnst de Business Week poursuit : « Mais qu’ont donc ces fameux médicaments que n’ont pas les anciens ? » Cinglante, elle s’écrie : «  Réponse, le marketing. Se disputant une part de marché de 24 milliards de dollars, les laboratoires pharmaceutiques investissent lourdement dans les traitements vendus le plus cher, et donc les plus rentables. »

La voracité des labos coûte cher aux Etats puisque selon la journaliste rien qu’aux Etats-Unis, la surconsommation des nouveaux médicaments coûte inutilement 3 milliards de dollars ! Non seulement, la facture financière est très lourde, mais du plus les risques pour la santé sont graves. Les effets secondaires des anciens antihypertenseurs étaient bien connus et limités. Voici ce que dit Catherine Arnst à propos de ces nouveaux médicaments si chers, ces médicaments appelés les antagonistes calciques : « Ils accroîtraient les risques d’infarctus et de cancer et seraient responsables d’une augmentation des taux de suicide. » Diagnostique confirmé dans un article de Gilbert Charles dans l’Express du 20 mars 2003 : « Hypertension artérielle : pourquoi choisir ce médicament plutôt qu’un autre ? On connaît bien les effets secondaires du vieux médicament à 10 euros, utilisé depuis très longtemps sur des centaines de milliers de malades, tandis que celui qui vient juste d’être lancé sur le marché, à 100 euros, est aussi le plus risqué. » Immédiatement, Gilbert Charles précise ce chiffre qui fait froid dans le dos : « On compte en France 18 000 morts par an provoqués par les effets secondaires des médicaments, deux fois plus que par les accidents de la route. Le monde pharmaceutique marche décidément sur la tête. »

En effet, il faut le savoir et le reconnaître, les médicaments tuent et tuent même beaucoup, comme l’écrit Nancy Shute, dans US News et World Report, un journal de Washington : « Les médicaments prescrits sur ordonnance tuent plus que les accidents de la route, la pneumonie ou le diabète. C’est la conclusion d’une enquête menée par le Journal of the American Medical Association. Selon cette enquête les effets secondaires indésirables constitueraient la quatrième cause de mortalité aux Etats-Unis, juste derrière les maladies cardio-vasculaires, le cancer et les attaques d’apoplexie. » Nancy Shute ajoute, en forme de précision : « Les chercheurs eux-mêmes ont été surpris par l’ampleur du phénomène. Les effets secondaires indésirables provoqueraient aux Etats-Unis entre 76 000 et 137 000 décès par an, sans compter les quelque 2,2 millions de cas non mortels, mais ayant entraîné des troubles graves. Et les chiffres sont d’autant plus inquiétants que les chercheurs ont exclu les cas où les produits avaient été mal prescrits ou mal utilisés. »

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est la conclusion de l’article de Nancy Shute, car il apparaît que les labos pharmaceutiques sont quelque peu dépassés, ou peu intéressés, par les effets secondaires de leurs médicaments : « L’industrie pharmaceutique, qui réalise un chiffre d’affaires de 81 milliards de dollars grâce aux seuls produits vendus sur ordonnance, commence à peine à se demander pourquoi l’on métabolise les médicaments différemment en fonction de l’âge, du sexe et de l’appartenance ethnique... » Les médecins ont leur part de responsabilité dans ces tragédies en ce sens que, selon Nancy Shute : « Les effets indésirables sont rarement signalés : un décès sera ainsi enregistré comme une insuffisance rénale, et non comme un effet secondaire responsable d’une insuffisance rénale. » En outre, toujours selon la journaliste américaine : « Courtisés par les laboratoires pharmaceutiques dès leur entrée à l’école de médecine, les praticiens s’en remettent à leurs produits qui sont aussi leur premier outil de traitement. »

Et nous, les patients, clients et consommateurs, avons-nous une part de responsabilité ? Oui, sans aucun doute, dans la mesure où nous exigeons une bonne santé absolue et l’éradication tout aussi absolue de la souffrance. Voici ce qu’en dit Nancy Shute : « Les ordonnances sont parfois rédigées pour mettre un terme à une consultation, car les patients exigent de se voir prescrire des médicaments, même s’ils sont inutiles. L’exemple classique concerne les prescriptions d’antibiotiques pour traiter la grippe, alors qu’ils n’ont aucun effet sur les infections virales. » Oui, mais, c’est nous qui insistons...

à suivre…


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Brèves

Création d’un site d’intérêt général...

mardi 11 mars 2008

combat-monsanto.org

Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre !

Ce site a pour vocation de relayer et de diffuser les informations
révélées par l’enquête de Marie-Monique Robin. Il comporte trois
entrées principales.
- "les résistances" : un ensemble d’actions passées, présentes ou à
venir, pour éviter que le monde de Monsanto ne devienne le notre.
Cette rubrique vous permettra de connaitre les actions auxquelles vous
pouvez vous joindre.
- "le système Monsanto" : les méthodes utilisées par Monsanto pour
imposer ses produits.
- "les produits" : Chaque fiche résume l’histoire d’un produit phare de
Monsanto.

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

Dépêche Agence Romaine de Presse...

mercredi 31 octobre 2007

URGENT

Selon une dépêche de l’ARP (*), un bébé, prénommé Jésus, qui tentait d’entrer en Egypte en compagnie d’une femme et d’un homme, Marie et Joseph, qui disaient être ses parents, a été refoulé par les services d’immigration, un test ADN ayant révélé que Joseph, l’homme qui prétendait être le père du petit Jésus, n’était pas son père biologique.

(*) Agence Romaine de Presse, an 753 A.U.C.