Le prix des arbres

jeudi 9 août 2007
par  _8119
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Illogisme dans le capitalisme

Cette question n’a jamais été résolue et en l’absence de réponse le pillage de la nature à but lucratif reste une arnaque dont les victimes, sont toute l’humanité.

Pourquoi dans un système (si on peut appeler « système » le principe de l’argent et le cortège de lois qui va avec) où les échanges (troc) sont standardisés par la monnaie, a-t-on le droit de piller gratuitement la nature et d’en tirer profit ?

Parce que la définition des coûts n’a jamais voulu aller plus loin que la dénomination de l’objet. Cela a l’inconvénient de ne retenir de la définition de l’objet que la partie qui intéresse le business, et précisément, « sa valeur », sera donnée par « la demande », parce que l’objet, lui, ne déclare pas de valeur. Or c’est une erreur, mais c’était légitime au début.

Il faut prendre un point de vue méta-historique pour se dire que cette procédure ou protocole des échanges de biens, est en fait un miraculeux prototype très rudimentaire de ce que devrait être un système, au sens logique du terme, au sens de « chose qui fonctionne ».

Il faut lire au travers de la méthode de l’argent la volonté de standardiser les échanges afin de produire un sentiment de justice de l’établissement du prix d’un bien.

Or dans l’état actuel du capitalisme et malgré des millions de lois, il n’y a pas moyen d’être sûr que le prix des biens qu’on achète soit « juste ».

Comment peut-il l’être ? Voilà une question de méthode à résoudre. Le prix d’un bien sera juste si :

- personne n’en tire de profit personnel additionnel à ce dont il a besoin ;
- le prix rembourse la fabrication ;
- le prix dépend aussi en plus des conséquences par extension, inclus tous les frais sous-jacents ;
- l’objet est cessible de façon coordonnée et raisonnable.
- le prix peut être établi rationnellement ;.

La question du prix de l’arbre, est qui payer ? C’est quand même étonnant que personne ne se soit présenté comme volontaire pour être payé quand on prélève quelque chose dans la nature. « La nature » serait rémunérée par les biais des humains, payés par ces frais. (c’est joli non ?)

Quand l’argent a été inventé il ne s’agissait que d’une méthode de normalisation des échanges, au moyens d’objets symboliques et sans valeur, des pièces de ferraille.

Étrangement, ces bouts de ferraille ont prix de la « valeur » au point d’être érigé en Totem auquel plein de gens, en costume traditionnel costard-cravate, vont donner leur dévotion tous les matins dans la grand_messe du métro, où les gens lisent l’actu et se renseignent sur l’état d’avancement du malheur dans le monde pour se activer leur esprit ou se divertir. Et plus rien d’autre n’a d’importance, donc tout péri.

Mais surtout ce qu’il faut voir avec stupeur c’est qu’avant l’invention de l’informatique il était illusoire et utopiste de vouloir produire un effet de justice en normalisant les échanges, de sorte que chacun soit au courant des prix des choses, en obtenant dans la seconde le cumul de l’expérience de tous les autres utilisateurs (euh consommateurs) : un tarif officiel.

Il était même dément de vouloir obtenir « une juste répartition des richesses » en se basant sur un système de l’argent, ou en tous cas avec des moyens de l’âge de bronze, au niveau de la circulation de l’information. Quoi que c’eût été possible avec la bonne volonté de chacun, et même là le résultat final à grande échelle serait encore texturé et montrerait des disparités, et donc de l’injustice.

Pourtant les humains se sont lancés dans cette voie afin de poursuivre ce rêve, emplis d’ignorances et promis à tous les pièges.

Depuis des années cette idée que j’ai lancée reste sans réponse, ça paraît impossible à tout le monde mais c’est pourtant la réalité actuelle qui est « impossible » : Comment peut-on tolérer qu’on déracine des forêts ancestrales, pas que le bois mais toute la Vie qu’il y a autour, dans le seul but de fabriquer des allumettes dont certaines peuvent déclencher d’autres incendies ?

Pourquoi n’évalue-t-on pas le coût de l’arbre qu’on va prélever dans la nature avec les mêmes méthodes que le capitalisme, en y ajoutant le coût des conséquences ? Le producteur de bois lui ne voit que le bois, et le fait qu’il ne voit rien d’autre, ce seul fait-là, a pour conséquence qu’il le détruit intégralement.

