Malade, Jean-Marc Rouillan demande à sortir de prison pour raison médicale

dimanche 21 juin 2009
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Le cofondateur d’Action directe (AD) souffre du syndrome de Chester-Erdheim, une maladie rarissime, selon son avocat. Me Jean-Louis Chalanset demande une suspension de peine.

En tant que partisan acharné de l’action minoritaire, j’ai chopé une maladie plus rare que les maladies orphelines elles-mêmes. Je suis devenu le 186ème cas connu du syndrome de Mister Chester et Doctor Erdheim”, indique Jean-Marc Rouillan, dans une interview publiée jeudi sur le site internet Lemague.net.

Condamné deux fois à perpétuité pour complicité dans les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse en 1986 et de l’ingénieur général de l’armement, René Audran, en 1985, Rouillan, 56 ans, a été soigné à l’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) à Marseille, pendant plusieurs semaines.

Il est depuis revenu en cellule aux Baumettes

Son avocat demande une suspension de peine en vertu d’une loi de 2002, déjà invoquée pour d’autres anciens d’AD, comme Nathalie Ménigon, aujourd’hui en libération conditionnelle, et Joëlle Aubron, décédée en 2006.

Son avocat a déposé cette demande fin mai au tribunal de l’application des peines de Paris.Un expert a été nommé. Il n’y a pas de délai obligatoire pour répondre à la demande.
Selon l’avocat, le traitement de cette maladie évolutive qui s’attaque au système osseux nécessite un placement hors détention.
Le syndrome de Chester-Erdheim est si rare qu’il faut bien se douter qu’aucun laboratoire n’a investi un kopek dans la recherche d’un traitement”, indique Rouillan dans son interview.
Du coup, les médecins bidouillent des posologies à base de corticoïdes et de chimiothérapie. Aucun traitement homologué, tout n’est qu’expérience.
Si les juges me refusent le bénéfice de la loi, ils condamnent les docteurs à ne pas la respecter, poursuit-il. Car toute expérimentation médicale sur une personne détenue est strictement interdite par la loi.

Conclusion : “S’ils ne me sortent pas, je n’aurai qu’un traitement a minima, car les médecins resteront très prudents […]. J’espère que le tribunal ne jouera pas la montre car, depuis un mois, je reste sans aucun traitement.

Incarcéré depuis 1987, Rouillan a bénéficié d’une semi-liberté entre décembre 2007 et octobre 2008, quand ce régime lui a retiré après un interview à L’Express. La cour de Cassation doit se prononcer le 24 juin sur cette révocation de semi-liberté.
Fin mai, la cour d’appel de Paris a jugé que malgré cette révocation, Rouillan est en droit de demander une libération conditionnelle.

La cour a ainsi infirmé une décision de première instance

Elle a fixé une nouvelle audience au 26 novembre, délai nécessaire pour recueillir l’avis de la commission chargée de statuer sur la dangerosité des condamnés à perpétuité.
Un pourvoi en Cassation a été introduit contre cette décision de la cour d’appel.

Par ailleurs, un ancien d’Action directe, Max Frérot, vient de bénéficier d’une mesure de semi-liberté, accordée le 9 juin, après 22 ans de détention.
Il a été transféré du centre de détention de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) vers le centre de semi-liberté de Nîmes (Gard).
Il doit travailler à Arles à l’association du Méjan, une association culturelle créée par des membres des éditions Actes Sud.

libemarseille.fr


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