Il transforme la réalité en ce qu’il voit de la réalité. Le fond du problème va donc se situer dans ce que le producteur voit, si on lui fait voir autre chose, il ne le détruira pas.

On commence à peine à réaliser comment certaines espèces se sont spécialisées au point de produire des molécules miraculeuses pour la pharmaceutique, et que ces spécialisations ne peuvent avoir lieu qu’à la suite d’un long foisonnement de vie. On commence tout juste à avoir besoin de ce qu’on vient juste de détruire en masse.

Si le coût de l’arbre prenait en compte la destruction de futures médicaments, la destruction de l’atmosphère, les catastrophes climatiques etc... on verrait qu’il est inabordable de, ne serait-ce qu’envisager d’étudier le coût de l’arbre.

La réponse technique et algorithmique à ce qui doit établir le prix des choses, est un calcul rétroactif : le prix des choses achetées dans le passé allant en augmentant, il resterait à les payer au prix courant, ce qui condamnerait les entreprises de déforestation à réévaluer leurs prix de vente aussi rétrospectivement, et à ne plus avoir à vivre que de leur rente, sans jamais avoir les moyens de poursuivre leur activité.

Cela est ma réponse au phénomène de croissance : « au contraire » les prix doivent s’équilibrer entre eux au moyen d’une mécanique informatique ; et surtout s’ajuster postérieurement et continuellement.

Depuis très longtemps diverses sommes d’obscurs contradicteurs refusent d’entendre l’argument selon lequel tout prélèvement dans la nature doit être prohibé, à moins seulement qu’il ne s’agisse d’une culture, au sens où on a fait pousser ce qu’on récolte. C’est valables pour les céréales en général, alors ça dot l’être pour les arbres, le poisson, etc...

Les seuls prélèvements dans la nature autorisés doivent être scientifiques, ou si une communauté décide de former une microbiosphère autosuffisante.

L’humanité n’arrive pas encore à bien distinguer la nuance entre prélèvement dans la nature d’un arbre pluricentenaire, et d’un arbre qu’il aurait fait poussé comme d’autres vont du vin, en attendant 30 ans pour le récolter. Et à cette critique qui vient juste d’apparaître à ces yeux, elle répond « oui mais on replante, après ».

C’est là qu’on se pose la question, à partir de quel seuil peut-on estimer le cynisme d’une telle manoeuvre ? Il ne font ça que pour faire taire et comme ça marche ils continuent. Ils font finalement ce qu’ils auraient dû faire depuis le début, mais sur des terres auxquelles ils ont ôté toute vie, et bien sûr sans aucun espoir, ni avoué ni inavoué, de revenir pour déraciner ce nouvel arbre qu’ils avaient eux-mêmes planté !

Tout cela pour montrer une procédure où l’apprentissage d’une idée, celle de la culture, semble se faire à une extrêmement lente vitesse, avant que l’idée de produire directement une culture d’arbres n’apparaisse. Comme s’ils ne pouvaient pas avoir l’idée par eux-mêmes, la nature se charge, par un jeu très astucieux, à le suggérer.

Il en est de même pour le système économique, c’est par la force des choses que l’organisation des humains, sera toujours faite de tâtonnements, et finira par devenir une mécanique qui tourne agréablement.

Et dire que pendant ce temps-là des américains barbares essaient d’imposer leur vision du monde à des pays qu’ils estiment arriérés par rapport à eux, et qui plus est dans un but lucratif inavoué. Ils cumulent toutes les conneries en une seule apocalypse, comme pour bien montrer qu’il ont compris où était le problème, et qu’ils le déclaraient haut et fort à l’humanité toute entière, pour que toute l’histoire s’en souvienne. Ils peuvent être sûr qu’ils s’en souviendront, de leurs aïeuls barbares et inconséquents.

Mais une autre variante est possible. Je préférerai que l’humanité du futur se souvienne comment leurs aïeuls ont volontairement cessé brutalement toute activité, surtout dans les domaines militaires et en rapport avec la pollution, en créant des états-généraux à échelle mondiale, et par l’urgence d’un ultimatum planétaire, donné naissance au premier embryon de système social fondé sur la logique des fonctionnements, et mise en oeuvre grâce à l’informatique.

_8119

http://w4lk.org/10195


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